Très beau film, touchant, sensuel, très esthétique dans ses paysages et sa sobriété, magnifique relation de ces trois femmes, Noémie Merlant est sublime !
Je ne comprends pas un tel engouement pour ce film, et, ces récompenses....prix du meilleur scénario à Cannes ? D'un côté je suis contente pour Céline Sciamma et ses actrices, de l'autre, le film m'a usé. Le placement de l'intrigue est menée avec soin, l'attente de l'intervention du personnage d'Eloise est bien maîtrisée, (spoiler: L'arrivée de la servante avec la robe ) mais ce mystère s'effrite assez vite. La passion qui naît entre les deux m'a semblé très artificielle. Je n'y ait pas cru, les actrices ne sont pas si justes et be maitrisent pas vraiment le film d'époque. Je respecte ces actrices, mais le choix de casting ne me convainc pas dans cette proposition-là. Au début, j'étais assez admirative de la douceur de ce film, mais au bout d'une heure, j'ai trouvé qu'il manquait de mordant et la passion entre les deux m'a ennuyée. spoiler: En effet, rien n'entrave vraiment leur romance, elles acceptent très aisément leur séparation et il s'avère qu'Eloise accepte d'être peinte, tout passe vite dans l'histoire, mais pas pour le spectateur. Il y a des scènes bien filmées, qui se veulent marquantes et d'autres qui ne paraissent pas indispensable. Le chant des femmes essaie de nous envoyer, la lecture du livre nous sert à comprendre la nature de la passion des deux femmes mais ça ne fait qu'ettofer verbalement un film déjà trop long.
J'ai adoré et vous le suggère si vous aimez les 'cantate' de Vivaldi en sous-fond: https://www.youtube.com/watch?v=Y-hCC3DdRaQ.
Le film est joué avec délicatesse, raffinement et par des petites touches de pinceau sur des tons émeraudes et terre de Sienne.
"Portrait de la Jeune fille en feu" s'inspire-t-il du peintre Mme Vigée-Le Brun? Je ne l'ai pas encore découvert mais sûrement l'aria chantée par les femmes dans une des scènes finales, un extase et dit la liberté manquée à une jeune fille de la noblesse vers 1700: "Fuggire non posso". Ce film est pleins de subtilités et rapprochements intelligents aux arts.
Une autre référence est à Andromaque par le Pasticcio de Vivaldi (où on chante "Fuggire non posso").
Le thème qui conduit le récit? L'amour entre deux femmes qui débute par une trahison, devient amitié... je ne vous raconterai pas la fin. Les deux actrices principales sont à découvrir dans des rôles qui vous transposent dans un temps révolu d'interdits et non-dits. Obéissance et destin comme dans le tableau du Mythe de....
Très bon film. Malgré sa lenteur, ce film de Celine Sciama traite avec justesse d'un sujet spoiler: (l'homosexualité au 18ème siècle) avec brio, sans jamais tomber dans la facilité ou dans le voyeurisme. Les prestations des 2 actrices principales sont réellement excellentes, ainsi que pour la troisième qui interprète la domestique qui se révèle etre une grande actrice en devenir. Malgré quelques longueurs, on trouve ici une belle histoire d'amour interdit, dépeinte avec élégance.
Si vous voulez voir un film en costume avec de bonnes actrices, de bons dialogues, un bon scénario allez voir "La favorite" si vous voulez l'inverse allez voir cette petite chose pas très subtile.
Le vif intérêt que je porte à la peinture me destinait forcément à voir ce film qui place en son cœur l'histoire d'une femme peintre du XVIIIe et de son modèle. Ce film à l'esthétique recherchée par un travail sur les lumières en extérieur (paysages sauvages, mer houleuse et falaises abruptes) et en intérieur (éclairage à la bougie tel un tableau de Georges De Latour ) se distingue par de jolies trouvailles de mise en scène et le jeu tout en finesse de l'ensemble de ses actrices (Adèle Haenal et Noémie Merlant en tête). Certes, le rythme est lent mais monte en puissance. Beaucoup de retenue au début: des regards lancés à la dérobée par le peintre à son modèle pour en saisir les formes, les mouvements, les gestes et l'expression dans les moindres détails, des échanges cousus de dentelle entre elles marqués par des silences. La naissance du désir et puis le lâcher-prise des 2 protagonistes. Un film que je qualifierais de très sensoriel: pas de musique au départ mais le bruit des vagues et du vent sur la plage, des pas résonnants dans l'escalier, l'accent sur les voix des interprètes, une scène de chant qui vient à point nommé comme un moment de grâce, un cadrage très serré sur les visages lors d'un jeu de cartes virevoltant, une scène finale avec les 4 saisons de Vivaldi pleine d'émotions. Un film de femme sur les femmes qui souligne leur extrême modernité pour l'époque, elles qui détournent les codes sociaux et bravent les interdits pour exercer un brin de leur liberté d'esprit et de corps. Le cinéma de Céline Sciamma s'est inspiré, sans doute, de Jane Campion et n'est pas sans rappeler La leçon de piano, l'un de mes films préférés. J'ai été étonnée de voir peu de spectateurs dans la salle et c'est bien dommage qu'une œuvre aussi belle et touchante que "Portrait de la jeune fille en feu" n'attire pas plus car, à mon humble avis, célébrer la beauté et la liberté fait toujours du bien à l'âme, surtout à l'heure actuelle.
