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Gerard Bailly
1 critique
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2,0
Publiée le 19 février 2024
Nous nous sommes terriblement ennuyés. Comment expliquer les notes élevées? Rien à voir avec la liste de schindler, le pianiste, la vie est belle, etc. Si vous voulez un doc solide: nuit et brouillard, shoah!! Là, on n'apprend rien. Une vie banale dans un environnement sonore et on suppose odorant infernaux. On ne suit pas les enfants à l'école, les serviteurs terrorisés chez eux. Les seules images qui suscitent l'intérêt sont les vidéos nocturnes tournées en vision nocturne, où on devine une habitante enterrant des pommes pour les travailleurs de l'ombre...
La Zone d'Intérêt est un film intelligent à deux points de vue : intellectuellement et visuellement. Le film est le premier à aborder l'holocauste sous l'angle de la banalité (banalité des hommes et des femmes, banalité et futilité des gestes du quotidien) et interpelle le spectateur. Oui, les responsables des atrocités sont des êtres humains et oui il est psychologiquement normal de s'identifier pour ensuite être soi-même dérangé d'éprouver un semblant de proximité. Le film est donc tout à fait dans le sens de l'expérience décrite par les différents lecteurs de l'autobiographie de Rudolf Höss. Le propos est servie et amplifié par le choix stylistique de ne rien nous montrer directement du camp, uniquement suggéré par des ombres, des bruits, des voix. La caméra est la plupart du temps fixe, attirant ainsi l'attention sur les personnes traversant le champ, seuls éléments mobiles et donc par extension vivants. Les expressions, les gestes, tout ici décrit un simple quotidien familial quand on enlève de l'équation le contexte. L'ensemble se trouve encore rehaussé par l'absence totale de musique, recentrant l'écoute exclusivement sur la vie qui se déroule sous nos yeux, les portes qui claquent, les talons sur le sol, les tissus qui froissent... Une expérience cinématographique et historique à voir au moins une fois et à inscrire au programme éductif.
Confortablement assis, nous sommes comme cette famille, spectateur d'une horreur devenue ordinaire. De là nait un malaise. Une seringue s'enfonce profondément , sans douleur, pour distiller un poison qui se diffuse lentement , et qui touche le cœur et la raison. C'est toute la puissance de ce film, qui nous questionne d'une façon différente, sur la nature humaine et l'inhumanité....
Un film qui aurait été un court-métrage parfait. Montrer l'horreur des camps comme une horreur qui ne se dit pas est une idée peu vue et très représentative de la réalité de l'époque. Mais 1h45 de film, sans qu'il n'y ait une seule histoire développée est très long et sans intérêt. La totalité des plans sont des plans fixes qui offrent une impression d'une famille observée, comme en caméra cachée, mais durant 1h45 cela devient pesant, sans pour autant participer pleinement au thriller.
On savait un petit peu à quoi s'attendre en connaissant Jonathan Glazer, qui avait déjà laissé interrogateur avec son précédent film "Under the skin" il y a 10 ans. Mais, il n'y a pas à dire, "La Zone d'Intérêt" n'est pas un film comme les autres.
Le ton est donné dès le début du film, un écran noir de 5 minutes mais une bande originale qui ressemble à des cris, des plaintes. Le plus important dans le film, ce ne sera pas ce que vous verrez, mais ce que vous ne verrez pas.
Sur le papier, c'est une idée brillante. Qu'y-a-t-il de plus glaçant que le portrait naturaliste et ordinaire d'une famille profitant de la vie, à seulement quelques centaines de mètres du plus grand génocide du XXème siècle ? L'horreur est continuellement suggérée : par des dialogues avec Hedwig spoiler: qui s'amuse d'avoir récupéré les vêtements d'une femme juive, des cris au lointain, la fumée des fours qui s'élève dans le ciel en arrière-plan . Loin de simplement s'arrêter à ce questionnement sur cette famille autour de camp, le film pousse la réflexion en interrogeant spoiler: la proximité logistique (ceux qui organisent l'horreur en coulisses) mais aussi la proximité historique (avec des plans surprenants sur le musée d'Auschwitz et ces personnes qui entretiennent la mémoire étant un en sens les héritiers de la zone d'intérêt ).
