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Winslowleaachy
88 abonnés
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1,5
Publiée le 24 janvier 2025
Alors autant dire tout de suite c'est la première fois de ma vie que je cherche mon téléphone pour le rallumer et vérifier l'heure et malheureusement constater qu'il reste encore presque une heure de film. Je suis toujours là, c'est peut être un peu ce que j'avais envie de dire au réalisateur. C'est d'un ennui, mais d'un ennui. C'est d'un ennui... D'un ennui, et puis ça n'en fini pas de finir. J'espérais vraiment être touché par cette histoire dramatique d'une famille qui a vu son leur père en particulier subir les rapts de la dictature. Mais malheureusement même si le début est très dynamique, avec une touche de film de vacances assez inattendue, malheureusement on finit très vite par ne plus vraiment s'intéresser à cette famille qui ne provoque pas grand-chose en réalité chez le spectateur. A moins que votre propre famille ressemble à celle-ci. Alors certes les acteurs sont bons et la réalisation est soignée, les images de l'époque sont bien faites (même si je regrette que la photo soit fade par moment, je n'ai pas vraiment senti la chaleur brésilienne!) Oui cette partie de l'histoire est tragique mais je crois que ce qui m'a plus touché c'est l'histoire autour du petit chien, c'est pour dire...Ahh Pimpao...
Walter Salles dont la filmographie comptait déjà les magnifiques "Carnets de voyage" et "Central do Brasil", revient pour notre plus grand bonheur et nous livre aujourd'hui un film superbe et poignant., relatant l'histoire vraie d'un ex député, Rubens Paiva et de sa famille dans le Rio de Janeiro de 1971, sous le régime de la dictature, avec ses arrestations et disparitions. Se superposent les scènes de la vie familiale, où l'amour règne en maitre, toujours, et l'horreur du régime totalitaire. Fernanda Torres livre une composition fabuleuse dans le rôle de Eunice Paiva, un golden globe vient de la récompenser et qui sait peut être un oscar dans quelques semaines ? A ne pas manquer.
C’est un magnifique film, inspiré d’une histoire vraie qui nous replonge dans la dictature militaire du Brésil dans les années 70. Il est à la fois puissant et très émouvant, vraiment intense avec d’excellents acteurs, y compris les jeunes enfants, on en ressort ému et bousculé par l’intensité des émotions. A voir absolument.
Tiré du roman de Marcelo Rubens, le film raconte l’histoire de sa famille pendant la dictature militaire au Brésil en 1971. Plus précisément, cette fresque familiale se concentre sur l’arrestation de son père, ancien député travailliste, qui est arrêté par le régime et disparaît.
Dans sa première partie, le film nous fait découvrir cette famille vivant dans une maison qui respire le bonheur. Chaque scène illustre l’amour qui les unit, comme celle de la lecture du courrier, particulièrement forte en émotion. Le film caractérise parfaitement chaque membre de la famille, avec une mention spéciale pour la qualité du jeu des enfants intensifiant le réalisme des situations.
On notera l’ingéniosité de la mise en scène. Dans un premier temps, elle intensifie la joie qui émane de l’écran grâce à des mouvements de caméra fluides, la musique et des lumières chaleureuses. Puis, à partir du moment où le père est arrêté, les plans deviennent fixes, la musique disparaît et la lumière se fait plus sombre.
Une véritable bascule s’opère, faisant glisser le film dans une tragédie sombre et glaçante. Même si tout n’est que suggéré, jouant souvent avec le hors-champ, cela n’enlève rien à la puissance du propos et vient saisir le spectateur à la gorge.
Mais surtout, le film se concentre sur la mère de famille, qui va se métamorphoser et se soulever pour découvrir ce qu’il est advenu de son mari. Fernanda Torres est éblouissante et n’a pas volé le Golden Globe qu’elle vient de recevoir pour ce rôle. Elle incarne le portrait d’une femme forte et déterminée à rendre justice à son mari et à protéger ses enfants.
Le titre du film prend un double sens : il évoque à la fois le père disparu, dont l’aura imprègne tout le récit, mais aussi cette dictature qui, malgré les années, reste omniprésente (au point que le gouvernement d’extrême droite au pouvoir jusqu’en 2023 a retardé la production du film).
Si je devais émettre une réserve, ce serait sur la dernière scène, qui n’apporte pas grand-chose et rallonge inutilement la durée du film.
