La Zone d'intérêt
Note moyenne
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822 critiques spectateurs

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Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2024
La Zone d'Intérêt est la zone de 40 hectares entourant le camp d'Auschwitz et qui contient aussi la résidence du commandant Rudolf Höss. Sa femme Hedwig, ses enfants et lui vivent paisiblement dans leur grande maison et leur jardin fleuri séparés du camp par un mur. Le camp reste hors champ, ou plutôt en hors champ partiel car la forme des barbelés, une tour, une cheminée rappellent les éléments bien connus. Cela est possible car nous avons été abreuvés de ces images. Après un long moment dans le noir, le début de film montre la famille au bord d'une rivière, probablement la rivière Soła, un affluent de la Vistule. Le père n'a pas son uniforme mais déjà sa coiffure nous transmet un léger malaise avec une coupe à la Himmler rasée à la base. La coiffure blonde parfaite de la mère traduit le stéréotype de la femme aryenne. Peu à peu nous comprenons comment cette famille modèle tire profit de la situation. Tout d'abord il y a les habits qu'on devine récupérés sur les déportés que les femmes des officiers nazis se partagent. Ensuite les domestiques qui sont des déportés. Lorsqu'elle est de mauvaise humeur Hedwig peut menacer sa servante de la réduire en cendres... Les cendres sont aussi présentes comme amendement dans le jardin, dispersées par un déporté-jardinier. Les jeux des enfants avec des dents nous glacent également. Des industriels viennent proposer des améliorations pour l'efficacité des crématoires afin d'augmenter la cadence car comme dans tout génocide c'est se débarrasser des corps qui est le plus compliqué. Le personnage de la mère d'Hedwig qui vient rendre visite à sa fille montre une certaine ambivalence. D'un côté elle est heureuse pour sa fille et semble contente à l'idée que la bourgeoise juive dont elle était la servante se trouve désormais de l'autre côté du mur. Mais un soir alors qu'elle est à la fenêtre de l'étage elle semble comprendre ce qui se passe vraiment de l'autre côté du mur et part sans bruit au petit matin. Le caractère crapuleux du crime transparaît dans les remarques des femmes d'officier qui se vantent d'avoir récupéré des diamants des déportés cachés dans du dentifrice. Le bonheur familial est troublé lorsque le commandant est muté à Orianenburg comme inspecteur des camps mais finalement il est désigné pour s'occuper de l'extermination massive des Juifs hongrois et pourra à la fin revenir au camp permettant ainsi à sa femme de continuer sa vie paisible. Le commandant vomit et montre donc une certaine ambivalence lui-aussi. Entre deux vomissements, des images montrent ce qui ressemble à un musée bien postérieur avec des vitrines contenant les effets des déportés (chaussures, valises, vêtements rayés de prisonniers) et les fours avec des employés qui nettoient. Cet effet casse le dispositif jusque là suggéré. La photographie de Łukasz Żal est impeccable avec des cadrages parfaits et il y a un travail sur le son qui par un bruit de fond permanent de type industriel ainsi que des cris étouffés rappelle l'industrialisation de la mort. La mise en scène de Glazer est exceptionnelle. Elle nous fait nous poser des questions : peut-on rester insensible comme Hedwig avec ce qui se passe à côté ? A-t-on tout de même au moins quelques hauts le coeurs comme a pu avoir la mère d'Hedwig et même le personnage du commandant qui pour conserver à sa femme sa vie bourgeoise doit aller encore plus loin dans l'exécution du meurtre ? S'habitue-t-on au crime, peut-on en faire abstraction en ne le commettant pas de ses propres main ?
