The Dead Don't Die
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618 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 mai 2019
Une petite pépite rafraîchissante, et un film zombie qui sort du lot.
Il y a du Twin Peaks dans l'ambiance, du P'tit Quinquin pour le côté décalé et délirant.
La mise en scène est propre, et le jeu d'acteur est parfaitement juste (pas étonnant vu le casting

À mourir de rire du début à la fin , ne vous attendez pas à un film de zombie banal avec de l'action ect, même l'histoire est à l'image du film : délirant, et c'est assumé, à voir absolument car ça fait du bien !
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2019
Pour ceux qui n'auraient pas saisi le thème du film : cela parle du délitement de la planète, de la pollution exponentielle, de la surconsommation, du dérèglement climatique.
Nous les individus nous sommes, pour la grande majorité, complètement suspendus à la surconsommation et le résultat est la destruction de la terre.
On veut toujours plus d'argent, le téléviseur ou le smartphone dernier cri, partir en vacances en avion souvent et loin, consommer encore et encore, gaspiller, faire de plus en plus d'enfants, sans se soucier de l'état de la terre.
Je félicite le réalisateur à ce sujet et il fait passer le message grâce à un film de zombies à prendre au second degré bien entendu.
Si vous voulez voir un film de zombies classique au premier degré et que vous vous en foutez de ce que dénonce le réalisateur, passez votre chemin.
Yo A
Yo A

5 abonnés 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 mai 2019
Quel film nul, un ennui total du début à la fin, la seule qui tire son épingle du jeu est Chloé Sevigny pour son talent comique. Le réalisateur a le culot d'ouvrir le festival de Cannes avec ça? Je me pinçais pour ne pas m'endormir d'ennui personnellement et pareil pour mon voisin...
J'aurais mis zéro étoile si c'était possible.
dibule
dibule

