REQUIEM FOR A DREAM (2001): La descente aux enfers de 4 personnes addicts aux drogues. Une dépendance qui détendra, fera rêver, mais une habitude destructrice. Une mise en scène très particulière, les conséquences d'une toxicomanie qui entrainera à un désœuvrement illustré par des visions imaginaires. Une déformation de la réalité coupable d'une dégradation physique et psychique, une tempête psychologique angoissante. Un couple bien assorti, Harry et Marion (Jared Léto/ Jennifer Connelly, étonnant qu'ils ne soient pas ensemble dans la vraie vie), deux inadaptés libérés d'une société asphyxiante grâce à leur paradis superficiel, un paradis bien couteux pour deux citoyens ordinaires, l'image de deux amoureux qui auraient dû respirer le bonheur, malheureusement… La maman d'Harry, Sara Goldfarb, interprétée par l'actrice Ellen Burstyn, une piteuse solitude enchainée à un poste de télévision, une altération mentale qui grandira petit è petit et fera peine à regarder. Une musique porteuse des situations dramatiques, un violon qui agira telle l'aiguille d'une seringue véhiculant un poison euphorisant dans les veines des âmes meurtries, viendra ensuite le son d'un violoncelle annonçant l'extase tant attendue… puis cette ivresse commencera à se dissiper… le violon reprendra alors le dessus et pointera la dure réalité de la vraie vie. Une réalisation destroy agitée par des images répétitifs (l'agressivité de la drogue), quelques lourdeurs pour une ambiance parfois pesante (l'état mental), un film que l'on suivra comme un documentaire (pas de suspens, pas de spectacle, mais des situations crédibles), Bref! On adhèrera ou pas à cette mise en image de la décadence, j'avoue que je suis resté très partagé. Tout de même, je n'irai pas me joindre à toutes ces critiques qui encenseront ce film jusqu'à dire que c'est un chef-d'oeuvre. Désolé… ce sera un bon film, mais je ne serai jamais admirateur de ce fléau, la drogue, maîtresse d'une destruction mentale, maîtresse des pensées suicidaires.