Hors Normes
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L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2019
Franchement, j'avais peur d'un énième film moralisateur et misérabiliste centré sur une minorité mise de côté et incomprise. Mais il n'en est rien car le duo de réalisateurs, Olivier Nakache et Eric Toledano, trouve le ton juste pour faire de l'autisme un réel sujet de société, brassé par des respirations comiques salutaires et nécessaires. "Hors normes" nous fait ouvrir les yeux sur ces exclus et bouleverse par sa violente vérité en dépeignant le quotidien de deux associations qui prennent en charge des cas complexes d'autisme que même les hôpitaux ne peuvent assurer. Presque à la façon d'un documentaire, on se plonge caméra à l'épaule au coeur d'un combat inimaginable contre l'immobilisme et pour l'ouverture à la tolérance. Ce genre d'intention touche droit au coeur et le courage sans limites des protagonistes nous oblige, spectateur, à inspirer au bonheur et pourquoi pas, à reconsidérer nos vocations ! Le scénario ne se force pas de dramatiser. Il se contente juste de retranscrire ces vies dédiées à un humanisme sans limites. Et c'est dans cette vérité factuelle, jamais pathos, que se dégage l'essence même du propos. J'ai été très surpris par le rôle plein d'empathie et à contre emploi de Vincent Cassel. Il rend hommage, avec Reda Kateb, à ces personnes totalement dévouées à leur fonction, comme des anges gardiens qui mettent de côté leur vie personnelle pour celles des autres qui sont dans le besoin. Pour ne citer qu'eux, Hélène Vincent, en personnage secondaire, est bouleversante et le jeune Bryan Mialoundama se fait remarquer... "Hors normes" est un film d'une rare intensité qui peut, je l'espère, faire bouger les normes.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2021
Depuis Vol au dessus d'un nid de coucous, on n'avait pas vu de film sur le handicap aussi enthousiasmant. Flirtant avec le documentaire, les talentueux réalisateurs accompagnent avec beaucoup de réalisme les deux animateurs d'associations intervenant dans le monde de l'autisme. Sans pathos, avec un humour singulier qui aide à faire passer l'amertume de certaines situations scabreuses, le film développe la difficulté de pionniers qui se débattent dans le maquis d'une réglementation tatillonne, aiguillonnés par l'envie d'aider une poignée de handicapés dont personne ne veut. Coup de chapeau à Vincent Cassel qui porte son rôle d'éducateur avec une grande humilité. Mention spéciale à Reda Kateb en formateur de choc dont ce doit être le meilleur rôle (qui nous fera oublier son improbable rôle de pacha dans Le Chant du Loup).
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2019
Les beaux sujets font-ils de bons films ? Parfois, pas toujours… Avec « Intouchables », le duo Nakache-Toledano avait été touché par la grâce, il avait proposé un film formidable, qui traitait du handicap de manière novatrice et sans pathos. Avec « Hors Norme », ils s’attaquent à un sujet encore plus difficile, moins consensuel aussi : le handicap mental et plus particulièrement l’autisme, cette maladie mystérieuse et protéiforme. J’imagine qu’il est naturel d’aller voir ce film avec une légère appréhension, par peur de se sentir voyeur, pas peur d’être mal à l’aise. De ce côté-là, Eric Toledano et Olivier Nakache ont appliqué à « Hors Norme » la même recette que celle qui avait fonctionné avec « Intouchable » : ne jamais céder au pathos. Les scènes difficiles, celles qui font affleurer les larmes (et il y en a plusieurs, c’est inévitable), ne durent jamais longtemps et sont immédiatement désamorcées par des scènes de comédie. Même si l’humour est plus discret, il est bel et bien là, avec des running gags qui fonctionnent : les rendez-vous galants foirés de Bruno, le gâteau à l’ananas, l’amour-haine de Joseph avec la RATP. Mais soyons honnêtes, l’humour n’est pas la colonne vertébrale de leur film, il est juste là pour colorer le propos et atténuer la gravité du sujet qui est réelle. C’est très bien mis en scène, avec une utilisation du flou intéressante pour « figurer » ce qui se passe dans l’esprit