Même si son statut de chef-d'oeuvre n'est pas amplement mérité, "Casablanca" n'en reste pas moins un grand film. Déjà, la mise en scène, qui repose sur un noir et blanc magnifique, atteint un summum de sobriété. Ensuite, la romance que vivent les deux amants est totalement crédible, tant les interprétations de Bogart et de Bergman sont touchantes. D'autant que le scénario et les répliques fonctionnent bien. Une seule chose à reprocher: quelques longueurs.
Si le grand romantisme et le souffle épique du film m'ont un peu échappés, il n'en reste pas moins vrai que ce film demeure un authentique chef d'œuvre de l'histoire du cinéma. Dialogues brillants, scénario admirablement construit, mise en scène classieuse, acteurs au-dessus du lot (dans le style de l'époque, c'est à dire assez monolithique), musique omniprésente, histoire d'amour ultime et contrariée, contexte extraordinaire bref, tout est là. Ce classique vieillit bien car il choisit d'évoquer un évènement particulier au milieu d'une histoire universelle. On est vraiment transporté dans cet univers pourri jusqu'à l'os dans lequel l'Homme a renoncé à presque tout, à commencer par son humanité. On exploite sans vergogne le malheur et la misère et un homme va se dresser contre ça. Voilà ce que c'est, selon moi, "Casablanca".
La dimension universelle du chef d'oeuvre de Micheal Curtiz (2ème de l'histoire) cache parfaitement l'originalité dantesque de cette histoire pleine d'espoir au coeur de l'apogée nazis, et surtout support d'un conte romantique comme personne ne sait plus en faire. Entre espèrance et chaos, entre passion et véritable amour, cette fresque mémorables aux dialogues ambitieux et sublimes nous fait confronter de véritables chocs de l'existence. Un drame localisé dans un lieu comme situé entre terre et paradis ou terre et enfer, où se déroule les plus belle histoire du monde, et où l'on se rend compte qu'une seule chose est invincible et qu'un véritable amour ne se démontre que par une volonté acharnée de garder toute notre humanité. Cette volonté démontre que l'espèce humaine détient des pouvoirs bien plus puissant que les rouages d'un système sois-disant implaccable. C'est d'ailleurs grâce à des hommes comme Micheal Curtiz que le monde fut sauvé de la folie humaine. Cette folie qui décidement restera imprévisible mais toujours manifestée de manière sublime.
Le cinéma hollywoodien transcendé par l’Histoire avec un grand H. Bogart trouve un rôle qu’il reprendra beaucoup par la suite (chez Huston surtout), celui de l’homme partagé entre son désabusement, son amertume, voire ses ressentiments, et son intégrité foncière. Le film aligne un beau casting de grands comédiens européens réfugiés à Hollywood dans ses seconds rôle (Peter Lore, Conrad Veidt..).Entre drame sentimental, intrigue de film noir et suspense, ça ne serait que de la belle ouvrage vieillie s’il n’y avait l’urgence, la tension historique sous-jacente qui font littéralement oublier les artifices de genre et de style (des réfugiés en costumes et toilettes haute couture…) et rendent le film toujours terriblement émouvant. Classique indémodable, suivant l’expression bateau et pléonastique.
Un beau film flamboyant dans la veine des grandes productions hollywoodienne de l'époque. Même si c'est théatreux et sans aucune ambiguité, c'est difficile de résister au flegme d'Humprey Bogart et encore davantage au visage lumineux d'Ingrid Bergman. Une histoire forte, fluide, techniquement irréprochable mais qui pourra rebuter les réfractaires au romanesque dans cette oeuvre aussi glamour que daté.
L'amour, thème universelle et atemporelle, sur fond de drame est souvent apprécié des amateurs de cinéma. Comment ne pas être transporté par une simple histoire de coeur quand elle est aussi bien conté que dans Casablanca ? Avec un Bogard aussi peu expressif que génial, on s'écarte des sentiers battus de la romance et le réalisateur parvient à nous faire aimer les 3 principales protagonistes pour un happy end qui n'en n'est pas un. Casablanca devient un symbole, celui du passage entre liberté et occupation allemande, incarné humainement par cet amour voué à la séparation. Outre le propos sentimental qu'il développe tout au long du film, la réalisateur nous offre une superbe séquence où hymne français et hymne allemand s'affronte musicalement. C'est réellement touchant et surtout galvanisant. N'étant pas exempt de défaut, on lui pardonne sa fin improbable et un Casablanca sous exploité dans le cadre du récit. Cela ne pèse pas bien lourd face à la beauté lyrique que dégage l'ensemble de l'oeuvre et le fameux piano de Sam.
L'ambiance de ce film noir a un charme qui traverse le temps. Ce couple improbable, cette ambiguité autour d'un amour perdu, de destins croisés, film de studio qui réalise le tour de force de vous emmener loin, très loin dans l'univers du cinéma, celui qui fait rêver et qui vous marque à tout jamais.
"Casablanca", grand classique du cinéma américain de l'âge d'or d'hollywood réalisé par Michael Curtiz en 1942 et interprété par un couple mythique du 7e art: Humphrey Bogart et Ingrind Bergman. Tourné pendant la seconde guerre et mondiale et politiquement engagé, c'est de cela dont il s'agit principalement, l'engagement politique et amoureux. Aujourd'hui, le film peut sembler classique dans sa forme, voir un peu cliché (la rupture sous la pluie apppuyée par la musique) mais la beauté du noir et blanc, et ce classissisme innocent mais efficace en font aussi le charme, charme décuplé par ses qualités d'écritures sur les personnages jusqu'au moindre second rôle à la narration.
Un film qui a contribué grandement à la mythologie hollywoodienne. "Casablanca" mèle suspense et romance tout en y intégrant avec audace l'actualité politique de l'époque.
Le fabuleux duo Bogart/Bergman procure , en outre, un bonheur de tous les instants.
Tout le temps cité parmi les plus grands films du cinéma, Casablanca est bel et bien un grand film et mérite cet honneur. Pour moi, quelques films lui sont supérieurs quand même, notamment du point de vue des dialogues. Maintenant ce film au casting parfait, à sa bande originale superbe et aux très beaux plans est un régal. Curtiz réussi à trouver le juste milieu entre romance, drame et comique sans jamais tomber à un seul moment dans la niaiserie. Ma scène préférée restera celle ou « la marseillaise » est chanté chez Rick, une scène très touchante. La fin à un côté dramatique, mais et finalement assez optimiste avec un dernier dialogue sur un ton d'humour. Emouvant, touchant, comique, dramatique, Mythique.
Film intéressant tout d'abord par son esthétique, mais aussi - lorsque l'on creuse un peu - pour la vision qu'il nous donne (film sorti en 1942, rappelons-le!) de l'époque. Et notamment de cette ville, porte vers le "monde libre", où se côtoient tout un tas de personnages, qui sont ici souvent des reflets de tout un pays dans le film. L'Américain, dans sa plus grande neutralité; l'intellectuel d'Europe de l'Est, voulant voir son pays enfin se libérer des influences des grands de l'Europe, fuyant parfois un régime stalinien collaborant alors main dans la main avec le Reich; le français, attentiste et opportuniste, collaborateur plus par lâcheté que par idéologie, etc.
Et cet éclairage, qui nous donne l'impression à chaque plan que les acteurs ont les larmes aux yeux... on n'en fait plus des comme ça!