Coeur de lilas
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Topaze87
Topaze87

10 abonnés 647 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 septembre 2023
Un film datant de 1932 qui souffre d'une mauvaise sonorisation et qui doit plus être plutôt vu comme un documentaire en l'absence d'un scénario établi. On y retrouve Gabin et Fernandel à leurs débuts, ce qui renforce l'intérêt du film.
INDI34
INDI34

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mars 2025
Adaptation d'une pièce de théatre de Tristan Bernard et Charles Henry Hirsch, ce film policier est un prétexte pour raconter une histoire d'amour impossible. Le film hésite entre plusieurs genres et par moment se perd dans des longueurs (défilé militaire, plans tournés dans les Halles de Paris) qui nuisent à l'intrigue. Un des premiers films français d'Anatole Litvak qui ne fera pas date.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2024
« Cœur de lilas » d’Anatole Litvak est le huitième film tourné par Jean Gabin et sans doute son meilleur de la période d’avant sa rencontre avec Julien Duvivier (« Maria Chapdelaine » en 1934). Adapté d’une pièce éponyme de Charles-Henry Hirsch et de Tristan Bernard (1921), le film sous prétexte d’une intrigue policière voyant un jeune inspecteur (André Luguet) s’infiltrer dans le milieu de la prostitution parisien aux abords des fortifications encore présentes pour y mener une enquête criminelle, va déboucher sur un drame amoureux déchirant.
Très imprégné de l’atmosphère du caf’conc, le film livre un portrait pittoresque très réussi d’un Paris des faubourgs miséreux où les estaminets se confondent le plus souvent avec maisons de passe. Le portrait aussi d’une faune poussant facilement la chansonnette tout en dansant la java ou la valse musette. Ainsi Jean Gabin et Fréhel chantent à la file « La môme caoutchouc » tout comme Fernandel et André Luguet entonnent « Ne te plains pas que la mariée soit trop belle ». Jean Gabin qui ne tient pas ici un premier rôle est visiblement encore « à polir » mais ses effets souvent trop appuyés laissent tout de même entrevoir tout ce qui nourrira son jeu dès « La Bandera ». Fernandel encore débutant à son quatrième film ne fait qu’une courte apparition restant pour l’instant une vedette de music-hall. Seul André Luguet ex-sociétaire de la Comédie Française fait montre d’un jeu parfaitement en place.
Malgré ses imperfections initiales qui frisent la caricature dans l’introduction de l’intrigue criminelle, le film prend gentiment son rythme quand l’inspecteur entre en immersion dans l’auberge délabrée ou séjourne Lilas Couchoux dite « Cœur de Lilas », principal témoin du meurtre d’un directeur d’usine venu s’encanailler non loin de son lieu de travail. « Cœur de Lilas », prostituée taciturne dont Martousse (Jean Gabin) un gigolo aux petits bras est épris, est interprétée par Marcelle Romée qui constitue à coup sûr l’attraction principale du film. Son beau regard perdu dans le vague qui porte en lui des souffrances indicibles, témoin de blessures jamais refermées rappelle par instant celui de Marlène Dietrich avant la sophistication extrême, celle de « L’Ange bleu » ou de « Morocco ».
Sa présence mutique et comme détachée du monde lui confère une présence hypnotique dans la toute première partie du film qui fait qu’Anatole Litvak bientôt parti faire carrière à Hollywood, concentrera toute son attention sur le personnage à qui le titre du film est dédié. spoiler: La seconde partie qui va voir la jeune femme entrevoir un bout de ciel bleu à travers l’amour sincère que lui porte le jeune inspecteur complètement sorti des rails de sa mission est empreinte d’allégresse avec un André Luguet particulièrement enjoué et une « Cœur de Lilas » que l’on voit tout d’abord sourire puis rire aux éclats. Mais le malheur ne quitte jamais vraiment ceux auxquels il s’est attaché et les yeux de « Cœur de Lilas » vont à nouveau s’embrumer pour enfin retourner à leur fixité initiale
. Le film très émouvant en partie grâce à la prestation habitée de Marcelle Romée seulement âgée de 29 ans et déjà sociétaire de la Comédie Française, prend toute sa valeur quand on sait que la jeune actrice promise à une grande carrière mais en proie à une très grave dépression mettra fin à ses jours seulement neuf mois après la sortie du film en sautant dans la Seine du pont de Chatou (le 3 décembre 1932). Dès lors les regards pénétrants et désespérés de « Cœur de Lilas » prennent toute leur triste et prémonitoire signification. Il est comme ça des films qui ont leur propre histoire enchâssée dans l’histoire qu’ils racontent. « Cœur de Lilas » d’Anatole Litvak avec Marcelle Romée est un de ceux-là.
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

