Roubaix, une lumière
Note moyenne
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342 critiques spectateurs

5
34 critiques
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103 critiques
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107 critiques
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51 critiques
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29 critiques
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18 critiques
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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 4 septembre 2019
Je me suis laissé appâter par la promesse d’un Desplechin qui ne ferait pas du Desplechin, mais malheureusement quand il fait du Dardenne/Pialat, c’est encore pire! Je ne comprends même pas l’intérêt du projet: une intrigue policière digne d’un épisode de Julie Lescaut, des intrigues secondaires qui n’ont pas plus d’intérêt et brouillent le récit, un naturalisme plombé par des dialogues plats et par un casting à côté de ses pompes... Seydoux n’est pas crédible une seconde, Forestier est impressionnante mais en fait trop, les seconds rôles de flics hurlent toutes leurs répliques, Antoine Reinartz est très très mauvais... Bref, impossible de rentrer dans cet univers que Desplechin restitue avec maladresse, dans une réalisation peu inspirée (quantité de scènes inutiles, mauvais raccords à la pelle, quelques zooms échappés des années 70). Seul Roschdy Zem, royal, traverse le film avec classe, malgré son personnage sans intérêt de confesseur lénifiant, qui capte une bonne part de ce mysticisme diffus grâce auquel on reconnaît (quand même) Desplechin, et qui me rend complètement hermétique à son cinéma.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2019
On retiendra que les acteurs-trices sont excellents. Un policier mâtiné de réalisme social, avec un côté psychologique intéressant. Réalisation sans faille mais peu surprenante. Mais le film s'appesantit un peu trop sur le huis-clos des auditions, confrontations et reconstitutions pénales du dossier pénal principal qui est présenté. Il aurait fallu focaliser davantage sur cette affaire (l'ombre de "garde à vue" de Claude Miller plane sur ce scénario), ou bien ne pas la disséquer autant.
FREDDY44600
FREDDY44600

11 abonnés 125 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2019
Une première partie bien déprimante, qui donne vraiment une mauvaise image de la ville de Roubaix, on n'y voit pas trop la lumière. Les scènes d'intervention policière s'enchainent, et au niveau cinématographique c'est bien fait. La deuxième partie montre la conduite d'un interrogatoire, avec les grosses ficelles de la police pour faire avouer ce qu'ils veulent. La comparaison entre les 2 actrices me ferait pencher en faveur de Léa Seydoux qui semble jouer son rôle de manière plus naturelle, alors que Sara Forestier semble plus forcer. Elles ne sont pas très claires, et leur histoire n'est pas très claire non plus (incendie, meurtre...) . A la fin on pense que les histoires de la 1ere partie sont tombées aux oubliettes, mais les 5 dernières minutes les font ressortir à la surface.
Caroline C
Caroline C

33 abonnés 386 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 septembre 2019
Encore un film qui montre un Nord pas bien reluisant. C'est l'office du tourisme de Roubaix qui va être content ! Alors oui c'est vrai, Roschdy Zem est impressionnant, ce rôle de commissaire calme mais opiniâtre lui va comment un gant. La première partie du film est selon moi la plus réussie, on y suit le travail du commissariat dans sa diversité, depuis des escroqueries foireuses jusqu'au viol d'une adolescente. On aimerait connaître un peu mieux ces policiers qui se consacrent à la sécurité de la population, surtout dans ce contexte difficile de ville la plus pauvre de France. Au lieu de ça, le film se focalise sur une histoire de meurtre, et enchaîne scènes d'interrogatoires et de reconstitutions... c'est long, trop long !! A part montrer un peu plus la détresse humaine et la misère sociale je ne vois pas ce que ça apporte. C'est dommage, le début était prometteur...
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2019
Avec « Roubaix, une lumière » Arnaud Desplechin s’aventure dans sa ville natale à travers un genre nouveau pour lui, le polar naturaliste et social, où l’ambiance et la complexité des rapports humains prennent le dessus, sans pour autant transcender ce style de cinéma...
