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SuperJS
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2,0
Publiée le 29 septembre 2019
En dehors de la performance d'acteurs, il n'y a rien de très lumineux dans ce film soi disant chez d'œuvre selon certains critiques de presse. Soi disant réaliste, il y a surtout des clichés et des invraisemblances : les parents qui viennent signaler une fugue au bout de 5 semaines et le gentil commissaire tout puissant qui va enquêter tranquillement, ben oui ses enquêteurs ne sont sûrement pas assez qualifiés ! Ou encore Roubaix décrite ds une phrase de 30 secondes par le jeune flic qui écrit sa petite lettre en s'improvisant soudain super sociologue avec des statistiques top de chez top qui ont de quoi faire honte à tous les habitants de cette "misérable" ville évidemment !!). C'est long, aucune action, aucun suspense et au passage aucun mobile du crime peut-être pourtant prémédité. Ah ben non, laissons finalement le soin à la justice de prendre le relais, comme si Monsieur je sais tout qui émet un moral sur chacune des femmes avec bienveillance et humanité bien sûr (et qui leur balance dans la gueule qd elles sont emprisonnées) voulait s'abstenir soudain de prendre position ! Bref un film à aller voir si vous n'avez vraiment rien d'autre à faire !!!
N'étant pas toujours fan du cinéma d'Arnaud Desplechin, j'avoue avoir hésité avant de tenter ce « Roubaix, une lumière », intrigué par le changement de registre du réalisateur, signant ici son premier « polar ». Et j'avoue qu'au départ, j'étais sous le charme. La ville est très bien filmée, les différentes intrigues s'entremêlent habilement, élégamment, le tout porté par une musique et une lumière d'une délicatesse infinies, nous intéressant d'emblée au quotidien de ces différents personnages. Ce n'est d'ailleurs qu'à la moitié que l'œuvre prendra un virage pour se consacrer quasi-uniquement à une seule affaire criminelle, inspirée de façon très réaliste d'un fait divers assez sordide, intervenu en 2002. Au départ touchante, à la fois empathique et mystérieuse vis-à-vis de la personnalité des deux suspectes, celle-ci finit par devenir de plus en plus pesante, lassante voire limite pénible. C'est qu'au départ, malgré cette dimension authentique, le film restait doté d'un beau sens du romanesque, donnant à ces enquêtes du quotidien une réelle intensité. Là, cette reconstitution point par point, quasiment minute par minute où aucun détail ne nous est épargné sur le déroulement du meurtre, certes on y croit, mais on s'ennuie surtout beaucoup. Pourquoi avoir voulu nous imposer tous ces détails ? Juste pour bien nous montrer comment se déroule une enquête policière du début à la fin ? Sans doute, mais je n'y vois vraiment pas d'intérêt, enlevant pas mal de force à un titre qui, longtemps, avait su faire preuve d'une belle profondeur, que ce soit à travers le personnage (bien) incarné par Roschdy Zem ou ce policier « poète », touchant lui aussi. Bref, ce qui aurait dû être le point fort de l'entreprise finit par devenir son fardeau : s'il ne faut nullement en oublier les belles qualités citées précédemment, le distinguant du tout-venant hexagonal, c'est néanmoins cette impression de frustration qui domine en sortant de la salle, ce qui est, évidemment, pour le moins problématique. De quoi nourrir de sérieux regrets.
Acteurs formidables, avec mention spécial pour Sara Forestier en fille paumée. La grande misère humaine dans toute sa splendeur, un film très noir. La lumière n'est que dans le titre…
Le film doit beaucoup à son acteur Roschdy Zem, son charisme, son humanité sont la véritable lumière évoquée dans le titre. La vie quotidienne du commissariat est très scrupuleusement décrite mais c'est du déjà vu. L'intrigue compte moins que l'ambiance et il n y a pas vraiment de suspense
Très deçue par ce film encensé par la presse. Je me suis ennuyée!,c'est bourré de longueurs,on se demande ce que le metteur en scène a voulu montrer exactement! Très platement,je pense qu'il a voulu montrer la vie d'un commissariat dans une ville sinistrée depuis la fermeture des filatures ,ville où pullulent désormais les cas sociaux. On suit plusieurs affaires ,le viol d'une collégienne ,une arnaque à l'assurance.. et on traine sur deux paumées alcooliques soupçonnées d 'avoir tué leur vieille voisine pour lui piquer son fric.. c'est interminable ,surjoué par Léa Seydoux et Sara Forestier ,surtout elle ,qui grimace en permanence de façon exaspérante,lors des interrogatoires bienveillants d'un commissaire plus proche de l'apostolat catholique que de la réalité! rien n'est résolu ,tout est effleuré,le film "flotte" dans une espèce de flou avec une conclusion ridicule sur une course de chevaux qui arrive comme un cheveu sur la soupe! je dois manquer de références culturelles ….mais comme béotienne ,j'ai trouvé tout ça très vain!
