Portrait de la jeune fille en feu
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413 critiques spectateurs

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François-régis J
François-régis J

7 abonnés 28 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2019
Beau sujet mais traitement pas loin de la caricature du cinema français : phrasé qui ressemble au sketch des Inconnus sur la comédie française, métaphores bien parpaing quand même, et une émotion qui est plus "dite" voire dissertée que ressentie. Reste une magnifique photo qui ne parvient pas toujours à faire passer la longueur.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

239 abonnés 1 563 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 septembre 2019
Une histoire d'amour impossible où le feu qui s'embrase derrière les prunelles de l'incroyablement magnétique Noémie Merlant s'étouffe dans une mise en scène glacée.
Un contraste thermique certainement voulu par la réalisatrice mais qui m'a empêché de succomber totalement à ce film, pourtant remarquablement photographié et scénarisé. Au début hypnotisé par le ballet des deux protagonistes, par leur désir et leur intelligence j'ai fini par ressentir de l'ennui, pour moi cette œuvre a un goût d'inachevé.
Jmartine
Jmartine

203 abonnés 760 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2019
C’est un superbe film que nous offre Céline Sciamma avec Portrait de la jeune fille en feu…un film de femmes, réalisé par une femme, joué par des femmes, une directrice de la photo femme… les hommes n’y ayant qu’un rôle de figuration, qui a obtenu le Prix du Scénario au dernier Festival de Cannes…De Céline Sciamma, je n’avait vu que Bande de Filles, en 2014, que j’avais modérément apprécié…par contre j’avais adoré Bird People, la même année, dont elle avait cosigné le scénario...Le Portrait de la jeune fille en feu a été tourné en partie sur la Côte Sauvage de la Presqu’ile de Quiberon, certaines scènes à Brec’h , à l’écomusée de Saint Degan…Les scènes d’intérieur ont été tournées dans un de ces nombreux manoirs bretons à l’architecture sévère, celui-ci n’ayant été ni habité ni restauré depuis des années, a gardé, boiseries, couleurs et parquets figés dans le temps et contribue largement à l’atmosphère du film…On est en 1770 mais loin des ors de Versailles. On le comprend très vite en voyant Marianne (Noémie Merlant) rejoignant un bout de côte bretonne, de l’eau jusqu’à la taille, majestueuse et froide, engoncée dans une robe dont on imagine le poids du tissu trempé. C’est une jeune peintre qui rejoint, sur une île, Héloïse (Adèle Haenel), fille d’une comtesse, d’origine italienne (Valeria Golino), guère plus âgée qu’elle, tout juste sortie du couvent pour reprendre le destin de sa sœur ainée, qui s’est suicidée. Comme il est d’usage à l’époque, Marianne doit réaliser son portrait afin de révéler sa beauté auprès d’un illustre inconnu, potentiel prétendant et vivant en Italie... Comme Héloise a déjà renvoyé un précédent peintre, Marianne devra se faire passer pour une dame de compagnie. Patiente et délicate, la réalisatrice scrute l’évolution de la relation entre ces deux héroïnes. Il faut accepter une forme de lenteur contemplative, rythmée à la vitesse d’un monde qui s’éclaire à la bougie, dénuée de musique, où chaque geste, chaque réplique, chaque regard est filmé avec minutie …Il y a beaucoup d’émotion et de sensibilité à voir évoluer la relation de Marianne et d’Héloïse, le passage de la froideur à la complicité puis la naissance d’un sentiment amoureux…C’est un film à la mise en scène éblouissante portée par des actrices en état de grâce, Noémie Merlant , troublante et troublée face à la beauté incandescente d’une Adèle Haenel qui s’impose, de film en film, comme une actrice de référence du cinéma français… L'alchimie irrésistible entre ces deux comédiennes captive de bout en bout … N’oublions pas Sophie (Luàna Bajrami), jeune servante au service des deux autres mais considérée comme une égale…et qui n’a rien à leur envier en qualité d’interprétation… Et, si, comme le propose LCI, c’était le plus beau film français de l’année ??? Je ne suis pas loin de le penser….
PaulGe G
PaulGe G

