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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2020
Le principal manque de Revenir se niche dans sa brièveté. 77 minutes, avec une fin ouverte, c'est beaucoup trop court quand on a l'ambition de Jessica Palud de parler de sujets lourds comme le deuil, les liens familiaux et le drame de la paysannerie. Ce dernier sujet, pour n'être qu'en filigrane, fait cependant l'objet d'un traitement intéressant car non frontal et non souligné, comme il pouvait l'être dans Au nom de la terre, par exemple. A ces différents thèmes s'ajoute encore celui de l'attraction sensuelle entre les deux personnages principaux, assez joliment dessinée d'ailleurs, avec une sensualité qui sied parfaitement à Adèle Exarchopoulos (que les mauvaises langues se taisent, elle n'est pour une fois pas dénudée dans le film et elle n'en est pas moins excellente !) qui donne la réplique à un Niels Schneider comme toujours extrêmement investi dans son rôle et d'une incroyable justesse. Oui, il y a beaucoup de bonnes choses dans ce premier film, adaptation très lointaine d'un roman de Serge Joncour, et notamment un véritable ton même si l'on sent que parfois la réalisatrice semble se brider et ne pas lâcher les chevaux autant qu'elle le pourrait. En somme, outre sa fugacité, qui empêche l'intensité, c'est sa relative sagesse, y compris dans la mise en scène, que l'on regrette le plus. Mais cela reste néanmoins un premier essai encourageant qui laisse augurer de futures réussites dans la carrière de Jessica Palud, une fois qu'elle aura oublié sa prudence ou timidité initiale.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2020
Quand Thomas (Niels Schneider) revient dans la Drôme, à la ferme de ses parents où il a grandi, c’est pour découvrir une réalité pour le moins attristante. Cela fait des années qu’il a quitté le foyer familial pour mener sa vie au Canada. S’il s’est décidé à faire le voyage, c’est parce que sa mère est gravement malade et qu’elle n’en a sans doute plus que pour quelques jours à vivre. A son chevet se tient son époux, le père de Thomas, mais entre père et fils la relation semble tendue. A la ferme, c’est la désolation. Le frère de Thomas, dont on apprend qu’il est mort d’un coup de carabine, dans des circonstances qui restent à éclaircir, a dû vendre ses vaches et une partie des terres pour éponger des dettes. Ne restent sur place que Mona (Adèle Exarchopoulos), la veuve du frère de Thomas, et son fils, le petit Alex.
Adapté d’un roman de Serge Joncour, le film explore les secrets et les non-dits de ces personnages. Des mystères se dévoilent petit à petit, au sujet du départ de Thomas, de l’endettement de son frère et de sa mort. Adèle Exarchopoulos et Niels Schneider se débrouillent au mieux, chacune et chacun avec son rôle, certaines scènes sont assez captivantes, comme celle où ils s’étreignent dans la boue. Cela dit, on a affaire à des personnages pour le moins réservés dès qu’il s’agit d’exprimer ses sentiments. Cela se conçoit aisément dans un tel contexte, mais le résultat, c’est que, bien qu’ils aient à subir des épreuves, on a du mal à ressentir quelque empathie pour eux. A cela s’ajoute une intrigue plutôt minimaliste. Le film, sans être jamais franchement ennuyeux, laisse une impression de léger manque. On aurait aimé pouvoir s’attacher davantage aux personnages.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2020
Un film délicat et sensible sur une famille isolée dans un monde rural dur et solitaire beaucoup de tension et d émotions
Jean Noel Lanthiez
Jean Noel Lanthiez

