She Said
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Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2022
On est encore un peu étonné de voir que des affaires ou des tragédies récentes, en tenant compte de la ligne du temps de notre Histoire contemporaine, soient aussi vite adaptées au cinéma. Mais on peut se rappeler que si quelques décennies en arrière c’était moins courant (pour le respect des victimes?), depuis quelques années cela devient monnaie courante (pour se faire de l’argent sur leur dos quand la mémoire du public est encore fraîche?). Avec ce brillant « She said » on nous retrace donc ici l’histoire des deux journalistes du New York Times qui ont fait éclaté au grand jour l’affaire Weinstein et par ricochet tout le début du mouvement Metoo. Un mouvement féministe indispensable qui a stoppé une loi du silence devenue intolérable régulée par la masculinité toxique. Et un mouvement qui n’a fait que grandir depuis en prenant des proportions parfois dangereusement contre-productives pour la cause (wokisme extrême, FEMEN, ...). Ce film parfaitement documenté et inspiré du livre écrit par ces deux journalistes revient donc en détail sur leur enquête et nous passionne durant deux heures.

On est au cœur d’un véritable film d’investigation. A l’ancienne, sans chichis, sans fioritures et très factuel. Ce n'est pas avec « She said » que l’on va avoir droit à une claque esthétique où chaque plan nous en met plein la vue. L’actrice et réalisatrice allemande Maria Schrader (« I’m your man » ou l’excellente série « Unorthodox »), qu’on n’attendait pas là, va droit à l’essentiel. Elle privilégie clairement le fond à la forme sans pour autant négliger cette dernière mais en évitant que le public soit distrait par autre chose que ce qui est raconté. Il y a beaucoup d’informations, beaucoup de noms, beaucoup de termes juridiques et si vers la fin tout cela devient légèrement rengaine et redondant (à force d’interviews et de confrontations similaires), on peut dire que le travail de documentation et la manière dont cela est montré à l’écran captive et interpelle. Le spectateur est plongé dans cette enquête comme ces journalistes et on a qu’une envie : que Weinstein tombe. Et comme c’est encore récent on sait pertinemment qu’il n’y aucune exagération ici, que cet homme était un prédateur sexuel et qu’il n'a que ce qu’il mérite. Donc aucun problème de transparence ou de nuance.

On pense d’ailleurs à deux récents excellents avatars du genre en ce qui concerne ces enquêtes par le cinquième pouvoir : les incontournables « Spotlight » qui relatait les scandales pédophiles au sein de l’Église catholique et le fantastique « Pentagon Papers » de Spielberg sur les documents éponymes. Peut-être moins magistral et définitif que ces deux films, « She said » n’en demeure pas moins très réussi, angoissant, agaçant et il fait honneur aux victimes. D’ailleurs une d’entre elles y joue son propre rôle et c’est quelque chose de peu commun. Il s’agit d’Ashley Judd. Mais Gwyneth Paltrow, Rose McGowan ou encore l’assistance du film « L’Assistante », sur une affaire en particulier concernant l’Ogre d’Hollywood, sont également citées dans ce long-métrage. Au-delà de tout ça, et vu notre époque où journalisme rime souvent avec désinformation ou se voit nivelé par le bas, il fait plaisir de voir une œuvre qui lui fait aussi bien honneur. Beaucoup devraient en prendre de la graine à l’heure des BFM ou des journaux télévisés.

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ffred

1 994 abonnés 4 287 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2022
Tiré de faits réels, ce film relate l’enquête journalistique du New York Times qui a mené à l’arrestation et à la condamnation du producteur de cinéma, sans doute plus puissant de l’époque, Harvey Weinstein (plus de 80 femmes l’accusent). Et plus largement au lancement du mouvement #MeToo. She said est fait de manière très classique, tant sur la forme que sur le fond. Un film d’investigation comme on en a déjà vu des tonnes. C’est un peu long, surtout au début, j’ai commencé à m’ennuyer, surtout quand on connait déjà le dénouement. Mais petit à petit on est pris par l’enquête. La chasse aux témoins et à leurs déclarations devient, si ce n’est passionnante au moins intéressante. Une mise à jour effrayante sur des pratiques ancestrales qui auraient pu perdurer encore longtemps si quelques femmes n’avaient pas eu le courage de témoigner publiquement. Carrey Mulligan et Zoé Kazan forment un solide duo de journalistes. Pas de grosses performances mais de belles prestations. Avec aussi l’excellente Patricia Clarkson. Et Ashley Judd dans son propre rôle, qui relate ici le fait qu’elle ait refusé les avances du producteur, ce qui a brisé sa carrière. Un film classique mais édifiant de par son propos. De nombreux changements et améliorations ont eu lieu depuis dans le monde du cinéma, du spectacle et du travail en général. Même s’il reste du boulot. Nécessaire donc.
Ciné-13
Ciné-13

