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Valentin C.
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0,5
Publiée le 5 février 2024
Je doute qu'il y avait besoin d'autant de temps de film pour nous faire comprendre le décalage entre l'horreur des camps et la vie surréaliste de ceux qui les dirigeaient... des longueurs des longueurs encore et encore... un sound design désastreux qui donne l'impression d'entendre quelqu'un roter.
J'avoue être passé totalement à côté de ce film adoubé par les critiques presse et par la plupart des spectateurs. D'emblée, le ton est donné avec ce SS, Rudolf Höss, vivant entouré de sa femme et de ses enfants dans une somptueuse demeure jouxtant le camp d'Auschwitz. Malheureusement, une fois ce sentiment malaisant acté, il ne se passe pas grand chose. Jonathan Glazer s'obstine à cacher le pire (que l'on devine quand même) pour se focaliser sur cette vie de rêve à travers des décors bucoliques. L'esthétisme passe avant les atrocités de la Shoah en privilégiant le hors champ pour un résultat sans grande saveur à mon goût. Une oeuvre qui divise par ses choix.
Ce film est oppressant et hypnotisant. On a du mal à déglutir tellement c'est glaçant. La zone d'intérêt va plus loin qu'une "simple" banalité du mal, elle t'y habitue. Tout cela notamment grâce aux angles de caméra et au son en arrière plan. C'est parfaitement maîtrisé. Vous n'en ressortirez pas indemne, c'est sûr et certain.
Nul archi nul….il y a tellement de bons films ou documentaires sur la shoah …pourquoi aller s ennuyer plus de 2 H au rythme lent de la vie du Ss en charge du camp….pas d histoire , des images bien cadrees du son la fumee des fours …. Bref passer votre route e
Récompensé par le Grand Prix au dernier Festival de Cannes, il faisait partie de mes grosses attentes de ce début d'année...et il ne m'a pas déçu, bien au contraire.
10 ans après son film de S-F expérimental «Under the Skin», le réalisateur britannique Jonathan Glazer nous revient avec cette œuvre sensorielle, déroutante et glaçante, où la vie tutoie la mort au plus près.
S'ouvrant sur une sortie idyllique au bord d'un lac, le film nous plonge dans le quotidien du commandant Rudolf Höss, de sa femme Hedwig et de leurs enfants, habitant dans une maison avec jardin située juste à côté du tristement célèbre camp d'Auschwitz.
Une sorte de théâtre de l'horreur dans lequel deux mondes totalement différents sont séparés par un mur et des barbelés, et où l'un ignore l'autre, même au sein de sa propre maison.
L'horreur quotidienne qui a lieu de l'autre côté du mur, on ne la voit jamais clairement. Elle est hors-champ et lointaine, parfois suggérée au détour d'une petite phrase ("Les Juifs sont de l'autre côté du mur"). Elle est visuelle (ces dents scrutées par l'un des fils dans son lit ; ces ossements qui se déversent dans la rivière voisine ; ces cheminées dont la teinte rougeâtre et sanglante vient illuminer l'obscurité de la nuit), et surtout sonore (des cris autoritaires ou désespérés, des coups de feu, et surtout le son, effrayant et ininterrompu, de ces usines qui tournent inlassablement, 24h/24).
Et ce parti-pris de suggérer uniquement ces atrocités à l'écran, c'est une manière plus que pertinente et intelligente d'illustrer le détachement cruel et l'inhumanité dont faisaient preuve les Nazis face à ce qu'ils étaient en train de commettre. Et cela, Christian Friedel (Le Ruban Blanc) et Sandra Hüller (Anatomie d'une Chute) le personnifient avec beaucoup de talent : ces images et ces sons quotidiens ne les atteignent pas. Tout ce qui compte, c'est leur vie de famille, leur jardin et l'insouciance de leurs enfants (qui entendent et reproduisent). Ou comme le formule Hüller sans une once de culpabilité et avec fierté : "C'est notre maison. On vit comme on en a toujours rêvé. C'est ça notre espace vital."
