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sylounette
59 abonnés
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4,0
Publiée le 13 novembre 2019
un super Ken Loach qui une fois encore met en évidence la banlieue anglaise et la dure vie des "petites gens".. On s'attache à cette famille qui lutte pour garder la tête hors de l'eau et garder une cohésion familiale je recommande vivement
Encore un grand film de Ken Loach. On en ressort avec un mélange de boule au ventre et de rage anticapitaliste. Rick décide de se mettre à son compte comme livreur et adhère à une sorte d'Über dont l'entrepôt est géré par un grand gaillard dépourvu de toute empathie. Le voilà obligé de faire des heures et de courir du matin au soir pour s'en sortir. Mais il ne faut pas avoir de problème pour ne pas avoir d'amendes et interdit de se mettre en arrêt de travail. Sinon non seulement il ne gagnera rien mais là encore il devra payer une amende ! Et la situation de sa femme, auxiliaire de vie, n'est pas plus rose. Elle aussi doit faire bien plus d'heures que ce pour quoi elle est payée. Alors quand en plus de ça le fils de 15 ans se rebelle et se met à faire des bêtises, rien ne va plus. Dans cette dénonciation d'un libéralisme inhumain Ken Loach, merveilleux directeur d'acteurs, est parfaitement épaulé par des acteurs très crédibles dans leurs rôles. (l'acteur principal était d'ailleurs plombier avant d'être engagé par le réalisateur). Un conseil, don't miss this movie !
Encore un bon film social ! Cette famille est très attachante, on est dans la galère avec elle. Ce père qui essaie de faire au mieux mais enchaînements de malchance et les nerfs qui cèdent. Un peu déçue par la fin qui est raide et bâclée 3,6/5
Je retrouve dans ce film la patte de Ken Loach, mais la magie n'a pas totalement opéré. L'histoire est assez convenue et les événements s'enchaînent de façon trop logique, comme attendue. Je me suis un peu ennuyé en voyant cette famille s'enfoncer dans toutes sortes de difficultés sans jamais pouvoir rebondir. Il y a un côté artificiel, presque masochiste, dans cette descente aux enfers. Les acteurs jouent très juste et la critique de l’uberisation du travail est sans concession, mais je n'ai pas senti de souffle particulier à cette histoire très grise, contrairement à d'autres œuvres de Ken Loach.
Le réalisateur Ken Loach signe un drame social poignant évoquant « l’ubérisation » de la société de travail, des contraintes que cela impose sur les travailleurs et l’impact négatif sur la vie de famille. Un film dépouillé, sans pathos mais émouvant grâce à une interprétation d’une grande justesse. Loin de tout misérabilisme, le cinéaste capte la violence sociale avec un œil toujours aussi acéré et vif.
Présenté au Festival de Cannes 2019, “Sorry We Missed You” est un long-métrage du réalisateur déjà palmé Ken Loach. Le drame décrit les dérives du marché du travail à l’heure de l’ubérisation qui remet désormais en cause le statut des salariés. Pour exemple, Loach suit le portrait d’une famille de Newcastle qui rêve de devenir propriétaire. Une opportunité se présente. Ricky vend sa voiture pour acheter une camionnette et devenir chauffeur-livreur indépendant. Son nouveau statut d’auto-entrepreneur n’est pas sans surprise et le film nous plonge dans un engrenage sans fin autour du travailler plus pour vivre un temps décemment et où la notion d’être à son compte devient une illusion. Un portrait poignant et consternant de vérité. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Drame social tout simplement incroyable de par la maîtrise de son émotion. Ken Loach parvient à offrir un long métrage encore plus juste que Moi, Daniel Blake. Son nouvel opus évite tout pathos, grâce à une sincérité débordante. Claque
Dans la même lignée de « Moi, Daniel Blake » et de l’ensemble de sa filmographie depuis les années 60, Ken Loach continue de s’arracher pour rendre hommage aux familles qui souffrent de l’exigence d’un système. Le travail précaire, mêlé à l’ubérisation du travail, de la société de l’économie, met en lumière ce drame qui peut démanteler le plus solide des liens qui existent et pour lesquels nous nous battons chaque jour et à toute heure. Et avec Paul Laverty au scénario, il n’est donc pas étonnant de le voir recoller avec ces thèmes autodestructeurs et des personnages qui naviguent entre les inégalités, tout en encaissant, car il n’y a pas de voix, il n’y a pas d’écoute pour ces marginaux qui piétinent dans l’ombre.
Ricky Turner (Kris Hitchen), père de famille, définit cette détresse du moment, l’envie de cueillir le fruit mûr et généreux pour ses proches. C’est de cette note d’attention qu’il se heurte à ses propres principes, car sombre rapidement dans une forme de dépendance, nécessaire à sa survie et à ceux qu’il aime. Il s’endette et entre dans un jeu un tantinet mafieux, afin de livrer des commandes à travers un Newcastle gourmand et endormi sur les méandres de ce métier, entièrement à la charge du salarié. Ce contexte posé, le film ne recule plus et ne s’excuse jamais de ce qu’il entreprend. Il est bien évident que les décisions du père a un grand impact sur la vie de famille, à commencer par la polyvalence d’Abby (Debbie Honeywood), à l’instinct maternel et rationnel. Pourtant, elle se détache physiquement de ses enfants, car elle est toujours là à vagabonder de client en client, et la touche de générosité supplémentaire ou mal placée ne suffit pas à ramener un salaire confortable à domicile.
