12227 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
361 critiques spectateurs
5
155 critiques
4
131 critiques
3
39 critiques
2
25 critiques
1
9 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
No Quarter
9 abonnés
564 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 24 juillet 2026
Difficile à juger aujourd'hui car le jeu des acteurs est fidèle à la mode des années 40. Sobre et ténébreux pour Bogart, théâtral et surjoué pour Bergman. Mais le scénario est sympa, l'ambiance de l'époque agréable à découvrir et la musique très sympa. A cocher dans sa liste de films incontournables de l'histoire du cinéma.
Quand un film traîne une réputation de "chef-d'œuvre absolu" depuis plus de 80 ans, on s'attend souvent à un truc qui va nous clouer sur place au moins a un moment donné. Et quand on se retrouve devant un drame en N&B de 1942, qui se passe à 90 % dans un bar avec des gens en costume qui discutent... le décalage peut être rude.
Mythe romantique par excellence, Casablanca transcende son cadre historique pour devenir une élégie sur le renoncement et l’amour impossible. Avec une fluidité classique parfaite, Michael Curtiz orchestre un équilibre idéal entre intrigue politique et passion intime. L’alchimie légendaire entre Humphrey Bogart et Ingrid Bergman donne au film une intensité émotionnelle qui dépasse le simple mélodrame. Chaque réplique, chaque regard semble chargé d’un poids tragique, comme si le destin s’écrivait à mesure qu’il se dérobe. De cette alliance entre élégance, nostalgie et sacrifice naît un chef-d’œuvre intemporel, dont la magie ne s’altère jamais.
Dans Casablanca, les dialogues brillent par leur élégance intemporelle. Chaque réplique mêle romantisme, ironie et mélancolie. Les mots semblent danser entre amour et sacrifice. Des phrases devenues cultes sans jamais perdre leur finesse. Une écriture classique, mais éternellement touchante.
Film agréable à regarder, les acteurs sont super, j'aime beaucoup leur jeu au niveau des intentions, et émotions. Le scénarios est efficace et fonctionne bien, j'ai aimé l'intrigue, les plans sont cool, ça se regarde bien même 84 ans plus tard (je le regarde pour la 1ere fois en 2026) :) NB : Comparé à Teri Garr dans Tootsie, ou le Talia Shire (Connie) dans le Parrain, les acteurs de Casablanca de 1942 ont un jeu plus juste selon moi.
L'amour mêlée aux enjeux de la guerre, comment peux ton faire une plus belle histoire ??
Scénario très bien trouvé avec une magnifique réalisation. Sans oublier le charisme fou de Humphrey Bogart et et Ingrid Bergman qui forment un duo inoubliable.
En bref, un chef d'œuvre qu'on est pas prêt d'oublier. J'aurais aimé avoir un peu plus de répits dans certaines scènes plus calme.
Tout a été écrit sur ce classique qui pour ma part me transporte... mais où ? Dans une histoire d'amour tragique car dérangée par des impératifs plus nobles et pressants. Humphrey Bogart est très convaincant. Ce film a été programmé dans le cadre d'un festival de cinéma gay dans un cinéma proche de Harvard. Je vous laisse devenir pourquoi.spoiler: (Je pense que l'amitié virile finale est le prétexte à se faire plaisir pour diffuser le film).
Casablanca se présente comme un récit d’apparence simple, mais d’une densité morale rare. Sous les dehors d’une romance classique, il met en scène des choix où l’intime et l’Histoire se rejoignent sans jamais se contredire.
Avant de découvrir le film, il est essentiel de l’aborder comme l’une des expressions les plus accomplies du cinéma hollywoodien classique. Casablanca repose sur une narration d’une grande clarté, où chaque scène, chaque dialogue et chaque regard participent à une progression dramatique parfaitement maîtrisée. Il ne faut pas en attendre une modernité formelle ou psychologique au sens contemporain, mais une élégance narrative fondée sur la précision de l’écriture, l’équilibre des tons et la force des situations morales. Romantisme, ironie et gravité cohabitent avec une fluidité rare, donnant à l’ensemble une ampleur émotionnelle qui tient moins à l’emphase qu’à la justesse des décisions et des renoncements.
Cette maîtrise s’explique largement par son contexte de création. Réalisé par Michael Curtiz, cinéaste européen exilé au cœur du système hollywoodien, le film est tourné et sorti en pleine Seconde Guerre mondiale, alors que le conflit est encore en cours. L’œuvre ne regarde pas l’Histoire à distance, elle la traverse, ce qui confère à ses enjeux une urgence particulière. Le tournage en studio, typique du Hollywood de l’époque, concentre l’exil, l’attente et les choix impossibles dans un espace unique, symbolique, où chaque décision prend une portée morale immédiate.
Sur le fond, Casablanca développe une réflexion centrale sur l’engagement et le renoncement. Il affirme que la neutralité est une illusion confortable et qu’en période de crise, refuser de choisir revient déjà à prendre parti. Le récit accompagne le passage d’un cynisme protecteur à une responsabilité assumée, où l’héroïsme ne réside pas dans l’affirmation de soi, mais dans la capacité à renoncer sans se trahir. Le sacrifice n’est jamais glorifié, seulement présenté comme une nécessité lucide.
Le film interroge également le rapport entre amour et Histoire. L’amour n’y est ni nié ni idéalisé, mais replacé dans un cadre qui le dépasse. Les sentiments personnels, aussi sincères soient-ils, ne peuvent justifier un retrait ou une fuite. Casablanca affirme ainsi qu’il existe des situations où l’intime doit s’effacer devant une cohérence morale plus large, sans jamais nier la douleur que cela implique.