175 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 janvier 2023
Réalisation trop classique, flashbacks sans émotion, pas d'intervention de Weinstein, réunions fades au New York Time : beaucoup d'insignifiances!
On commence avec Trump seulement quelques minutes et on bifurque vers la découverte des pratiques libidineuses de cet omnipotent à Hollywood.
L'angle d'attaque principal concerne les indemnisations des femmes avec des sommes conséquentes, possibles grâce à la fortune de ce misérable.
Pas loin du documentaire dans la forme...
Yves G.

1 856 abonnés 4 062 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2022
En 2017, les deux journalistes du "New York Times", Judi Kantor (Zoe Kazan) et Megan Twohey (Carey Mulligan), après une longue enquête semée d'embûches, ont révélé les agressions sexuelles systématiquement perpétrées depuis un quart de siècle par Harvey Weinstein.

Réaliser un film sur une enquête journalistique constitue un double défi. Le premier est qu'on en connaît, comme ici, souvent l'issue, réduisant à néant le suspense sur lequel tout bon film est censé être construit. Le second est que rien n'est moins cinématographique qu'un journaliste en train de taper sur son ordinateur, de prendre des notes ou de passer des coups de fil, ce qui pourtant ici constitue la matière principale du film - ainsi qu'en témoigne son affiche, austère en diable.
Pourtant, paradoxalement, ce genre de films existe et certains comptent parmi les meilleurs jamais tournés : "Les Hommes du président" (1976) sur le scandale du Watergate qui a fait chuter Nixon, "Spotlight" (2016) sur les crimes sexuels commis par l'Eglise catholique à Boston.

Je ne sais pas si "She Said" se hissera dans ce panthéon. Mais ce film solide et efficace en possède pourtant toutes les qualités. Dès les premières minutes, on est happé par une histoire dont l'enjeu se dessine progressivement : il s'agit moins pour les deux journalistes du "New York Times" d'établir la réalité des faits, qui ne fait hélas guère de doute, que d'arriver à convaincre de témoigner publiquement les femmes agressées par Weinstein, qui redoutent légitimement que leur nom soit traîné dans la boue ou que les révélations du journal fassent pschitt.

Maria Schrader, une réalisatrice allemande qui s'est fait un nom grâce aux mini-séries "Deutschland 83", "Deutschland 86", "Unorthodox" et grâce au film "I'm Your Man", est aux manettes. Elle a eu l'intelligence de s'entourer de deux actrices au jeu très juste.

"She Said" coche, avec une efficacité avérée, toutes les cases du genre. Il entremêle le travail d'investigation des deux actrices avec leur vie privée. Il filme des rencontres chuchotées dans des arrières-salles de restaurants, des appels téléphoniques haletants. Il a l'intelligence de nous éviter la course poursuite qu'on trouve quasi-systématiquement au mitan de tout film hollywoodien pour lui redonner le rythme qu'il était en train de perdre. Il est accompagné d'une musique qui, sans être envahissante, en souligne les moments les plus tragiques.