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2024
La loi des séries sans doute..... Le ton est donné dans la 1ère minute.... Rien .... accrochez vous ! Malgré les images affreuses volontairement avec des noirs - surtout - et des blancs sinistres, plats, insipides sans aucune émotion, la vie de riverains semble se dérouler comme si de rien n'était ! Que ce soient les enfants qui jouent comme au siècle dernier et encore, des jouets simples rustiques, sur un vieux tapis, des draps qui volent dont la couleur est plus qu'improbable, des comportements style "OVNIS" ou "MARS ATTACKS" alors que dans un coin, ou sur le bord, immanquablement c'est la cheminée d' Auschwitz en pleine action que nous propose le réalisateur Jonathan Glazer : horreur magistrale qui glace le sang et vous immobilise. Personne ne s'est levé avant trois bonnes minutes ou plus. Chapeau à Christian Friedel ( Rudolf Höss ) et plus encore Sandra Huller ( Hedwig Höss ) pour leur interprétation remarquable..... !!**
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2024
On croit regarder le quotidien de la famille du commandant de Auschwitz. On suit leur routine, leur journée avec en arrière-plan l'horreur absolue (jamais montrée). En réalité on regarde la mort, la déshumanisation, la cruauté froide, le pire de l'être humain. Le film est glaçant et la bo continue de me hanter après le film. Une expérience spéciale.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 février 2024
Avec The Zone of Interest, Jonathan Glazer adopte un dispositif opposé à celui que choisissait László Nemes dans Saul Fia (2015) : suivre non plus les victimes dans les étapes de leur déshumanisation et de leur extermination, mais les bourreaux dans ce qu’Hannah Arendt appelait la « banalité du mal » (Eichmann à Jérusalem, 1963). Rudolf Höss organise ainsi dans un même mouvement une partie de campagne, une réception mondaine et le plan d’anéantissement des détenus – plan préalablement présenté et expliqué par un scientifique –, son épouse Hedwig nomme à son petit dernier les fleurs et les insectes qui composent le jardin, l’aîné observe des dents qu’il range dans une boîte à allumettes… De la fumée, des détonations et un vrombissement permanent, des cris aussi.
Le long métrage entend nous faire vivre l’Histoire comme une expérience sensorielle mais, en demeurant prisonnier de son concept branché, participe malgré lui à cette banalisation : d’une part parce que les victimes ne sont présentes qu’en tant que bruits sans visage aucun sur lequel lire l’incompréhension et la peur, d’autre part parce que les bourreaux restent essentiellement désincarnés, froids et méthodiques, mis à distance par la réalisation millimétrée et par la photographie rigoureuse. Trop peu d’humanité là-dedans, et pas de chair non plus, pas de sentiments, pas de dilemmes. Les convulsions, rares, apparaissent comme des poses. Nous avons l’impression de regarder l’interminable répétition du même dans un laboratoire où les cobayes sont endormis, pour ne pas dire gazés, et animés par un réalisateur-démiurge qui n’a strictement rien à partager sur la shoah, mais tout à réduire à l’état d’abstraction conceptuelle. Une zone sans grand intérêt.
DANIEL JANSSENS
DANIEL JANSSENS