De mon côté, j’ai trouvé le film remarquablement juste, moralement comme formellement. Tout y est précisément à sa place, porté par une écriture de dialogues exceptionnelle, un équilibre rare entre les registres et une clarté narrative exemplaire. Cette précision confère à l’œuvre une intemporalité impressionnante, lui permettant de traverser les décennies sans perdre force émotionnelle.
Reste que l’expérience peut être partiellement écrasée par le statut mythique du film, tant la réputation qui l’entoure crée des attentes très élevées. Sa mise en scène, volontairement classique et discrète, peut aussi sembler trop sage à un regard contemporain en quête de singularité formelle plus visible.
Casablanca s’impose néanmoins comme un classique d’une intelligence et d’une justesse rares, dont la puissance tient moins à sa légende qu’à la rigueur morale et narrative de ce qu’il raconte.
Ce film est un chef-d’œuvre. J’ai tardé, beaucoup trop tardé, à découvrir ce classique du cinéma. Mais comme on dit : il faut un début à tout. L’histoire est solide, les acteurs livrent un jeu juste et d’une intensité remarquable. Pour l’époque de sa sortie, le récit devait être particulièrement tendu. C’est un véritable film d’amour, d’espoir, de compassion, d’amitié, de tendresse et d’espérance. Les musiques sont magnifiques, les décors choisis avec soin et donc somptueux. La photographie, parfaitement maîtrisée, contribue à la force de l’ensemble. J’ai beaucoup aimé ce film qui ne traîne jamais en longueur et nous conduit exactement là où il veut nous emmener, tout en réservant une belle surprise finale. C’est un film à voir et à revoir, sans doute une seconde fois pour saisir tous les détails qui m’ont échappé lors du premier visionnage. Cinq étoiles largement méritées.
Un très grand classique, qui réunit tous les ingrédients pour être un film culte. La rencontre d’un couple d’acteur mythique Humprey Bogart & Ingrid Bergman, stars icones, comme il n’y en a plus aujourd’hui. Michael Curtiz à son apogée, et une image noir et blanc superbe, comme savait le faire les studios Hollywoodien des années 40/50. Des flash backs très réussis pour remonter l’histoire. Un très bien scénario, situé à la fin de la 2eme guerre mondiale , avec des espions , la résistance dans cette ville marocaine occupé par Vichy,(Oscar du scénario à Hollywood) et ce personnage de solitaire, individualiste, qui ne croit plus en rien ,et qui va devoir s’impliquer contre son gré. Parait télescopage de la petite histoire, de la romance et de la grande histoire , ce qui est toujours difficile à réussir.
Parmi tous les films de propagande qu'Hollywood produisit en pleine guerre mondiale, "Casablanca" reste sans doute celui dont le scénario a le mieux permis de dépasser la simple exaltation du patriotisme et de la résistance au nazisme. Rick Blaine, patron d'un night club, est un américain qui semble vouloir se préserver des effets d'une guerre qui n'est pas la sienne par une totale neutralité, quitte à passer pour un cynique. Mais la morale du film l'obligera à faire un choix. On voit forcément à travers le personnage de Bogart l'analogie avec la politique non-interventionniste américaine avant Pearl Harbor. Le film est remarquable par son atmosphère et par quelques scènes dont on garde le souvenir plus particulièrement, comme celle, héroïque, qui clôt le film sur la possibilité d'un lendemain plein d'espérance. L'histoire d'amour entre Bogart et Ingrid Bergman, dont je pense à chacun de ses films qu'elle est plus belle que jamais, ajoute un supplément tragique au récit. Toutefois, le ton singulier du film émane principalement de son décor prépondérant. La boîte de de Blaine, installée dans un Maroc "français" alors indécis, est le lieu de tous les antagonismes du cette guerre, sorte de no man's land où se croisent, font affaire, des figures interlopes et représentatives de l'Europe en guerre.
Ce film de 1942 est très largement surcoté, mais l'humain aime bien les superlatifs. Pour commencer, si on veut être réaliste, alors les allemands et l'américain doivent avoir un accent, et ne pas parler comme un français. Ce n'est pas crédible. Sur un panneau il est écrit "défense stationner" et non "défense de stationner", ce n'est pas crédible non plus. J'ai aussi eu un fou rire quand Ilsa Lund dit: "Nous ne devrions pas rester ici" (dans le café) et Victor Lazlo répond "Si nous partons, nous risquons de nous faire remarquer". Si on veut être discret, on ne va pas se jeter dans la g... du loup. Ce qui n'est pas crédible non plus, c'est cette politesse entre allemands et français en pleine période de guerre. Le côté petit enfant gâté de Rick Blaine lasse terriblement. Comme le dit Lazlo "Vous êtes un homme éternellement en conflit avec vous-même". Bref, pour l'année 1942, date de sortie, Casablanca tire son épingle du jeu, mais de nos jours, cette amourette artificielle, cette mise en scène cucul la praline ne prend plus. L'histoire n'est pas non plus la plus élaborée. Quand on cite le meilleur ceci ou le meilleur cela, on aime bien se référer à quelque chose d'ancien ou à quelqu'un du bon vieux temps, c'est surtout le côté "hommage" et "respect", plutôt que la pure réalité.
Véritable référence du cinéma, Casablanca est un film très intéressant par ses dialogues et son intrigue. Les acteurs offrent de bonnes prestations et la mise en scène est classique mais efficace. Il traite d’un sujet intéressant et les personnages ainsi que les dilemmes auquel ils doivent faire face sont développés. Une belle découverte.