Sous le soleil de Satan
Note moyenne
2,9
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108 critiques spectateurs

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Gueho Christian
Gueho Christian

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2026
Oeuvre et film magnifiques qui illustrent bien le mysticisme et le génie de Bernanos. Maurice Pialat... et Gérard Depardieu n'ont eu que faire de la superficialité des critiques qui ont suivi ce chef-d'oeuvre. Et ils ont eu bien raison.
Quentin Rt
Quentin Rt

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2025
Sous le Soleil de Satan me fait beaucoup penser à Ordet de Dreyer mais ne m'a pas aussi convaincu que ce dernier, faute à l'ésotérisme excessif de ses dialogues, et un manque de clarté vis à vis de son intention. Le film se vit difficilement, tout comme le protagoniste, Pialat nous donne l'impression de s'auto-flageller durant le visionnage. Tout est sombre, la caméra rigide, les acteurs aussi, à l'exception de Sandrine Bonnaire, qui vient insuffler un peu de vie dans ce paysage de mort. Depardieu est très fatiguant à regarder, il s'écroule toute les trente secondes, sans jamais qu'on n'en connaisse la raison (faute à trop d'autoflagellation ?). À l'inverse de Ordet, je n'ai pas eu l'impression que ce film essaye de nous convaincre de l'existence de dieu, plutôt, il nous montre l'existence du diable spoiler: (littéralement lorsqu'il apparaît sous forme humaine pour narguer Depardieu)
. J'ai trouvé l’esthétique du film très appropriée à ces sujets de fond. La lumière est très sombre, parvenant parfois d'une source unique, les décors sont simples, les acteurs ne sont pas trop expressif, etc. Tout cela nous fait ressentir la prison austère dans laquelle s'enferment ces personnages qui suivent une doctrine, apeurés par la colère de Dieu si ils venaient à en dévier. Le protagoniste s'interroge constamment sur ce qui est bien, ce qui est visuellement représenté par la lumière qui divise son visage en côté lumineux et côté sombre. La bande son est également austère, faite essentiellement de silences. Parfois, une musique mystérieuse se fait entendre, elle nous suggère qu'il se trame quelque chose allant au-delà du réel, spoiler: ce qui se manifeste par l'apparition du diable, ou encore la résurrection de l'enfant.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 mai 2025
Dans Sous le soleil de Satan, rien ne semble tenir. Ni la caméra, qui flotte sans point de vue, ni les dialogues, qui tombent à plat comme des dogmes sans croyants. Les visages sont fermés, les personnages figés, comme s’ils jouaient à être là. Ici, Pialat ne filme pas des êtres, il juxtapose des scènes. Des scènes entamées mais jamais incarnées, des gestes amorcés puis dérobés.

Et bien sûr que ça rebute. On en sort comme vidé. Comme si le film, au lieu de parler, m’avait crié dessus sans articuler. Ce n’est pas du cinéma de la percussion, c’est du cinéma de la crispation. Ça ne frappe pas : ça pèse. Ça ne dérange pas : ça plombe.

Et puis il y a Donissan. Ou plutôt cette ombre d’homme que Depardieu est. Il est éteint. Une présence dépressive, plombée, une statue de souffrance déplacée de scène en scène. Il ne prie pas, il rumine. Il ne doute pas, il délire. Sa foi n’est pas une force : c’est une contamination. Et Pialat filme ce délire au premier degré. L’épisode du cheval ? Ni symbolique, ni terrifiant : juste absurde, long, presque grotesque.

Rien n’est donné : ni rythme, ni souffle, ni beauté. Même l’épure est refusée, car elle supposerait une intention. Ici, on dirait que chaque plan est filmé malgré lui. Comme si Pialat, dans son ascèse, refusait jusqu’au cinéma.

Il y a dans ce film une volonté d’épuisement, oui mais pas pour ouvrir, pour écraser. Un goût du supplice, sans contrepartie. Un cinéma qui ne croit plus en rien, mais qui continue à prêcher. Une austérité qui ne féconde rien, qui n’engendre que la lassitude.