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2019
Une fois de plus BRAVO Jim ! Après les vampires d'Only Lovers Left Alive et son poétique Paterson, voici les Zombies. Comme toujours on se poile, on analyse la bêtise des communications des médias, la surconsommation à outrance, on bousille les codes d'Hollywood (je ne spoilerai pas, vous trouverez vous-mêmes). Même les acteurs se moquent d'eux-mêmes. Un film qui fait du bien.
Je ne saurais que conseiller à ceux qui ont apprécié le film sans connaitre Jarmusch de creuser avec Only Lovers Left Alive, Broken Flowers, Down By Law, Dead Man.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2019
Jarmusch, moi j’ai lâché l’affaire après « The Limits of Control ». Et franchement ça a été dur parce qu’à la base, moi, je l’aimais ce cinéma de l’ami Jim. Du coup, dix ans après la rupture, voir revenir dans mon écran radar ce joli dandy du septième art avec – excusez du peu – un film de zombies, forcément ça m’a donné envie de reprendre contact. Et je ne regrette absolument pas… Alors je sais qu’en disant cela, je me range clairement dans une très fine minorité. Ce film, quelques soient les sites de critiques et de notations, se fait tailler des costards à tout bout de champ. Et le pire c’est que je comprends pourquoi. Parce que s’il y a bien un point sur lequel je m’accorde avec les détracteurs de ce « The Dead Don’t Die », c’est que ce film est effectivement un très mauvais film de zombies… Mais étonnamment, moi je ne vois pas le souci que ça pose. En même temps c’est sûrement parce qu’il me parait assez manifeste que, par ce film, Jim Jarmusch, n’a pas cherché à faire un film de zombies du tout. Ce film – quand on y regarde bien – c’est juste une immense blague. Dès la scène post-générique, Jarmusch tourne en ridicule son propre scénario ainsi que les codes du genre. Il ne fait aucun effort pour crédibiliser son édifice. Il s’amuse à tout jouer en dehors du rythme convenu. Il va même jusqu’à briser le quatrième mur ! C’est une attitude très ouvertement moqueuse. Difficile d’ailleurs de ne pas sentir un léger mépris face à ce genre qui se répète ad nauseam. Un peu à l’image de certains spectateurs, les personnages sont lassés et peu convaincus par la routine imposée par les derniers films de zombies. Chacun sait ce qu’il a à faire. Personne n’a peur. On sait déjà comment ça va finir, alors on y va un peu en trainant les pieds… Et autant je peux comprendre que cette attitude agace les fans du genre qui étaient venus se taper un bon film de zombies, autant il faut aussi que ces mêmes fans comprennent que cette démarche peut aussi émoustiller celles et ceux qui, comme moi, en ont ras la casquette de ce type de films usé jusqu’à la corde. Par contre le seul risque avec ce genre de démarche c’est de jouer tout le temps des mêmes ficelles et cela du début jusqu’à la fin. Or je trouve que sur l’essentiel de son film, ce « The Dead Don’t Die » parvient à se revitaliser régulièrement. spoiler: Personnellement je suis très fan de la scène au diner. Pour moi c’est festival. L’arrivée abusivement nerveuse de la voiture du police, Adam Driver qui arrive très sérieusement dans une improbable Smart, Chloë Sevigny qui casse la tension dramatique en faisant des remarques sur les pare-terres de fleur. Répétition de la scène de découverte des corps. Appel de Bill Murray a gérer la « foule » composée de trois personnes. Et puis l’hypothèse zombie qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Tout à marché sur moi. Un vrai régal.
De plus ce film parvient à développer ses propres running jokes contribuant par là-même à générer une identité sympathique qui lui est propre. A certains moments, j’avais l’impression d’être dans une parodie des Nuls, mais avec la réalisation très dandy de Jim Jarmusch. Franchement, ce film aurait pu marcher du tonnerre sur moi s’il ne s’était pas essoufflé sur son dernier tiers. Et si une idée assez amusante survenant dans les dernières minutes aurait pu sauver tout ce final mollasson ( spoiler: l’arrivée de la soucoupe
) celle-ci est malheureusement désamorcée par une narration conclusive atrocement caricaturale. D’ailleurs, ce discours final est-il à prendre au premier degré ? Vu le ton du film je ne pense pas. Au contraire, je pense même que c’est encore une manière de se moquer des codes du genre. Seulement voilà, je trouve que ça tranche avec la tonalité globale du film. C’est trop abrupt. Pas assez subtil. Maladroit. Dommage quoi… Dommage parce qu’au-delà de ça, Jarmusch est parvenu à faire ce genre de blague que j’affectionne le plus : il a mis tout son savoir-faire formel au service d’un truc pas sérieux. Parce que oui, l’air de rien ce film est quand même vraiment bien ficelé formellement parlant. Et il sait manipuler ses étrangetés et ses Mcguffin avec suffisamment d’habilité pour ne pas ennuyer malgré le manque de sérieux évident de sa démarche. Alors je comprends que ça en ai perturbé plus d’un. Mais moi, en tout cas, ça m’a clairement réconcilié avec l’ami Jarmusch. Chouette… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mai 2019
Un nouveau Jarmusch est toujours à voir, et 2 ans après le très bon "Paterson", le ralisateur revient avec une comédie zombiesque avec un très bon casting : Adam Driver, Bill Murray, la très sous-estimée Chlöe Sevigny, Tilda Swinton, Steve Buscemi, Danny Glover, Caleb Landry Jones, RZA, Tom Waits Selena Gomez, Austin Bulter...

Bref une ouverture de Cannes prometteuse...qui s'avère être une déception pour ma part

Alors pour tempérer je dirai quand même que d'entrée de jeu on est invité à "Centerville", petite bourgade des USA un peu paumée (qui renverra d'ailleurs un peu à Fargo j'ai envie de dire) où l'on suit divers personnages telle une toile sociale,au même moment où une apocalypse de zombie déboule, dû à un changement d'axe de rotation de la Terre.

Si l'idée de voir Jarmusch s'attaquer à la comédie à de quoi questionner, très tôt on retrouve nos repères, avec ses longs plans questionnant l'existence des divers personnages ainsi que leurs place dans leur environnement (et dans l'intrigue par extension). Chose encore plus logique de s'attaquer à ce genre, là où le film de zombie, en pur film de genre dès Romero (The Dead Don't Die est d'ailleurs truffé de références cinéphiliques) questionnait aussi la peur et la place de l'homme.

