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Adelme D.Otrante
231 abonnés
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3,0
Publiée le 4 juin 2021
Après son crépusculaire et réussi Bluebird, Jérémie Guez promène cette fois son goût du film noir de l'autre côté de l'Atlantique. Tout aussi crépusculaire mais beaucoup trop alangui Sons Of Philadelphia repose entièrement sur les larges épaules de Matthias Schoenaerts, malfrat mutique. Il est l'unique gardien d'un certain code de l'honneur du milieu dans lequel le déterminisme social l'a plongé. Quitte à remettre en cause les liens du sang dans une scène que l'on attend depuis le début de la projection tant le comportement du cousin est abjecte.
Bon ben voila ! Encore un doublage voix Français de Matthias Schoenaerts sans lui. Dommage de choisir un si bon acteur et de l'amputer de 50% de sa valeur, surtout dans ce genre de film ou l'intensité et la puissance devraient en faire une réussite. En français, cette voix ne met en valeur ni l'acteur ni le film, ,l'ambiance est malgré tout trop légère (si, si...) comparé à la VO. Le soufflé est vite retombé.
vraiment pas grand, grand chose à se mettre sous la dent. film de gangster bien plat et insipide, me demande même, comment on peux filmer de façon très plate un truc pareil... Seul les acteurs,principaux les 2 cousins ont une belle gueule sous exploiter.. Attention pas de cascades, pas de fusillades, presque rien en somme étrange... Seul le titre pouvait prétendre à un film de gangsters. Ma note 5/20
Jeremy Guez, scénariste de bons polars, et réalisateur du remarqué Blue Bird, mène un film sur l'univers des irlandais de Philadelphie face aux italiens. ça rappelle d'autres films de mafieux connus. Mais Guez n'a pas "encore" le talent d'un Martin Scorcese. Son film est lent et les flash-backs pour expliquer ce qui relie les deux cousins casse le rythme. De mon point de vue, on est plus dans un film sur la filiation et comment se sortir des sillons tracés par sa famille que dans un film de gangster à proprement dit. Matthias Schoenaerts montre qu'il est vraiment un bon acteur qui monte de plus en plus. Son Charisme, sa froideur et ses silences donnent une dimension interessante au film.
Un fauteuil pour deux. Les chromosomes 9 et 22 se brisent. Douleurs, fatigue et fièvre. Aucun remède sous la cloche de la liberté. Y'a plus qu'a revoir Rocky s'entrainait. Bruce Springsteen a chanté
Un polar noir sobre sur un rythme d'adagio. le classicisme de l'intrigue profite à la mise en scène et à la photographie. Quelques incohérences ne perturbent pas vraiment le récit, sauf une :spoiler: Pourquoi Peter met-il tant de temps à comprendre la folie sanguinaire de son cousin alors qu'il est visiblement le portrait craché de son père, fratricide? ... . J'ai quand même trouvé l’œuvre très puissante et méritoire, au moins du niveau de Mafia Inc.
Sons of Philadelphia s'inscrit dans la longue liste sur la "mafia" dont on ne retiendra pas le nom. Pas mauvais mais un scénario et un jeu d'acteurs assez banal qui ne permet pas de se sortir du lot.
Copié sur des maîtres (Scorcese, Gray, Mendes) et totalement loupé: lent, ennuyeux, mal monté (ces flashbacks...), mal joué (acteurs qui parlent entre leurs dents, abus de gros plans sur visages butés), pas crédible (où est la police?). Aucun rythme. Un film de mafias aussitôt vu et aussitôt oublié.
L'histoire se déroule habilement avec une multitude de mini-flash backs. Matthias le taiseux multiplie les oeillades et les têtes baissées. Film très noir : tout le monde s'entretue (famille, amis, relations,...) Faut pas avoir le moral dans les chaussettes!
Vu sur une chaîne Canal plus Sons of Philadelphia. On le sait, la première impression est souvent la bonne, surtout quand elle est mauvaise. Ici, dès la notice de présentation, lire qu'un film qui se passe aux USA est une coproduction entre trois ou quatre pays européens vous alerte sur la probabilité qu'une telle fiction, sans doute réalisée par quelqu'un d'ici croyant rendre hommage au cinéma de là-bas, force le spectateur à subir tous les travers que charrient presque inévitablement des productions ainsi mises en œuvre. Et c'est ce qui arrive. Scénario rendant volontairement l'intrigue incompréhensible, filmage chichiteux dans lequel on se fait gloire d'une photographie sciemment contraire aux règles, dialogues réduits à des tics de langage, et doublage si calamiteux qu'il devient impossible de savoir qui parle. Évidemment, comme c'est un film de malfaiteurs, aucun vrai rôle féminin. Une question pour conclure: l'acteur principal, qui promène tout au long de l'histoire un mal de vivre rendu de façon schématique, a-t-il été subventionné par une marque cherchant à relancer le tricotage, pour avoir à porter à chaque scène ou presque le même bonnet de laine ?
Un film certes lent, mais qui oeuvre tout du long à peindre un tableau dont le dénouement, implacable, arrivera comme un soulagement. L'insertion des flash back est maîtrisée, l'image pas dégueu, il y a même quelques plans magnifiques... et les deux acteurs principaux sont tout en retenue, très justes, autant celui qui contient sa rage que celui qui tente de garder son calme. J'ai passé un bon moment de cinéma.
Sons of Philadelphia évite de peu d'être envoyé dans les cordes par son scénario qui sème les intrigues tout au long du film, pour n'en suivre (et encore moins aboutir) aucune, ce qui reste une frustration. Ce qui le retient, c'est l'interprétation de son casting, totalement dans la peau de leur personnage respectif et dont le duo principal (joué par Matthias Schoenaerts et Joel Kinnaman) parvient vite à une parfaite symbiose. L'un a besoin d'être exubérant et le chien-fou qui dégaine trop vite son arme (Kinnaman), l'autre ne cille pas et fait passer toute sa colère glaciale dans le regard qu'il coule lentement à ses adversaire (Schoenaerts). On ne regrette pas d'avoir succombé à ce film de Jérémie Guez (présent pour débriefer son film, les explications étant les bienvenues lorsque le film ne répond pas assez - et cela est souvent le cas...) même s'il reste ce sentiment d'inaboutissement dans les intrigues qu'il lance sur chaque personnage. La musique est soignée, le montage est bon (même si l'on a parfois du mal à suivre au début entre les enfants que l'on voit et les adultes, il n'est pas toujours facile de relier les passés de chacun aux bonnes images) et la photographie est plus qu'impeccable. Ce drame aurait pu n'être qu'un énième film de gangs irlandais et italiens qui se font la guerre outre-Atlantique, mais a l'intelligence de sortir rapidement de cette grande ligne (archi-vue) pour s'impliquer davantage dans le suivi de ses personnages, là où il excelle. Malgré les pistes narratives vite abandonnées, Sons of Philadelphia peut compter sur son duo Schoenaerts et Kinnaman pour construire une symbiose de jeu parfaite, et sur sa réalisation très soignée. [PS : une pensée pour le technicien du son qui est décédé de la Covid juste avant la première du film, et à qui Guez tenait à rendre hommage lors de la projection.]