Pialat ne me demande pas d’aimer, c’est entendu. Mais il ne propose rien non plus à la place. Pas même un regard.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2025
Les tourments d'un prêtre qui doute de ses capacités, confronté à une jeune fille paumée. Ce film de Maurice Pialat est surtout célèbre pour le discours prononcé par son réalisateur, lorsqu'il reçu sous les huées un prix à Cannes en 1987 ("si vous ne m'aimez pas, je ne vous aime pas non plus").
Je peux comprendre que le film ait pu diviser à l'époque, et même aujourd'hui. Tant il incarne un cinéma français très littéraire, auquel personnellement je goûte peu.
Déjà, la forme est âpre. Très peu de musique, un réalisation sage, des couleurs ternes, beaucoup d'ombres. Et surtout ça bavarde...
Beaucoup de dialogues sur la foi, le statut du protagoniste, les relations autour de la jeune fille, etc. Tout ceci n'a rien de naturel, tant le parlé est lustré. J'ai plus l'impression de voir des professeurs de littérature débattre que de vrais personnages agir. La palme revient au personnage antipathique de Sandrine Bonnaire. Censée avoir 16 ans, l'actrice en a 20, et parle comme une écrivaine de 40 ans.
Heureusement, sur le fond c'est intéressant. Tandis que Gérard Depardieu est excellent dans le rôle du prêtre qui semble porter le monde sur ses épaules. Secondé par Maurice Pialat dans un rôle de tuteur.
Et il y a tout de même quelques (sages) fulgurances de fantastiques. Dont une rencontre impromptue entre notre héros et Satan (!), manifesté par un voyageur sous les traits de l'impayable Jean-Christophe Bouvet, qui avait alors moins de 10 films à son actif.
Thibaud Il Capitano
Thibaud Il Capitano

11 abonnés 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2025
J'ai bien aimé le roman de Bernanos, et j'étais curieux de voir son adaptation par Pialat et... je comprends pourquoi cela a divisé ! et je comprends d'autant plus le commentaire de Montand (président du jury de Cannes qui a sacré lé film) que vous pouvez trouver sur wikipedia sur la nécessité de ces oeuvres.
"Sous le soleil de Satan" est empli de mysticisme et de catholicisme, c'est un véritable combat entre le bien et le mal, entre un saint et Satan, qui s'incarne dans la personnage de l'abbé Donissan (sobre gégé national !), paroissien d'un coin perdu du nord de la France, et la jeune Mouchette en perdition.
Le film est plutôt court (1h30) mais peut sembler très long pour ceux pour qui ces sujets ont peu d'importance... Du reste, Pialat rend bien l'ambiance froide et austère, mais un peu moins les profondes conversations et questions théologiques du livre... la tâche était bien ardue !
Bref, je peux conseiller le film à ceux qui ont lu le livre, moins à ceux qui ne le connaissent pas.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2024
Cet homme voit dans sa tête s’affronter le mal et le bien, et son âme en est meurtrie.
Un film superbe. Totalement habité par Depardieu. Austère et souvent intriguant par le mystère de ses paroles et ses visions.
Grand film.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mai 2024
Simple et dépouillée, la mise en scène de Maurice Pialat favorise le texte dans des séquences plus ou moins longues, statiques, à l'opposé d'un récit en mouvement. Cette réalisation minimaliste, rehaussée par une belle photographie, accompagne avec à-propos le cheminement fébrile et hiératique de l'abbé Donissan, personnage central de l'oeuvre de Georges Bernanos, tandis que deux scènes sont consacrées à Mouchette, spoiler: une adolescente coupable du meurtre de son amant,
avant sa rencontre tardive, fugitive et dramatique avec Donissan.
Depardieu, habité, incarne cet abbé composant avec Dieu comme avec Satan spoiler: -rencontré au détour d'une route-
confronté au doute et constamment accablé par sa mission. Depardieu donne un réel charisme a son personnage et en dévoile une vraie souffrance.
En revanche, le mysticisme de l'abbé m'est étranger au point d'être inintelligible. Sa méditation, les affres de son âme et de sa foi tourmentées sont sans doute destinées à rester hermétiques au commun des mécréants...La portée spirituelle et intellectuelle du sujet m'a échappé le plus souvent, ce qui limite forcément l'intérêt porté au film.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 avril 2024
Quel ennui ! C'est austère, bavard aux dialogues complexes. Une mise en scène plate. Une photo fade et un Bonnaire qui joue comme ses pieds. Heureusement qu'il y a le gros Gégé pour remonter le niveau interprétation. Palme d'or ? Ça me dépasse... décidément Pialat, c'est pas mon délire...
lunatlas2000
lunatlas2000