des jeunes malades Le montage est dynamique, la musique parfaitement bien choisie et placée, c’est du travail bien propre, sobre et efficace. Là où le défi était surement plus balaise, c’est dans la direction d’acteur. Je ne parle évidemment pas de Reda Kateb (j’ai déjà eu à maintes reprises l’occasion de dire tout le bien que je pense de lui, de ses choix, de son talent) ni de Vincent Cassel, étonnant de pudeur et de retenue. C’est la preuve que quand il est bien dirigé et non laissé en roue libre (cf. l’irregardable « Fleuve Noir »), il peut encore nous surprendre, après presque 30 ans de carrière. Les seconds rôles sont aussi impeccables, Bryan Mialoundama est très bien, Hélène Vincent est bouleversante juste avec quelques scènes, Alban Ivanov est génialement drôle. Mais pour moi, le vrai challenge, ce sont les jeunes malades. Quand le cinéma veut filmer le handicap mental, il a deux options : faire jouer par les acteurs valides ou bien par des vrais handicapés. Dans le premier cas, le risque de « singer » la maladie est grand et c’est la catastrophe, tout le monde n’est pas Dustin Hoffmann ! Dans le second cas, on prend un risque, celui de placer le spectateur dans le rôle du voyeur et c’est tout le travail du réalisateur qui s’en trouve singulièrement compliqué. Mais ce qui est sur avec la deuxième option, c’est que cela offre aux handicapés une expérience qui leur est, je n’en doute pas une seule seconde, terriblement profitable humainement. C’est donc ce choix difficile mais payant qu’on fait Olivier Nakache et Eric Toledano. C’est donc pour moi le moment de parler de Benjamin Lesieur, dont la performance est indéniable dans le rôle de Joseph. A la source de beaucoup des scènes d’humour du film, il semble se sentir comme un poisson dans l’eau dans le film et ça super plaisir à voir. Les autres acteurs autistes ont été admirablement dirigés et accompagné par Reda Kateb mais surtout par Vincent Cassel qui semble avoir créé avec eux une relation très forte. Tout cela transpire à l’écran et apporte énormément au film. Le scénario pourrait apparaitre comme le point faible du film, car il n’y a pas d’intrigue à proprement parler. « Hors Norme » est plutôt un grand état des lieux de l’autisme en France et du retard abyssal pris par ce pays dans la prise en charge des malades adultes. L’administration y est un peu présentée comme tatillonne et procédurière face à des associations dynamiques et très engagée. On peut penser que le manichéisme est un petit peu trop marqué. Si le film ne s’inspirait pas de vraies personnes, de vraies associations, on pourrait trouver que le côté juif orthodoxes/musulmans pratiquants main dans la main sonnerait comme un peu trop « politiquement correct ». Mais comme apparemment c’est le reflet d’une réalité bien tangible, alors on ferme sa bouche et on se dit qu’on aimerait bien voir ça plus souvent, au cinéma et ailleurs… spoiler: Il n’y a pas de réel suspens quant à la fermeture ou pas de l’association « Le Silence des Justes », vu que personne ne sait vraiment quoi faire de ces jeunes autiste, il parait évident qu’ils vont passer entre les gouttes. Sauf que le problème n’est pas résolu, la prise en charge est toujours déficiente, l’Etat de décharge sur eux et ce n’est pas près de changer.
La scène de la fugue de Benjamin, assez anxiogène pour le spectateur, n’est pas forcement amené de façon subtile (on la voit bien venir) mais elle reste quand même un moment fort du film, et on imagine en plus qu’elle est parfaitement crédible. Comme quoi, on peut faire au cinéma des scènes très anxiogène avec pas grand-chose ! C’est vrai que « Hors Norme » respire les bons sentiments, et comment pourrait il en être autrement ? Qui aurait préféré le cynisme sur un sujet pareil ? Les bons sentiments ne font pas toujours des grands films. « Hors Norme » n’est pas un très grand film, il n’aura pas le succès intersidéral d’ « Intouchable », il est plus douloureux, plus difficile d’accès. Mais c’est un bon film, bien filmé, bien interprété et qui pose des questions fortes et pertinentes. C’est ce que j’en attendais, je n’ai pas été déçue.
CinÉmotion
CinÉmotion

