Revenir
Note moyenne
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66 critiques spectateurs

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max7_13
max7_13

36 abonnés 166 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2020
Un film solaire à l ambiance estivale porté par Niels Scheider, fils aîné qui revient à la ferme familiale après 12 années passées loin de ses proches. Beaucoup de choses ont changé depuis son départ et les circonstances de son retour ne sont pas très joyeuses. La chaleur de l été et les plans des visages filmés de très près traduisent la tension de l atmosphère et une forme d étouffement. On peut néanmoins regretter un manque d émotion, une forme de lenteur et des non-dits qui laissent libre cours au ressenti de chaque spectateur
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 janvier 2020
Mêlant à la fois drame familial et tragédie sociale au sein du monde rural, la réalisation fine de ce premier long métrage donne au film Revenir une humanité rare. Tous les comédiens sont impeccable (Adèle Exarchopoulos !) avec un prix spécial pour le magnétique Niels Schneider qui porte ici son plus beau rôle. Très touchée.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2020
Revenir est le premier long métrage de Jessica Palud. Âgée de 37 ans, Jessica est entrée professionnellement dans le monde du cinéma en 2003, en tant qu’assistante réalisateur sur "Innocents – The Dreamers" de Bernardo Bertolucci. Elle a collaboré ensuite à la réalisation de plusieurs longs métrages, dont trois auprès de Philippe Lioret. En 2016, elle a réalisé un premier court-métrage, "Poupée", puis, en 2017, "Marion", un court métrage de 19 minutes, sélectionné dans plus de 150 festivals et couvert de prix un peu partout. "Revenir", adaptation très libre du roman « L’amour sans le faire » de Serge Joncour, faisait partie de la sélection Orizzonti lors de la dernière Mostra de Venise, en septembre dernier, et il y a obtenu le Prix du meilleur scénario.
Franchement, dans une période où on observe une grande inflation dans la durée des films, on aimerait être confronté plus souvent à un film comme "Revenir" : pensez donc, un film qui ne dure que 77 minutes mais qui, grâce à ses qualités de concision et de précision, réussit dans ce court laps de temps à nous entretenir de nombreux sujets, avec, à la fois, force et intelligence. C’est ainsi qu’on passe de la mauvaise relation entre un père taiseux et son fils pas très bavard (on ne saura jamais vraiment les raisons de cette opposition qui a entrainé le départ du fils vers un pays lointain) à la naissance d’un coup de foudre, de la maladie d’une mère à l’attachement ressenti par un oncle pour son très jeune neveu, de la vente des vaches d’une exploitation agricole pour couvrir ses dettes à la découverte par le fils de la vérité concernant la mort de son frère, de la vision d’une exploitation agricole qui a été poussée au déclin par la spirale infernale vécue par de nombreux paysans (dettes, on vous pousse à grossir, pour, soi-disant, mieux vous en sortir, emprunt, dettes) à celle d’une exploitation voisine qui, elle, vit bien grâce à son passage au bio. Un montage précis, de belles images d’une région baignée par le soleil, une grande délicatesse plutôt qu’un didactisme appuyé dans la façon dont tous ces sujets sont abordés, ces qualités importantes font que ce qui pourrait laisser penser à un « petit » film reste en fait profondément ancré dans les souvenirs.
Après "Petit paysan" et "Au nom de la terre", voici un 3ème film de fiction français qui nous parle des problèmes du monde paysan. Même s’il s’agit dans ce film d’un sujet parmi d’autres, c’est, des trois, celui qui en parle le mieux, avec, en particulier, l’évocation des raisons qui poussent certains paysans à se suicider et une comparaison favorable au choix de l’agriculture biologique plutôt que celui de l’agriculture intensive chère à la FNSEA et aux banques, un choix qui pousse à l’endettement, aux difficultés financières et, parfois, trop souvent, au suicide.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 janvier 2020
Ce film est un vrai coup de coeur ! Très belle histoire, profonde, juste, où les silences en disent longs. Les acteurs sont tous bouleversants d'humanité. Un film sur la vie qui va droit au coeur. J'ai adoré.
LolaLUNE
LolaLUNE

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2020
Excellent film sur la famille et l'absence, vrai et poignant. Les acteurs sont bons et l'enfant très impressionnant.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2019
On ne pourra pas reprocher à Jessica Palud d’avoir voulu impressionner la galerie par une première œuvre tapageuse et voulant à tout prix impressionner. Au contraire, on lui sait gré d’avoir mis en scène une histoire simple à la fois belle mais dure, une histoire de la vie en somme, d’une manière aussi sobre. C’est ce qui fait sa réussite première. Tout comme le titre d’ailleurs qui, en un verbe, permet de synthétiser tous les enjeux du film. Car « Revenir » c’est avant tout l’histoire du retour d’un jeune homme qui a fui. Un retour dans une famille qu’il a laissé de côté. Un retour sur les terres qui l’ont vu naître. Enfin, un retour aux sources de l’entreprise familiale en déliquescence dans un monde paysan obsolète. Un monde rural décidément très à la mode depuis un an ou deux dans le cinéma français (« Petit paysan », « Au nom de la terre », …). Un contexte qui inspire les cinéastes bien que ce ne soit qu’un arrière-plan ici et non le thème central du film. D’ailleurs, la représentation de cette campagne du Sud de la France est réaliste mais parvient à être solaire malgré la souffrance ambiante.




Ici, on parle surtout de liens familiaux rompus ou à construire. Des liens qu’il faut donc reconstruire ou créer lorsque le décès de la mère semble proche. On reconnaît bien là le patronage de Philippe Lioret (« Je vais bien ne t’en fais pas ») et de son cinéma. Il a écrit le film avec la jeune réalisatrice et cela se sent tant on retrouve les thématiques chères au metteur en scène. Tout sonne juste dans les rapports humains qu’entretiennent les personnages. Le film parle de la vie, banale, et de ses aléas comme la mort, les rancœurs entre un père et son fils ou même les dettes d’une entreprise familiale exsangue. « Revenir » joue beaucoup sur les non-dits et se dévoile petit à petit avec brio. On découvre les secrets de famille par petites touches mais tout est dévoilé avec parcimonie et certaines choses sont même laissées à notre appréciation. C’est ici admirable, car des regards ou des gestes permettent d’en comprendre bien plus que des longues diatribes ou des dialogues trop explicatifs.



Cependant on ne peut s’empêcher de rester un peu sur notre faim. « Revenir » est un peu court et certaines choses auraient gagné à être davantage développées comme le rapport entre la mère et le protagoniste principal. On aurait aimé aussi plus de scènes entre le père et son fils ou la teneur exacte des rapports avec les voisins. Le paradoxe est là dans « Revenir »: on apprécie le côté taiseux, bref et suggestif mais il y a une impression de trop peu. Avec un film d’à peine une heure et quart montre en main, Palud aurait pu en mettre plus. C’est rare à souligner mais c’est le cas ici. Surtout que la fin s’avère un peu abrupte. En revanche, « Revenir » doit avoir la scène de sexe la plus originale de l’année par son contexte. Elle est belle et forte. Quant aux acteurs, dans un jeu pudique et aussi sobre que le film, ils sont impeccables et Niels Schneider les domine dans une prestation toute en sensibilité qui confirme les espoirs portés en lui depuis « Diamant brut ». Même s’il manque d’une dramaturgie plus poussée, ce premier essai mérite le coup d’œil et on attend la suite avec impatience.


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