Le cinéaste Arnaud Desplechin s'essaie au polar et je trouve que cela lui va bien !! Tourné à Roubaix, sa ville natale ou il situe l'action bien situé dans le Nord assez terne visuellement, le début me faisait un peu peur par le jeu d'acteur de Roschdy Zem qui incarne une fois de plus un policier, je me demandais est-ce qu'il a l'air d'ètre dans le film ou non mais au fur et à mesure de l'histoire, il interprète le role d'une façon plus humaine, plus sage, moins autoritaire que d'habitude. La première partie avec la formation d'un jeune flic et l'habituelle enquète sur différents viols, drogues font un peu routine mais quand deux filles accusés de meurtre sur une vieille dame et une garde à vue entièrement poignante qui occupe la deuxième partie prend une nouvelle dimension au récit plus dramatique. Elles sont joués par Sara Forestier et Léa Seydoux qui donnent leurs tripes à leurs personnages. Le scénario est co-signé Léa Mysius qui avait signé en 2017 "Ava" en temps que metteur en scène que j'avais découvert au cinéma et aimé. Bonne mise en scène d'Arnaud Desplechin avec une musique vibrante. Je le conseille ce long métrage à tout bons cinéphiles.
La lumière de ce film, c'est celle qui illumine la prestation de Roshdy Zem, de Sara Forester et Léa Seydoux. C'est de la belle ouvrage, une direction d'acteurs qui roule sur du velours et un portrait en creux de la ville qui nous emporte sans jamais lasser. Un très bon Desplechin.
Un film qui représente plutôt un documentaire un peu long et le scénario un peu lourd malgré que les acteurs sont formidables et que l histoire et vrai
Desplechin s'extirpe de son petit monde et se frotte au polar social. Force est de reconnaître que Roubaix, une lumière est une réussite, qui fait penser à une adaptation classique d'un roman de Simenon. A partir d'un fait divers sordide, le réalisateur dépeint Roubaix et son commissariat d'une manière que l'on devine assez réaliste. Le personnage du commissaire humain est très bien rendu. Les deux filles paumées sont remarquablement interprétées (en particulier Sara Forestier). Le directeur de la photographie doit être félicité. Toutefois l'ensemble est un peu trop déprimant, certes on peut supposer que Roubaix n'est pas la ville où on s'amuse le plus en France, mais les habitants doivent aussi y passer parfois de bons moments. A cette réserve près, Roubaix, une lumière mérite grandement d'être vu.
magistralement joué. j'ai été emportée par le jeu des acteurs, les lieux, l'ambiance, les gros plans... j'ai pleuré tant j'étais sous l'emprise de l'histoire. Bravo à tous.
Arnaud Desplechin met à l’honneur sa ville natale et dans le titre et dans la première moitié de son film, car c’est une œuvre en deux actes. Le premier acte est dévolu à un portrait de Roubaix au travers de multiples faits divers ; ces derniers donnent le ton et permet de donner vie à cette ville, une des plus pauvres de France, et d’en ressentir le pouls. Et c’est dans cette première partie, très en extérieur, que la photo et tout le travail sur la lumière éclate. La seconde partie s’opère autour d’un resserrement de l’intrigue autour du meurtre d’une vieille dama qui a déjà donné lieu par le passé à un documentaire. Et là, la mise en scène, le rythme, l’installation de huis clos statiques enferment le film dans un classicisme maintes fois vus. Il perd sa ville en route dont il était parvenu à donner vie, un espace dramatique urbain. Le film devient un thriller psychologique plus télévisuel que cinéphile dommage. Bien heureusement, Arnaud Desplechin sauve cette dernière partie poussive en donnant le rôle de sa vie à Roschdy Zem. Il est le commissaire, né à Roubaix, qui fait symbiose avec sa ville et ses habitants ; plus que les lieux et les habitants qu’il connait parfaitement, il capte le pouls de cette ville comme personne. Le parallèle avec le jeune lieutenant renforce cet accent. Tout en dignité et en réserve, il ne se laisse jamais envahir par le doute ou la colère, son seul leitmotiv est la recherche de la vérité et respect de tous ceux qui franchissent la porte du commissariat, victimes ou coupables. De fait très vite, il démêle le vrai du faux et a le ton juste avec ses semblables, une belle humanité que Roschdy Zem sait nous insuffler durant tout le film. Un film moyennement convaincant avec au centre un comédien exceptionnel. tout-un-cinema.blogspot.com
Je ne suis pas une immense fan du cinéma de Desplechin, mais il a bien relevé le défi de travailler sur un autre genre et c'est réussi. Pendant tout le film on sent l'oxymore lié au titre "Roubaix, une lumière". Le film tient le spectateur en haleine du début à la fin, on reste en tension pendant les deux heures... Le travail de la lumière est incroyable et le jeu des acteurs impeccables. Les personnages sont captivants et attachants. Ce film est aussi interessant pour le point de vue adopté sur la police.
Sombre, long, des personnages qui ne suscitent pas d'empathie ni de sympathie. Une histoire glauque, un peu minable. Ça ne fait pas rêver. Les décors sont assez laids, il n'y a pas vraiment de rythme ni d'action. Un film qui ne sert pas à grand chose en fait.
Van Gogh est déprimant dans le film. Un autre fil conducteur aurait été plus judiicieux. Pourquoi s'obsitiner à inclure un pseudo intelectuel à un film de la trempe de Roschdy Zem (au top). Le jeu des acteurs est "décharismisé" par VVG.