Le début commence de manière classique avec le portrait d une famille bourgeoise ultra cliché avec une femme issue d une famille modeste qui s ennuie a mourir. Je redoutais le pire et puis le film dévoile progressivement ce personnage compliqué et devient magique. Le cliché grossier initial devient subtile et passionnant.
Hunter blessée au plus profond d'elle même suite à une tragédie familiale développe un comportement déviant malgré sa grossesse, que son entourage ne parvient pas à comprendre et pour cause ! Film très intriguant et surprenant. Des scènes parfois difficiles. Une franche réussite !
LE film à voir ! le résumé et l'allusion aux troubles du comportement "PICA" peuvent rebuter alors que ce film est envoutant, des prises de vue esthétiques, une description subtile des personnalités et la revelation des caractères à travers des petits faits, des dialogues évocateurs ... l'actrice est excellente, et sa métamorphose passionnante; Suspens, pour la révélation des traumatismes et de leurs conséquences, et du destin de la jeune femme
On n'arrive pas du tout à se plonger dans ce récit totalement absurde (bien qu'il soit inspiré d'une histoire vraie), il n'existe aucune empathie pour le personnage car tout est déconstruit et le fil rouge est lâché à un moment donné pour ajouter de longues minutes de film, ce qui rajoute encore de la longueur... Toutefois le jeu des acteurs est remarquable et appréciable
Premier film singulier pour Carlo Mirabella-Davis, jeune réalisateur américain. Une atmosphère très particulière pour un récit dérangeant. Une ambiance étrange à mi-chemin entre Little Joe et Dans ma peau. Ma note aurait été supérieure et même peut être maximale s'il n'y avait eu ce dénouement assez inutile et peu cohérent. Mais surtout trop explicatif et balancé en deux temps trois mouvements. On retiendra donc surtout tout ce que l'on a vu avant. Une mise en scène précise, simple, glaciale mais qui sert parfaitement un récit anxiogène et un suspens qui monte en puissance (mais en vain donc). Le tout est sublimé par l'interprétation assez hallucinante de Haley Bennett, étonnante, aussi belle et touchante qu'effrayante. Au final, un film visuellement splendide, troublant, et qui met mal à l'aise. Un beau mais terrible portrait de femme, une de plus parmi les innombrables victimes d'une société patriarcale qui ne lâche pas le morceau, tout autant que ma découverte d'une maladie dont je n'avais jamais entendue parler. Dommage que la fin gâche un peu tout cela...
Une proposition originale, à la frontière entre cinéma d'horreur et analyse sociétale. Les personnages sont soignés, chaque protagoniste ayant ici un rôle intéressant dans le déroulement du récit. Quant aux acteurs, ils sont à la hauteur de cette belle découverte.
Un film étrange sur une femme qui s ennuie avec un homme riche et qui développe le syndrome de Pica qu elle finira par traiter. Une très belle performance de l actrice tient le film jusqu au bout
Attention, cet avis comporte ce genre de spoiler: Chez les bourgeois...et en fait dans toutes les familles unies quelque soit leur classe sociale, on n'attend pas après le mariage pour demander d'où vient le ou la conjoint.e. En revanche, chez les bourgeois, si on apprend qu'il.le n'a pas le même statut, on empêche le mariage. Oups, ça aurait empêché le film.
Un couple s'installe dans une bien belle glass house isolée. Monsieur va au travail, Madame reste au foyer. Cette solitude lui pèse sur l'estomac. Elle va donc découvrir les joies du pica, manie qui consiste à avaler n'importe quoi. C'est quand même plus original que l'automutilation. Et moins salissant. Quoi que... Sur la forme, Swallow est un brillant exercice de style. Avec d'anodins objets du quotidien, la mise en scène parviennent à instiller un véritable malaise. On entre très vite en empathie avec l'héroïne, qu'on regarde se détruire, impuissants. Et comme le scénario connait différentes évolutions, le film ne tourne pas en rond. Sur le fond, le réal n'a pas les mêmes délicatesses qu'avec ses cadrages et ses couleurs et assène ses thèses à grands coups de marteaux. En bon élève, il coche avec obstination tous les clichés attendus de la version spoiler: toxique d'un patriarcat blanc bourgeois . Le film finit par plus ressembler à un tract politique maladroit qu'à une aventure spoiler: d'émancipation humaine. On dit que les nouveaux convertis à une religion la prennent plus facilement au pied de la lettre que ceux qui baignent culturellement dedans. En irait-il autant avec le féminisme?
