Sorry We Missed You
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 novembre 2019
Nouvelle œuvre cinématographique de Ken Loach, présent à Cannes en compétition officielle, même si « Sorry we Missed you » n’a pas été retenu par le Jury. Le cinéaste militant britannique continue à dénoncer les travers de la société libérale, ici l’auto-entrepreneuriat, sorte de miroir aux alouettes qu’on appelle aussi ubérisation, du nom de la firme US, inventeur du système.

Ken Loach nous décrit avec minutie, la lente descente aux enfers d’une famille. Il y a la mère qui visite des personnes âges et le plus souvent impotentes, à domicile, avec tous les aléas que la situation comporte ; il y a un grand ado qui au lieu d’aller en cours au lycée, tague les murs avec ses copains à la bombe ; il y a aussi la jeune adolescente, parfaitement équilibrée, mais qui assiste avec effroi à la décomposition de sa famille ; enfin, il y a le père, qui après maints boulots, décide de devenir livreur pour une grosse entreprise de transport de petit colis, une plate-forme on dit aussi..

A première vue, il va être son patron, et gagnera de l’argent. Mais, outre qu’il a choisi d’acheter un camion en obligeant son épouse à vendre la voiture, elle ira en bus, les heures de travail s’enchaînent, les clients ne sont pas tous sympas, les insultes peuvent pleuvoir, les agressions aussi, et les amendes appliquées par le patron de la boîte de transport avec. Comme à son habitude, il n’y a pas de fin, car la vie continue, dure, insupportable. Mais c’est dans la tragédie que la famille se reconstituera.

D’un point de vue cinématographique, l’œuvre de Ken Loach est à la fois un documentaire et une fiction. Mais il semble bien mieux ficelé que son précédent film, « Moi, Daniel Blake », pourtant Palme d’or en 2016, qui souffrait de trop de misérabilisme. La caméra suit cette famille, ou plutôt elle s’insinue en son sein, sorte de 5ème personnage invisible qui étudie de très près les 4 autres, quatre acteurs/actrices tous remarquables, notamment les deux ados dirigés magnifiquement par Loach. On se prend une sacrée claque à la sortie de la salle, on se demande où va le monde.

Il n’y a pas de fin, ai-je dit. A chacun d’en imaginer une. Pas impossible que le père commette l’irréparable, car dans ce milieu, il n’y a pas ou si peu d’entraide, de solidarité, encore moins de syndicat, c’est chacun pour soi. Prenons garde que ce système importé des USA ne se développe dans tous les domaines de la société. Ce serait alors une tragédie sociale.
Elena M
Elena M

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 novembre 2019
Le film « Sorry we missed you » montre bien le monde cruel du travail dans le système libéral. Mais les difficultés du couple ne viennent pas de la condition minable du boulot. Elles sont provoquées par ses propres enfants. L'éducation moderne des enfants est en crise. Le réalisateur rend bien compte de l'épuisement du mari et de la femme. Dans la famille, les enfants ont le statut d'éternels invités. Ils n'assument pas leur part dans les difficultés des parents. D’où leur révolte. Par exemple, le fils ne comprend pas la valeur de l'argent. Il ne veut plus faire ses études. Il est adulte. Il peut commencer à travailler. La fille est intelligente. Elle n'est pas un bébé. Elle peut aider sa mère pour les taches ménagères. Par contre, les parents trouvent le temps de discuter avec leurs enfants, mais sans leur expliquer les raisons de leurs difficultés (avoir une maison pour toute la famille). Les enfants doivent participer pour atteindre ce but. Ils ont besoin d'être une famille uni pour passer cette période noire.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2020
Pas d'esbroufe ni de clinquant. Imbrication croissante des problèmes : 14h de boulot par jour, l'ado en pleine crise, intransigeance du patron, accumulation des dettes, braquage de la cargaison par des voyous. Heureusement que la mère tient! ça file la boule au ventre comme si on faisait partie de la famille. Bravo...
chriscam
chriscam

4 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2019
Sur la folie humaine qui consiste au nom d'une idéologie inhumaine à projeter dans le mur des familles entières ici ou ailleurs, beaucoup d'entre nous sommes déjà convaincus de notre dérive sociétale. Ce dernier film de Ken Loach apporte en plus un regard tendre sur une famille composée d'une petite fille forte, sensible, d'un ado créatif et en rébellion constante mais qui voit juste, d'une femme extraordinaire complètement tournée vers les autres et d'un homme prêt à tout pour faire vivre sa famille. Que d'amour dans ce film ! Que de désir de vivre ! On en sort bouleversé, il faut aller voir ce film admirable.
Gyl
Gyl

4 abonnés 51 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2019
Excellent film sur l'évolution du capitalisme, la proletarisation des classes moyennes, des effets sur les relations sociales et surtout familiales.
A partir d'une histoire vraie, mais tellement réaliste et courante. A se souvenir lorsque l'on fait appel à Uber Amazone et autres entreprises sans adresse ni salariés, je regarderai différemment les livreurs
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 octobre 2019
Sorti du salariat, sans syndicat, sans couverture, voilà ce qui arrive à celui qui veut jouer au petit patron. Pain béni pour les actionnaires que sont ces indépendants. Pour ceux qui ne l'auraient pas bien compris, ils peuvent aller voir le film. C'est suffisamment grossi pour que ça laisse une trace Pour les autres, ils peuvent trouver que ça tombe dans le misérabilisme presque comique, ou pire que tout ça c'est du pipeau et que ce monde là n'arrivera jamais en France tant on est bien ici...
Jacky B.
Jacky B.

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2019
Quel coup de poing ! Ken Loach nous laisse peu de répit en dénonçant cette société anglaise qui va mal. Ces boulots d'esclaves montrent un recul des droits du travail; la situation de l'accès au soin n'est guère plus florissante. Il nous reste à réagir.
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2019
Je pense que ce film parlera à beaucoup de familles car il représente vraiment les difficultés qu'une grande partie des gens peuvent avoir au quotidien. Pour ne pas dire les "petites" gens. Bon, il est vrai que Ken Loach est désormais connu du grand public car ça n'a pas impacté sur mon avis final. J'irai même jusqu'à dire que les 15/20 premières minutes m'ont déçu et que le ton monte au fil du visionnage. Donc, nous nous retrouvons dans une famille classique d'Angleterre qui fait tout pour joindre les deux bouts et qui sont sans cesse perturbés par des problèmes plus ou moins graves. Les protagonistes sont assez attachants même si j'ai eu du mal avec les parents. Les enfants le sont beaucoup plus à mes yeux et surtout la plus petite. D'ailleurs, cette jeune actrice joue à merveille, elle est très touchante. Le fils est pas mal non plus. Je trouve un peu dommage que la bande originale soit inexistante car ça aurait apporté un plus maintenant mais bon. Alors, ne vous attendez pas à de grosses photographies avec des plans originaux, pas d'effets visuels hors du commun, pas de rebondissements, etc. Là, on est vraiment dans un genre long métrage de type dramatique qui suit des choses très banales et ce n'est pas péjoratif quand je dis ça. La tension est assez haletante et ça parait assez réaliste. Je regrette quelques clichés mais bon, on ne peut pas plaire à tout le monde. La fin est un peu tronquée est je pense que c'est volontaire et ça nous permet un peu de faire travailler notre imagination pour nous demander ce qu'il va se passer ensuite. Le temps passez assez vite, ce qui est de plus en plus rare au cinéma de nos jours, en tout cas pour moi donc ça veut dire que "Sorry We Missed You" est assez bon. Après, pas de grande révolution à l'horizon mais c'était sympa. 12/20.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2019
Une nouvelle fois avec ce film Ken Loach décline l'obsession de sa thématique, dénonçant l'ultra libéralisme inhumain dans son pays. Qu'on réfute ou non son constat, il faut avouer que le cinéaste ne fait pas dans la dentelle en abusant de passages naturalistes assez répétés et surtout en n'évitant point un certain manichéisme qui finalement simplifie le problème de manière caricaturale excepté le personnage du chef qui dévoile, en certaines occasions, toutes les contradictions de sa situation, en gros comment gérer la liberté totale d'entreprendre au mépris du respect des conditions de travail de ses employés. Les personnages se battent, luttent contre l'oppression de leur environnement professionnel et familial. Malgré les fortes réserves sur le discours de Loach, le film est prenant, rythmé et empli d'un suspens latent qui va en croissant. Les acteurs font le job, semblent habités par une certaine force qui les rend humains, touchants, drôle, voir pathétique. Dan la lignée de son film précédent, Loach fait corps avec ses personnages et nous fait partager son empathie (en partie). Inégal, Sorry we missed you parvient, non sans sombrer dans la facilité, à nous émouvoir car vraiment, parfois trop humain
Vincenzo M.
Vincenzo M.

47 abonnés 271 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 avril 2021
Des films ayant une portée politique, voire d’intervention, il y en a, et ils ne sont pas tous sans intérêt. Aucun ne m’a semblé avoir une portée aussi grande que celui de Papy Loach, en l’espèce particulièrement en forme selon moi. La façon dont son scénariste Paul Laverty et lui-même ont choisi dans Sorry We Missed You de se pencher sur les ravages sociaux de la ‘gig economy’ (à la prestation) ou de ‘l’ubérisation’ qui gagne partout depuis quelques années mais n’est presque nulle part aussi développée qu’au Royaume Uni, me semble répondre de façon intelligente et sensible à l’urgence grandissante qu’il y a à se poser de façon beaucoup plus aiguë la question de l’organisation du travail, et au-delà, sociale.

Peu après la sortie du film en vidéo, les économies nationales sont les unes après les autres frappées par les effets multiples d’un virus qui vont au mieux bouleverser pour un temps, au pire définitivement mettre à bas, ces organisations telles qu’elles existent aujourd’hui. Les gouvernements rivalisent déjà de promesses afin que de nombreuses entreprises petites et grandes ne coulent pas par le fond, y compris quand elles dégagent des profits. Le filet de sécurité devrait être assez large dans certains pays pour que tout le monde s’en sorte à peu près si la crise n’est pas interminable, même si beaucoup y perdront en cours de route. En Grande-Bretagne, où plusieurs millions d’auto-entrepreneurs font tourner la ‘gig economy’, à grand renfort de ‘contrats 0 heure’, les solutions proposées par le gouvernement conservateur, pourtant pas si éloignées de ce que pourrait proposer le Labour de Jeremy Corbyn, ont immédiatement rendu leurs limites évidentes en montrant que les soutiers de la ‘gig economy’ n’étaient que modérément pris en compte. Si ceux-ci n’ont à se mettre sous la dent que le ‘Universal Credit’ mis en place et peaufiné par les gouvernements conservateurs ces dix dernières années, c’est grosso modo avec une douzaine de livres par jour qu’ils devront vivre. Nous n’en sommes qu’au début des réponses des Etats à une crise dont les effets ne peuvent être mesurés à présent, mais une chose est certaine : dans un pays comme le Royaume Uni, avoir laissé grandir à ce point une telle tumeur que celle que représentent les ‘contrats 0 heure’ signifie qu’à l’heure d’une telle crise, soit l’on va laisser sur le bord de la route des masses de personnes désespérées – tandis que les autres continueront à faire tourner les plateformes et les livraisons dans des conditions toujours aussi peu enviables – soit l’Etat va devoir consentir des efforts encore plus considérables pour faire en sorte qu’ils ne figurent pas parmi les victimes collatérales les plus exposées d’un système déshumanisant atteint en plein cœur en l’espace de seulement quelques semaines.

Paul Laverty et Ken Loach, dans Sorry We Missed You, font ce qu’ils ont toujours fait : démonter une logique tout en se penchant sur des cas individuels, et en mesurant les effets sur l’individu mais aussi le groupe le plus immédiat (de la famille à la communauté). Comme je l’avance ci-dessous, je pense que l’aspect de démonstration qui se trouve dans la plupart de leurs films est largement tempéré ici par l’incarnation, à mon sens totalement réussie. Ce film, on ne peut plus actuel à sa sortie, se saisissant à bras le corps d’une des questions les plus pressantes dans nombre de sociétés de par le monde, est-il déjà au moins en partie caduc ? Il est évidemment trop tôt pour l’affirmer, et rien ne dit que nous ne reviendrons pas en arrière malgré les changements majeurs que risquent de nous apporter les mois et les années à venir, malgré ce que nous allons apprendre et ce à quoi nous allons tous être un peu plus forcés à réfléchir. Pour l’instant, ce que décrivent en restant largement à un niveau individuel Laverty et Loach est complètement notre monde, et il s’agit de l’observer et de le comprendre au moment même où il est mis à mal. Ce film a fait dans les salles françaises environ quatre fois moins d’entrées que son film précédent, I, Daniel Blake / Moi, Daniel Blake. C’est un film que j’aime moins en tant que film, qui peut sembler plus ouvertement personnel dans son approche mais dont la dénonciation me frappe comme étant au bout du compte moins subtile, dont la portée m’apparaît moindre. Quoi qu’on en pense en définitive, il n’y a pas de raison pour que Sorry We Missed You soit vu par beaucoup moins de spectateurs. Je pense pour ma part qu’en termes de scénario et d’incarnation par les acteurs, il se place un cran au-dessus. Et je ne reviens pas sur sa nécessité, qui m’apparaît comme bien plus grande.

« De sa carrière à la télévision dans les années 70 et 80, alors qu’il n’arrivait plus à réunir les fonds nécessaires pour faire des films destinés aux salles – rappelons-le dans un contexte de crise profonde du cinéma britannique, avec une distribution très problématique – à ses tout derniers films, I, Daniel Blake / Moi, Daniel Blake (2016) et Sorry We Missed You (2019), Ken Loach aura bien été non seulement le portraitiste du Royaume Uni sous Margaret Thatcher et ses successeurs (y compris le Premier Ministre travailliste Tony Blair) comme on le présente parfois, mais surtout le chantre des petites gens, et singulièrement des travailleurs de plus en plus réduits à vivre d’expédients ou à se livrer à des activités malhonnêtes afin de pouvoir faire mieux que survivre. J’ai déjà pu écrire que, dans les nombreuses collaborations avec son scénariste des vingt dernières années Paul Laverty, je préfère les films où ils suivent la trajectoire de personnes s’enfermant dans une logique qu’ils montrent à l’œuvre avec beaucoup d’acuité, telle que l’adolescent de Sweet Sixteen (2002) ou la travailleuse qui se met à son compte dans It’s a Free World ! (2007). Je sais que je risque d’être bien minoritaire à préférer assez nettement Sorry We Missed You à sa très aimée deuxième Palme d’Or I, Daniel Blake : pour moi, sa plus grande nécessité politique – le rouleau compresseur des ‘contrats zéro heure’ et de la ‘gig economy’ nous affectent tous, ô combien – va de pair avec une plus grande attention à faire exister les personnages dans toutes leurs dimensions, sans les transformer en pures fonctions, ce qui était pour moi un peu trop le cas dans I, Daniel Blake. Dans Sorry We Missed You, je retrouve clairement tout ce que j’aime le plus chez Ken Loach, sa capacité à lester d’une humanité restituée dans sa complexité des ressorts scénaristiques parfois un peu trop volontaristes, les faisant accepter au spectateur parce que les personnages sont incarnés, au-delà de ce qu’ils peuvent représenter ou emblématiser. »

Dans cette perspective, il me faut saluer chaleureusement les quatre acteurs principaux, que je trouve tous à l’unisson, avec une enfant et un adolescent dont le personnage n’est jamais sacrifié, dont la présence à l’écran est toujours d’une justesse (ou d’une puissance) incroyable. C’est grâce à eux que le film finit par échapper à la démonstration ou à la leçon. Il me semble cependant important que, contrairement à certains films dans lesquels tout finit par se diluer dans l’intérêt porté à l’évolution de personnages individuels, les auteurs ne perdent jamais de vue qu’ils montrent une logique particulièrement viciée à l’œuvre. Ils le font avec grand talent, mais sans l’apport de ces acteurs, le résultat ne serait bien entendu pas aussi probant à l'écran.
6BREIZ3
6BREIZ3

10 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2019
C'est dans la veine de Ken Loach. On ne sort toujours pas fringant de la salle. Une famille que l'on prend d'affection. Le triste espoir des classes moyennes où l'on rêve d'un avenir meilleur. Dans ce nouveau verset c'est l'envers du décors. La société de consommation avec le monstre Amazon et les ravages de cette uberisation à outrance qui asservit, exploite et détruit même si les sentiments humains et familiaux permettent d'espérer...
gregvidal
gregvidal

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 octobre 2019
Voilà quelques mois que j'ai découvert l'univers de Ken Loach. Sorry we misses you est donc le premier film de Loach que je vais voir au cinéma. En quelques mois, j'ai pu voir auparavant, "le jour se lève", "sweet sixteen", "looking for Eric", "la part des anges", "Raining stones", "my name is Joe" , "Moi Daniel Blake". Depuis, je n'ai qu'une envie, c'est de voir tous ses films.
Ce que j'aime dans ses films, c'est la réalité du quotidien des gens qui sont délaissés dans nos sociétés.
"Sorry we missed you" n'échappe pas à la règle et vous emmène dans les galères de cette famille qui ne cherche qu'une chose, c'est s'en sortir. Au travers de 2 univers , l'uberisation et le monde des aides à domicile, il dépeint ainsi les dysfonctionnements de notre société, les ravages du capitalisme et la déshumanisation que cela entraîne.
Les acteurs et actrices jouent très justes. C'est un film dur qui ne peut que nous toucher si on est tant soit peu sensible.
Sensei
Sensei

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2019
Bouleversant, émouvant, essentiel aujourd'hui! Ce film décrit avec une force implacable les dérives de l'uberisation que nul ne peut nier mais en traçant à la manière si chaleureuse et humaine de Ken Loach le parcours d'une famille engluée dans les filets de ce piège moderne.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2020
Un style en docu-fiction mais De nombreuses interrogations concernant les choix du couple nous submergent dès le début : pourquoi se lancer dans un projet avec autant de risques financiers ? pourquoi est-ce la femme qui doit perdre en autonomie ? Plus formel, aux malheurs financiers qui arrivent on peut se demander s'il était nécessaire de rajouter un ado en crise ?! Le soucis, est que même si le fond reste pertinent et révoltant, la démonstration empêche toute émotion et on finit par avoir envie de secouer ce couple. Surtout l'épouse qui est complètement apathique dans toutes les situations. Par là même, le fils ado n'apporte rien d'autre qu'agacement tant le scénario n'apporte aucune réponse et qu'il apparaît comme un paramètre scénaristique facile et galvaudé. Certe le cinéaste dénonce, gratte et secoue les consciences, certe le monde ubérisé est une fatalité mais un peu nuance et un peu moins de manichéïsme n'aurait pas moins été utile et/ou juste.
Site : Selenie
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2022
Un film qui nous émeut fortement dans son thème difficile. Ces gens qui font tout pour leurs enfants et qui sont confrontés aux aléas de la vie qui leur rend la tâche impossible. C'est peut un peu too much car on dirait que tous les malheurs s'abattent sur eux mais c'est leur façon de réagir qui nous bouleverse. Cette envie de ne pas laisser tomber. D'être toujours là pour leur fils qui se rebelle mais qu'ils comprennent malgré tout.
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