220 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2019
"Hors Normes" est un film tellement dans les normes d'Eric Toledano & Olivier Nakache ! A la fois drôle et touchant, hyper juste, dosé à la perfection comme ils savent si bien le faire. Le thème est tellement difficile à aborder et à traiter au cinéma. Déjà vu et revu dans de nombreux films et sur plusieurs axes tout aussi différents les uns des autres. Malgré tout, dans "Hors Normes" la réussite est totale, jamais dans l'excès, toujours juste, un équilibre entre la mise en scène et l'écriture parfaite, criant de réalisme dû notamment à une préparation efficace et authentique au plus près de l'association "Le Silence des Justes".

Le casting est aussi fabuleux, que ce soit les têtes connus - Vincent Cassel et Reda Kateb y sont vraiment géniaux - que les acteurs étant réellement atteint d'autisme. Belle performance de Benjamin Lesieur alias Joseph, avec son personnage tendre et attachant ! Lyna Khoudri qui joue l'infirmière, je l'ai découverte dans l'excellent et poignant "Papicha", même si elle n'a qu'un petit rôle dans le film Hors Normes, son charisme et son talent ne passe pas inaperçu ! Elle va monter en puissance dans le cinéma français et devenir la nouvelle Leila Bekhti, pour sûr !

Le message du film est au final un appel au secours pour soutenir et subventionner les structures aidantes qui accueillent ces autistes rejetés par tous les autres services, en intégrant en plus des jeunes issus de banlieues, faisant d'une pierre deux coups. A ce titre, le message est pleinement compris, et retranscrit de la plus belle des manières.

Concernant l'évolution des personnages, tout est extrêmement bien amené et développé, j'ai juste une toute petite frustration personnelle sur le personnage du petit Valentin spoiler: (celui qui fugue de l'appartement pour se rendre sur la route au milieu des voitures), car dans la très belle conclusion du film montrant un à un la réussite de chaque autiste à atteindre leur objectif personnel, seul Valentin reste sur une séquence violente pour le spectateur. J'aurai tellement aimé voir une scène faisant suite à celle de l'infirmière ayant envoyé l'adresse de son RDV amoureux avec Dylan sur son téléphone à travers un rébu. La nuit précédant la fugue de Valentin, Dylan lui demande s'il comprend le texto en rébu en lui montrant l'écran de son téléphone. Je m'attendais tellement à ce qu'en fait, durant la conclusion, on ait une scène où Dylan arrive finalement à l'adresse du RDV (que l'infirmière lui aurait communiqué explicitement) et qu'il se rende compte que c'est à une rue de là où Valentin zigzaguait entre les voitures. Pour signifier que Valentin avait finalement décrypté l'adresse et s'y rendait durant sa fuite ! Pour exprimer le fait que le lien entre Valentin-Dylan avait finalement bien été créé, et aussi que dans chaque acte, aussi risquée, dangereuse et à priori incompréhensible émanant d'un autiste, se cache presque toujours une intention intelligible de la part de la personne atteinte. Une telle scène aurait été hyper impactante pour le personnage de Valentin, et aurait renforcé l'idée que les personnes atteintes d'autismes ont aussi leur humanité, qu'ils expriment de leur façon et qu'ils ne sont pas violent pour être violent. Ce qui s'inscrivait aussi dans le message final, que l'état doit en ce sens mieux les considérer et les soutenir dans leur cause et leur besoin. C'était ma seule frustration du film car je voyais vraiment venir cette scène, je pensais vraiment qu'elle serait intégré comme telle. Même si la fin du personnage de Valentin finit sur une scène d'apaisement et de réintégration normale au groupe...


En tout cas, voilà un film français qui fait du bien et qui sera surement représenté aux Cesars 2020. Une confirmation supplémentaire que le duo de réalisateur Eric Toledano & Olivier Nakache sont une grande bouffée d'air frais dans le paysage audiovisuel français ! MERCI messieurs !
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2022
Hors Normes est donc une véritable claque. Une comédie dramatique puissante, qui dresse un constat alarmant et d'une justesse folle de la situation des autistes en France. Le casting est renversant, et les ressorts émotionnels spontanés et impactant.