Aussi puissant que le film est théoriquement dans sa force de réflexion, il tombe malheureusement parfois dans l'hypernaturalisme qui confine à l'ennui. Au milieu du film et vers la fin, se pose ainsi, de gros passages à vide. On comprend ce qui est raconté mais la sensation que les scènettes ne font que répéter les thématiques déjà abordées plus tôt se fait sentir et donne au film une forte lourdeur.
De façon générale, l'exercice est incontestablement bien mené : on est sur un film intelligent qui interpelle le spectateur en lui ouvrant les yeux sur des perspectives terrifiantes. Malgré ses faiblesses de rythme, La Zone d'Intérêt est une expérience de cinéma inédite qui a le mérite de bousculer les lignes dans une grande subtilité.
Un film intelligent, il ne prend pas le spectateur pour quelqu'un de stupide et propose une autre vision de cette sombre époque. Une vision à deux côtés justement, où l'on nous montre jamais l'horreur des camps de concentration, mais en nous la suggérant tout le temps, à tel point que le second plan devient ce que le spectateur observe. Un film qui est plus un point de vue qu'une histoire, mais qui reste néanmoins important.
Le film est d’une longueur absolue, sans intrigue. Il n’y a aucun commencement, aucune fin. Le réalisateur multiplie les scènes sans intérêt, le scénario est presque inexistant. L’angle choisi afin de mettre en lumière le banal dans l’horreur aurait pu être intéressant, mais le résultat n’est clairement pas au rendez-vous. Le pire est sans doute qu’aucune émotion n’est passée, sur un sujet pourtant si poignant.
Approche intéressante montrant le déni complet d une famille allemande habitant à côté d Auchwitz. Mais des scènes dont on ne comprend pas l intérêt et une fin au bruitage horrible presque ridicule. Il n était pas besoin de cela. On avait déjà bien saisi l horreur de la situation. Un avis pour moi mitigé.
très lent a démarrer, très peu de mentions sur la Shoah qui se passe de l'autre côté de la clôture du jardin c'est la petite maison dans la prairie a Auschwitz une fin incompréhensible
Le film repose sur un procédé qui fonctionne assez bien en lui même, celui de suggérer les camps allemands avec des sons et des images d'arrière plan sans jamais en faire un premier plan et aborder la question frontalement.
Mais on comprend très vite que le film entier repose là dessus alors que la durée est de 1H45 environ. C'est à la fois le problème le plus important et apparemment le postulat du film.
Une séquence est particulièrement réussie et ce n'est pas la seule, spoiler: celle d'un moment familial joyeux alors qu'une fumée de train apparait en haut de l'image. Ce talent du réalisateur est gâché par le fait qu'à ce moment du film, on s'attend déjà à une telle séquence car on a compris le schéma.
Ce procédé aurait été un excellent moyen de surprendre le spectateur au travers d'un scénario avec plus d'action ou de suspense tel que celui de "In Tranzit" pour citer un film qui se déroule aussi dans un camp. C'est ce que je m'attendais à voir.
Or, on passe d'une séquence à une autre suivant toujours le même procédé, en ayant déjà à peu près compris la suite. Il manque quelque chose.
La fin spoiler: est conforme au schéma globale et annonce la fin du film par des images contemporaines. A ceci près que j'ai trouvé assez incohérent que le Rudolf Höss assumant de tuer en masse les prisonniers et admettant même de gazer une salle remplie d'Allemands soit pris de vomissements une minute plus tard, comme si il avait soudainement un problème avec ça ? Ce n'est pas cohérent avec le personnage. Je ne comprends pas ce que ça signifie de ce SS qui était froid, déterminé et implacable jusqu'à ce moment.
En résumé, je trouve qu'il manque l'essentiel à ce film, même si certaines séquences sont réussies.
Film prétentieux, lisse et sans émotion. Beaucoup de choses incompréhensibles. Je vais finir par bouder, moi aussi, les salles de cinéma. bien trop de films sont à l'image de celui-ci : superficiel, sans profondeur...