125 abonnés 607 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 septembre 2019
la réalisatrice a pris le parti d'un excercisse de style pas conventionnel du tout puisqu'il n'y a rien . des plans fixes, des séquences mièvres qui n'en finissent plus, des semblants de dialogues et surtout le pire pour un film en constumes il y a zéro esthétisme. l'ennui est le maitre mot de cette réalisation c'est un ratage prétentieux . méfiez vous des prix de festival.
dejihem
dejihem

155 abonnés 715 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2019
Un film libertaire d'une belle sororité : Un trio de femmes ignorant les classes sociales composent cette magnifique œuvre de Céline Sciamma (mia !).
Une histoire de peintre donc, qui implique une belle lumière et une belle composition du cadre.
Et surtout une magnifique histoire d'amour faisant écho à celle de la réalisatrice pour sa muse, amie et amante, Adèle Haenel.
Ces trois dernières années, je n'ai jamais vu autant de films de femme, comme on dit... et a chaque fois le plaisir est différent.
marie PL
marie PL

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2019
Voilà un beau film avec quelques longueurs :
Scénario original
Photo superbe
Les actrices sont au top
Film militant
Tiphaine B
Tiphaine B

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2019
Film très surprenant qui ne peut laisser indifférent. Les lumières sont magnifiques nous sommes tout au long du film devant des tableaux. Le bruit de l ocean, la musique vous transportent. Ce trio de jeunes actrices est excellent. Peut être un reproche parfois les paroles sont inaudibles (particulièrement lors de leur dispute). A voir sans faute.
Yves S
Yves S

18 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2019
Une présence incroyable des femmes et des actrices dans ce magnifique film de Céline Sciamma : un tableau de maître !
selenie

7 506 abonnés 6 753 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2019
Céline Sciamma a eu la bonne idée de construire ses plans comme des tableaux, vivants cela va de soit, mais les poses et la lumière font que le récit forme une succession de séquences digne des tableaux naturalistes de l'époque. Sur les étapes du travail on aurait aimer sans doute moins de détails qui meublent et plus de véracité dans les gestes artistiques. Le film est empreint de mélancolie, voir de pessimisme, qui renvoie irrémédiablement à la tristesse de savoir que la plupart des peintres femmes sont tombées dans l'anonymat, oubliée de la postérité. Sur ce point essentiel Céline Sciamma ajoute un atout non négligeable pour offrir un joli tableau de 02h riche de lectures à plusieurs niveaux. A voir et à conseiller.
Site : Selenie
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 septembre 2019
Il faut une belle virtuosité pour peindre le paradoxe de ce huis-clos en plein air.
La colère océane est une admirable toile de fond à la révolte d'Héloïse et au trouble de Marianne. Le vieux château vide et froid n'y peut rien, métaphore d'un monde des hommes, banni de cette histoire, mais oppressant comme il l'était à l'époque.
Merci à Noémie Merlant de savoir jouer, ainsi, de la musique de sa voix. C'est son très fin et très beau visage que peint, avant tout, la caméra, plus que la jeune fille, objet du tableau.
Quant à Adèle Haenel, de film en film, je ne peux m'empêcher de rester sensible à sa physionomie farouche, bien que souvent saisi d'un certain effroi devant la sourde violence qui semble l'habiter.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 septembre 2019
Merci Céline Sciama. Un vrai film féminin, extrêmement beau, doux et puissant. La beauté de la Bretagne sauvage, de la peau, des yeux comme des pierres précieuses. La rencontre merveilleuse, la condition féminine au 18ème, La sororité. Le féminin magnifique et subtil. Bravo. J y retournerai une deuxième fois
AZZZO

367 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 septembre 2019
Cette oeuvre toute en nuances et en silences rappelle par instants "Tous les matins du monde". Mais tandis qu'Alain Corneau traquait l'absolu en racontant l'absence, Céline Sciamma évoque l'amour ; son sujet n'est pas la musique mais la femme, celle du XVIIIe siècle (ou d'autres époques en d'autres lieux), une femme à laquelle on refuse la liberté pourtant donnée aux hommes. Ici, pas de pénombre et de clair-obscur mais des personnages en pleine lumière qui s'offrent un court moment de grâce. La photographie est superbe et l'interprétation d'Adèle Haenel et de Noémie Merlant est sobre et efficace. Une réussite.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 septembre 2019
Ce film est fantastique : très épuré mais pas trop, peu de musique mais lorsqu'il y en a, on ressent un sentiment de puissance entre les personnages. Foncez !
rouyard74
rouyard74

