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2,0
Publiée le 8 mai 2020
Un retour aux sources pour Thomas qui veut être auprès de sa mère mourante. Revenir à l'endroit qu'il a quitté il y a plusieurs années et où il a perdu son frère n'est pas facile pour Thomas, lui qui est en froid avec son père. "Revenir" est un drame se déroulant dans le milieu rural qui évoque légèrement les difficultés des paysans et qui parle surtout des non-dits au sein d'une famille. Une absence de dialogues qui crée des malentendus qui pourraient être pourtant vite dissipés. Cette famille meurtrie par un drame n'a pas l'habitude de parler et cela se ressent sur le film. Il y a peu de dialogues, peu de ressentis et aucune émotion. Ce qui est étrange, c'est que Thomas est censé revenir pour sa mère et par la même occasion pour se rapprocher de son père, mais il ne les voit quasiment jamais. Il passe son temps à la ferme ou avec Mona. C'est un film assez terne qui ne raconte finalement pas grand-chose. Malgré sa très courte durée, "Revenir" est assez ennuyeux.
Le film "m'a convenu" car la beauté des acteurs, leur jeu gorgé de tension et la rapidité du film qui passe comme un clin d'œil ont compensé le néant qui habite cette famille et la rareté des dialogues. Une fois encore, Adèle E. s'illustre dans un rôle de "petit sauvage", qui lui va si bien.
Sous un abord austère de petit film français réaliste et pas très sexy, ce drame familial se révèle remarquable et plein de sensibilité. L’interprétation de Niels Schneider et tous les acteurs (un enfant bluffant!!!) servent parfaitement un scénario qui dévoile petit à petit les dessous d'une famille en échec. Un film organique, sans prétention très touchant.
Gagner des places de cinéma, c’est super ! C’est la première fois que ça m’arrive, je remercie Lecteurs.com et OCS pour cette double invitation et je ne veux pas laisser passer cette chance… Hélas, quand je me renseigne auprès de mon cinéma le plus proche, celui où je vais habituellement, on me répond que Revenir, de Jessica Palud, ne sera pas programmé alors que cette même salle ne projette pas que des films commerciaux et se targue de diffuser des œuvres de qualité. La déception est immense mais je ne me décourage pas et j’ai trouvé, au sud de Valence, le Train-cinéma, à 45 km de chez moi, une salle qui passe ce film et nous y sommes allés hier soir, mon épouse et moi. J’ajoute que je ne comprends pas qu’un film soutenu par la région Auvergne-Rhône-Alpes, tourné dans le beau département de la Drôme, ne soit pas obligatoirement projeté dans toutes les salles de la région. Tout ne tourne vraiment pas rond dans le monde du cinéma et, chaque semaine, d’excellentes œuvres disparaissent, faute de salles pour avoir le courage de les programmer. Après cette mise au point, il faut que je parle de ce film adapté très (trop) librement de l’excellent roman de Serge Joncour : L’amour sans le faire. Je regrettais que le titre n’ait pas été conservé mais, en regardant ce film, vous comprendrez… Le film est court (1 h 17) et c’est dommage car trop de passages du roman ont été gommés. Cela se passait en Limousin et nous voilà au pied du Vercors mais les images sont belles, la tension est bien entretenue avec un Niels Schneider (Thomas) excellent qui éclate une nouvelle fois à l’écran, un acteur que j’avais énormément apprécié dans Sympathie pour le diable. Adèle Exarchopoulos (Mona) lui donne la réplique et le jeune Roman qui joue le petit Alexandre est d’un naturel parfait. Revenir est donc un bon film, intéressant, prenant, captivant, angoissant par moments, un film qui montre bien le désarroi profond d’un monde agricole poussé à bout. La politique agricole a forcé les agriculteurs à s’endetter pour soi-disant se moderniser. Ils ont oublié qu’ils étaient des paysans, terme noble s’il en est, mais une piste est évoquée avec les amis d’enfance de Thomas qui se sont lancés dans le bio et la vente directe, les circuits courts, tout ce qu’il faut à nouveau redécouvrir…
Un film sur les relations de familles nouées, avec les difficultés du milieu agricole en toile de fond. Lorsque la relation familiale est rompue, il est sûrement plus difficile de revenir que partout ailleurs. Les représentations prennent le dessus, et la force de ce film est de nous entraîner dans les jugements erronés qui en résultent. Avant de comprendre par petites touches et de nous laisser bousculer de ce fait… Le montage est dynamique, le film est court (trop !) avec un scénario simple, on pourra regretter un manque de complexité et de surprise. Comme dans la vie réelle : on sait généralement ce qui va se passer. Il manque peut-être cette part de rêve, d’humour, de dérision qui nous sortirait du réel et en ferait un très bon film. Mais c’est aussi la clef d’un film vrai, très proche, qui apporte donc de l’émotion. Car les cinq acteurs principaux (compris l’enfant) incarnent parfaitement les personnages contrastés qu’ils représentent, avec une mention spéciale pour Patrick d’Assumçao, dans le rôle d’un Michel aussi dur que désespéré, et Adèle Exarchopoulos, qui apporte une belle touche de sensibilité.
