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Sysy D.
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2,5
Publiée le 1 septembre 2020
Hunter, jeune femme au foyer, semble vivre le rêve américain de la housewife parfaite dans la classe CSP+++++++. Belle, beau mari directeur de l'entreprise familiale, belle maison qu'elle aménage et décor avec goût. Puis le bébé...Sauf que tout commence lentement mais sûrement à se désintégrer, Hunter souffre de PICA. Elle ingère des objets non comestibles avec une préférence pour les objets métalliques. Sa vie sombre peu à peu vers le néant et son mari, entouré et soutenu par son père et sa mère, montre franchement son vrai visage de mari qui en a rien à faire de sa femme mais est juste préoccupé par le bébé, la descendance ! Swallow commence bien, comme un Hitchcock, glisse vers le thriller et se rate royal ! Très rapidement on comprend d'où provient le trouble alimentaire de Hunter. spoiler: Cela tourne autour de la thématique du viol. Puis on comprend vite les manigances de la famille, la compassion du garde-malade. Et le soufflet retombe de plus en plus. Le pire : la scène finale ! Nulle ! spoiler: Depuis quand on prend tranquillou le traitement abortif et on attend que cela arrive dans les toilettes d'un centre commercial et on repart cool sac sur le dos ! Franchement le résumé du film sur le papier est très alléchant, la réalité n'est pas à la hauteur. Dommage !
Que ce film est dur à visionner devant cette souffrance de l'héroïne. Celle-ci souffre du Pica, une maladie que j'ai découverte et qui consiste à ingérer divers objets. Autant le dire, cela donne des scènes très dures à "digérer" , surtout devant la dégradation de l'état psychologique d'Hunter ( Haley Bennet). Et pourtant, ce "Swallow" est porté par le jeu d'une actrice magnifique, spoiler: et l'on a envie de la consoler devant la goujaterie de son mari et l'omniprésence de ses beaux-parents . Un film très original mais assez déstabilisant. A voir quand même!
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3,0
Publiée le 1 août 2020
Hunter est une femme qui a tout pour être heureuse, mais qui ne semble pas vraiment l'être. Elle vit dans une belle maison, elle est mariée à un homme issu d'une bonne famille qui a une bonne carrière, donc elle ne manque de rien, mais il lui manque peut-être l'essentiel. Hunter n'est plus Hunter, elle est simplement la femme de Richie, une femme au foyer qui vit en quelque sorte dans une prison dorée. Elle est libre de faire ce qu'elle veut, mais on la guide toujours gentiment vers ce que les autres veulent. En fait, elle est libre sans vraiment l'être. Et ça ne va faire qu'empirer quand Hunter découvre qu'elle souffre d'un trouble du comportement alimentaire appelé Pica qui consiste à ingérer des objets ou des substances non comestibles. Quand sa maladie est révélée au grand jour, elle perd le peu de liberté qu'elle avait et cette emprise psychologique de la part de sa belle-famille se fait de plus en plus oppressante. Ce trouble du comportement alimentaire est son petit truc à elle et elle ne veut pas qu'on lui enlève. Pour son premier long-métrage, Carlo Mirabella-Davis raconte donc le quotidien étouffant d'une femme enfermée dans un monde patriarcal où elle n'est qu'une jolie potiche influençable. Ce film est fort dans ce qu'il évoque et original pour le thème qu'il aborde. C'est également un film très stylé avec une mise en scène soignée. Le plus est la performance de Haley Bennett qui est fascinante dans ce rôle. Elle a une vraie présence à l'écran alors qu'elle incarne une femme effacée. J'ai trouvé ça fort. J'ai apprécié "Swallow", mais le film se termine quand il devient vraiment intéressant. Je suis resté sur ma faim concernant le propos du film et c'est pour ça que je ne mets pas une meilleure note alors qu'il s'agit d'un bon film.
Hunter est une jeune femme qui a "tout" pour être heureuse, étant mariée à un riche jeune homme bientôt à la tête de l'entreprise familiale florissante, une chance pour elle qui auparavant n'était que " vendeuse" selon les paroles de la mère de ce dernier. Dès le début le film plante le décor en nous exposant la vie extérieurement favorisée de cette jeune femme qui pourtant ressemble plus à un cauchemar vide de sens ou elle se voit peu à peu démunie de tout ce qui peut la définir, l'épanouir, la libérer. Seule, noyée dans son temps libre, à errer dans sa cage dorée Hunter se perd elle même et tente de se retrouver. En tant que spectateur on ne peut qu'être déconcerté mais aussi profondément touché par les actions de cette jeune femme qui tente désespérément de retrouver un possible contrôle sur elle même, sur sa vie et cela même à travers de choses qui peuvent lui être fatales. Un film qui est vraiment original de par son sujet, beau de par sa photographie, sa profondeur et qui met en lumière des préoccupations récurrentes de notre société sous un angle assez inédit.
Un synopsis et une bande-annonce prometteurs. Et c'est tout ! Pas vraiment un drame, pas un thriller, Swallow n'est pas vraiment un film non plus. C'est un amas de plans qui s'enchaînent, insipides, longs et lourds, où il ne se passe rien. Un film profondément creux, aux dialogues absents, qui aux quelques moments où il pourrait nous emporter, retombe dans son rythme mou.
Pas de réelle histoire ni de vrai divertissement. La morale du film, suggérée et évidente, n'est pas transcendante. Les personnages secondaires, plutôt travaillés, apparaissent et disparaissent du film comme par enchantement. L'aveu d'un scénario mal écrit ?