20 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2020
Y aller et ne pas en revenir...
Au moins aussi intéressant qu’Au nom de la terre, sur la famille, la terre et l’agriculture.
Très très bien écrit et filmé, une bande son très belle!! Les comédiens sont excellents et le casting est parfaitement réussi!!!
Une très belle découverte !
velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2020
Revenir est le premier long métrage de Jessica Palud. Âgée de 37 ans, Jessica est entrée professionnellement dans le monde du cinéma en 2003, en tant qu’assistante réalisateur sur "Innocents – The Dreamers" de Bernardo Bertolucci. Elle a collaboré ensuite à la réalisation de plusieurs longs métrages, dont trois auprès de Philippe Lioret. En 2016, elle a réalisé un premier court-métrage, "Poupée", puis, en 2017, "Marion", un court métrage de 19 minutes, sélectionné dans plus de 150 festivals et couvert de prix un peu partout. "Revenir", adaptation très libre du roman « L’amour sans le faire » de Serge Joncour, faisait partie de la sélection Orizzonti lors de la dernière Mostra de Venise, en septembre dernier, et il y a obtenu le Prix du meilleur scénario.
Franchement, dans une période où on observe une grande inflation dans la durée des films, on aimerait être confronté plus souvent à un film comme "Revenir" : pensez donc, un film qui ne dure que 77 minutes mais qui, grâce à ses qualités de concision et de précision, réussit dans ce court laps de temps à nous entretenir de nombreux sujets, avec, à la fois, force et intelligence. C’est ainsi qu’on passe de la mauvaise relation entre un père taiseux et son fils pas très bavard (on ne saura jamais vraiment les raisons de cette opposition qui a entrainé le départ du fils vers un pays lointain) à la naissance d’un coup de foudre, de la maladie d’une mère à l’attachement ressenti par un oncle pour son très jeune neveu, de la vente des vaches d’une exploitation agricole pour couvrir ses dettes à la découverte par le fils de la vérité concernant la mort de son frère, de la vision d’une exploitation agricole qui a été poussée au déclin par la spirale infernale vécue par de nombreux paysans (dettes, on vous pousse à grossir, pour, soi-disant, mieux vous en sortir, emprunt, dettes) à celle d’une exploitation voisine qui, elle, vit bien grâce à son passage au bio. Un montage précis, de belles images d’une région baignée par le soleil, une grande délicatesse plutôt qu’un didactisme appuyé dans la façon dont tous ces sujets sont abordés, ces qualités importantes font que ce qui pourrait laisser penser à un « petit » film reste en fait profondément ancré dans les souvenirs.
Après "Petit paysan" et "Au nom de la terre", voici un 3ème film de fiction français qui nous parle des problèmes du monde paysan. Même s’il s’agit dans ce film d’un sujet parmi d’autres, c’est, des trois, celui qui en parle le mieux, avec, en particulier, l’évocation des raisons qui poussent certains paysans à se suicider et une comparaison favorable au choix de l’agriculture biologique plutôt que celui de l’agriculture intensive chère à la FNSEA et aux banques, un choix qui pousse à l’endettement, aux difficultés financières et, parfois, trop souvent, au suicide.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2020
Magistral. Un film coup de cœur très émouvant sur le retour d’un fils dans des conditions particulières : la fin de vie de sa mère. Il revient dans une famille décimée après une longue absence. Très bien joué, très bien filmé.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2020
Bon film, bien interprété, grande sensibilité des acteurs, avec tendresse la vie recommence et ça donne l'espoir, bon moment
innocom
innocom

5 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2020
Vraiment excellent! Une tension permanente de film noir dans la chaleur du Sud de la France. Du suspens. Des acteurs parfaits. L'histoire est racontée de manière subtile. Quelques détails suffisent. Pas de fioriture. Pas de surlignage. Pas de brutalité pourtant, le récit restant fluide. De plus, les thèmes sont intéressants. Ce film est - et rend - intelligent . Un bonheur de cinéma!
Attention: la bande annonce est très fade par rapport à un film aussi dense!
max7_13
max7_13

36 abonnés 166 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2020
Un film solaire à l ambiance estivale porté par Niels Scheider, fils aîné qui revient à la ferme familiale après 12 années passées loin de ses proches. Beaucoup de choses ont changé depuis son départ et les circonstances de son retour ne sont pas très joyeuses. La chaleur de l été et les plans des visages filmés de très près traduisent la tension de l atmosphère et une forme d étouffement. On peut néanmoins regretter un manque d émotion, une forme de lenteur et des non-dits qui laissent libre cours au ressenti de chaque spectateur
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 janvier 2020
Très beau film, bien construit et bien rythmé. On est tenu en haleine par cette histoire sur le retour du fils aîné, qui retrouve sa famille dans une ferme de la Drôme, après une longue absence. L'interprétation des deux acteurs principaux Niels Schneider et Adèle Exarchopoulos est bluffante de justesse. De jolis plans dans la lumière provençale et une grande poésie qui ressort notamment du personnage de l'enfant, rendent ce film très émouvant.
LolaLUNE
LolaLUNE

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2020
Excellent film sur la famille et l'absence, vrai et poignant. Les acteurs sont bons et l'enfant très impressionnant.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2019
On ne pourra pas reprocher à Jessica Palud d’avoir voulu impressionner la galerie par une première œuvre tapageuse et voulant à tout prix impressionner. Au contraire, on lui sait gré d’avoir mis en scène une histoire simple à la fois belle mais dure, une histoire de la vie en somme, d’une manière aussi sobre. C’est ce qui fait sa réussite première. Tout comme le titre d’ailleurs qui, en un verbe, permet de synthétiser tous les enjeux du film. Car « Revenir » c’est avant tout l’histoire du retour d’un jeune homme qui a fui. Un retour dans une famille qu’il a laissé de côté. Un retour sur les terres qui l’ont vu naître. Enfin, un retour aux sources de l’entreprise familiale en déliquescence dans un monde paysan obsolète. Un monde rural décidément très à la mode depuis un an ou deux dans le cinéma français (« Petit paysan », « Au nom de la terre », …). Un contexte qui inspire les cinéastes bien que ce ne soit qu’un arrière-plan ici et non le thème central du film. D’ailleurs, la représentation de cette campagne du Sud de la France est réaliste mais parvient à être solaire malgré la souffrance ambiante.