Nous avons donc à faire à des héros de l'ombre, mais qui se limitent au public familial, car il y a bien deux enfants qu’on laissant s’autogérer et on devine bien la suite. Seb (Rhys Stone) est bien l’adolescent rebelle qui prendra peu à peu conscience de son engagement dans la vie. À travers son regard, on lui donne une dimension métaphorique de son père, qui sacrifie tout au prix de ce qui ne peut se racheter. Quant à la cadette, Liza (Katie Proctor), elle est bienveillante et innocente. Présente pour renforcer les liens fragiles dans le récit, elle apporte également une légèreté dans l’absence des parents ou dans leur fatigue. Cependant, chacun manque ainsi un épisode dans la cellule familiale, qui pose des dilemmes et qui s’enchaîne sans pouvoir les arrêter. De plus, on l’extrapole subtilement à un monde ouvert, car ces voisins sur-engagés sont à l’image d’une société qui manque de communication et qui est rongée par la compétitivité. La vitesse à tout prix et la vitesse a tout pris.
Et en parlant de vitesse, on parle forcément du temps. Ce temps permet à la famille de se souder, mais permet aussi de la briser en un mouvement. « Sorry We Missed You » est un message fort qui s’adresse à ceux qui se sacrifient et qui s’arrachent pour satisfaire un client, qui n’a pas toujours le regard humaniste sur ces livreurs. On ressent ainsi une certaine colère dans la narration, car on ne cherche pas non plus à s’en extirper. On fonce dans la seule direction qui nous est proposée, sans aller-retour. On part et on ne reviendra jamais complètement. Une part de nous ne parvient pas à s’affranchir de cette tension et cette rage qui devrait encourager et non pas l’inverse. Loach comprend bien ces détails qui marquent sans doute notre époque, mais qui feront également écho, de nombreuses manières, à des situations plus hostiles qu’aura la vie sur notre façon de s’engager.
Le jeune homme de 83 ans a toujours été fidèle à ses idées et son cinéma de prédilection, le cinéma social, la dénonciation de l'argent roi, les gens modestes et leur exploitation. L'une de ses forces est de toucher au travers du prisme de l'histoire d'un individu l'universalité d'une catégorie de gens qui ne parviennent pas à finir le mois, qui sont criblés de dettes, se tuent au travail juste pour garder la tête hors de l'eau. Au delà de ses scénarios toujours bouleversants, Ken Loach sait diriger les acteurs de façon toujours naturelle et a l'intelligence de trouver des acteurs qui ne sont pas des têtes d'affiches. Le spectateur ne peut que ressentir de l'empathie, voire même de la culpabilité comme ici où ce livreur de colis mène une vie sordide (qui n'a jamais crisé devant un colis qui a du retard dans la livraison ?...) Mais le grand Monsieur aux plus de 40 films, dans un excès de colère sourde dépasse parfois la ligne et en rajoute une couche. Comme c'est dommage. Si les 3/4 du film sont juste parfaits, l'obsession de misérabilisme et même l'histoire des clés du camion viennent alourdir un film pourtant bien écrit, où la difficulté du travail en prise avec les répercussions sur la famille échappaient à tout schématisme.
Mouais bof... je dois dire que je pensais aimer nettement mieux ce film ! Bon il est vrai qu'au début c'est sympa de voir cette famille modeste galérer à joindre les deux bouts et on se dit qu'on va passer un bon moment dans cette superbe ville de Newcastle mais très vite on finit par s'ennuyer... les scènes se suivent et se ressemblent, l'ado finit par être agaçant et la fin est longuette... Au final ça ne dure qu'1h30 mais on a l'impression de ressortir d'un machin de 2h30 tant c'est laborieux. J'ai bien aimé mais je n'irai pas me le recogner allons nous dire -_-
Voilà une histoire dramatique bien ficelée, un drame de la vie quotidienne centré sur ses personnages bien trempés sur fond de misère sociale. Situé en Angleterre, on assiste à la survie d'une famille typique menant au mieux sa barque à flot pour garder son logement et son équilibre. Autant le dire la trame est mollassonne, il n'y a presque pas d'actions mais l'histoire est plaisante et intéressante à suivre car malgré tous les efforts déployés de cette famille, on veut savoir s'ils garderont cet équilibre si important. J'enlève d’emblée 0.5 point pour une fin d'histoire qui se termine en nœud de boudin...
Les films de Loach se ressemblent parce qu'ils continuent à nous montrer ce que le capitalisme détruit. Derrière cette terrible incarnation de l'ubérisation, Loach nous montre combien celle-ci va plus loin que l'exploitation qu'on connaissait jusqu'alors, puisqu'elle va jusqu'à faire exploser la solidarité familiale des + pauvres. L'entreprecariat nous conduit à abandonner ce qui nous tenait encore. Terrible !
Depuis les années Thatcher, Ken loach dénonce l' injustice sociale que subit la classe moyenne. Son denier film est dans cette lignée et dénonce les méfaits de l' uberisation de notre société. Récit implacable, mise en scène solide et excellente interprétation, le film de Ken loach atteint son but.
Ken poursuit son étude de la société d'aujourd'hui au Royaume Uni . il y dénonce le marché "esclavagiste" du travail,. avec des comédiens très talentueux et une mise en scène rigoureuse et vive. nous entrons dans une famille tiraillée entre un travail épuisant et un fils qui ne trouve pas ses marques; il ne tombe pas dans le misérabilisme , il montre les dérives de la vie avec une force bouleversante.