À la découverte de ce nouvel opus, on a vite l’impression que le cinéaste semble avoir été prisonnier de cette misère humaine et de ce fait divers, comme si Roubaix se résumait pour lui à cette peinture triste et sombre qui ne fait que stigmatiser encore plus la ville elle-même et sa région, jusqu’à se demander pourquoi la citer et la présenter ainsi...
Alors qu’au fond, n’importe quelle ville parfaitement imaginaire n’aurait rien changer à l’affaire.
Cette façon de plaquer un déterminisme social sur certains lieux de France ou d’ailleurs, pose à la longue vraiment problème !
Et en voulant filmer au plus près tout ce qui préfigure et reflète cette population fragile et vulnérable, pauvre et dépendante de l’alcool, Arnaud Desplechin finit par instaurer un malaise évident...
Malaise que ce commissaire très (trop) bienveillant, compréhensif et d’un calme olympien avec tous, ne fait que renforcer et même porter en lui tout au long de cette réalisation.
Roschdy Zem est sans aucun doute parfait dans son jeu, comme l’est d’ailleurs aussi son personnage qui semble tout comprendre et connaître mieux que n’importe qui, ce qui frise vraiment l’overdose par cette façon d’insister et d’insister sur cet aspect plus que gênant à la longue !
D’autre part, se pose le problème de l’impasse totale qui est faite sur ce qui caractérise ces deux femmes, sur leur détermination et leur motivation dans cette sordide affaire, sur leur histoire et leur vécu avec cette vieille voisine dont on ne saura rien...
Par contre, il faut bien reconnaître qu’on a le souffle coupé rien qu’à regarder Sara Forestier plus vraie que nature, complètement glissée dans la peau de Marie, fille dépassée et perdue sous la coupe de Claude dont l’interprétation par Léa Seydoux est remarquable également.
C’est vraiment dommage que ces deux prestations hors pair soient noyées dans un polar qui manque d’un réel impact, polar qui se traîne un peu à l’image de ces deux flics en déshérence, polar où aucune vraie déflagration ne nous tienne en suspens comme on l’était dans le merveilleux et terrible « Conte de Noël » qui nous clouait sur place, du même Arnaud Desplechin !
Alors oui, au niveau de l’atmosphère ce « Roubaix, une lumière » annonce justement et exactement la teneur, mais il s’arrête là, tandis que la suite se fait attendre avec la vie d’un commissariat où aucune histoire ne vienne nous étonner, où aucune enquête ne semble décoller et nous passionner réellement, comme dans ce magnifique film « Polisse » qu’avait si bien réussi Maïwenn !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 septembre 2019
Excellent film. Scénario, mise en scène, lumières, jeu des acteurs et actrices, tout est très bon! Le montage maîtrisé fait que l'on est tenu en haleine pendant les 2 h du film. Bravo!
benzinemag.net
benzinemag.net

41 abonnés 257 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2019
"Roubaix, une lumière" est un film noir, comme peuvent l’être les grands films et romans noir, mêlant une intrigue policière finalement pas très importante et un regard presque naturaliste sur un milieu social, une ville. Ici Roubaix, sa misère, ses délits et son commissaire de Police, solitaire et placide, faisant preuve d’une bienveillance étrange et sécurisante pour tous ceux qu’il côtoie, (rappelant au passage le personnage du commissaire Mattei dans "Le Cercle rouge" de Melville). Un sorte de flic presque christique (sobrement interprété par Roschdy Zem) que rien ne semble affecter. A ses côtés, Léa Seydoux et Sarah Forestier jouent en duo une partition juste et pourtant pas facile dans un film qui se resserre au fil de minutes autour de ces trois personnages avec une dernière partie aussi brillante qu’étouffante.