https://www.cineserie.com/critiques/cine/hors-normes-une-formidable-reussite-pour-le-duo-de-intouchables-2884085/

https://www.cineserie.com/news/cinema/hors-normes-que-deviennent-daoud-tatou-et-stephane-benhamou-les-deux-educateurs-qui-ont-inspire-le-film-5464420/
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2019
" hors norme" du tandem Toledano-Nakache acclamé par les spectateurs est un beau drame social. En effet en dépit de quelques longueurs et clichés, le portrait de deux authentiques héros ( Vincent Cassel et Reda Kateb) se relève touchant, bourré humanité et faire connaître une pathologie lourde qui est l'autisme.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2019
Un sujet d’actualité brûlant, deux acteurs principaux formidables, des seconds rôles touchants, une histoire sincère empreinte de vérisme et sans pathos, des répliques qui font mouche, un générique de fin bien trouvé, ne cherchez plus, la machine aux Césars est lancée et rien ne l’arrêtera !
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2019
Le dernier film de Olivier Nakache et Eric Toledano porte bien son nom. Tout y est hors normes : les deux associations d’aide aux personnes autistes qui n’ont aucun agrément ; les jeunes souffrant d’autisme desquels aucun disposif n’accepte de s’occuper ; les éducateurs, jeunes issus de cités en Ile de France ; les responsables des associations qui agissent selon leur propres règles et les lois de la débrouille loin des protocoles ; et enfin la réalisation du film tourné caméra sur l’épaule, déstructurée, suivant les uns et les autres sans aucune logique si ce n’est une certaine chronologie.

Tourné sur le vif, souvent dans l’urgence, le film met le doigt sur un vide « socio-éducatif » qui existe dans le milieu du handicap, sur l’absence de réponses et de solutions face à des situations complexes.

S’il décrit les actions de deux associations (l’une de jour, l’autre de nuit) dans leur ensemble, le scénario s’attache au destin de deux patients en particulier et de leurs éducateurs respectifs. Les acteurs sont impliqués et très crédibles.

On peut reprocher les bons sentiments qui entrent en jeu, ceci dit ils s’avèrent salutaires face à la misère humanitaire dans laquelle se trouvent les protagonistes.

Il manque des films de cette teneur sur le milieu de la psychiatrie ou du handicap moteur.

Mon blog : larroseurarrose.com
montecristo59
montecristo59

40 abonnés 288 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2019
Le dernier né de Nakache -Toledano nous fait encore passer par des moments forts, mais sans appuyer autant que le précédent sur la touche comique. Quand cette touche est activée, cependant, ça marche, et heureusement car il faut bien ces intermèdes comiques récurrents pour digérer une quasi overdose d'émotion. Le rythme est soutenu, pas de répit pour les éducs et les référents, toujours à répondre dans l'urgence pour essayer d'enrayer les explosions de leurs protégés. Leur mission est belle, leur abnégation est exemplaire, leurs petits résultats sont des bouffées d'oxygène, des fanions d'amour envers et contre tout. Moi qui, en tant que thérapeute, ai longtemps utilisé les chevaux avec les jeunes handicapés physiques dont j'avais la charge, j'ai notamment été bouleversé par les séquences tournées dans un poney-club. Mais (car il y a un mais) si le propos est d'attirer notre attention sur les carences étatiques en matière de prise en compte de l'autisme, il aurait été mieux conclu par une dernière partie de film construite plus sobrement. Dans cette dernière partie, non contents de chercher à nous emmener dans un suspense peu crédible à partir d'un avatar invraisemblable ( spoiler: l'errance d'un autiste sur une voie d'abord du périphérique
), selon moi le duo de réals gâche un peu une séquence de danse qui aurait pu être magnifique, à force de l'étirer en longueur et de la surligner par une bande-son trop envahissante. Excès de pathos contre-productif, pour le coup ! C'est dommage, même si le message de générosité l'emporte globalement grâce à toutes les scènes réussies, où l'investissement évident de tous les acteurs crève l'écran (il faut d'ailleurs saluer les excellents complices Cassel et Kateb, Hélène Vincent et tous ceux qui, acteurs ou non, incarnent les autistes et les référents). Dommage, donc, que la surenchère brouille un peu les pistes, au point que j'hésite à définir l'impression finale que me laisse ce film accrocheur : plaidoyer sincère et poignant ou tire-larme lucratif et complaisant ? A chacun de se faire une opinion. Quoiqu'il en soit, ça vaut le déplacement...
Ciné-o-Max
Ciné-o-Max

