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Un visiteur
4,0
Publiée le 1 avril 2025
Je suis toujours là fait preuve d'une introduction joviale et nous place bien au Brésil, dans son décors paradisiaque où la fête semble continue.
Seulement, c'était sans compter sur le régime totalitaire de l'armée et de l'horrible dictature qu'a subi le pays.
On profite du bonheur de cette famille autant de temps que l'on peut puisqu'on est rapidement mis en garde sur le danger planant, même s'il se dissimule discrètement, impossible de s'imaginer le pire.
Il y a un soin à vraiment représentée la prospérité et la gaieté que compose la famille Paiva et évidemment on s'y attache.
Malheureusement, même prévenu(e) ce changement drastique d'ambiance est pesant, voir la jovialité laissée la place à l'angoisse et à l'anxiété est douloureux et on peut à peine imaginer ce qu'a pu subir cette famille (et ce pays tout entier).
La mise en scène est très efficace pour démontrer toute l'horreur causé par ce régime militaire, entre tortures et oppressions, le film fait preuve d'intelligence et ne tombe pas bêtement dans une violence gratuite, il la suggère et c'est encore plus terrifiant.
Heureusement, on peut reprendre notre souffle à travers quelques séquences touchantes, seulement, c'est pour mieux nous prendre à revers, comme si le bonheur était parti définitivement.
La fin vient aussi mêler les émotions fortes, on oscille entre la satisfaction de voir la bravoure de cette femme et de cette famille obtenir un semblant de justice et à la fois, une colère nous envahit, autant d'années de souffrance pour obtenir une simple vérité, c'est affligeant.
Je suis Toujours là est un film très important, il est essentiel de raconter précisément les horreurs que l'État se permet à coups de violences.
C'est très fort en émotions, c'est humain et puissant et personne ne devrait être condamné pour le fait de posséder un cœur.
Ce film raconte l’histoire de l’ancien député brésilien Ruben Paiva. Alors que l’armée a mené un coup d’état et instauré une dictature, cet ancien homme politique tente de vivre une vie familiale paisible. Sa participation à la résistance vont lui coûter cher et bouleverser la vie de la famille. C’est fort, puissant, redoutable.
Si les dictatures en Argentine ou au Chili ont été souvent traitées au cinéma, celle qui a sévi dans les années 70 au Brésil est peut-être moins connue. Remercions donc Walter Salles de nous remémorer ces années de plomb que le réalisateur a bien connues puisqu’il était ami avec le fils de la famille Pavia, Marcelo. D’ailleurs, le film est tiré du récit de ce dernier. Dans Je suis toujours là, on suit le douloureux parcours d’une mère, d’une épouse, dont le mari disparaît dans les geôles de la dictature militaire. Le film réussit parfaitement bien à capter le manque, l’absence, la peur... Des sentiments qui contrastent avec le côté solaire, lumineux du film, ponctué d’images en Super 8 et de musiques rock brésiliennes des années 70, notamment Tom Zé, dont le hit Jimmy Renda-sé résonne dans une formidable scène en voiture, au début du film, dans laquelle des jeunes reprennent en chœur les paroles de la chanson. Dans une très belle reconstitution du Rio de Janeiro des années 70, Walter Salles signe un film beau et émouvant, porté par l’actrice Fernanda Torres, formidable dans le rôle principal. Assurément, un des grands films de l’année 2025. https://www.hop-blog.fr/je-suis-toujours-la-film-de-walter-salles/
Les lumières de la salle se sont rallumées dans un silence absolut. C'est un film bouleversant et qu'on peut qualifier très justement de nécessaire. Le réalisateur à réussi a apporter de la poésie, sur une période dramatique de l'histoire brésilienne grâce à une photographie qui sublime tous les plans. L'interprétation est incroyable, on est prit au cœur de l'histoire de cette famille au destin tragique comme des centaines de milliers d'autres qu'il ne faut pas oublier.
Un magnifique film dans le Brésil des années 70, bercé d’une belle lumière chaude, de musique, de vie, centré sur une mère d’une dignité infinie face à la dictature un mari dont on ne sait pas s’il reviendra, et des enfants à protéger. On rit parfois avec eux, on pleure aussi. La fin est absolument bouleversante.
Film poignant, soigné, bien interprété, AInda Estou Aqui est une réussite. Un film utile, nécessaire et de qualité. Il est aussi un peu prévisible et ne s'aventure pas au-delà de son cahier des charges. Une réussite mais pas une réussite bouleversante.
Oscar du meilleur film international, le dernier film de Walter Salles vous prend aux tripes dès les premières minutes. L'opposition entre les scènes solaires sur les magnifiques plages de Rio et les scènes terrifiantes dans les geôles de l'armée au pouvoir est impressionnante. A voir pour se rappeler que les dictatures qui se réinstallent de plus en plus dans le monde sont un fléau qui menace l'humanité. L'Oscar du meilleur film international est très largement mérité. Fernanda Torres, nominée dans la catégorie meilleure actrice, aurait cent fois mérité de l'emporter tant son jeu est stupéfiant. A noter également l'interprétation parfaite des 5 enfants du couple.
Un film magnifique tout en humanité et en subtilité. Tous les acteurs sont remarquables, en premier lieu la mère de famille. Tous les rôles sont bien dessinés avec leur nuances et leurs propres questionnements. Cette tragédie est magnifiquement restituée. Un seul bémol : les deux séquences finales qui font faire au spectateur un saut dans le temps auraient gagné à être plus concises.
Excellent drame biographique sur l'oppression d'une dictature. Au début de l'histoire, on y découvre une famille heureuse. Et même si on aimerait pouvoir s'accrocher à ce bonheur, on le sait malheureusement éphémère, connaissant à l'avance le thème du film. Puis, le film dresse le portrait d'une femme vraiment forte et courageuse brillamment interprétée par Fernanda Torres.
Très déçu par ce film après avoir lu de bonnes critiques. Le casting est bon et on retrouve bien l’esprit brésilien mais c’est lent ! Il ne se passe pas grand chose, tout est couru d’avance et c’est long, ça n’en finit pas. Je me suis copieusement ennuyé.
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3,5
Publiée le 12 mars 2025
« On condamne les autres à une torture mentale éternelle. » Rio de Janeiro, 1971, la situation politique est très tendue, mais Rubens Paiva et sa femme Eunice tentent de mener une vie de famille aussi paisible que possible avec leurs enfants. Il fait beau, ils habitent à côté de la plage et reçoivent souvent des amis, mais cette petite chronique d'une famille brésilienne aisée tourne vite au cauchemar lorsque Rubens est enlevé pour répondre à des questions. Les questions, c'est Eunice qui va les poser pour découvrir ce qui est arrivé à son mari. Le début d'un très long combat pour la vérité. Inspiré de la véritable histoire des Paiva, "Ainda Estou Aqui" est à la fois un bel hommage à cette femme résiliente et digne qui s'est battue pour la vérité et un devoir de mémoire envers toutes les victimes de la dictature militaire. À l'image d'Eunice, le film de Walter Salles est d'une grande dignité. C'est l'humanité qui triomphe sur la barbarie et cette sobriété rend l'histoire parfois très émouvante. Je dis parfois parce que le récit est décousu à certains moments, ce qui fait un peu retomber le soufflé pour citer ce plat que la famille semble apprécier. Même si la vérité arrive assez vite, les recherches ne sont pas vraiment poussées. Tout est vraiment axé sur Eunice et la famille, ce qui est bien, mais on a parfois envie d'en voir plus sur le reste. Bref, c'est tout de même un bon et un important film.