A mesure qu'on apprend à connaître les divers personnages, et à suivre le duo de flics (Adam Driver dans un rôle qui verse dans le méta et qui lui va comme un gant ; Bill Murray toujours aussi charismatique) enquêter sur ces étranges phénomènes, le film n'hésite pas à aller dans l'absurde et l'embrasser, à l'image des saillies burlesques où chaque mort-vivant est en quête d'éléments cher à son vécu (que ce soit de l'alcool, des bonbons ou de la wifi) avant d'étriper n'importe quel humain pour s'en nourrir.

A noter une Tilda Swinton hilarante en personnage over-the-top également.

Le tout se suit avec un certain plaisir, mais malheureusement Jarmusch étire vraiment son film sans renouveler ses situations, jusqu'à un final légèrement boursouflé et surtout ultra explicatif qui ruine légèrement le message implicite du film, à savoir que les vivants sont tout autant des zombies que les mort-vivants, prisonniers d'un consumérisme et d'une vacuité existentielle (là encore, chose qui était parfaitement claire via la mise en scène, et le personnage de Tom Waits, ermite qualifié d'étrange mais pourtant le plus lucide du film).

The Dead Don't Die se révèle donc incomplet et stérile dans sa dernière partie, reste un film du genre assez sympathique, un trip loufoque et absurde porté par un superbe cast et une BO planante, amenant une critique de la société bienvenue, à défaut d'être réellement singulière ou pertinente.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 mai 2019
On le sait, le cinéma de Jim Jarmusch est assez singulier, c'est donc intrigué que j'attendais de le découvrir aux commandes d'un film de genre, et quoi de mieux que l'univers zombie pour y mettre un pied. Seulement voilà, l'ami Jarmusch a quelque 15 ans de retard avec sa comédie horrifique puisque Shaun of the Dead est passé par là et s'avère très compliqué à égaler. La direction d'acteur et l'univers du réalisateur aurait pu faire la différence mais ce n'est malheureusement pas le cas du tout, son métrage est d'un ennui profond et n'a clairement ni queue ni tête ! Le point de départ est pourtant assez intrigant et réussi mais après quelques minutes seulement, on s'enfonce toujours un peu plus dans une certaine léthargie avec des scènes interminables et des "gags" qui ne passent pas du tout. On notera deux ou trois scènes drôlatiques et des apparitions amusantes mais on reste surtout très en marge de l'idée originale de Jarmusch, tout est ici assez absurde mais aucunement drôle et on se demande sans cesse où il a voulu en venir. Sans grand intérêt au final.
Relkar
Relkar