Œuvre immersive et déstabilisante sur ce quotidien qui se répète, voilà un film qui a provoqué chez moi un ressenti un peu similaire à celui que j'ai pu éprouver face à «La Conférence» l'année dernière, un autre film (plus académique, mais très réussi tout de même) sur la banalisation du mal et l'industrialisation de la mort.
Un "film d'horreur" dont les images et surtout les sons devraient vous poursuivre et vous rester en tête pour un bout de temps. Parce qu'on sait pertinemment à quoi ils correspondent, comme viennent l'illustrer ces dernières images issues du musée d'Auschwitz-Birkenau, faisant la jonction entre passé et présent, et le devoir de conservation et de mémoire qui l'accompagne. Parce que détourner le regard, c'est déjà quelque part accepter l'intolérable.
Malgré une fin un petit peu abrupte, cette «Zone d'Intérêt» est sans aucun doute l’œuvre la plus marquante de ce début d'année et à ne pas manquer au cinéma. 8,5/10.
un film qu'il faut voir! l'histoire de cette famille nazi qui vit une vie "ordinaire" a coté de la souffrance indescriptible de leurs "voisins"! on a l'impression que ce militaire allemand a un job comme un autre ; que tout est normal; que tout va bien ; parce qu'on ne voit rien ou presque! mais on entend et on n'entend que ça: la souffrance et l'horreur! toute cette famille est deshumanisee sauf peut etre la grand mere qui fini par s'enfuir sans en parler a personne! meme sur la scene qui se deroule de nos jours on a l'impression que le ménage se fait dans ce lieu ordinaire alors qu'il rememore cette abomination! un grand film
Mais quelle purge ce film! C'est d'un ennui mortel du début jusqu'à la fin. En plus, c'est moche, mal filmé, mal joué. Après les 20 premières minutes de chienlit, on espère qu'il va se passer quelque chose. Mais non, rien. La bande-son est dégueulasse. La fin nulle. Si on ne connaît pas un minimum ce qu'il s'est passé et si on n'a pas visité le camp, on ne comprend même pas la fin. Un regret infini d'avoir perdu presque 2 heures. Ce film ne mérite aucun prix. À fuir.
Tout est réussi. Une histoire froidement clinique, des acteurs justes, une photographie incroyable et une bande son qui nous aspire. C'est un film qu'il faut digérer. Je l'ai refusé les premières heures d'après pour m'immerger ensuite.
Très décevant malgré des critiques positives. Parler d'un sujet si grave en montrant une famille aisée en proximité des horreurs m'a beaucoup dérangée. Je ne suis pas du tout rentrée dans le film, la musique est angoissante et je n'ai perçu aucune sensibilité au travers de cette histoire.
Je viens de créer un compte allociné exprès pour pouvoir rédiger un avis sur « la zone d’intérêt ». Ce film a été tout simplement une catastrophe. Le sujet de la Shoa est sensible et grave et il n’a pas été respecté du début à la fin avec ce film. Il n’y a strictement rien, aucune émotion, aucun ressenti mais surtout aucun scénario. Rien n’est cohérent, rien n’est recherché, il n’y a tout simplement aucune histoire. Ceci dit, j’aurai au moins vu un film dans ma vie où il n’y a aucun lien entre les différentes scènes, aucune transition. Une femme dans un bain durant 3 secondes, toute une scène sur une homme qui éteint des lumières ou qui descend des marches, des écrans noirs au début et à la fin. Une véritable catastrophe pour l’histoire si importante qu’est la seconde guerre mondiale. Par ailleurs, la fin est encore plus dévastatrice lorsque tout d’un coup, entre deux scènes, on nous montre les agents d’entretien du camp que l’on peut visiter en train de passer l’aspirateur et de faire les vitres. Une aberration ! Ce film ne devrait pas être au cinéma.
Musique lancinante et glaçante qui vous prend et ne vous lâche pas sur le générique de fin
Sinon film prenant , on devine sans que jamais rien ne soit montré ,de très bons acteurs sur un sujet brulant et oh combien encore et encore d'actualité dire que ce film a failli avoir la palme d'or à Cannes chacun se fera sa propre idée on aime ou pas
si vous voulez vous emmerder pendent 1h30 allez voir ce film,histoire insipide d'un responsable du Auschwitz et de sa famille, ce film n'a aucune vie, il est plat.