Si "She Said" m'a beaucoup plu et s'il est pour moi le meilleur film de la semaine, sinon d'un mois très riche (avec "Mascarade"), je lui adresserai néanmoins deux reproches.
Le premier est de se terminer avec la publication du célèbre article du 5 octobre 2017, sans analyser son impact. Car, la révélation de la vérité importe moins aujourd'hui que l'impact qu'elle a sur le public, le risque existant qu'elle se heurte à un mur de silence. Comment les révélations du "New York Times" - et celles concomitantes du "New Yorker" qui enquêtait simultanément sur le même sujet et a publié quelques jours plus tard un long reportage de Ronan Farrow aux conclusions aussi explosives - ont-elles fait naître le mouvement #MeToo ?  Ou, pour le dire autrement, qu'y avait-il dans l'affaire Weinstein qui ait entraîné une prise de conscience mondiale que d'autres affaires similaires, aussi scandaleuses, n'avait pas provoquée ?
Le second est son ambition. Les journalistes du "New York Times" ne cessent de répéter qu'elles veulent dénoncer le sexisme systémique à Hollywood. Mais leur enquête concerne Weinstein, et Weinstein seulement. En le chargeant - et je ne dis pas qu'il ne fallait pas le faire - elle risque de construire un monstre - et je ne dis pas que Weinstein n'en est pas un - qui concentre à lui seul la violence de tout un système plutôt qu'il ne la symbolise. Pour le dire, une fois encore, autrement, en se focalisant sur Weinstein, les journalistes n'ont-elles pas raté leur cible ? La réponse à ma question existe déjà : elle est dans l'immense retentissement de cette affaire, dans le Prix Pulitzer 2018 qu'elles ont obtenu, dans l'arrestation et la condamnation de Weinstein, mais au-delà dans le mouvement #MeToo qui, au delà du magnat hollywoodien, a conscientisé toutes les victimes de violences sexuelles et mis au pilori tous leurs agresseurs.
Audrey L

816 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2022
"That's what..." Le mouvement #MeToo, on en a tellement soupé dans les médias, qu'on est quasiment certain de tout savoir sur le sujet... Mais She Said va nous montrer que non, on peut remballer gentiment notre lassitude, pour nous laisser porter par ce binôme de journalistes (très Les Hommes du Président dans l'âme... Les Femmes du Producteur, en quelque sorte) bien décidées à faire tomber le pervers le plus cité par les femmes (terrorisées) du cinéma... L'enquête avance, les témoignages s'enchaînent (souvent les mêmes), les procédures de chantage et d'agressions sexuelles nous donnant envie de rendre copieusement (que n'ai-je pris de boîte à popcorns...), les découvertes se faisant rares (pour notre part) mais pas inexistantes (on ignorait la promesse faite - oralement... - aux femmes abusées que leur silence paiera la mise en place de nouvelles mesures de protection pour les suivantes, et tout le réseau de la boîte de production qui a étouffé l'affaire... Elles pensaient alors sauver les futures proies du monstre, ce qui a été une information importante dans notre connaissance du sujet, on contextualise bien mieux). Aussi, on attendait au tournant la mise en scène de Maria Schrader (Unorthodox, réquisitoire poignant contre la masculinité religieuse toxique, qu'on vous recommande viscéralement), et l'on peut dire que l'on retiendra surtout celle de sa mini-série, car celle de She Said se range derrière le classique mélo hollywoodien (les gens qui pleurent, se font des câlins, donnent leur avis frontal sans trop d'argumentation : "Harvey Weinstein... c'est moche."), facile à suivre, jamais prise de tête, et au moins didactique pour le spectateur venant davantage pour le contenu que la forme (un bien pour un mal). Carey Mulligan et Zoe Kazan sont convaincantes en journalistes, et lorsqu'on constate le démentiel travail d'enquête (risqué, épuisant, peu informé pendant longtemps...) réalisé, on ne peut que tirer notre chapeau aux modèles réels. C'est le principal atout de ce She Said : rendre hommage aux deux femmes qui se sont saignées pour pouvoir faire éclater l'affaire, honnorer et justifier l'agissement (souvent décrié par la presse à scandales) de celles qui ont osé parler, permettre un mouvement qui est aujourd'hui repris à toutes les sauces mais qui, à la base, a été le Salut de bien des femmes. Dernier point sur lequel on veut arriver : voir le Monstre de dos (Schrader ne lui fera jamais la courtoisie de montrer son visage, tant mieux, on n'avait rien pour déglutir), après tous les enregistrements sonores effarants de ses pratiques, a suffit a mettre des frissons à toute la salle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 décembre 2022
Un film bouleversant qui retranscrit parfaitement les violences subies par ces femmes et la loi du silence avant le mouvement Mee Too. Merci.
Lil
Lil