80 abonnés 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2019
"Hors Normes est donc un très bon film, un très beau film, vraiment poignant. Parmi les rares défauts, nous pourrons noter certains passages un peu prévisibles et le personnage de Malik qui manque de développement. Autrement, pour les qualités, nous retiendrons des intrigues réellement captivantes, qui abordent des sujets intéressants et importants de façon intelligente. Un rythme très bien travaillé, une ambiance très bien maîtrisée, des personnages attachants et intéressants, un excellent casting et une bande-son réellement efficace. Hors Normes est donc un très beau film qui décrit avec justesse le monde médico-social dans ses bons comme ses mauvais moments."

Critique complète sur cineomax.over-blog.com/
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2020
La bonne volonté de Bruno et Malik n'empêche pas le erreurs et les maladresses comme le fait d'embaucher sans prendre en compte la comptabilité ou de faire confiance trop vite à de jeunes encadrants sortis de nulle part. Ainsi l'enquête administrative est tout à fait légitime même si au final c'est balle au centre et on continue à fermer les yeux ! Le vrai soucis réside dans les sous-intrigues et/ou contextes humains, en effet le duo cinéaste ont voulu aborder trop de sujets sans pouvoir les traiter à fond, ainsi le mélange des genres juifs, musulmans, jeunes de cités... etc... Une belle image d'épinal mais reste très démago et politiquement correct où même les vannes entre potes y sont omises. Néanmoins, la sincérité de l'ensemble, le réalisme ambiant et un joli duo Cassel-Kateb en font un film plain d'humanité qui fait du bien malgré les difficultés et les drames sous-jacents. A voir et à conseiller.
Site : Selenie
Olivier BENICHOU
Olivier BENICHOU

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 octobre 2019
Chef d oeuvre. Tres bel hommage. A diffuser dans toutes les ecoles. Les acteurs sont touchants et plein de sincérités. Le scénario est juste, authentique. La mise en lumiere de ces hommes de l ombre tombe a un moment ou l unicité et la solidarité sont plus que nécessaires dans notre société et le duo nakache toledano lance a leur manière un cri d alerte et rassemblent toutes les minorités invisibles dans un film touché par la grace.
A voir et revoir absolument. Devrait être remboursé par la secu !!!
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2020
Sans jamais tirer la couverture à eux, ni prendre le dessus sur les non-professionnels, Vincent Cassel et Reda Kaleb se sont véritablement mis au service du film. Éric Toledano et Olivier Nakache ont une fois de plus trouver le ton juste pour aborder un thème délicat sans tomber dans le pathos et encore moins dans le voyeurisme. L’équilibre entre humanité, handicap et humour est parfaitement dosé et fait de « Hors Normes » une nouvelle réussite à mettre à l’actif du duo.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 septembre 2020
Des bons et des méchants :des bons associatifs qui sont gentils avec des autistes qui sont comme ça parce que des méchants médecins les ont attachés et bourrés de médocs.Des méchants pouvoirs publics ,notamment inspecteurs de l'IGAS qui empêchent les bons de faire le bien.C'est naïf ,caricatural ,politiquement correct.Pas émouvant du tout malgré l'avalanche de bons sentiments jusqu'à l'écœurement.Un bisounoursisme merveilleux où les jeunes de banlieue,les musulmans et les juifs s'adorent.
Valérie d.
Valérie d.

3 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 octobre 2019
#HorsNormes et pas que dans le titre
Un film inspirant, bouleversant, une vraie claque. Un ton juste, des dialogues formidablement ciselés.
Une leçon de vie jamais misérabiliste. Une leçon de vrai bon cinéma français et de vivre ensemble.
L’union sacrée d’un juif et d’un musulman au service d’autistes aux cas complexes, des cas dont personne ne veux. Ca fait bien cette bouffee d’humanité dans notre actualité.

Le tout, Inspiré de l’histoire vraie de Stéphane Benhamou, fondateur de l'association « Le Silence des justes et Reda Kateb celui de Daoud Tatou, du « relais Ile-de-France ». Deux associations qui épaulent les jeunes autistes
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