3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 février 2024
Mouais, autant chacun à le droit de donner son avis sur un film, de l'aimer ou de ne pas l'aimer; mais ici j'avoue que ce film ne m'a pas touché, comme d'autres le font remarquer, c'est creux, il ne se passe pas grand chose, j'ai d'ailleurs eu parfois du mal à ne pas m'endormir. Je dois reconnaître plusieurs qualités à savoir la réalisation, le jeu des acteurs représentant cette famille modèle aryenne, et les lieux magnifiquement retransmis de l'horreur qu'est ce camp sans jamais le montrer (on entend seulement des cris, des coups de feu et surtout la fumée noire s'échappant des cheminées. Je qualifierais ce film de représentation d'une "tranche de vie", mais pour le reste je n'y ai rien trouvé de plus. Je m'attendais à beaucoup plus que cela dans l'émotion. Pour ma part, une Palme d'Or décevante.
Julien Rieunier
Julien Rieunier

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 février 2024
Le parti pris artistique de suggérer l'horreur des camps sans jamais aborder le sujet de fond a provoqué chez moi un ennui total. S'entêter à ce point à rendre les dialogues sans le moindre intérêt ni aucune saveur m'a donné l'impression qu'on se moquait de moi. Le scénario consiste à ne rien montrer, ne rien raconter, les plan immobiles s'enchaînent inlassablement offrant au spectateur des scènes désespérément banales. Bref, la seule chose qu'on apprend avec ce film, c'est comment perdre 1h45
Baptoumba
Baptoumba

3 abonnés 14 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 mars 2024
On alterne entre monotonie et soubresauts de vérités, tout en restant sur une longueur calamiteuse de complaisance.

Les écrans noirs, rouges, sont là pour alarmer et rendre un peu moins bucolique le propos présumé soutenu. J'insiste sur le présumé puisque ce film ne soutient rien, n'apporte même pas un devoir de mémoire hormis le cut - à débattre - sur le personnel qui s'occupe du musée du mémorial d'Auschwitz à notre époque.

Bref, un groupe complet de spectateurs à la sortie se sont accordés à être insurgés d'avoir passé plus d'une heure trente à regarder des nazis se complaire à faire pousser des fleurs et des légumes, tout en incarnant un tantinet l'horreur d'être des mauvais employeurs pour personnel de maison.

Un film qui ne remplit ni le devoir de mémoire, ni l'émotion chez le spectateur. Musiques stridentes ne suffisent clairement pas.
Iggy bebs
Iggy bebs

10 abonnés 86 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2024
une claque, un chef-d'œuvre, l horreur sans jamais rien montrer, une musique glaçante qui porte le film a son paradoxe.
Nicolas L.
Nicolas L.

7 abonnés 24 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 février 2024
Je n'aime pas intellectualiser la vie de ces monstres. En rendant trop subtile la mise en exergue avec l'horreur du camp, cela rend presque enviable leur vie. ça me choque. C'était bien de montrer cette réalité de leur quotidien, mais il ne faut jamais oublier de montrer aussi leur vrai visage, c'est un jeu très dangereux.
Jean-Luc Riviere
Jean-Luc Riviere

7 abonnés 27 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 mai 2024
Il paraît que ce film est inspiré du roman de Martin Amis dont il utilise le titre. A part le nom du protagoniste principal du film, je ne vois franchement pas le rapport. Je relisle livre après avoir vu le film, me disant que mes souvenire de lecture me trompent mais non. En ouverture une interminable musique funèbre du début, commentaire du titre et d'un fondu au noir qui suit avant que le film commence, 5 minutes pour mettre dans l'ambiance sans doute. Et ensuite ? Rien le vide, la vie quotidienne de la famille du bourreau en chef, de sa famille et de ses enfants. Et rien d'autre. Certes on aperçoit de temps à autre les cheminées d'Auschwitz mais seule la belle-mère du chef du camp d'extermination semble sentir les odeurs émanant des cheminées, spoiler: ce qui lui fait prendre la fuite sans avertissement
(il fallait bien un Allemand qui réprouvait ce qui se passait, j'imagine). Pesant, prétentieux, inutile, un produit de la zone cinématographique sans intérêt.
Guillaume Salze
Guillaume Salze

2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 février 2024
C'était vraiment nul.
Pourquoi faire un film quand on a pas d'idée ?
Le film est raté, oui la photographie est belle, oui les plans sont travaillés (et encore). Mais qu'est ce qu'on se fait chier.
Le film nous laisse de marbre, les acteurs sont filmés de loin, le film nous montre des choses mais ne nous raconte rien. Y'a pas d'histoire.