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 décembre 2022
Il faut absolument aller le voir!!
Bouleversant, la roue tourne et cela n’est pas près de s’arrêter. En soutient à toutes les femmes victimes et pour que le honte change de camp! Que justice soit faite et que cette histoire serve d’exemple et ne tombe jamais dans l’oubli. Ensemble nous sommes redoutables.
PLR
PLR

559 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2022
C’est le grand film (américain) annoncé et pourtant, en cette première semaine de sortie nationale, il y a une impression qui restera à parfaire qu’il y a quelque chose qui ne marche pas pour éveiller davantage l’attention et l’intérêt du grand public. D’abord sans doute, on connait déjà à peu-près ce qu’il y à savoir de l’affaire. Et puis, c’est loin de chez nous. L’enquête journalistique même si elle est longue (la durée du film, plus de deux heures, sera en rapport) semble assez fluide, sans à-coups, somme toute assez facile, simplement quelques morceaux d’un puzzle à assembler pour reconstituer une image, l’image du personnage public décrié et se couvrir juridiquement. Des aspects judiciaires qui ne sont pas vraiment présents, insuffisamment certainement par rapport à la réalité des faits. Encore un film à la gloire de l’indépendance des grands titres de la presse écrite américaine. C’en est même dithyrambique.
Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 56 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 décembre 2022
A quoi bon réaliser un film sur des témoignages qui devraient être renforcés par la mise en scène et n'en sont que refroidis ? Un film terriblement long et affreusement commercial sur un sujet si grave dont il ne parvient pas à restituer l'intensité par l'image.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2022
On connaît deux visages du journalisme au cinéma, outre son aspect outrancier quand il s'agit de le caricaturer comme un organisme dépourvu de sensibilité. L'un est manipulateur et l'autre salvateur, chacun dans une mesure qui lui est propre, notamment lorsqu'il s'agit du moteur narratif. Spotlight, Pentagon Papers, Network, Les Hommes du Président, Le Cas Richard Jewell et Illusions Perdues, ne sont que des exemples de cette observation, qui penche sur la tendance du scandale, surtout lorsque l'on s'aligne sur une pensée politique et nécessaire pour les droits de tous. Ici, les femmes auront leur mot à dire, bien que nous ne soyons pas étrangers du propos, qui a dès lors submergé nos conditions de vie et de travail. Maria Schrader (Vie amoureuse, I’m Your Man, la série Unorthodox) revient ainsi sur l'investigation de deux journalistes du New York Times, qui ont fait condamner peu de temps après un des magnats d'Hollywood, également à la suite d'une vague de témoignages alarmants.

L'accusé est autant dans le décor de cette reconstitution de fiction, où l'on se porte garant des lourdes accusations à l'encontre d'Harvey Weinstein, de même que ses doublons, quel que soit le milieu professionnel visé. Son emprise à des teints sur cette affaire, qui piétine sur ses contraintes de documentation et de partage. Mais au-delà de la personnalité politique visée, c’est tout un pan administratif qu’on cherche ardemment à faire sauter les verrous. Jodi Kantor (Zoe Kazan) et Megan Twohey (Carey Mulligan) sauvegardent ainsi la mémoire de femmes, qui se sont isolées et se sont fait oublier dans leur traumatisme. Ashley Judd revient également sur ses échanges avec le journal, dans son propre rôle, qui met un accent supplémentaire à la pertinence de la profession de comédienne, brisée par les vices d’un seul homme. C’est donc dans la sororité que le récit cherche avant tout à réconforter et à adresser un regard ou simplement une écoute bienveillante.

Le jeu du champ-contrechamp n’a rien d’excessif dans son dispositif, qui embarque le spectateur dans une compréhension mutuelle et qui n’atténue en rien la douleur portée par les victimes d’agression. On prend ainsi le temps de brosser le portrait Jodi et Megan, à différents stades de leur maternité, conjuguant sans relâche leur effort quotidien, de jour, comme de nuit et au bureau, comme au pied du berceau. La bienveillance de leur entourage leur donne également une force qui leur permet de tenir la barre, tout comme la présence de Rebecca Corbett (Patricia Clarkson) qui leur apporte tout le soutien moral nécessaire. La cause est personnelle pour ces femmes, discrètes à l’écran, mais décisive dans leur ambition. Dans un monde paralysé par l’impasse mexicaine, où tout le monde se braque dans le silence, on se mobilise une fois de plus, pour arracher un semblant de culpabilité chez les bourreaux, principalement masculins. Pourtant, ce sont celles qui ont leur arme chargée, ce sont bien ces femmes qui ont la voix qui porte et qu’on mettra au centre des discussions.

