18327 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 066 critiques spectateurs
5
463 critiques
4
424 critiques
3
113 critiques
2
39 critiques
1
16 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
marc C.
1 abonné
65 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 4 mars 2020
On peut longuement discuter de la place de l'autisme dans ce film. Il est possible de voir le verre à moitié vide et de juger comme certaines associations que les rôles donnés à Vincent Cassel (magnifique de justesse) et Reda Kateb (brillant et naturel) instrumentalisent l'autisme au bénéfice des "gens normaux".
Puis on peut voir le verre à moitié plein et se dire qu'il est simplement intéressant de pouvoir plonger le spectateur lambda dans le quotidien tourmenté et bouleversant de ces femmes et ces hommes, d’espérer pouvoir faire bouger les choses, de réunir un large public sur un sujet difficile, ce qui aurait été compliqué sans la crédibilité de Nakache-Toledano et les noms de Cassel et Kateb.
Donc merci pour la plongée en immersion et tant pis si elle n'est pas fidèle à 100% à la réalité. Elle a tout de même le mérite d'exister, de faire jouer des acteurs autistes et de procurer son lot d'émotions (rires, suspens, larmes...). A voir sans hésitations
Film très attachant grâce notamment aux deux interprètes principaux (Cassel est fantastique!) et à un sujet fort et peu traité au cinéma! C'est d'une grande sincérité et riche d'intentions louables, mais c'est également - et c'est une des grandes qualités déjà démontrées par le duo de réalisateurs - un film rythmé et entrainant, à la narration bien huilée et qui sait procurer du plaisir au spectateur notamment par une excellente gestion de l'émotion! Bien que quelques bonnes idées ne soient qu'esquissées et que le personnage de Reda Kateb soit un peu sacrifié, par exemple, les défauts du film paraissent dérisoires face à l'énergie débordante, l'humour bienveillant, l'urgence altruiste admirable et l'évidence sociale défendue... Un film utile qu'on a envie d'aimer!
par contre Allociné s'est loupé complètement sur le genre du film où alors nous n'avons pas du tout le même humour. Ce film je le classe plutôt drame et non comédie. mais ma note elle ne change pas à voir absolument. il est pour moi obligé d'être Césariser ce film tant c'est vachement nien joué. merci
A l'image d'un Audiard ou un Aja, les films de Toledano & Nakache crées l'évènements. L'attente ne fut cette fois-ci pas grande depuis Le Sens De La Fête et c'est pourtant avec Hors Normes et sans sacrifice malgré une sortie rapide qu'ils ont su brosser leur plus beaux portraits; Avec leur yeux et semblant emprunter aussi la verbe de Kervern & Delépine. Plus juste et plus vif encore dans la mise en lumières des détails. Hors Normes est sans doute leur grande réussite. Kateb/ Cassel et tous ceux qui les entourent, marquent de par leur présence.
Très beau film, on est vite captivé et touché par la générosité et l’intelligence qui émanent de ce film merveilleusement interprété et réalisé. Avec en plus un petit brin d'humour bien agréable
J'ai tout simplement adoré ce film... Mets en avant les éducateurs, le rassemblement autour de personnes atteints de divers handicaps. Ce film demande a être super connu! Vincent Cassel très très bon.
Bon moment
Ajout du 13/3/23 Que dire de ce film incroyable. Olivier Nakache et Eric Toledano ont visé juste. Je suis moi meme éducateur spécialisé , j'ai travaillé pour deux centre de jours pour personnes ayant un handicap mental, le film représente bien cela et mets à l'honneur ces hommes et ses femmes ayant un handicap mais également ceux qui les aides dans leur quotidiens. Merci pour ce film! J'ai mis une note de coeur 9/10
10 571 abonnés
11 464 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 2 mars 2020
Avec leur nouveau film, Olivier Nakache et Éric Toledano rendent un bel hommage à tous ces gens qui se mettent au service des autres. Leur film est inspiré de la vie de Stéphane Benhamou et Daoud Tatou, deux responsables associatifs qui accueillent de jeunes autistes qui sont considérés comme des «cas complexes» et qui n'ont personne d'autre pour s'occuper d'eux ni d'endroit où aller. Pour ce film qui parle de handicap, des associations, des travailleurs sociaux, de l’accompagnement et de l'insertion professionnelle, ils ont passé deux ans au cœur de deux associations pour s'inspirer de leur quotidien, le comprendre et le retranscrire au mieux à l'écran. Le rendu est donc très réaliste, ce qui rend le film aussi touchant qu'éprouvant à regarder tant parfois cette impuissance est difficile à accepter. Là on parle de deux associations un peu en marge du système. Ils font tout tout seuls et on vient quand même le leur reprocher. Ce qui est «drôle» dans le film, c'est de voir l'état venir mettre son grain de sel alors que s'ils existent c'est en partie à cause d'eux et de leurs inactions. En partie responsable, car le sentiment d'impuissance est généralisé. S'il y a des moments amusants et touchants, "Hors normes" est surtout un film éprouvant, nécessaire et intéressant. Un bon film qui rend un bel hommage à ces personnes bien incarnées à l'écran par des acteurs impliqués et attachants.
