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Cricriiiiiiii
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4,5
Publiée le 1 juin 2020
Film poignant et remarquable de justesse tant dans le propos que l'interprétation, excellente de la part de l'ensemble du casting, Niels Schneider en tête, tout en retenue et nuance. Le scénario aborde brillamment plusieurs thématiques à travers cette histoire simple mais maîtrisée de bout en bout et qui a le mérite de ne pas s'éterniser inutilement. La caméra, aux cadrages serrés et flottants, accentue un peu plus l'intimité et la pudeur du récit.
En 2019, Jessica Palud réalise son premier long-métrage. Il s’agit d’un drame d’une grande noirceur qui ne fait malheureusement qu’effleurer les nombreux thèmes proposés. Après un long silence, un jeune homme revient dans sa famille. Ces retrouvailles permettent notamment d’aborder les sujets du deuil, de la filiation et de la souffrance du monde paysan. En moins de 70 minutes, cela reste certainement trop ambitieux. Si ce sont les réactions du petit garçon qui dégagent les plus vives émotions, le duo composé par Niels Schneider et Adèle Exarchopoulos livre également une prestation sensible. Bref, un regard subtil sur les douleurs intérieures mais manquant d’une intrigue consistante.
un très beau film tout en émotions à la fois cruelles et douces et servi par une excellente interprétation, de beaux décors et une belle réalisation intimiste et scénaristique. super moment.
Distribution limitée (moins de 100 salles) en cette deuxième semaine de programmation, pas beaucoup de critiques, ce qui laisse supposer qu’il n’y a pas beaucoup de spectateurs non plus, mais ces critiques sont plutôt bonnes. Déception pour ma part. Je n’ai pas du tout accroché. Idéal pour une petite sieste somnolente d’après-midi mais, rester aussi détaché de l’écran, ce n’était pas mon objectif. Je me dis, c’est peut-être moi… ça arrive. Et je me rassure finalement en faisant mien le vocabulaire des autres critiques, même celles qui apprécient ce film : terne, lent, sans sujet précis, monocorde. Oui, oui c’est bien ça.
Adaptation honteusement faible du très bon livre de Serge Joncour. L'histoire est considérablement modifiée, voire dévoyée, et perd énormément de sa substance. Le casting est globalement à côté de la plaque. Techniquement c'est très faible, le film n'a pas dû coûter grand chose, ça se voit et ça s'entend. Affligeant.
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1,0
Publiée le 12 juillet 2021
Revenir est un récit de relations mais les motivations sont floues ou invisibles les personnages ne sont connus qu'à partir d'informations partielles et les sentiments se mélangent de manière incompréhensible pour le spectateur. Thomas renoue avec d'anciennes connaissances et amitiés et au fil des conversations nous apprenons des histoires peu fiables sur la famille pendant son absence. Les choses ne se mettent pas en place de façon nette dans cette histoire. Les raisons de l'éloignement de Thomas de sa famille ne sont jamais claires bien qu'il y ait des allusions concernant son père et son frère décédé. Adèle Exarchopoulos est pire que d'habitude et Niels Schneider fait un effort mais ne convainc pas vraiment dans ce film ennuyeux...
Sous un abord austère de petit film français réaliste et pas très sexy, ce drame familial se révèle remarquable et plein de sensibilité. L’interprétation de Niels Schneider et tous les acteurs (un enfant bluffant!!!) servent parfaitement un scénario qui dévoile petit à petit les dessous d'une famille en échec. Un film organique, sans prétention très touchant.
Le film "m'a convenu" car la beauté des acteurs, leur jeu gorgé de tension et la rapidité du film qui passe comme un clin d'œil ont compensé le néant qui habite cette famille et la rareté des dialogues. Une fois encore, Adèle E. s'illustre dans un rôle de "petit sauvage", qui lui va si bien.
"Revenir" est un film qui laisse un goût d'inachevé de par sa durée (77 minutes) et également sur tous les sujets qu'il laisse en suspens. Et pourtant, le couple Schneider/Exarchopoulos est à l'image du climat, torride. Le petit Alex est une bonne trouvaille aussi de la réalisatrice, mais il manque une étincelle au milieu de ces non-dits pour faire de ce drame un film plus poignant et plus attachant. Le monde agricole est quant à lui vite survolé, sans que Jessica Palud ne s'y attarde trop. Un film à potentiel mais trop brouillon, la faute à vouloir mélanger les genres.