Chercher les bons leviers à actionner passe alors essentiellement sur le jeu impeccable des interprètes, qui retire la sève dramaturgique du contexte, qui n’en a pas besoin pour émouvoir. Pourtant, il manquerait cette face cachée de la prédation sexuelle, posée sur le coin de la table et libre d’interprétation, pour consolider l’exercice de style, qui fait l’économie de la composition, afin de s’attarder sur un temps de parole précieux, souvent répétitif, mais la contraction des faits l’exige, au risque de franchir les limites de sa pertinence. En somme, « She Said » ne déborde pas de son point d’ancrage, à savoir l’hommage au courage des journalistes qui se sont battus pour une riposte féminine, dont on ne prive plus la liberté d’expression ou la possibilité de résilience. Dans le même mouvement, le sexisme implanté dans le système dévoile ses plaies, qui ne doivent pas être refermées de sitôt, afin de ne pas répéter cette marche laborieuse et exténuante.
defleppard

485 abonnés 3 700 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2023
She Said. Très Bon biopic sur Harvey Weinstein, prédateur sexuel sur un nombre plus qu'important de femmes actrices et autres. Trois étoiles et demie.
m_queen
m_queen

251 abonnés 1 253 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2022
Très documenté et sans temps morts, ce film nous entraîne dans l'affaire médiatisée de Harvey Weinstein. On ne le voit que quelques minutes et de dos. Ça renforce le sens du film qui veut laisser la part belle aux journalistes et aux victimes ... aucune scène gênante, tout est relaté dans les récits des victimes. C'est intelligent est cela fait appel à l'imagination des spectateurs.
Michel C.

370 abonnés 1 813 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2022
Au delà de l'enquête qui a révélé l'affaire "Weinstein" et fait exploser le mouvement #Me Too, une affaire qui débouche finalement que des années plus tard, c'est le méticuleux travail d'investigation des journalistes du "New York Times" pour révéler les nombreuses allégations de harcèlement et d'agression sexuels de ce prédateur, qu'il faut saluer ! Une réalisation très large, aux innombrables décors, aux rencontres multiples, pour permettre à Megan Twohey (Carey Mulligan) et Jodi Kantor (Zoe Kazan) de démontrer les faits, couverts aussi bien par le milieu que par des accords (Très américain !) destinés à se protéger - c'est un comble !!! Ce documentaire est très agréable à suivre, pas trop de longueur, c'était un risque, grâce à ces 2 actrices excellentes que sont C Mulligan ( Drive, Gasby ), ou Z Kazan (The pretty one, Que le meilleur gagne) en ne soulignant que quelques grands rôles parmi un joli palmarès déjà ... !!**
🎞️  DaeHanMinGuk 🎬
🎞️ DaeHanMinGuk 🎬

234 abonnés 2 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2023
Très bon « documentaire » sur le travail de journaliste d’investigation mais en termes de fiction, je préférais « Spotlight » (2016). Sur le fond (le harcèlement sexuel des femmes dans le monde professionnel), ce film devait être fait, par contre la forme (la mise en scène), elle, ne donne pas le meilleur écrin à ce plaidoyer qui a déclenché le mouvement mondial #MeToo.
Juhb
Juhb

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2022
Film d'une grande finesse qui arrive à restituer l'horreur et la banalité, le courage et la lâcheté qui entourent les crimes d'un homme comme Weinstein. Malgré l'aboutissement relativement heureux du film, le film rappelle aussi la fragilité de la justice : sans l'abnégation et l'acharnement de ces journalistes, prêtes à travailler de jour comme de nuit, au mépris des menaces reçues et au détriment de leurs vies personnelles, et sans, à travers elles, le financement et la liberté de la presse, aucune vérité n'aurait pu éclater.
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