Un personnage de Portrait de la jeune fille en feu demande "comment sait-on que c'est fini?", ce à quoi on lui répond "quand on s'arrête". L'ambigüité consiste à déceler si le fait d'arrêter signifie réellement que c'est terminé. Un doute raisonnable. Pour l'Art (De Vinci affirmait que l'art n'est jamais terminé, juste abandonné) et l'amour. Pour son nouveau long-métrage, Céline Sciamma tisse une toile de maître en offrant une fresque déchirante à ses personnages, femmes en quête de liberté autant que de vérité. La métaphore enflammée se propage autant dans leur lutte pour brûler ces conventions qu'autour de cet amour qui les consume. Je reste admiratif de la manière avec laquelle C. Sciamma transmet une variété d'émotions avec un dispositif qui parait à la fois naturel et parfaitement étudié. Chaque plan évoque l'art pictural dans sa disposition, dans son échelle. Jamais un mouvement superflu ou maladroit. Et malgré cette précision dans le trait, rien n'est forcé. Les comédiennes Adèle Haenel et Noémie Merlant achèvent de transformer cette relecture du mythe d'Eurydice poignante. La première fait de cette colère sourde le ressors émotionnel sur lequel Portrait de la jeune fille en feu se propulse (ce plan final, bouleversant). La deuxième est un bombe à mèche lente qui détonne dans sa dernière partie. Je n'oublie pas les prestations délicates de Luàna Bajrami et Valeria Golino, chacune ajoutant encore plus de beauté à ce tableau tragi-magique.
c'était d'une profonde longueur ou il ne se passe rien, il n'y a rien de nouveau , le film est prévisible , il s'appuie sur la visuel mais le contenu est atrocement ennuyeux, je ne le conseille pas dutout je ne comprend pas l'engouement.
Voir pour s'émouvoir, Sur un tempo des plus mystérieux. Si on est pas trop pressé, on peut se laisser embarquer dans ce bateau de regards qui foule des vagues d’émotions subtiles. Le jeu est bon, le cadre est sauvagement naturel et beau, et le scénario sait mettre en valeur une douceur féminine plus qu’intriguante. C’est un film qui appelle à la méditation sur l’art.
Céline Sciamma signe un film personnel et lumineux avec une photographie magnifique. Les 2 actrices principales jouent avec intensité et inspiration. A travers le cadre historique, le film pose un regard moderne évoquant la cause féministe. Beaucoup de références artistiques qui ajoutent à l'émotion du jeu des actrices. Très intéressant !
Esthétiquement superbe. La photographie est sublime. Le rythme lent, très lent. Pas de musique sauf à la fin, le tonitruant printemps de Vivaldi apportant la vie là où elle allait déserter. La séduction opère entre les 2 actrices très sensuelles et nous, le public. La demeure est à peine meublée, les vêtements simples. Tout est dans la lumière, les regards, les gestes qui osent..ou pas.
Le scénario mérite son prix à Cannes. La photographie, le cadrage, la lumière sont parfaits. Les actrices jouent au mieux, excellentes elles n'ont pas donné le maximum de ce qu'elles savent faire. Ce qui pêche c'est la réalisation, au début je me croyais dans une revisitation du style Bergman, que je détestais (trop long, lent, méticuleux), puis aux 3/4 du film le rythme s'accélère, le ton est moins théâtre filmé, mais ça ne change pas l'ensemble : long, lent, ennuyeux. Dommage, une autre réalisation plus enlevée, osée, inventive aurait pu être un utile plaidoyer féministe et historique.
Céline Sciamma s'empare de son crayon pour faire vivre deux portraits féminins enflammés. Avec cette esthétique impeccable et ce paysage breton rappelant les côtes irlandaises, elle filme deux corps qui se rencontre et se désir au fil des minutes. L'éclosion de cette histoire d'amour est très agréable à regarder, tant la pudeur et l'authenticité des dialogues en font un film sur l'amour incontrôlé, d'un simple regard sur l'autre pouvant tout bouleverser. Bien plus que la connotation homosexuelle du film, il y a cette amour pour la peinture conjugué à l'éclosion d'une Noémie Merlant en tout point séduisante, qui ne peu que chavirer à la virilité féminine d'Adèle Haenel. Gracieux, super bien ficelé (un peu trop), c'est un récit qui relève simplement du beau.