Le film pose un constat terrible qui interpelle. Mais il se contente aussi d'enfiler les scènes dans une passivité assez barbante, tant sur le fond, avec un scénario peu inspiré qui ne propose aucune progression dramatique, que sur la forme, avec une caméra et une mise en scène très attentistes, jouant parfois un peu trop facilement sur la corde sensible. L'ensemble s'apparente finalement plus à un documentaire qu'autre chose et c'est bien là le principal grief qu'on pourrait lui faire.
En termes de racolage et de propagande vivre-ensembliste, les deux liés au rose bonbon, ce "Hors normes" passe en effet toutes les limites ! Comment ce pauvre brouet a-t-il pu "faire" Cannes (hors compét'), et être "nominé" dans plusieurs catégories aux Césars ? Voilà qui donne la mesure du degré de nullité où est tombé le cinéma français..... On pourrait, côté casting, sauver Hélène Vincent (la mère d'un des protégés de "Bruno"), Vincent Cassel (le Bon Samaritain, juif pratiquant qui fait bon ménage avec les Musulmans de cités...) et Catherine Mouchet (médecin aliéniste).... Mais cela ne peut suffire à mettre un simple point, de consolation.... Le duo Toledano/Nakache persiste dans le mélo tous azimuts - là, en surfant de façon roublarde à nouveau sur le handicap - après "Intouchables", mental (x - fausses - nuances d'autisme pédiatrique) - ni un honnête documentaire, ni une fiction propre.... à fuir !
Comme souvent avec Olivier Nakache et Éric Toledano, ils n'arrivent pas à aller au fond du sujet et cela devient donc superficiel et futile. Le film est principalement axé sur Bruno et Malik (Vincent Cassel / Reda Kateb) mais les enfants restent en second plan. On ne montre par de vraies crises comportementales des enfants autistes cela reste grand public. Les difficultés des parents (souvent des femmes seules) est à peine abordés. Bref tout cela donne un film bonne conscience mais qui n'apprends rien sur les situations vécues.
Cela fait des années qu'un film ne m'avait autant bouleversé. Il mérite que je poste le premier commentaire de ma vie sur AlloCiné.
Tout est beau dans ce film. La réalisation, le jeu des acteurs, les causes défendues. On est immédiatement aspirés au sein de l'intrigue.
Cela fait un bien fou de voir qu'il existe encore des personnes humaines, généreuses et sincèrement bonnes. Cela fait un bien fou de voir un film qui prône le partage, l'entraide et l'humanisme quand la majorité prônent l'individualisme et l'enrichissement.
Je me réjouis qu'un film mette en avant ces héros, qui luttent avec tellement peu de moyens et qui ne comptent pas leurs heures.
Je me réjouis également que Vincent Cassel et Reda Kateb soient dans ce film. J'adore ces acteurs, et ils n'en sortent que grandis en tant qu'artistes.
Ce film m'a mis une telle claque que j'en ai pleuré (et il en faut).
Merci à tous ceux qui ont permis à ce film d'exister (producteurs, réalisateurs, acteurs, techniciens, etc).
Merci à tous ces éducateurs qui n'ont pas un travail facile et qui sont animés par tant d'humanité.
Et merci à tous, à travers votre histoire, de m'avoir bousculé.
Le duo de réalisateur Nakache-Toledano propose une nouvelle plongée dans deux mondes inconnus mais qui se rapprochent : les jeunes perdus de la cité qui aide des handicapés avec un passif plus ou moins important que la société a rejeté. Nous passons par toutes les émotions devant ce magnifique film qui fait du bien et nous fait relativiser sur ce qui nous entoure.
Hors Normes ne serait pas le même film sans la participation des deux acteurs principaux : - Vincent Cassel qui campe à merveille ce responsable d'associations qui essaie de trouver des solutions pour tout le monde mais dépassé par ce qui l'entoure. - Reda Kateb tout en force tranquille qui encadre une équipe de jeunes de cité.
Ces deux équipes d'exclus se confrontent et se soutiennent durant tout l'histoire. L'un des meilleurs films de l'année 2019.
Là où le cinéma du duo Toledano/Nakache a très bien fonctionné par le passé, c'est par le caractère rassembleur d'un cinéma fait de collectif, de sujet sensible et grisant qui véhicule une force universelle. Intouchables, Samba, mais aussi le moins populaire Tellement proches, ont tous baigné dans cette logique. C'est leur mode de fonctionnement, et en çà on reconnait une vraie singularité dans le paysage de la comédie française. Dans Hors Normes, on retrouve les mêmes bases scénaristiques précédemment citées. Parce que fondamentalement attaché au film de "gauche", j'aspire à ce que les sujets sensibles évoqués - comme ici l'autisme - doivent transpirer le combat quotidien de quelque bénévole qui font un travail remarquable, face à une administration française à l'agonie. Je ne dis pas que cela est en tout point indispensable à l'histoire, mais je dis plutôt que quite à faire un film engagé, autant qu'il secoue un petit peu plus la fourmilière que ce que l'on retrouve ici à l'écran. A l'inverse alors, si on refuse cet excès d'engagement, se concentrer seulement sur un personnage atteint de cette pathologie, et se focaliser sur son parcours personnels et publics contre la maladie. Ici, on est à mi-chemin entre comédie feel good et film engagé, l'entre-deux que j'ai évoqué ci-dessus, mais avec un regard trop tendre sur la situation. J'appelle çà de la conviction tiède, et j'ai plus envie de voir çà.