17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2024
Chef d'œuvre. L'œuvre de Bernanos à l'os. Le portrait de Mouchette abusée tellement actuel. Immense.
EaalXamar
EaalXamar

5 abonnés 148 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 août 2023
Bon acteurs, dialogues bien écrits, propos intéressant sur la vie religieuse/la religion, mais il s'agit de théâtre filmé davantage qu'un film.
nicolas diot
nicolas diot

20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2022
Encore une fois le style réaliste de Pialat se marie très bien devant ce récit religieux avec une performance impeccable de Depardieu
Chilly M
Chilly M

33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2022
Palme d'or au festival de cannes de 1987 ce qui est bizarre car on se retrouve devant le moins bon film de Maurice Pialat mais cela reste une bonne surprise
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2022
Un film ambitieux par son propos, aride et austère par sa forme. Le questionnement et les doutes de l’abbé Donissan sur son ministère, sur ses capacités, sur ses actes et sur le sens de sa vie sont le terreau de cette histoire d’affrontement entre le bien et le mal, où les hommes sont confrontés à la mort. Le film assez inégal : il est très prenant quand il suit l’abbé, culmine lors des échanges entre Donissan et son mentor Menou-Segrais (incarné par Pialat lui-même), mais présente moins d’intérêt lors de la longue digression présentant la vie sentimentale chaotique de Mouchette. Il s’en dégage tout de même, en fin de projection, une impression de puissance et d’importance.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 552 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 mai 2022
Un mauvais film à beaucoup de point de vue Pialat prend le roman le plus compliqué de Bernanos de 1926 et en fait en 1987 un film incompréhensible, iconoclaste et prétentieux dont l'intelligentsia arrogante et vaniteuse du cinéma français s'empresse de célébrer les côtés fortement pédants et anti-chrétiens. Film abscons on ne peut mieux, bavard et silence alterné, ponctué de scènes violentes irrationnelles et imprévisibles. Un caractère théâtral, littéraire ampoulé et nauséeux dans les doutes d'un prêtre et même de deux prêtres qui disent une chose et son contraire. Tout un savoir faire d'acteurs récitant, subissant et de faiseur d'images au service de la complexité et de la provocation en ayant des airs de tout savoir et de tout démontrer par de la sombritude déclinée sur différents niveaux.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2022
Ce film est âpre et manque de subtilité. Aucune musique, et puis subitement pour des plans de transitions ou plus exactement de déplacement de Gérard Depardieu, une musique tonitruante (fortement en avant dans la banque son) d'Henri Dutilleux.
Sinon, cet univers nous est complètement inconnu : la vie d'un prêtre; le concept de mal; le concept de Satan; les états d'âme d'un prêtre qui ne croit plus en Dieu, mais au Diable; la bigoterie des bourgeois ou des gens simples et le pouvoir d'un prêtre au pays des gens simples. Le film montre bien le rôle de contrôle de l'église.
Sinon ce qui nous maintient éveillés est la mise en scène de Maurice Pialat, qui tire le spectateur, souvent en filmant quelque chose qui pour partie hors champ, derrière une porte, dans l'ombre en arrière plan. Beaucoup de plans son beaux et très composés, à base d'obscurs.
La force du film est la conviction des acteurs. Gérard Depardieu est impressionnant. Sandrine Bonnaire aussi. Tous les acteurs sont marquants, malgré ou grâce à des dialogues très littéraires, irréalistes et empreints d'une certaine beauté.
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