37 abonnés 683 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2021
Mon amour du cinéma m'a fait remonter jusqu'en 1931 pour découvrir ce "coeur de lilas" qui nous plonge dans le Paris des bas fond de l'entre deux guerre. Le crime qui sert de point de départ au film n'est qu'un argument puisqu'on n'est pas sur à la fin de l'identité du coupable et qu'on ne sait rien des motivations. C'est plutot le pretexte à suivre la romance entre la troublante Marcelle Romée qui se suicidera l'année suivante à 28 ans et André Luguet. On y croise aussi Gabin, Frehel (bouffie par la drogue et l'alcool) et meme Fernandel dans un rôle de figuration. Un bon moment. 3 / 5
Djam A
Djam A

31 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2019
Magnifique film de litvack souvent critiqué ,mal veilli etc alors que ce film est un véritable petit bijoux de plus c'est son premier film .
pour bien des exemples le film est grandiose
le premier, on y retrouve un gabin très jeune avant la belle équipe ou pépé le moko mais déjà cette image de révolté en jeune truand parigot apache et dans un rôle de pourri qui lui va mieux que le comique troupier comme les gaietés de l'escadron de maurice tourneur
fernandel et gabin y sont a leur début tous les deux poussant la chansonnette La môme est en caoutchouc pour gabin "Ne te plains pas que la mariée soit trop belle" pour fernandel
et frehel pour dans la rue moment magique qui retranscrit un paris populaire totalement mort aujourd'hui .
marcelle romée y joue son derniere role ,4 films seulement durant sa carrière elle se suicidera quelques mois plus tard quel gâchis une femme a la beauté envoûtante avec un regard sublime .
seul bémol andré luguet en flic et a la fois mauvais garçon a du mal a nous attacher a son rôle un manque de charisme selon moi
il y a des airs de belle équipe dans ce film musette coin a nogent ça a du inspiré duvivier pour la belle équipe.
litvak moins de 30 ans a l'époque réalise un film avec des décors naturel rare a l'époque et un souci de la perfection rare ,les scenes du café avec les mauvais garçons lors de la chanson la mome caoutchouc est saisissante de réalisme ,les gueules des figurants sont incroyable,litvak voulait retranscrire a mon sens le paris populaire bistrot bougnat et c'est un exercice de style,tout l’opposé d'un mauvais garçon de jean boyer .la photo et les lumières sont tout juste grandiose
un film a découvrir au plus vite.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2025
Un meurtre a été commis et la justice tient un coupable. Sans doute pas le bon. Un inspecteur de police (André Luguet) poursuit l'enquête dans un coin de Montmartre et sa rencontre avec une prostituée relègue désormais l'intrigue policière à un rang subalterne.
Le sujet n'est, à ce moment, plus vraiment passionnant, mais l'intérêt du film d'Anatol Litvak tient moins, de toute façon, à l'histoire qu'à la représentation et à l'expression immédiatement évidentes d'un Paris populaire, d'un Paris ouvrier et canaille, entre mythe et réalité. Le film prend ses quartiers dans un bistrot de la Butte où, en antagoniste de Luguet, l'encore débutant Jean Gabin s'impose dans un rôle de mauvais garçon qui joue les durs (mais, parce qu'il n'est pas la vedette du film, c'est Luguet qui lui met la trempe!)
Somme toute, dans ce film utilisant et alimentant l'imagerie populo de Paname, Gabin est déjà la pièce maitresse, tandis qu'on aperçoit... spoiler: Fernandel
, dans le fugitif emploi chantant de garçon de café.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 623 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2022
Un joli drame policier, classique dans son scénario. On retiendra quelques beaux plans des halles de Paris, des environs de la porte de la Chapelle bien avant que le périphérique n'apparaisse, et d'une jolie guinguette de bords de Marne. On notera que la seule scène de bagarre n'est pas filmée, et nous n'avons droit qu'aux bruits qu'elle génère. Censure ou pudeur ou le réalisateur ne savait-il pas filmer ce type de scène.
Quant à Fernandel, son rôle se limite à chanter une seule et unique chanson. Gabin a par contre un rôle plus important, un très bon second rôle.
A voir par les amateurs du genre, ou de film d'époque
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2009
Les débuts de Litvak à la réalisation et de Gabin, très bon en mauvais garçon. Film toujours aussi typique des débuts des années 30 en France, ambiance, décors et chansons nous plongent dans un film plaisant mais pas marquant.
Gonnard
Gonnard