Narnet
Narnet

33 abonnés 166 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2019
Bon film d'ambiance, on découvre Roubaix et l'univers de la police. Roschdy Zem et Sara Forestier sont énormes !
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2019
Reconnaissons-le d’emblée, jusqu’à présent le cinéma d’Arnaud Desplechin ne m’avait pas réellement convaincu …Que ce soient Les Fantômes d’Ismaël ou Trois souvenirs de ma jeunesse, j’avais trouvé les scénarios, abracadabrantesques, artificiels. à réserver aux inconditionnels que je n’étais pas…Avec Roubaix une lumière, Arnaud Desplechin change de registre et tient un scénario solide qu’il maitrise parfaitement, et qu’il a tourné dans sa ville d’origine, une ville sinistrée depuis la crise du textile, l’une des plus pauvres de France…Dans la première partie du film on suit le quotidien du commissariat de la ville, au grés des urgences dans un environnement de misère sociale et humaine, puis à la suite de la découverte du meurtre d’une vieille femme dans l’un des quartier les plus défavorisée de la ville, on entre dans le vif de l’enquête et au resserrement du filet sur deux suspectes, voisines de la victime, toxicomanes, alcooliques et amantes.. Arnaud Desplechin s’est inspiré d’un fait divers qui s’est déroulé à Roubaix quelques années auparavant, en 2002…et qui avait fait l’objet d’un documentaire de Mosco Boucault diffusé sur France 3 en avril 2008…Roubaix, une lumière est un film noir, d’autant qu’il a été tourné aux alentours de Noël, le plus souvent de nuit ou dans des décors sombres …Le film outre son réalisme du quotidien d’un commissariat, doit beaucoup à l’interprétation de Roschdy Zem, le commissaire Daoud, issu de la seconde génération de l’immigration maghrébine, qui est resté dans sa ville alors que toute sa famille est retournée au bled…il est à la fois viril et bienveillant , lumineux, profondément humain…face à lui deux jeunes femme, deux amantes, déglinguées, superbement interprétées par Léa Seydoux et Sarah Forestier…la caméra implacablement les filme au plus près, ne cachant rien des stigmates de la misère et de leur marginalité… Peu à peu, l'étau se resserre autour des deux femmes, de moins en moins capables de faire front ensemble…Sara Forestier, en animal terrorisé, accrochant ses mots, empêtrée dans son fragile système de défense, est ainsi particulièrement poignante. Léa Seydoux donne l’impression de mieux se maitriser…Cette partie du film est quasi fascinante, et le jeu déployé par ce duo d'actrices est tout simplement époustouflant tant il nous permet de toucher leur détresse….Roubaix, une lumière, est un film prenant qui nous tient en haleine pendant près de deux heures..
Jean-Marc P.
Jean-Marc P.

37 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2019
Arnaud Desplechin renoue avec le cinéma naturaliste et, sur fond d’une ville effondrée sur elle-même, explore la noirceur des âmes. Léa Seydoux et Sara Forestier en spoiler: paumées criminelles
sont bouleversantes et Antoine Reinartz, enquêteur nouvellement muté, très convaincant. Mais c’est Roschdy Zem qui s’impose tel un Maigret tranquille comme un immense acteur. Un thriller social français suffisamment rare pour qu’on s’y précipite. Porté par la musique de Grégoire Hetzel, « Roubaix, une lumière » est un voyage au cœur du cataclysme où vagabondent des ombres.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 septembre 2019
Une ambiance sinistre, une ville économiquement dévastée, l'hiver, mais c'est bien filmé. Un peu déçu par l'histoire, mais impressionné par Sara Forestier qui crève l'ecran
Bénédicte B
Bénédicte B

312 abonnés 47 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 septembre 2019