Ici, on parle surtout de liens familiaux rompus ou à construire. Des liens qu’il faut donc reconstruire ou créer lorsque le décès de la mère semble proche. On reconnaît bien là le patronage de Philippe Lioret (« Je vais bien ne t’en fais pas ») et de son cinéma. Il a écrit le film avec la jeune réalisatrice et cela se sent tant on retrouve les thématiques chères au metteur en scène. Tout sonne juste dans les rapports humains qu’entretiennent les personnages. Le film parle de la vie, banale, et de ses aléas comme la mort, les rancœurs entre un père et son fils ou même les dettes d’une entreprise familiale exsangue. « Revenir » joue beaucoup sur les non-dits et se dévoile petit à petit avec brio. On découvre les secrets de famille par petites touches mais tout est dévoilé avec parcimonie et certaines choses sont même laissées à notre appréciation. C’est ici admirable, car des regards ou des gestes permettent d’en comprendre bien plus que des longues diatribes ou des dialogues trop explicatifs.



Cependant on ne peut s’empêcher de rester un peu sur notre faim. « Revenir » est un peu court et certaines choses auraient gagné à être davantage développées comme le rapport entre la mère et le protagoniste principal. On aurait aimé aussi plus de scènes entre le père et son fils ou la teneur exacte des rapports avec les voisins. Le paradoxe est là dans « Revenir »: on apprécie le côté taiseux, bref et suggestif mais il y a une impression de trop peu. Avec un film d’à peine une heure et quart montre en main, Palud aurait pu en mettre plus. C’est rare à souligner mais c’est le cas ici. Surtout que la fin s’avère un peu abrupte. En revanche, « Revenir » doit avoir la scène de sexe la plus originale de l’année par son contexte. Elle est belle et forte. Quant aux acteurs, dans un jeu pudique et aussi sobre que le film, ils sont impeccables et Niels Schneider les domine dans une prestation toute en sensibilité qui confirme les espoirs portés en lui depuis « Diamant brut ». Même s’il manque d’une dramaturgie plus poussée, ce premier essai mérite le coup d’œil et on attend la suite avec impatience.


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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 février 2020
tellement beau, tellement touchant. Une caméra près des corps. Des silences qui en disent longs. Des acteurs habités par leurs rôles. Le tout dans une atmosphère solaire. Frustration au générique de fin, trop court !
jpdeg
jpdeg

7 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2020
Gagner des places de cinéma, c’est super ! C’est la première fois que ça m’arrive, je remercie Lecteurs.com et OCS pour cette double invitation et je ne veux pas laisser passer cette chance…
Hélas, quand je me renseigne auprès de mon cinéma le plus proche, celui où je vais habituellement, on me répond que Revenir, de Jessica Palud, ne sera pas programmé alors que cette même salle ne projette pas que des films commerciaux et se targue de diffuser des œuvres de qualité. La déception est immense mais je ne me décourage pas et j’ai trouvé, au sud de Valence, le Train-cinéma, à 45 km de chez moi, une salle qui passe ce film et nous y sommes allés hier soir, mon épouse et moi.
J’ajoute que je ne comprends pas qu’un film soutenu par la région Auvergne-Rhône-Alpes, tourné dans le beau département de la Drôme, ne soit pas obligatoirement projeté dans toutes les salles de la région. Tout ne tourne vraiment pas rond dans le monde du cinéma et, chaque semaine, d’excellentes œuvres disparaissent, faute de salles pour avoir le courage de les programmer.
Après cette mise au point, il faut que je parle de ce film adapté très (trop) librement de l’excellent roman de Serge Joncour : L’amour sans le faire. Je regrettais que le titre n’ait pas été conservé mais, en regardant ce film, vous comprendrez…
Le film est court (1 h 17) et c’est dommage car trop de passages du roman ont été gommés. Cela se passait en Limousin et nous voilà au pied du Vercors mais les images sont belles, la tension est bien entretenue avec un Niels Schneider (Thomas) excellent qui éclate une nouvelle fois à l’écran, un acteur que j’avais énormément apprécié dans Sympathie pour le diable. Adèle Exarchopoulos (Mona) lui donne la réplique et le jeune Roman qui joue le petit Alexandre est d’un naturel parfait.
Revenir est donc un bon film, intéressant, prenant, captivant, angoissant par moments, un film qui montre bien le désarroi profond d’un monde agricole poussé à bout. La politique agricole a forcé les agriculteurs à s’endetter pour soi-disant se moderniser. Ils ont oublié qu’ils étaient des paysans, terme noble s’il en est, mais une piste est évoquée avec les amis d’enfance de Thomas qui se sont lancés dans le bio et la vente directe, les circuits courts, tout ce qu’il faut à nouveau redécouvrir…
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 janvier 2020
Mêlant à la fois drame familial et tragédie sociale au sein du monde rural, la réalisation fine de ce premier long métrage donne au film Revenir une humanité rare. Tous les comédiens sont impeccable (Adèle Exarchopoulos !) avec un prix spécial pour le magnétique Niels Schneider qui porte ici son plus beau rôle. Très touchée.
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