9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 mai 2019
Ce film est un navet, c'est une catastrophe. Pourquoi autant de célébrités ont été se corrompre dans une nullité pareille. On s'ennuie, même si on sait qu'il s'agira de dérision, ce n'est même pas marrant, d'une lourdeur extrême... Fuyez !
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 août 2019
Un film qui m'avait pas mal intrigué lors de l'annonce de sa sortie, mais qui n'est finalement pas du tout à la hauteur de mes espérances. Une comédie horrifique réalisée par Jim Jarmusch, qui est un réalisateur particulier avec un style bien à lui, pouvait valoir le détour et finalement c'est un film qui ne mérite même pas un coup d’œil. Le réalisateur, le casting, le genre, il y avait vraiment tout pour faire un bon divertissement, ce qui accentue la déception. Je suis resté de marbre pendant l'intégralité du film. Une ou deux scènes m'ont fait sourire, la première avec Iggy Pop notamment, mais à part ça, c'est le néant complet. On dirait un vieux film sorti 60 ans trop tard. J'ai réellement eu l'impression de voir l'un des premiers films de zombies. Pour une comédie horrifique, c'est un film raté dans les deux genres. On reconnait le ton du réalisateur avec son humour particulier, mais ça ne fonctionne pas ici. Le plus barbant est cette nonchalance constante. Entre le manque d'action, l'histoire inintéressante, les dialogues poussifs et les personnages mous du genou, on a juste envie de les secouer pour que ça s'anime un peu. Bref, il n'y a pas grand-chose à sauver dans ce film catastrophique qui est ennuyeux à mourir.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2020
Ce n'est pas le premier Jim Jarmusch que je voie et pourtant, je ne sais toujours pas si j'aime ce réalisateur. Si je lui reconnais un talent évident, je ne suis jamais captivé, l'exceptionnel « Broken Flowers » excepté. Pourtant, cela commençait plutôt bien : un ton posé, léger, en décalage mais pas trop avec ce que l'on peut attendre d'un film de genre, exploitant habilement son décor et ses personnages, ayant tous un rôle à jouer, surtout avec un tel casting (Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Chloë Sevigny, Steve Buscemi, Danny Glover, pour ne citer qu'eux, sans oublier une Selena Gomez particulièrement touchante ici). On pourra trouver cette mise en place trop longue, j'ai aimé prendre contact avec cet univers, faire connaissance avec chaque protagoniste, l'arrivée des morts-vivants apparaissant, de façon assez étrange, presque comme moins intéressante que le reste. Je n'irais pas jusqu'à écrire « rajoutée », l'intrigue s'articulant largement autour de l'événement, mais c'est à partir de cette invasion que l'œuvre commence à se répéter, perdre de son intérêt. On a l'impression que tout ce qui intéressait Jarmusch, y compris sur le fond (écologie et donc planète menacée, solitude des êtres, consumérisme), celui-ci l'a posé dès le départ, n'ayant plus tant de choses à raconter par la suite, malgré un indéniable talent pour filmer spoiler: (à ce titre, la traversée en voiture de la ville infestée est aussi soignée que longuette)
. Dommage, les nombreuses références étaient sympas, comme la chanson de Sturgill Simpson, accompagnant élégamment l'œuvre et lui donnant son titre : un joli potentiel ayant toutefois du mal à tenir la distance, et ce malgré un final plutôt inattendu, étrangement apaisé où le cinéaste se plaît brièvement à jouer de spoiler: la mise en abyme et même à partir dans un trip « science-fiction »
pour le moins surprenant, que l'on trouvera fun ou grotesque selon l'approche qu'on en a. Frustrant.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mai 2019
Jim Jarmusch l'a dit : il ne goûte pas tellement les films de zombies, bien moins intéressants comme personnages que les vampires, par exemple, ce en quoi on ne peut lui donner tort. Alors pourquoi The Dead Don't Die ? Pour vitupérer pêle-mêle contre l'Amérique de Trump, la société de consommation, l'usage immodéré des smartphones qui nous transforment de facto en non-vivants. Oui, un peu, mais de façon nonchalante, à la Jarmusch, on reste cool quand même, on ne va pas s'énerver pour autant même si on a quelques doutes sur l'évolution du genre humain. The Dead Don't Die n'est pas fondamentalement un film sérieux, le scénario en est d'ailleurs bâclé (voyez ce qui arrive à Tilda Swinton) et les dialogues jouent sur la répétition d'un certain nombre de phrases (Ca va mal finir) pour susciter les rires, sans que ce soit un franc succès. Vague hommage au genre zombiesque, le film a surtout été une bonne occasion de se faire un tournage entre potes, en arrosant d'un peu de sauce-tomate ces joyeuses retrouvailles. En gros, c'est une version américaine de Nous finirons ensemble de Guillaume Canet, déguisée en comédie loufoque et horrifique. Ces goules d'atmosphère ne se prennent pas au sérieux et le meilleur moyen d'apprécier, avec modération, le nouveau Jarmusch, est de faire de même avec un film pas désagréable en définitive parce qu'il y a quand même une mise en scène correcte mais qui ne marquera ni le Festival de Cannes 2019 ni la carrière du réalisateur de Down by Law.
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 juin 2019
C'est archi-nul. Mou, soporifique, pas du tout drôle (même au 4e degré). Pire film de la filmographie de Jarmuch qui se la joue intello ici. Genre une réflexion sur l'humanité par une mise en abîme des films de zombies. Il cite 5-6 références de pop culture, nous met un casting appétissant et ça crie au génie. Je vais aller revoir Ghost Dog.
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2019
Je découvre les notes catastrophiques avec surprise. Moi j'ai bien aimé. Je suis bien rentré dans l'ambiance du film malgré sa légèreté (vacuité pour certains) et ai pris plaisir à suivre des Adam Driver et Bill Murray au flegme surréaliste en pleine invasion zombie "You played some minor league ball didn't you?". J'ai été transporté dans cette petite ville d'amérique rurale dans la vie de ces personnages auxquels on s'attache. Jarmusch a ce talent pour créer une poésie dans ses films qui fonctionne encore ici malgré le gore, le noir et l'absurde. Je l'ai par contre connu plus subtile : les zombies qui répètent inlassablement "Wifi", "Candy" ou "Chardonnay" pour nous montrer qu'ils étaient déjà des zombies de leur vivant n'est pas franchement original, le discours anti-Trump pro écolo pas davantage. La présence de "guest stars" (Iggy Pop, Selena Gomez) n'apportent rien et le délire OVNI ne m'a pas convaincu. Alors si le film n'est pas un chef d'oeuvre il innove et tente tout de même des choses qu'il réussi : le personnage de Tilda Swinton, le comique de répétition (comme souvent chez Jarmusch) "It was probably a wild animal. Or several wild animals", ne pas finir certaines histoires (les gamins "from Cleveland", le paria), briser le 4e mur ("I read the script" fonctionne car il est complètement improbable dans ce type de film). Une fois encore Jarmusch m'a mis le sourire aux lèvres et j'ai passé un bon moment. Spoiler : "This is gonna end badly".
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2019
Fait inhabituel sur la Croisette, c’est un film de zombies qui a assuré l’ouverture du festival de Cannes ! Fait moins inhabituel, il s’agit du dernier film de l’américain Jim Jarmusch qui a décroché le grand prix du jury du même festival en 2005 pour le savoureux Broken Flowers. Le fait de voir l’un des meilleurs réalisateurs contemporains s’emparer du film de zombies était un projet pour le moins alléchant, bien que le genre soit fortement représenté au cinéma (et pas que) depuis quelques années. Il y avait toutefois de quoi être confiant vu la manière avec laquelle le cinéaste a su brillamment revisiter certains genres dont notamment le western avec le sublime Dead Man. Un réalisateur au style unique et inventif aux manettes, un casting XXL avec plusieurs de ses acteurs fétiches, une sélection à Cannes : tous les ingrédients étaient réunis pour un film de qualité. Il ne manquait plus finalement qu’à trouver la bonne recette pour éviter l’indigestion à laquelle nous avons malheureusement (presque) le droit…