Encore un film sur la misère des paysans français, construction à la truelle et très tirée par les cheveux, tant la réalisatrice (qui, notamment, n’a été qu’assistante sur deux mauvais films réalisés par d’autres) s’est acharnée à accumuler les ennuis sur cette malheureuse famille, sans trop se soucier de la vraisemblance : spoiler: de quoi vivent ces paysans, puisqu’ils ont vendu leurs vaches, n’élèvent aucun autre animal et ne cultivent rien ? Outre cela, le frère aîné, qu’on ne verra jamais, spoiler: s’est suicidé avant le début du film, la mèrespoiler: agonise à l’hôpital , le père spoiler: s’est remis à boire , et la ferme spoiler: s’apprête à être vendue (bradée, plutôt) . Quant au fils cadet, qui vivait au Canada, il est provisoirement de retour pour assister à spoiler: la fin de sa mère, fin attendue depuis le début et qui arrive sans coup férir.
Pour ne rien arranger, tout est filmé en gros plans de visages et à la caméra portée, méthode rudimentaire mais à la mode, dont Catherine Deneuve, dans “La vérité”, demande très justement si cela coûterait à ce point cher, d’acheter un pied de caméra. Enfin, les acteurs mangent leur texte et rendent inaudibles le plus gros des dialogues,
Quant à l’improbable scène d’amour dans la boue, non seulement elle est ridicule, mais cela a déjà été fait en 2013, avec James Thiérrée dans “Mes séances de lutte” ! La seule qualité, si l’on peut dire, de ce film, est de ne durer que soixante-dix-sept minutes.
Premier film réalisé par Jessica Palud , fille du cinéaste Hervé, prévisible mais bien interprété !! Quand on voit au générique final que ce long métrage est produit par Philippe Lioret qui co-signe le scénario avec Diastème, je me dis qu'il y a du avoir une erreur dans l'équipe technique dans ce drame qui se laisse malheureusement deviné par le spectateur dans le déroulement du récit, on a vu cela une bonne centaine de fois dans le cinéma Français du gars qui arrive après douze ans d'absence, des tensions familiaux après le décés du frère de celui-ci, la belle soeur et son petit neveu qui l'héberge, on sait qu'ils vont coucher ensemble et c'est le cas, j'arrète là, c'est du déjà vu. Cependant, les comédiens sont plutot bons dans leurs roles comme les tètes d'affiche Niels Schneider et Adèle Exarchopoulos excellents qui arrivent a dépoussiérer les vieux meubles. "Revenir" est a voir pour eux mais le reste est oubliable peu de temps après le visionnage.
Douze ans plus tôt Thomas (Niels Schneider) a quitté la ferme familiale pour aller s'expatrier au Canada. Il y revient pour sa mère (Hélène Vincent), mourante. Mais le conflit qui l'oppose à son père (Patrick d'Assumçao) n'a pas trouvé sa solution malgré els circonstances. Entretemps son frère est mort dans des circonstances mystérieuses. Il laisse une veuve, Mona (Adèle Exarchopoulos) et un petit garçon.
"Revenir" creuse un sillon décidément à la mode : le drame rural. Mais il n'a pas la puissance de "Petit paysan" ou de "Au nom de la terre" (dont on espère très fort qu'il ne repartira pas bredouille de la prochaine cérémonie des Césars où il est trois fois nommé). La comparaison avec ces deux succès récents le condamne à l'invisibilité.
Pourtant ce petit film modeste, de soixante-dix sept minutes seulement, n'est pas sans charme.spoiler: Il le tire de ce portrait très juste d'une famille meurtrie : meurtrie par la disparition brutale du frère, meurtrie par la mort imminente de la mère, meurtrie par la lente agonie d'une exploitation agricole condamnée à la faillite.
Il le tire aussi de la passion incandescente qui se développe entre Thomas et Mona. La photo de l'affiche est bien choisie où l'on voit Niels Schneider dévorer Adèle Exarchopoulos des yeux. Dans la moiteur de l'été, leurs deux corps se cherchent et se trouvent. À la place de Virginie Effira, je me ferais du souci !
Le film est bien, le sujet de fond se tiens bien on arrive facilement à se mettre à la place de l'autre et comprendre, on connaît les difficultés que traverse notre société le film est très réaliste, par contre pour moi il manque quelque chose, un brin d'espoir dirais-je !
Jessica Palud fut longtemps assistante réalisateur notamment de Philippe Lioret qui l’a ici produite et conseillée dans l’écriture du scénario de Revenir. Le script, également coécrit par Alain Dias, alias Diastème, est inspiré du roman L’amour sans le faire publié en 2012 par Serge Joncour. Une expérience bénéfique puisque Revenir ne souffre pas de défauts communs à de nombreux longs métrages. Le film s’étend ainsi sur une durée courte (moins de quatre-vingt minutes) et, animé par une mise en scène non démonstrative, est exempt d’une volonté de trop en faire. Mais la modestie d’un geste cinématographique, est-ce suffisant ? Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2020/02/03/revenir/
On a quand même réussi à s'ennuyer pendant les 1h17 du film, pourtant on partait enthousiastes... J'ai trouvé ce film vide, lent et un peu cliché "français"... je me suis ennuyée sincèrement ...