Je ne comprends absolument pas la critique positive de ce film, il y a bien trop de défauts.
Le sentiment que le film aurait pu être substitué par une exposition de photo sur des maisons à côté des camps
Bertrand RUFFAULT
Bertrand RUFFAULT

15 abonnés 2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 février 2024
J'irai pas le voir : aucun intérêt !!
La Liste de Schindler est autrement plus impressionnant que ce film
Sinon il y a le Pianiste de Polanski qui est un très grand film
J'ai entendu le réalisateur affirmer que son travail était supérieur à Steven Spielberg ??
Il faut voir le documentaire de Claude Lanzmann Shoah
Idriss22
Idriss22

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 février 2024
Une horreur, tout simplement horrible, le pire film que je n’ai jamais vu de ma vie et encore je doute que l’on puisse appeler ça un film.

« La zone d’intéret » commence avec un écran noir de 5min avec des sons atroces, on comprend directement que le réalisateur se fout totalement de nous et veut juste se faire plaisir à rallonger artificiellement la durée du film au détriment du spectateur parce que c’est «  artistique ».

Au bout de 5 longues minutes d’écran noir, le film commence enfin, un plan fixe d’1min sur une famille entrain de picniquer, j’hallucine, j’ai payé 8,50€ pour voir des plans fixes de caméra vidéo surveillance ?

Sincèrement 99% des plans du film sont des plans fixes, laids et trop longs.

J’ai également été étonné de voir que le réalisateur trouve judicieux ou « artistique » de nous montrer 2min d’un plan fixe ou un homme éteint toutes les lumières de sa maison, sincèrement, pourquoi si long ? Le pire c’est que ça arrive plusieurs fois dans le film.

Tout est plat, lent, mal réalisé, mais sous couvert de vision artistique : « waw trop bien, c’est du jamais vu, en fait on ne montre rien parce que genre c’est trop recherché quoi »

Tous les dialogues sont plats, sans intérêts trop longs, aucun enjeu, absolument rien, le vide total.

Ce film a des airs de film amateur réalisé a l’iPhone par des étudiants de première année de cinéma qui ne savent pas comment couper une scène.

Vraiment a fuir, le principe du film, c’est d’être le plus vidé et lent possible…

Et la fin n’en parlons pas, un plan de 2min sur le personnage principal qui tousse, suivi d’un plan sur le musée d’Auschwitz avec des femmes de ménages pendant 3min, puis retour sur le personnage principal qui tousse, puis écran noir 2min et fin…

L’incompréhension totale, un vrai doigt d’honneur aux spectateurs, seul les bobos écervelés vont mettre 5 étoiles et trouver ça merveilleux.

Ah oui et pour finir, le sound design est atroce, on dirait vraiment que quelqu’un s’est amusé sur Final Cut a mettre des effets sonores au hasard un peu partout dans le film.

Et pour les mauvaises langues, je peux comprendre que le film joue sur le fait que l’atrocité des crimes de guerre est banalisée bla-bla-bla, mais ça pas un court métrage étudiant de 5min expérimental, c’est supposé être un vrai film à l’affiche dans un UGC au même niveau qu’un film normal.

Bref vous l’aurez compris, à FUIIIIIR.
JOSH
JOSH

7 abonnés 9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 août 2025
Alors, pour moi, personnellement, d’après mon humble avis, se film n’est pas un chef d’oeuvre et ne mérite pas toute les éloges qu’il a reçu.
Mais serte je reconnais qu’il est très immersif, c’est très beau visuellement, la réal est vraiment parfaite et bien sûr ce qui est le plus réussi c’est l’ambiance sonore qui est vraiment au centre du film. Malgré ça c’est long, c’est très lent, et c’est incohérent. Le film va passer son temps à raconter un tas de truc qui n’auront jamais de conclusion. Des personnes apparaissent et disparaissent… fin bref, même si le sujet est bien traité, c’est vraiment pas ma tasse de café
Philippe
Philippe

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 février 2024
Comme l'indique le titre du film il est sans intérêt ni historique et ne laisse pas passer aucun message vraiment pas vibrant c'est un film fade
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