A lire sur le blog

Pour résumer le film simplement, on pourrait dire que l’on assiste pendant quasiment une heure à un condensé du style Jarmusch pur avant de s’enliser petit à petit dans un propos balourd teinté d'une bonne dose de déjà vu. The dead don’t die a la particularité finalement d’être un film de zombies qui est bien meilleur… quand il ne parle pas de zombies. La première moitié du film fait la part belle à la présentation des personnages et de l’univers du film, un petit coin paumé de l’Amérique rurale. Et on y retrouve là le Jarmusch qu'on aime avec ses protagonistes décalés, sa mise en scène aux petits oignons et son humour pince-sans-rire qui fait mouche à plusieurs reprises. Il est agréable de se laisser porter par ce rythme lancinant dans cette petite ville qui nous rappellerait presque **Twin Peaks** avec sa galerie de personnages pittoresques et suffisamment caractérisés pour prendre un grand plaisir à les suivre. Tout cela fonctionne bien durant la première bonne moitié du film avec le lancement de plusieurs histoires parallèles dans un contexte où le monde semble proche de basculer dans le chaos. Et après, hélas, tout s'empire.

Le défaut majeur de ce film réside en réalité dans son absence totale de subtilité. Jarmusch semble vouloir revenir à une forme du film de zombies qui arborait une dimension politique et contestataire, comme a pu le faire par le passé **George Romero** dont l'ombre plane sur toute la durée de The Dead don't die. Que ce soit dans la critique des médias et de la société américaine déjà subtilement présente dans La Nuit des morts vivants ou dans cette charge virulente contre la société de consommation dans Zombie (Dawn of the dead), on y retrouve là tout le propos développé par Romero il y a quelques décennies. Jarmusch va finalement se servir de cette base pour l'actualiser dans le contexte de l'Amérique de Trump et y ajouter la thématique du péril écologique accentué par la course effrénée aux profits. Si cela ne me gêne absolument pas sur le papier, le fait est que le traitement de ces thématiques laisse songeur tant le cinéaste ne fait preuve d'aucune finesse à bien des égards.