Walter Salles livre un film sobre et sans pathos, mais d’une grande puissance émotionnelle. Le film a évidemment connu un grand succès au Brésil, en abordant un traumatisme encore très présent, et résonne terriblement avec le contexte actuel. Mais plus qu’un phénomène, c’est un hommage à ceux qui se lèvent contre la tyrannie et, tout simplement, un grand film que je vous invite à découvrir.
Magnifique, bouleversant, poignant ! De très belles images, une reconstitution de l’époque soignée et impeccable, des personnages justes et tellement vivants, une histoire vraie qui nous passionne. Un très très beau film
Une page bouleversante et effrayante du Brésil qu'il ne faut surtout pas oublier. Les acteurs sont tous époustouflants, Fernanda Montenegro qui joue la femme de Rubens Paiva sait rendre juste la douleur de cette femme, ses peurs, sa volonté de protéger ses enfants et surtout cette volonté d'avancer et de se battre pour que personne n'oublie. Elle est très dure avec ses enfants mais a t 'elle un autre choix si elle veut survivre ? Ces disparitions rajoutent de la douleur à la perte d'un proche : que lui est il arrivé, a t'il été torturé, est il mort, et si oui, où est il , où est son corps.
Un film qui nous montre ce qu'est réellement une dictature et ses dérives ..
Une véritable claque que ce bijou pourtant terriblement dramatique. Fernanda Torres est extraordinaire de justesse et de délicatesse. Et les enfants tous bouleversants. Un Brésil idéalisé (football,samba ) sous le joug d’une dictature implacable qui broie toute velléité de liberté. Un film à voir absolument pour mieux comprendre ce qui nous guette et qui nous menace encore aujourd’hui
Premier coup de coeur de l'année. Ce film nous permet de découvrir le Brésil sous l'emprise dictatorial des années 70 et surtout l'histoire vraie d'Eunice Paiva qui s'est battu pendant des années pour obtenir le certificat de décès de son mari, embarqué de force par les militaires du régime pour un interrogatoire. Film essentiel dans le devoir le mémoire pour éviter que l'histoire se reproduise à nouveau.
Ce film, en apparence fictionnel, nous raconte une histoire vraie, celle d'une famille brésilienne confrontée à la dictature qui a sévi dans le pays des années 1960 aux années 1980.
Il y a donc un aspect documentaire dans cette histoire, sur le débat d'idées à l'époque, le militantisme de gauche et la répression des mouvements révolutionnaires. La deuxième partie spoiler: est particulièrement tendue , efficacement mise en scène.
Pour les nostalgiques, c'est aussi une tentative de résurrection des années 1970 heureuses, entre soleil, plage, musique entraînante et repas en famille. C'est filmé avec des couleurs chaudes et très bien joué, par des acteurs peu connus en Europe. (Fernanda Torres est nommée aux Oscar.)
La fin est riche de sens...spoiler: et poignante .
Le film est inspiré d’une histoire vraie, celle de la famille Paiva : le père, le charismatique Rubens, ancien député, architecte et la mère, Eunice, qui forment un couple aimant ; les cinq enfants, quatre filles, un garçons Ils vivent à Rio au début des années 70, sous la dictature militaire, dans une grande maison à côté de la plage. Ils reçoivent la famille, les amis, chantent, dansent. Une vie de famille merveilleuse qui bascule le jour où des policiers en civil ou des militaires embarquent Rubens et plus tard Eunice et l’une de leurs filles. Eunice et sa fille reviennent de la prison sordide après quelques journées d’interrogatoires tendus mais pas Rubens. S’en suit le combat d’une vie pour retrouver la trace de Rubens et acter son décès. Le film a un côté lumineux qui lui est donné par le charisme de Rubens, par les joies simples mais profondes d’une vie familiale, par la dignité et la ténacité d’Eunice. Il nous plonge dans l’ambiance contrastée du Brésil des années 70 où l’insouciance de la jeunesse carioca est confrontée parfois dramatiquement à l’arbitraire et à la cruauté de la dictature militaire. On ne peut qu’être admiratif de l’attitude d’Eunice Paiva qui règlera une foule de difficultés pratiques et financières, reprendra ses études de droit à 40 ans et deviendra avocate des paysans dépouillés de leurs terres. Les acteurs, Fernanda Torres et Selton Mello, qui interprètent les parents, sont très bons. J’ai une réserve sur la mise en scène que je trouve peu imaginative et peu dynamique, en deçà du reste du film, mais l’histoire de la famille Paiva impressionne le spectateur :14/20.