Mon Dieu ! Évidemment que ce film est reparti bredouille du festival de Cannes. Il est nullissime. C’est bien simple, s’il n’était pas signé Arnaud Desplechin, il n’aurait même pas existé, car il n’aurait pas été financé. La raison ? Il n’y a aucun scénario, aucune idée. Tout est un ramassis de déjà-vu et, pire : toutes les scènes sont gratuites, rien ne tient debout. Alors quand toutes les critiques presse se glosent en hyper relatifs, il y a une fois de plus une raison de se désoler de la compromission des médias français ! Car… 1/ "Génie des acteurs" ? Roschdy Zem se contente d’être sobre. Léa Seydoux fait du Léa Seydoux. Et Sarah Forestier en fait des tonnes, comme tous les rôles secondaires qui, en plus, sont quasiment tous théâtraux ou archi faux. 2/ "Polar qui tient en haleine" ? Mazette ! Rien ne tient debout, donc, et on attend au moins 30 mn que le film démarre, en assistant à x faits divers dont on se fiche éperdument. 3/ "Mysticisme" ou "compassion" ? Le pompon, et il y a de quoi rire car le parcours des soi-disant "filles paumées" que le "bon flic" comprend n'est montré nulle part. Il passe seulement par deux scènes identiques, basées sur un dialogue ridicule et caricatural. Enfin, moralement, il est choquant que ladite compassion s’exprime non vis-à-vis de "deux pauvres filles paumées", mais vis-à-vis de deux pures criminelles, pour appeler un chat un chat. Et deux criminelles sans aucune cervelle qui n'attendrissent personne car elles assassinent gratuitement une vieille dame sans argent. Conclusion : le tout est une honte. Fuyez tant qu'il est encore temps.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2019
Arnaud Desplechin sait y faire pour vendre du rêve ! Rien que le titre, déjà… Si on lui ajoute la bande annonce, le pitch et l’affiche, il faut quand même se faire violence un peu pour aller mettre son nez dans ce polar ; sur le papier, il ne fait pas tout envie ! Long de 2h, le film semble s’étirer éternellement, au point qu’on a l’impression qu’il dure bien une heure de plus. Desplechin, dont je ne suis pas une grande habituée, aime filmer en gros plan, aime faire durer ses scènes, jouer avec les silences et les plans fixes, étirer aussi les dialogues en longueur. C’est probablement une volonté de faire un cinéma proche de la réalité, de mettre en valeur ses personnages et le jeu des acteurs. Je peux comprendre, n’empêche que son film, qui met un temps fou à démarrer (c’est un polar sans crime pendant au moins 40 minutes), nous fait dangereusement flirter avec l’ennui. La musique discrète, la photographie volontairement froide (il y a si peu de couleurs dans ce film), le nombre très restreint de scènes de jour et de scènes en extérieur, tout concourent à cette ambiance triste. Si le but est de faire passer l’idée d’une ville nordiste en pleine déserrance, où la misère sociale engendre la misère intellectuelle qui elle-même engendre la délinquance, félicitation à lui c’est parfaitement réussi. Mais pour le spectateur c’est plombant, c’est long et même si le film peut par moment fonctionner comme un documentaire, surtout au début, ça ne peut pas suffire à happer le spectateur sur la durée. Pour une raison que j’ignore, si ce n’est pour coller encore plus à cette idée du pseudo-documentaire, le scénario multiplie les intrigues annexes et les digressions, certaines passionnantes qui auraient mérité plus d’éclairage (le violeur en série), d’autres plus anecdotiques (le neveu du commissaire), d’autres à la limite du « sans intérêt » (les chevaux). C’est une démarche un peu étrange, frustrante au possible et qui donne l’impression d’un film qui s’éparpille en permanence, qui essaie de nous dire des choses par bribes allusives sans nous donner ni les codes pour les comprendre, ni les clefs pour les analyser. Ce qui fonctionne dans le scénario, et c’est même sa grande réussite (avec le casting, j’y reviendrai), c’est cette longue double garde à vue, ces interrogatoires croisés, ces reconstitutions sauvages pour faire accoucher la vérité. Je choisi ce verbe à dessein car