287 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2009
Dans la lignée des romans de l'erreur judiciaire, ce film policier et surtout d'amour fleure bon l'entre-deux-guerres. On y trouve l'ambiance du Paris des années folles, avec l'accordéon, les rixes dont les débits de boisson dont le théâtre régulier, les opérations des agents de la Sûreté, ... un pur régal. Le cadrage est lui-aussi un point fort du film : on le remarque, on l'apprécie, c'est magnifique et recherché. Les trois ou quatre parties musicales sont plaisantes voire savoureuses, bien que je n'en soit pas fan d'habitude. Seulement, l'histoire est bien molle. La pseudo-enquête ne vaut malheureusement pas un kopek, elle est clairement sans intérêt. Un seul rebondissement, à la fin, et encore, on est loin d'être sur le derrière. Mon sentiment final est pourtant très positif. J'espère que vous apprécierez autant que moi l'esthétique et le décorum de ce film.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 juillet 2015
Dommage que le film soit intégré avec tant de précision à la fois dans le temps et dans le lieu. Car aujourd'hui, toutes les provocations et tous les gags ont perdu de leur charme et aucun acteur ne pouvait encore porter le film, ni Fernandel ni Jean Gabin. A très mal vieilli.
FRYCHAR
FRYCHAR

6 abonnés 76 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2012
Le Bibendum de Michelin apportait une touche amusante à la publicité de l'époque...La chanson "la môme caoutchouc" interprétée par Gabin et Frehel dans le film semble une réplique au Bibendum...La môme est en caoutchouc naturel dans la chanson, en Gutta-Percha, alors que le caoutchouc synthétique commençait à être utilisé en 1932....La chanson "Ne te plains pas que la mariée soit trop belle" interprétée par Fernandel vante également les formes rebondies....Alors que cœur des Lilas (Marcelle Romée) est élancée et plutôt plate...Marcelle Romée était surnommée la grande sauterelle verte et se suicidera après le film....
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2025
L’époque où Gabin jouait le voyou, c’est du pain béni pour le cinéphile. Et là il chante la môme caoutchouc !!!
Fut un temps il chantait aussi « les grosses femmes de 125 kilos ». C’était incroyable !!!!
Ici c’est toute la partie où André Luguet rentre dans le bar la plus intéressante.
C’est presque du surréalisme allemand dans les rues aux escaliers sans fin.
Malgré tout le film traîne en longueur (la scène du mariage) et aurait pu être plus resserré.
Pas mal quand même.
Roub E.

1 306 abonnés 5 370 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 décembre 2025
D un point de vu purement cinématographique c est assez vieillot, la caméra est fixe et sans grandes idées. Mais il y a tout de même la curiosité de voir un jeune Jean Gabin, Fernandel dans un numéro musical amusant (même s il paraît franchement décalé dans le film). L enquête n a rien de follement originale mais les personnages qui la traversent sont suffisamment atypiques pour passer un moment sympathique.
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