On a quand même réussi à s'ennuyer pendant les 1h17 du film, pourtant on partait enthousiastes... J'ai trouvé ce film vide, lent et un peu cliché "français"... je me suis ennuyée sincèrement ...
Heureuse pour ma rentrée cinéma, par ce magnifique film ! Une surprise car je ne m'y attendais pas... J'ai littéralement adoré, le scénario ciselé, très fort, le jeu des acteurs irréprochables, les dialogues courts mais tellement accompagnés des regards et des postures, de la délicatesse, de la retenue. Les personnages sont émouvants, et offrent une dose d'espoir dans le domaine familial particulièrement, alors que les dés paraissent bien indomptables au début. Un très grand film, juste, fort, à ne pas rater .... Subtil et puissant,un vrai coup de coeur, qui m'a ému !
j'ai adoré ce film délicat tout en retenue qui arrive à nous capter dès les premières images. L'émotion qui se dégage de ce film est très forte. Bravo à Niels Schneider qui est touchant dans ce rôle. Il arrive à faire passer les émotions tout en douceur avec un regard très profond. Cet acteur trace son chemin, pas à pas. Je l'avais surtout remarqué dans un amour impossible avec Virginie Effira mais là il est encore plus incroyable. Une belle histoire, un très beau film.
Un film, un vrai! Sans pathos presque sans bruit (pardon musique) un film qui nous parle qui nous raconte. Une performance de Niels et Adèle . Merci à la réalisatrice pour ce clin d’oeil à l’espoir
Distribution limitée (moins de 100 salles) en cette deuxième semaine de programmation, pas beaucoup de critiques, ce qui laisse supposer qu’il n’y a pas beaucoup de spectateurs non plus, mais ces critiques sont plutôt bonnes. Déception pour ma part. Je n’ai pas du tout accroché. Idéal pour une petite sieste somnolente d’après-midi mais, rester aussi détaché de l’écran, ce n’était pas mon objectif. Je me dis, c’est peut-être moi… ça arrive. Et je me rassure finalement en faisant mien le vocabulaire des autres critiques, même celles qui apprécient ce film : terne, lent, sans sujet précis, monocorde. Oui, oui c’est bien ça.
Magistral. Un film coup de cœur très émouvant sur le retour d’un fils dans des conditions particulières : la fin de vie de sa mère. Il revient dans une famille décimée après une longue absence. Très bien joué, très bien filmé.
Niels Schneider revient dans la ferme familiale après de nombreuses années d’absence. Il est accueilli par Adèle Exarchopoulos, la petite amie de son frère décédé et leur fils de six ans. Il retrouve sa mère qui va bientôt quitter ce monde. “Revenir” est un drame sensible et un peu trop intimiste qui parle de deuil, d’héritage familiale et de crise du monde agricole. Hélas, à l’image de cette ferme qui tourne au ralentit, le film préfère le pessimisme et il nous est difficile d’y entrevoir une certaine forme d’espoir. Sans sujet précis, “Revenir” a manqué de beaucoup son regard sur le monde paysan. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Encore un film sur la misère des paysans français, construction à la truelle et très tirée par les cheveux, tant la réalisatrice (qui, notamment, n’a été qu’assistante sur deux mauvais films réalisés par d’autres) s’est acharnée à accumuler les ennuis sur cette malheureuse famille, sans trop se soucier de la vraisemblance : spoiler: de quoi vivent ces paysans, puisqu’ils ont vendu leurs vaches, n’élèvent aucun autre animal et ne cultivent rien ? Outre cela, le frère aîné, qu’on ne verra jamais, spoiler: s’est suicidé avant le début du film, la mèrespoiler: agonise à l’hôpital , le père spoiler: s’est remis à boire , et la ferme spoiler: s’apprête à être vendue (bradée, plutôt) . Quant au fils cadet, qui vivait au Canada, il est provisoirement de retour pour assister à spoiler: la fin de sa mère, fin attendue depuis le début et qui arrive sans coup férir.
Pour ne rien arranger, tout est filmé en gros plans de visages et à la caméra portée, méthode rudimentaire mais à la mode, dont Catherine Deneuve, dans “La vérité”, demande très justement si cela coûterait à ce point cher, d’acheter un pied de caméra. Enfin, les acteurs mangent leur texte et rendent inaudibles le plus gros des dialogues,
Quant à l’improbable scène d’amour dans la boue, non seulement elle est ridicule, mais cela a déjà été fait en 2013, avec James Thiérrée dans “Mes séances de lutte” ! La seule qualité, si l’on peut dire, de ce film, est de ne durer que soixante-dix-sept minutes.