c’est long et douloureux comme un accouchement. Les questions sont répétées inlassablement, les suspectes esquivent, répondent à côté, marquent des longs silences. Elles se contredisent, elles lâchent des bribes puis se rétractent, se défaussent, pleurent, craque sans craquer, c’est long, et c’est douloureux comme quand on perce et que l’on vide un abcès. Les gardes à vue, au cinéma, sont souvent expéditives, ici elle est filmée dans sa longueur, mettant en scène le travail psychologique des enquêteurs et (je ne sais pas à quel point c’est crédible aujourd’hui) en l’absence total du moindre avocat ! Avoir choisi un fait divers réel, banal et sordide ajoute au pathétique de la situation. Ici il n’est pas question de tueur en série et de mobiles fumeux, ici, on tue une vieille dame de 80 ans spoiler: pour voler des bricoles sans valeurs,
et sans vraiment se rendre compte de la gravité du geste. Dans « Roubaix, une lumière », pas de flic tourmentés et mal rasés, pas de tueurs machiavéliques, pas de mobiles tordus à deviner, pas de rebondissement de dernière minute, pas de trafic et de délinquance organisée, du banal, du sordide, du crapuleux, c’est tout ! Finalement, c’est le casting qui emporte la mise, car Desplechin a eu la main heureuse : Roschdy Zem est parfait, humain mais ferme sur ses principes, zen mais pas blasé. Antoine Reinartz a moins de chance avec le rôle d’un lieutenant débutant, qui parle comme un livre, sourit beaucoup trop, et qui prie Dieu de lui donner la force de bien faire son métier. Il a du mal à être crédible, Antoine Reinartz, quand il veut incarner la sollicitude on le trouve bêtement souriant et quand il veut incarner l’autorité, on n’y croit pas vraiment. Les deux filles, quant à elles, sont incarnées par Léa Seydoux, dont je ne suis pas hyper fan mais qui fait le job, et l’épatante Sara Forestier. Cette dernière, enlaidie, incarnant une jeune femme visiblement limitée intellectuellement, est bluffante et même émouvante. Contrairement au personnage de Léa Seydoux, on a l’impression qu’elle est surtout une victime, victime des circonstances, victime de sa propre personnalité, victime de son passé, victime de ses sentiments. C’est l’interprétation qui donne cette impression, et Sara Forestier sait incarner ce genre de personnage, elle l’avait déjà fait (« La tête Haute »), j’espère juste qu’elle ne va pas s’abonner à ce genre de rôle, ce serait dommage. En résume « Roubaix, une lumière » est un polar proche du documentaire, un peu trop long, un peu plombant, un peu frustrant aussi mais qui offre des performances d’acteurs remarquables.
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2019
Je me méfie des films de Desplechin toujours encensés par la critique quoi qu'il fasse. J'avais détesté Les Fantômes d'Ismaël.
Ici, c'est tout a fait un autre genre et c'est plutôt réussi. Roschdy Zem campe un flic façon Maigret, calme et un peu paternaliste. Le film est vraiment construit en 2 partie, la première tient du documentaire, la vie d'un commissariat à Roubaix, petits délinquants et cas sociaux. Ensuite on passe vraiment dans l'histoire des 2 filles paumées. Si vous aimez les polars, c'est à voir
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2019
Desplechin s’aventure dans un registre inédit pour lui, le polar, qu’il envisage plus sous l’angle de la chronique sociale que du récit-énigme à suspense. Il aborde avec un réalisme "poli" une certaine misère humaine, une matière dramatique inspirée de vrais faits divers. Rien de très novateur sur le fond ou la forme (Desplechin n’est certainement pas le "nouveau maître du polar" comme l’annonce l’affiche), mais le film cultive une sobriété qui n'est pas sans humanisme, sans densité, à l’image de la belle prestation de Roschdy Zem, et bénéficie d'une photo soignée (chef op' Irina Lubtchansky).
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