Roubaix, une lumière
Note moyenne
3,6
3700 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

342 critiques spectateurs

5
34 critiques
4
103 critiques
3
107 critiques
2
51 critiques
1
29 critiques
0
18 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Puss D
Puss D

18 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2019
Un thriller hors du commun joué par un trio d'acteurs exceptionnels... Roshdy est fabuleux dans son rôle de commissaire , Sara et Léa sont vraiment époustouflantes à mon avis leurs meilleurs rôles .. Un thriller qui se différencie des autres car son but n'étant pas d'entretenir un suspens mais d'analyser les faits et d'enquêter plutôt sur le cheminement de l'aveu et des émotions ..il y a qqchose d'indéfinissable ,de terriblement humain dans la réalisation de ce film d'ou le titre " Roubaix lumière" car malgré tous les horribles faits divers relatés dans le film on voit cette lumière dans le regard du commissaire et toute cette humanité qui en ressort ,car à aucun moment il ne laisse place au jugement ni à la violence.. Un film bouleversant à voir absolument
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2019
Le cinéaste a déclaré "j'ai voulu ici ne rien offrir à l'imagination, ne rien inventer", insistant ainsi au réalisme presque naturaliste du milieu policier et du monde difficile qu'il côtoie. Malheureusement il faut rappeler qu'au 21ème siècle en France les commissaires ne sont jamais sur le terrain à ce point omniprésent, d'autant plus que Daoud est quasi devin ! Dommage... Surtout que le film est dans l'ensemble plutôt bien vu, les affaires quotidiennes des policiers sont bien retranscrites, l'atmosphère austère est palpable et, surtout, le duo d'actrice Seydoux-Forestier offre une performance bluffante. On aurait aimer voir la ville de Roubaix de façon plus large (ici résumé à quelques décors)...
Site : Selenie
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 septembre 2019
Ne connaissant pas la ville, je ne peux pas vous dire si on est dans la caricature comme certains le dénoncent. Les rôles sont en tout cas inégaux (Rochdy Zem et Sara Forestier très bons alors qu'on a vraiment du mal à imaginer Léa Seydoux en jeune fille perdue du Nord). Je trouve aussi le début trop long et l'enquête sur la mort de la vieille dame bien trop rapide. J'aurais aimé plus d'investigations et non pas cette longue séance d'interrogatoire.
Jacky B.
Jacky B.

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2019
Cette vie d'un commissariat de quartier d'une ville sinistrée qu'est Roubaix, tirée d'une histoire vraie, n'offre pas un scénario original mais les personnages sont remarquablement ciselés et servis superbement par les quatre acteurs principaux. Daoud, fin psychologue et qui a de l'empathie pour ces 2 filles paumées, est attachant. Sara Forestier habite son rôle comme d'habitude.
Allocine
Allocine

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2019
Humain, trop humain. Une ville à la dérive. Un commissaire, un nouveau Maigret qui serait un enfant issu de l'émigration algérienne et dont toute la famille est retournée "au bled", parce qu'ici, il n'y a plus d'espoir, mais c'est surtout un homme qui sait tout des suspects parce qu'il les a côtoyés, eux ou leurs frères, sur les bancs de l'école, dans les squares, dans la rue ...
Sara Forestier et Léa Seydoux sont très attachantes dans leur rôle respectifs.
Sandra K
Sandra K

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2019
Un film poignant, à voir absolument ! Une histoire vraie dramatique, et des acteurs dont les rôles collent parfaitement !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 septembre 2019
Roubaix, une des villes les plus pauvres de France. Entre Noël et Nouvel An, on y suit le commissaire Daoud (Roschdy Zem) et le jeune lieutenant Louis Coterelle (Antoine Reinartz) dans leurs enquêtes : une arnaque à l’assurance, un incendie criminel, un viol sur mineure, une adolescente en fugue et deux jeunes marginales (Léa Seydoux et Sara Forestier, pétrifiée et passionnée) accusées du meurtre de leur voisine.

En compétition pour la dixième (!) fois à Cannes, Arnaud Desplechin surprend. Chef de file du cinéma français post-Nouvelle Vague, il a longtemps fait de la cellule familiale la matrice névrotique de ses films et s’est complu dans un cinéma intellectualisant qui ne m’a jamais convaincu alors même que je me situe probablement dans le cœur de cible de son public. Il abandonne cette veine pour réaliser un polar, à la frontière du documentaire et de la fiction. Il s’est inspiré de faits réels qui se sont déroulés en 2002 à Roubaix, sa ville natale et qui furent relatés dans un documentaire qu’il a vu par hasard sur France 3 en 2008.

Le film d’Arnaud Desplechin respecte scrupuleusement la trame définie par ce documentaire. À travers lui, c’est la radioscopie d’une ville entre chien et loup, lessivée par un crachin sournois, qui se dessine. Le risque est de laisser le spectateur sur sa faim en esquissant des histoires dont on ne nous livre pas le fin mot : pourquoi la famille de Daoud est-elle repartie en Algérie ? pourquoi son neveu emprisonné lui voue-t-il une telle rage ? pourquoi la jeune Sophie a-t-elle fugué ? D’ailleurs les deux personnages principaux, le commissaire et le lieutenant, restent-ils l’un comme l’autre opaques à toute analyse psychologique.