Une dictature, une de plus dont on a souvent oublié les méfaits et qui bien évidemment marque encore et pour toujours ceux qui l’ont vécue, qui en sont revenus , ou presque. Le cas de la famille Paiva, dont le patriarche Rubens a été arrêté à son domicile et n’est jamais réapparu. Son épouse Eunice, va se battre pour le retrouver, puis pour connaître la vérité. Elle le fait pour elle, pour ses enfants, pour l’Histoire qui assassine impunément, dans les années soixante-dix au Brésil. Ce que Walter Salles ne montre pas. Les séquestrations, les tortures, les assassinats , il les évoque seulement sur le chemin qu’emprunte l’épouse, la voie de la vérité, pense-t-elle où il lui faut comprendre entre les lignes, percer les interstices des volets mi-clos. Toutes ses incertitudes, ses doutes, son désespoir que le spectateur partage très vite en compagnie d’une comédienne au plus près de son personnage, forte et courageuse. Fernanda Torres, si présente, si vraie Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Elu Meilleur Scénario à la Mostra de Venise, ces 135 minutes marquent le retour du brésilien Walter Salles sur nos écrans, qu’il avait désertés depuis 2012. Eh bien, après ces 2 heures et quart passées en compagnie de la famille Paiva, on en redemande… Rio, 1971, sous la dictature militaire. La grande maison des Paiva, près de la plage, est un havre de vie, de paroles partagées, de jeux, de rencontres. Jusqu’au jour où des hommes du régime viennent arrêter Rubens, le père de famille, qui disparait sans laisser de traces. Sa femme Eunice et ses cinq enfants mèneront alors un combat acharné pour la recherche de la vérité... Mon 1er grand coup de cœur de 2025 pour cette chronique familiale et politique absolument bouleversante. Incontournable ! La dictature militaire au Brésil a duré plus de 20 ans, de 1964 à 1985. Curieusement, le cinéma s’est beaucoup intéressé à celles qu’ont subies l’Argentine et le Chili… à ma connaissance, c’est la 1ère fois, qu’un film nous parle frontalement de la brésilienne. On a pour habitude de considéré un Prix du meilleur scénario dans les grands festivals comme un accessit. Je m’inscris en faux, car, à mon avis – comme à celui de François Truffaut… bonjour la prétention -, il ne peut y avoir de bon film sans bon scénario. Et cette chronique qui s’étend sur 40 ans est un excellent film. Le cinéaste a connu la famille Paiva, Rubens, Eunice et leurs cinq enfants, à la fin des années 60, alors qu'ils étaient venus vivre à Rio. Il fréquentait même régulièrement leur maison à l'adolescence. Il y a découvert des courants musicaux et assisté à des débats passionnés sur la situation politique du Brésil. Le titre original, Ainda estou aqui est aussi le titre de la biographie d'Eunice Paiva, écrite par son fils Marcelo. Le projet était prêt dès 2017, mais la production cinématographique brésilienne a été paralysée par le gouvernement Bolsonaro de 2019 à 2023… Sûrement un hasard. Un récit sur la reconstruction d’une mémoire individuelle, la mémoire d’une famille brisée, qui se superpose à la quête de reconstruction de la mémoire d’un pays, le Brésil. Une pure merveille. Charisme, élégance, force de conviction… voilà ce qui caractérise l’immense talent de Fernanda Torres, - Golden Globe de la meilleure actrice -, qui illumine ce film de sa présence. Immense actrice. Elle est entourée de Fernanda Montenegro, Selton Mello, Valentina Herzsage et de beaucoup d’autres, tous aussi épatants les uns que les autres. Cette œuvre magistrale contre l’oubli fait l’unanimité que ce soit dans la presse ou chez les spectateurs. Aucune émotion facile, aucun pathos déplacé, ce film, aussi digne que son héroïne, est d’une efficacité narrative redoutable où l’on voit le vide laissé par l’absence du père se transformer en force collective. De l’importance de la transmission et de la mémoire. Courez vite voir ce pur chef d’œuvre qui sonne comme une mise en garde.
Un film bouleversant, porté par des acteurs hors pairs et servi par une réalisation subtile et virtuose. Sans pathos, sans violons omniprésents, presque sans larme, Salles faut de nous, le temps du film et bien au-delà, des membres de cette famille. Du grand art. Seule la dernière scène semble dispensable mais peut-être nous permet elle d’essuyer nos larmes avant que la lumière ne revienne.