Il n'y a pas tant de différences entre les morts-vivants errant dans les allées du centre commercial de Dawn of the dead et ces zombies qui miment leurs anciennes habitudes dans le Jarmusch. Les morts ressuscités ne sont que le reflet de leurs actions antérieures, caractérisées par leur superficialité et le vide existentiel. Mais quand Romero se contente de laisser la scène parler pour affirmer son propos, Jarmusch l'appuie encore davantage en explicitant tout bien lourdement de manière à ce que le spectateur comprenne de quoi il en retourne. Très surprenant et décevant venant de la part d'un cinéaste qui a toujours fait preuve jusque là de subtilité et de poésie dans son cinéma. On ne se le cachera pas, voir l'ancienne alcoolique zombie réclamer un verre de vin est tordant. Mais le tout marche pendant un temps jusqu'au point où les ressorts deviennent usés et redondants.

Cette lourdeur caractéristique peut néanmoins s'expliquer par la dimension meta du long-métrage. Les indices étaient déjà disséminés sporadiquement dès le début du film et dès le deuxième tiers on sent que cet aspect devient prépondérant dans le récit. "The world is perfect... Pay attention to the details" comme le dit **RZA** qui interprète le rôle du livreur d'un camion WU-PS, fusion du Wu-Tang Clan et d'UPS. Un détail qui prête à sourire quand on le capte du premier coup d'oeil mais qui devient balourd dès que la caméra et les dialogues insistent dessus. Ce sera malheureusement à l'image de tout le reste, on insiste bien fortement sur les détails à un tel point qu'il n'y a pas forcément de plaisir à tous les trouver tant les références sont directes et explicites.

La farce dans laquelle glisse petit à petit le film peut être interprétée comme étant la conséquence de cette dimension meta qui entoure le film. J'ai l'impression que l'ami Jim a un contentieux avec le cinéma actuel, sa vacuité, son non-sens et sa qualité d'écriture. Cela pourrait expliquer notamment ce coup "non prévu dans le script" ou encore l'histoire avec les enfants qui ne trouve étrangement pas de conclusion. Serait-ce là une analogie visant la qualité des fictions actuelles, ce qui expliquerait le discours ultra explicatif du personnage de l'ermite campé par **Tom Waits** sur la fin? Mystère. Les intentions de Jarmusch ne sont pas claires et quand même bien ce serait le cas, le fait est que cette conclusion de film est balourde et dessert un propos déjà vu.

Sans qualifier le film de navet, l'ensemble est tout de même très décevant et assez moyen. La première moitié du film présente son lot de qualités et les personnages sont assez remarquables grâce notamment à leur écriture et, bien sûr, à leurs interprètes. C'est un plaisir de voir évoluer cette joyeuse troupe qui propose des instants vraiment drôles entre **Tilda Swinton** qui marche comme un robot et campe un personnage hautement perché, **Bill Murray** et son impassibilité face au chaos ou encore **Adam Driver** dont la seule scène de conduite est hilarante au possible. Ce dernier prouve d'ailleurs une fois encore qu'il a typiquement la carrure pour être un acteur "jarmuschien" avec son physique atypique ainsi que sa voix chaude et grave. Son rôle n'a pas la même envergure que dans le précédent film du cinéaste **Paterson** (qui était pour le coup une belle réussite et une oeuvre majeure de son auteur) mais il est tout de même réellement plaisant et attachant ici.

Un sentiment contrasté donc sur un film qui présentait de belles promesses et une vision nouvelle d'un genre qui a connu une déferlante dans la culture populaire ces dernières années. La forte dose d'absurde et d'étrange est malheureusement peu inspirée, fonctionnant sur quelques scènes et laissant circonspect sur d'autres. Le capital sympathie véhiculé par les comédiens, l'écriture et la mise en scène dans cette bourgade paumée est néanmoins bien présent. Dommage que l'ensemble soit autant submergé par la lourdeur, à l'image de cette ville submergée par les zombies.
raz98
raz98

10 abonnés 88 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mai 2019
Scénario inexistant, jeu d'acteur mauvais, bande son énervante, ce film n'a rien pour lui.
La seule chose qui est bien c'est la photographie mais ça ne suffit pas à sauver tout le reste qui est catastrophique
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