C'est le genre de film qu'on ne raconte pas. Il est préférable de laisser le spectateur curieux se laisser entraîner dans le labyrinthe psychologique de la jeune Hunter. Car la force de ce film est de suivre le quotidien ennuyeux de cette jeune épouse pour s'imprégner doucement de sa souffrance et d'en chercher le ressort. C'est le genre d'oeuvre où chaque plan, chaque son, chaque lumière est pensé. L'esthétique est aussi intelligente et délicate que le propos. Une réussite.
" swallow" présente l'an dernier au festival de deauville est un film américain indépendant original. En effet avant d'avoir assisté à cette projection, je ne connaissais pas ce trouble alimentaire du comportement le pica. Nous allons suivre l'histoire d'une femme ( Hayley Bennett) qui a développé ce trouble alimentaire dans une histoire mystérieuse parfois captivante dommage que l'ensemble soit parfois flou et brouillon.
Tout comme la décoration de la maison de Hunter, ce film est assez minimaliste dans son récit. En le visionnant, je n'ai pas l'impression d'avoir appris grand chose de plus que dans la bande annonce (que je n'avais même pas visionnée en entier). Ce film n'est vraiment pas grandiloquent , avec des personnages qui gardent beaucoup leur self-control...ceci n'est pas un défaut, mais ça manque un peu de rebondissement, et l'ennui peut vite gagner le spectateur. Aucune situation n'est vraiment poussée, rien n'apparait réellement comme "grave". Hunter avale des objets, et voilà... En fait, sous des apparences lisses, ce film est surtout riche dans ses symboliques et dans les interprétations que le spectateur devra chercher lui-même, mais ce qui me semble problématique est que chaque micro-action prend alors des proportions ridiculement grandes. A part ça, le couple n'est vraiment pas crédible, peut être est-ce fait exprès pour rendre leur bonheur encore plus artificiel, et les personnages très antipathiques. On ressort de la séance avec peu de compassion, sur une image terriblement ennuyeuse, (spoiler: des toilettes publiques pour femmes ) tout en restant sur notre faim. La révélation du secret d'Hunter, spoiler: d'être issue d'un viol, est assez plate, sans relief au milieu d'un récit tout aussi peu palpitant.
Elle se tient droite, devant la piscine, dans la magnifique demeure où elle habite avec son mari, récemment promu comme DF par son père dans l'entreprise familiale. Elle apprête sa coiffure, si importante, comme l'en atteste l'affiche. Mais Hunter n'est rien d'autre qu'une femme au foyer, docile, aux ordres de son époux et de sa belle-famille. Elle occupe ses journées, sans doute longues, dans un quotidien qui s'étire et elle n'est rien d'autre que la femme d'un homme à qui elle doit son niveau de vie, son statut de bourgeoise et surtout son ennui.
"Smallow" est un film autant angoissant que fascinant. Il dissèque la façon si insidieuse dont les femmes continuent de subir le joug de la domination masculine. Elle succombe à une étrange addiction qui la pousse à dévorer des objets étranges, comme si elle devait absolument faire mal à son propre corps et à son identité. Le film entraîne le spectateur dans l'enfer de cette drogue contre laquelle elle ne peut rien, et surtout l'enfer d'une société patriarcale où les femmes doivent tenir le rôle de la potiche, si elles veulent garder le niveau de vie qui leur est accordé.
Le récit est magistralement mené, entre dégoût, interrogations, et stupéfaction. Evidemment, il y a une sorte de facilité entre les raisons de cette obscure addiction et la manière dont l'héroïne parvient à se sortir de sa dépendance. Mais le film fonctionne très bien et emporte le spectateur dans les torpeurs de cette jeune-femme.
un thriller psychologique bien mené. bien joué et bien filmé. malheureusement le départ (quand même 3/4h du film) est poussif et les scènes où l'actrice avale tout et n'importe quoi est long répétitif et dérangeant. heureusement que l'autre moitié du film donne toute la force à ce long métrage et nous tient en haleine pour connaître les intentions de chaque interprète.
Plutôt mitigé au départ par ce film à la réalisation froide et aseptisée mais dont la dernière partie se révèle être très bouleversante. C'est un film assez inspiré qui puise sa source dans de multiples références, notamment dans le supens hitchcockien, l'expressivité des femmes au bord du désespoir de Cassavetes et aussi l'obsession organique et psychique de Cronenberg... Haley Bennett est lumineuse...