Exceptés les pseudo intello qui s'auto-covainquent que ce film est un chef-d'œuvre pour être alignés avec les médias bobo parisiens, je ne vois pas comment on peut apprécier le dit «chef d'œuvre».
S'il montre bien le caractère déshumanisé et sans empathie des tortionnaires SS, qui n'est pas une surprise, on comprend rapidement l'enjeu mais on se fait intensément chier, espérant une once de rebondissement, de pathos, qui n'arrive jamais.
Évidemment on ne s'identifie ni s'attache aux personnages, mais l'horreur est trop implicite pour qu'on ressente un dégoût, une haine ou une vive révolte.
La zone d'intérêt... Pour la première fois de ma vie depuis 40 ans, je suis sorti au bout de 10 minutes. Chaque image était un calvaire. Je n'étais pas avec la famille Höss. J'étais avec les martyrs dans le camp d'Auschwitz, juste derrière ce mur, derrière ces barbelés qui se trouvaient devant le nez des spectateurs.
J'ai vite compris que le réalisateur se délecterait à jouer avec les mêmes codes tout au long de son film. Ce réalisateur va piéger des millions de personnes, hypnotisées, car ce film sera un succès.
En quittant la salle de cinéma, en posant cet acte de résistance, j'ai dit au réalisateur : « Tu es peut-être malin, mais je suis plus fort que toi et tu ne m'auras pas ».
Dès les premières minutes (et tout le monde en parle) j'ai vite compris que toute la barbarie nazie y serait suggérée.
Et la suggestion est peut-être pire.
Je passe certainement à côté d'une œuvre cinématographique majeure. Il y a la forme, incroyable, d'une intelligence folle. C'est brillant.
Et il y a le fond... Machiavélique !
Certes, dans les 10 premières minutes de ce film,spoiler: (et dans le film en entier, on me l'a confirmé), on ne voit rien.
Et pourtant moi je voyais. Je voyais tout :
Derrière chaque scène, je voyais l'arrivée des trains dans le camp de la mort.
Je voyais les fumées s'échapper des cheminées des fours crématoires.
Je voyais la jeune Magda (une femme que j'ai connue), 16 ans, à qui une dame plus âgée, mourante, lui tendait ses quatre derniers petits bouts de pain.
Je voyais Sophie, hurlant sa détresse, car les SS lui avaient demandé de choisir un seul de ses deux enfants (« Le choix de Sophie » avec Meryl Streep).
Je voyais ces personnes pendues et laissées volontairement, des jours entiers, au bout de leur corde, au milieu du camp.
Je voyais tout le sadisme des gardiens.
Je voyais , dans les baraquements, les corps squelettiques aux regards hagards.
Je voyais l'amoncellement de cadavres entièrement nus.
J'entendais les hurlements des martyrs d'Auschwitz.
Derrière chaque image, je voyais la barbarie.
Derrière chaque scène, je voyais la mort.
Ici, toute la question de la Shoah se limite à une chose abstraite.
Toute l'horreur de l'Holocauste y est esthétisée.
Réaliser un film entièrement focalisé sur le point de vue des bourreaux n'est pas acceptable sur le plan humain.
Le réalisateur a dit vouloir dénoncer la barbarie nazie. Je m'insurge contre cette idée.
Si on veut démontrer toute l'horreur de la Shoah, il faut montrer toute l'horreur de la Shoah !
Un film basé sur le hors-champ, sur le non-dit. Peu narratif, car ce n'est pas l'important ici. L'important, c'est le travail de déduction que fait le spectateur. Un film rare, exigeant, avec une image qui rappelle les photographies couleur de cette époque, avec des couleurs douces et naturelles. Tous les acteurs sont immenses. Une musique brillante et aux antipodes des musiques de film. Et un travail du son hors-champ très intéressant.