Un seul point positif, le rôle d'Hunter, bien interprété.
C'est intrigant et super bien joué. Et c'est un film qui fait passer un message, qui le fait bien et qui le fait en dehors des clichés et des lieux communs habituels.
Film énigmatique et dérangeant évoquant dans ses meilleurs moments Lynch ou Cronenberg, "Swallow" nous narre les déboires d'une femme sous emprise vivant dans un monde dont l'apparente perfection décèle des failles et des faiblesses: développant alors des troubles à la hauteur de l'influence néfaste mais se montrant bienveillante de son mari et de ses beaux-parents, elle semble vouloir remplir un vide existentiel abyssal. Mais le problème est que le film, quoique fort maîtrisé, semble parfois souffrir du même vide de son anti-héroïne, faute d'exploiter suffisamment son postulat de départ, un sujet pourtant rarissime et passionnant. Sans vouloir commettre de mauvais jeu de mots, on reste quelque-peu sur sa faim...
la maladie de Pica ( du latin pica qui veut dire pie) car l'oiseau mange des objets divers. Et c'est ce dont souffre le personnage principal, enfermée dans une prison dorée, dévalorisée, réduite à l'état de pondeuse. Ce mal-être lié à une traumatisme très ancien en fait un danger pour elle-même, dans une belle famille richissime qui ne voit en elle que l'héritier à venir. Anxiogène, troublant, le film réussit à ne pas tomber dans le gore et offre grâce à l'interprétation intérieure de l'actrice un portrait fort d'une femme blessée. Le sujet aurait pu séduire David Cronenberg ...
Super film. Très bien mené sur comment le passé nous rattrape !! Profond et angoissant à la foi. Vous allez passer un moment spécial avec se film, elle joue très bien son rôle de malade
Hunter est amoureuse de son mari. Ce jeune couple s’installe dans une belle maison offerte par les parents de Richie, le mari. La parfaite femme au foyer va rapidement se rendre compte qu’elle s’ennuie. Son mari est souvent au travail et quand il rentre, c’est à peine s’il l’écoute parler. C’est lorsqu’elle tombe enceinte qu’Hunter se met à développer un étrange trouble compulsif en avalant des objets. Spectateurs, préparez-vous, si la bille passe plutôt bien, la punaise est un moment difficile à vivre. La maladie de Pica est donc le trouble que traverse la future mère de famille. L’esthétisme et l’ambiance ont su s’installer progressivement pour provoquer un climat mélangeant les références à Hitchcock et De Palma. Malheureusement, “Swallow” reste finalement très sage et en trouve une excuse un peu facile sur les raisons qui ont poussé Hunter à une telle situation. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un grand film, une actrice magnifique de fragilité mais... des images superbes au cadrage millimétré, un bon moment de cinéma, pas du tout relayé par les médias dommage,.. j'espère que le bouche à oreille fonctionnera
Ce film d'auteur ne peut pas laisser indifférent et mérite largement son prix de raccro au festival américain de Deauville 2019. Le réalisateur, qui est aussi le scénariste de ce film, s'est inspiré de l'histoire réelle de sa grand mère. Il a parfaitement mis en scène cette histoire pas commune avec un scénario très structuré, sans tomber dans le genre « horreur ». Mais c'est surtout le personnage principal tenu par une merveilleuse actrice anglaise, Haley BENNET, qui domine ce film par une interprétation remarquable. L'histoire de cette femme qui s'installe dans une famille très aisée est absolument prenante et très originale. C'est passionnant à suivre tout au long de ce film que j'ai vraiment apprécié. Le titre du film « SWALLOW » qui veut dire « avaler » en français illustre parfaitement son contexte.
Maquillée et coiffée comme une poupée, Hunter est l’épouse d’un bellâtre homme d’affaire issu d’une famille très aisée. Son existence parait parfaite : magnifique maison, vie sociale bien remplie, opulence matérielle,… Mais son mari est peu présent et elle se doit de lui être reconnaissante de lui avoir permis d’accéder à tout ce confort matériel ; de fait, elle ne s’anime que lorsque son marie rentre ; hors de ces moments elle est seule et semble hors du temps. Pire, au fil du récit, on note qu’elle est dépossédée de son identité ; elle est une chose, un bel objet que l’on expose et dont la fonction essentielle est de donner naissance à l’héritier. Donc dès qu’elle apprend sa grossesse quelque chose se casse en elle ou plutôt la vacuité de son existence lui saute aux yeux comme son passé remonte à la surface. Le syndrome de Pica dont elle se met à souffrir n’est qu’un artifice thriller du film. Très vite, on cerne que ce film est un brûlot contre le patriarcat et un plaidoyer pour la liberté de la femme à disposer d’elle-même. Et de s’affranchir des rôles dans lesquels la société souhaite les enfermer. Subjuguer par une direction artistique hyper soignée ; mais passé le côté arty très ciné indé’ US, un scénario marqué par un manque de nuance et de subtilité plombe l’atmosphère et le propos. Surtout que dans ce film scindé en deux ; tout le mystère de la première partie s’effondre dans un dernier tiers très terre à terre. Maitrise formelle et la composition bluffante de Haley Bennett sont les deux atouts majeurs d’un premier film bancal auréolé du Prix spécial du cinéma américain à Deauville. tout-un-cinema.blogspot.com
Film surprenant qui cloue à son fauteuil le spectateur en mal d' émotions fortes. C'est aussi le portrait aiguisé d'une femme qui se libère de ses impressions. Original et surtout, spectaculaire sur le plan humain.