Mais il y a plus grave. "Roubaix, une lumière" souffre d’un déséquilibre rédhibitoire.

Il est écartelé entre deux parties et deux partis. Le premier est de raconter, au fil de l’eau, ces historiettes – comme l’avait très bien fait en son temps "Polisse". Le second est de se focaliser sur Claude et Marie. En confiant ces rôles à deux stars, Desplechin ne pouvait pas ne pas leur laisser la part du lion. L’enquête menée par les policiers sur leur crime [dans des conditions dont je m’interroge sur le réalisme et la violence] occupe toute la seconde partie du film. Le rythme du film en est brisé. On passe de la chronique au huis-clos, du pluriel au singulier, du kaléidoscope au microscope.

Je ne dis pas que la première partie n’est pas intéressante. Je ne dis pas que la seconde ne l’est pas non plus. Mais je dis que leur attelage l’une à l’autre ne fonctionne pas.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2019
Le scénario commence d’abord par picorer à droite et à gauche dans le travail policier au sein d’une ville devenue glauque, sur fond de désindustrialisation et de la misère sociale qui s’est en suivie. Puis, au gré du travail d’enquête du quotidien (petite délinquance, escroquerie à l’assurance, fugue, puis plus grave avec un viol), la narration recentre les acteurs principaux sur un fait divers sordide : le crime dont une vieille dame a été victime. Tout ce qu’il y avait avant c’était pour le cadre, l’ambiance, le contexte. Et à partir de là, c’est du grand, du très grand cinéma policier digne des meilleures réalisations du genre. Le réalisateur révèle dans les secrets de tournage avoir comme référence Hitchcock. S’il force ici le spectateur à s’interroger longuement et se remettre en question au fil de l’enquête, il ne joue pourtant pas tellement sur le suspens ou l’inattendu. Il y a par contre du Simenon (pour l’intrigue) et du Depardon (pour la manière de montrer et de décrire). Du vrai cinéma de qualité, avec des acteurs et actrices (des rôles principaux aux rôles dits secondaires) interprétant parfaitement leur personnage avec un réalisme surprenant. Ce n’est plus du cinéma, c’est du témoignage, de la démonstration. A voir et même à revoir.
tonton29
tonton29

29 abonnés 294 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2019
Polar noir réaliste au plus près des hommes et femmes, de la vie des mal aisés souvent confrontés aux petits délits pour essayer d'avoir mieux que ce qu'ils réussissent à obtenir de la Société. On évolue alors entre glauque et misère mais sans misérabilisme et sans excuser ceux qui franchisent la ligne de la légalité. À partir d'un petit commissariat confronté à cette réalité sociale, les enquêtes tristes se cumulent puis se concentrent sur une "plus grave". C'est presque documentaire. Et pourtant derrière cette noirceur ambiante, le titre l'affiche pleinement, il y a bien une lumière, une humanité dans ce monde exécrable. Roschdy Zem est impérial, les autres acteurs policiers sont très bien (seul bémol, le côté brailleur pour obtenir des aveux . . . Ça remet en question le côté humain perçu sinon car ça ressemble presque à de l'extorsion d'aveus par effet de stress et de fatigue sur les personnes interrogées) Léa Seydoux et Sara Forestier en filles paumées et déconnectées de la réalité terrible de la gravité des actes sont excellentes. Ce n'est pas un film qu'on prend "plaisir" à voir mais qui est à voir. Il est prenant et glaçant.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2019
Inspiré d'un fait divers de 2002, ce nouveau film d'Arnaud Desplechin nous plonge, à Roubaix, dans une enquête policière d'un meurtre sordide d'une vieille dame de 83 ans, une nuit, chez elle.
La première partie est un peu longue à se mettre en place, on assiste à la vie du commissariat confronté à diverses affaires, sans réel grand intérêt.
C'est au moins l'occasion de découvrir le jeune lieutenant de police tout juste muté dans cette ville (Antoine Reinartz, que je n'ai pas vraiment apprécié dans ce rôle) et surtout l'expérimenté commissaire en poste (Roschdy Zem).
Le film prend toute son intensité dramatique dans la seconde moitié, lorsque les suspects de ce crime horrible sont mis en garde à vue et interrogés.
Un long-métrage à deux vitesses donc, dans lequel on notera la superbe interprétation de Roschdy Zem, ainsi que les brillantes prestations de Léa Seydoux et Sara Forestier.
Inégal, mais assez convaincant.
Site www.cinemadourg.free.fr
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 septembre 2019
Roubaix une lumière, le dernier film d’Arnaud Desplechin, nous emmène dans une ville ingrate, de briques rouges et sales, abîmées, qu’on croit connaître. La caméra rôde dans les quartiers mal famés avec leurs maisons vides ou squattées, et croise des jeunes filles en cheveux dans la rue… La violence affleure pour des broutilles. Des jeunes volent 20 euros au boulanger du coin, un petite vieille se fait tuer pour trois bouteilles de détergent et une télévision. Mais Roubaix brille des lumières de Noël: guirlandes, décorations, néons scintillants, ambiance à la fête. Le réalisateur nous fait partager la joie des lumières de la nuit aussi: celles des feux arrière de voiture, des voitures qui brûlent, ou des maisons… Le contraste saisit le spectateur entre ces extrêmes d’une période de l’année plutôt dédiée à la bienveillance en famille et le caractère sordide des faits divers qui mobilisent les policiers du commissariat central.