42 abonnés 27 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2019
Vu aujourd'hui a la première séance de la matinée, j'avais de grandes attentes envers ce film. Pourtant 2h plus tard je ne retire de ce film qu'un profond ennui. Le film est magnifique c'est un fait. La relation entre les deux protagonistes est belle et bien ficelée. Pour autant l'ensemble plutôt froid ne m'a pas emporté. Je n'ai été ni ému ni touché par cette relation impossible même si le parallèle fait avec le mythe d'Orphée et d'Eurydice est bien trouvé. Les dernières scènes sont magnifique et apporte une vrai profondeur au film sans pour autant réussir à le sortir de sa profond morosité et de l'ennui qu'il m'a provoqué
Gfa Cro
Gfa Cro

60 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2019
Vu le 20190916, avis le 20190917


Agréable, bien fait, intéressant


J ai noté quelques phrases qui m ont plu au début.
"C est un sentiment doux que l’égalité." "Il faut être deux pour être drôle" "J ai senti que vous me manquiez". C est délicat, intéressant.


Cependant, globalement, j ai l impression de ne pas avoir compris le film, de ne pas avoir su - réussi à l apprécier.
Pour commencer, j ai trouvé très artificiel le début. Je trouvais très moyens ces premiers jets de mouvements sur des toiles. Cela me semblait abscons, sans intérêt -meme pas de beaux premiers mouvements (trait). La répétition de premier geste m a semblé une entame artificielle de film. Je pensais qu il s agissait de la peintre et que le film essayait de me raconter que la peinture est expérimentée. Cette entame m a déplu : artificielle, incompréhensible, inintéressante. Ensuite on voit la modèle, Ma première réaction lorsque j ai compris que le modèle était le professeur à été de me dire : super, je n ai jamais vu ça, effectivement cela semble logique que cela se fasse, ... mais l enseignement proféré ne me plaisait pas, il ne me semblait pas bien pertinent. Ensuite, on en arrive à la question du professeur sur ce qu il voit et sa réponse finale. Cela m a semblé ridicule et décidément que le film commençait bien mal, de façon hyper classique mais maladroite et artificielle.

La boite au fond de la barque m a fait le même effet : artificiel, pas crédible, une volonté trop marquée de faire du signifié, de chercher a avoir quelque chose à dire dans le scénario pour le rendre inutilement plus complexe.

Rien de bien grave, rédhibitoire, mais un sentiment de déception certain. La bande annonce insiste bien sur la difficulté de peindre Héloïse, pourtant je n ai pas eu l impression de voir la femme revêche, méfiante, en révolte que le synopsis ou la bande annonce peignent. Alors oui elle ne sait pas que marguerite essaie de la peindre, elle n a donc pas de raison de la craindre, mais je n ai pas été bien convaincu, en particulier par ce rideau dans la chambre de marguerite - bien pratique pour le film.

D après une discussion promotionnelle du film entendue après que j ai vu le film, j ai découvert assez surpris que la scène où marguerite est couchée dans son lit, couvertures remontées, était une scène qui évoque les douleurs menstruelles. C est sûrement une représentation qui a sa vérité mais la aussi je ne suis pas du tout convaincu par la scène, le visage, le mouvement des mains. A moins que tout n ai justement été prévu pour ne pas être clairement identifiable par tous.
Il y a maintes choses ainsi pour lesquelles j ai des doutes.

En revanche, il y a aussi de bonnes choses : le modèle qui voit le peintre, la relation avec la servante dont on se soucie, l isolement de la maison et les loisirs de l époque : lecture, broderie, promenade, cartes. J ai trouvé plus d intérêt à la partie film d époque qu à la partie : amour féminin. La première fois que marguerite revoit Héloïse est superbe, même si peu après avoir vu comment se présentait la rencontre, j avais envisagé ce qui la termine.
La seconde rencontre m a fait l effet d une référence appuyée à Maupassant - une partie de campagne. Cela m a semblé un peu lourd, tant bien même que la signification de la scène n est vraiment pas explicite. Cela pourrait signifiait simplement que marguerite a changé les goûts de Héloïse mais j en doute.
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