Du classique pour ce "Pauline à la Plage" avec les sempiternelles amourettes, ici de vacances, chères à Rohmer, des acteurs plus ou moins confirmés mêlés à d'autres, plus amateurs et des dialogues bavards, le plus souvent récités plutôt que joués. Le petit truc en plus ici est le quiproquo amoureux autour du personnage de Henri, assez détestable qui donne un intérêt tout particulier au récit en implantant jalousie, mensonge et hypocrisie à une intrigue trop légère et éculée à la base. Ce n'est toujours pas du grand art mais l'histoire un peu pus complexe qu'à l'accoutumée permet de tenir jusqu'au bout sans trop s'ennuyer pour un résultat somme toute assez sympa.
Une petite comédie de moeurs avec du texte intelligent mais qui est réciter par les acteurs plutôt que jouer. La réalisation sans grandes idées, le film n'est jamais ennuyeux mais guère intéressant.
Faisant partie du cycle Comédies et Proverbes de Rohmer, ce film raconte les histoires d'amour de 2 filles (Marion, interprété par Arielle Dombasle, et Pauline, par Amanda Langlet) avec des hommes rencontré en vacances. Le film, malheureusement, se perd dans toute ses histoires cherchant à les multiplier jusqu’à partir dans tous les sens. Une autre point négatif du film, selon moi, est l'interprétation vraiment très moyenne des différents acteurs qui joue sans grande conviction et se perdent lorsqu'il cherche à être plus profond. Au final, on a affaire à un film assez décevant qui aurait pût être mieux si le choix d'acteur et le scénario avait été plus intéressant.
Ah ce film ! Il a l'odeur de la peau de Pauline, la peau des vacances... Derrière la sitcom d'une adolescente qui vit pour la première fois - et en miroir - ce que font "les plus grands", il y a ce poids mêlé de dialectique de la raison à propos de l'amour et de sa liberté, à ce point de la raison lorsqu'elle est tiraillée entre l'ennui provoqué par l'attente d'un autre et la passion épineuse et trouble. Bien que le film perde sa finesse avec le marivaudage autour de ce qui s'est passé dans la chambre d'Henry, le discours autour du "dû sexuel", avec cette frustration à cran par les éléments érotogènes des deux nanas (plage, maillot, nus) est très plaisant. Il sied à merveille pour l'avenir de Pauline qui découvre déjà sa capacité à envoûter les hommes et les feintes de coutume. Nous aussi, oscillons dès l'été prochain entre le calme de la conformité et le chaos vivant ! Pauline, je t'aime !
Film de grande qualité sur l'amour, la fraicheur de Rohmer et son talent donnent un sens bien particulier à ce qui paraissait, vu de l'extérieur, une simple comédie.
Voici un Rohmer que je voulais voir depuis quelques temps déjà, on retrouve un thème que j'aime bien chez lui : les amours de vacances, et les grandes discussions sur l'amour. Ceux qui n'aiment pas Rohmer, avec ses grandes phrases, ses acteurs qui surjouent un peu vont détester, c'est du Rohmer tout craché, mais ceux qui justement peuvent se laisser séduire par ce verbe, par ces jeux entre les personnages vont passer une heure trente délicieuse. Alors certes ça n'est pas non plus un conte d'été (qui dans le genre amours en vacances fait très fort), mais c'est tellement rafraîchissant de voir ces personnages se juger, évoluer entre eux, voir naître les tensions, que certains perdent un peu la raison, agissent de manière incongrue. Et comme très souvent chez Rohmer, tout ceci n'est qu'un jeu, un jeu où tous perdrons à la fin, car l'été s'en va, il est temps de rentrer. Il y a quelques scènes assez touchantes avec la petite Pauline découvrant les mystères de l'amour, c'est je pense ce qui est le plus réussi dans ce film, mais le film possède un certain charme, malgré que ça soit un Rohmer tout à fait classique, ni meilleur, ni moins bon qu'un autre.
Une navigation entre navet et nanard. Je suis malgré tout heureux de l'avoir vu car j'ai maintenant un point de repère sur le point bas de l'échelle cinématographique. Hé oui je n'avais encore jamais rien vu d'aussi lamentable....
Le problème avec le cinéma de Rohmer, c'est qu'il s'agence toujours pour filmer les mêmes personnages, les mêmes sentiments d'un film à l'autre, mais en changeant le cadre (et à la rigueur le titre), pour dissimuler le "truc". Et moi qui ne suis pas encore allé très loin dans la filmographie de ce réalisateur, j'ai eu l'impression d'avoir déjà vu "Pauline à la plage", tant il ressemble à ses autres films, dans le traitement, dans l'histoire, le montage... Et encore, si son style est agréable, la mise en scène est plutôt plate, et le acteurs sont pas tops. Le film en lui-même n'est pas mauvais, mais je sens déjà que j'ai fait le tour de l'œuvre de Rohmer.
Pauline à la plage appartient à un autre cycle, nommé "comédies et proverbes" contenant six films et que "La femme de l'aviateur" avait initié. Pauline à la plage est à une place charnière, placé exactement à la troisième place. Au premier abord, Pauline à la plage est une réflexion modeste sur l'amour des adultes manquant de spontanéité, de probité, de confiance et perpétuellement ennuyé par les caprices de l'un des deux partis; et sur l'amour des enfants qui est franc et direct, disparaissant dès que les adultes s'en mêlent. On en tire une conclusion, plus ou moins juste, que les adolescents jugent avec plus de justesse leurs sentiments profonds. Ce discours est moins profond que ce qui nous est généralement livré par Rohmer. En effet, il se consacre avec plus d'aisance à la description de caractères totalement hétérogènes, en passant de l'amoureux courtois -qui donne à la citation du début tout son sens- à l'ethnologue libertin pour finir avec la femme rêvant de l'amour tout feu tout flamme mais qui tombe dans les bras du premier inconnu qu'elle croise. L'amour, ce sentiment noble mais, hélas, indissociable de sentiments plus néfastes comme la jalousie ou l'égocentrisme, s'achève dans ce film sur une note d'espoir. A un amour perdu, en succède un autre qui ne demande qu'à naître.
Une parfaite démonstration d'un film bavard, prétentieux et totalement inutile. A la française, le réalisateur fiche des dialogues qui sont interminables sur des têtes qui ne savent pas parler, les intrigues sont inintéressantes à souhait et le jeu des acteurs est tout simplement inadmissible. A brûler!
Une nouvelle fois Eric Rohmer prouve dans ce film à quel point le snobisme navrant des avatars des cahiers du cinéma que l'on empaquète dans le terme "nouvelle vague" peut arriver à produire des navets irregardable. La recette de la nouvelle vague : 1- vous choisissez un cadre petit bourgeois et "qui colle à son époque". Ici la plage, des parisiens en Normandie. 2 - Vous y collez un scénario de deux lignes : 2 histoires de couple banales (les "vieux" Dombasle et sont mec, et les deux ados tout juste pubères). 3- Vous y ajoutez des dialogues. Pleins de dialogues. Très longs avec des longues phrases artificielles. Et vous ne dirigez pas les acteurs pour qu'ils jouent un peu faux. Avec ça vous restituez l'impression douloureuse des certains cours de français de collège. Du coup cela fait intello. Avec une citation en prime: "Qui trop parole, il se mesfait" (bien dit!). J'ai failli mettre un étoile pour les seins d'Arielle, seul intérêt du film...
un scénario simple sur lequel il n'y a rien à dire. une mise en scène particulièrement pauvre et d'une mièvrerie navrante.............
mais le pire de tout, c'est la récitation pitoyable des textes, que l'on a voulus extrêmement élaborés et par conséquents, inadaptés à des personnages très simples et auxquels ces discours philosophiques ne vont pas du tout.
on excusera peut-être la jeunesse des acteurs, que l'on a tout de même plaisir à découvrir dans ce navet (beau casting).le plus professionnel de tous étant féodor atkine.la pire de tous arielle domsbale, qui depuis s'est heureusement améliorée..........
Un bon film évoquant la découverte de l'amour et de la vie à travers les yeux d'une adolescente. Beaucoup de finesse dans les personnages qui réussissent à émouvoir par leurs simples regards...