Le héros, Daoud, est un commissaire attentif dans ses relations, notamment aux suspects. Il avoue au jeune stagiaire intello et croyant qu’il sait toujours quand ils lui mentent.
Il les fait parler. Avec douceur mais lucidité. Il connaît la ville, ces familles immigrées depuis plusieurs générations. Son parcours personnel est semblable. Il salue également les crapules locales. Il cherche les failles. Ne s’énerve jamais. Son équipe, hommes et femmes, monte au créneau pour lui. Les confrontations peuvent paraître violentes mais elles sont efficaces, sans violence physique.

Le chemin, de l’incendie, au vol puis au meurtre, s’effectue par étapes, pour les criminelles comme pour l’enquête: recoupements et observation fine des lieux. La géographie du quartier. Et de l’assassinat. L’histoire d’une jeune fille, trop jolie, à qui tout a été donné trop facilement...La suite sur
https://cascaro.wordpress.com/2019/08/30/roubaix-une-redecouverte-en-forme-de-jeu-de-piste/
Verklarte
Verklarte

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2019
Première réaction : magnifique performance de Roschdy Zem qui est décidément un très grand acteur. Construction passionnante du film par Arnaud Desplechin, qui nous montre une ville attachante malgré la misère, un commissariat humain et pas caricatural. Le refus de la caricature et de la simplification ou de la dénonciation binaire est d'ailleurs une des caractéristiques de ce film. L'interprétation de Sara Forestier et Léa Seydoux rend bien compte de la complexité. Nous avions revu la semaine précédente « le nom des gens », et dans ces deux films, l'interprétation de Sara Forestier est ébouriffante.
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2019
Daoud dirige le commissariat central de Roubaix. Incendie criminel, viol, fugue... le commissariat gère les affaires courantes quand une octogénaire est assassinée.

Le film est très fortement inspiré du documentaire de Mosko Boucault "Roubaix, commissariat central" qui a marqué tous ceux qui ont pu le voir lors de sa diffusion en 2008. Mosko Boucault y avait filmé, en 2002, les aveux des deux criminelles d'une septuagénaire lors de leurs interrogatoires.

Arnaud Desplechin reprend une bonne partie des scènes et des dialogues du reportage. Un presque copié/collé auquel la fiction apporte une esthétique de la mise en scène particulièrement soignée et un beau portrait de flic comme on les dessinait dans le cinéma français des années 70. Roschdy Zem campe un commissaire taiseux, pausé et humaniste qui connait comme personne sa ville natale et ses habitants. La lumière du titre du film c'est lui.

A ses côtés, un jeune lieutenant affecté dans cette ville qu'il ne connait pas, interprété par Antoine Renartz. Tous les comédiens jouent parfaitement leur rôle bien que l'on puisse s'étonner de n'y entendre aucun accent ou parler roubaisien. Et ce n'est pas un détail quand on voit à quel point Desplechin a le soucis de dessiner un portrait, certes orienté vers ce qu'elle a de plus triste mais précis, de la ville, de sa pauvreté à ses ruelles sombres et ses courées délabrées jusqu'à sa météo exécrable.

Cette réserve exceptée, le film, d'une durée de deux heures, se visionne avec intérêt et avec un réel plaisir de cinéma servi par une belle mise en scène et le dessin soigné des personnages.

sanscrierart.com
Gorgebleue
Gorgebleue

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2019
Une fresque sociale remarquablement efficace pour dépeindre les failles et les laissés-pour-compte de notre société. Roschdy Zem dans un rôle de flic plein d’humanité et Sara Forestier sublime paumée sont exceptionnels. On se prend à aimer cette police multiculturelle, mais le film n’est pas seulement là pour dépeindre les difficultés d’une société rongée par les difficultés économiques. Le polar est passionnant et on ne s’ennuie pas une seconde pendant les deux heures de ce très beau film.
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 août 2019
Malgré une interprétation solide des différents acteurs, le film ne parvient pas à captiver sur un fait divers pourtant riche à explorer. Le duo de meurtrières n'est quasiment pas évoqué, la relation entre les 2 femmes et la situation qui les amène sur cette folie meurtrière. Roubaix décrit comme une ville sombre, sinistre, dangereuse, minée par la communauté musulmane mal en point dans ce récit malgré tous les efforts du Commissaire Daoud. Les interrogatoires sont peu crédibles aussi et cette narration d'un jeune lieutenant qui ne sert pas à grand chose en fait. Déçu par un film qui présageait mieux.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse