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Hugues
10 critiques
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1,0
Publiée le 26 octobre 2023
Un vrai navet qui ne rend pas hommage à l'œuvre de Victor Hugo. La mise en scène est lamentable, on dirait presque une parodie. Les acteurs jouent comme des pieds, surtout quand ils doivent mourir. C'est ridicule.
Oui, c'est sans doute la meilleure adaptation des "Misérables". Rien à dire sur le casting, les acteurs sont parfaits, de Gabin à Bourvil en passant par Blier, Esposito, Reggiani... Le film dure 3 heures (en deux parties), il en durait 4, et même, au tout début, quasiment 5. Je sais qu'une version de 4 heures est visible, disponible, mais pas en DVD, en tout cas, pas sur l'édition que je possède, mais je ne vais pas forcément chercher à la voir, la version de 3 heures est déjà suffisante, même si elle n'adapte pas tout le roman, même si elle fait des raccourcis, et semble parfois (notamment dans le final) un peu expéditive. Nul doute que cela se ressent moins dans la version rallongée d'une heure. Il y à aussi le "problème" de la réalisation, inhérent à son époque (1958), c'est académique, statique, une accumulation, aussi, parfois, de scènes très courtes, reliées en des fondus au noir (ou au clair), c'est l'état de l'art de l'époque, beaucoup de films de l'époque sont ainsi, et pas seulement ce film, ça ne fait baisser ma note que d'un demi-point. En dehors de ça, si ce n'est pas ma préférée des adaptations du roman (c'est en revanche ma préférée parmi celles sorties au cinéma ; ma préférée tout court, c'est celle, télévisuelle, de Dayan), c'est un chef d'oeuvre du cinéma français.
À la fin des années 1950, la France se lance dans la co-production de quatre films avec la République Démocratique Allemande pour entériner la déstalinisation du Parti Communiste soviétique annoncée lors de son XXème congrès de 1956. L’œuvre de Victor Hugo ne pouvait que faire consensus tant sa thématique sociale forte était compréhensible de chaque côté du rideau de fer. C’est naturellement Jean-Paul Le Chanois, ancien résistant, syndicaliste et membre du PCF qui est choisi pour la mise en œuvre du projet. Le réalisateur écrit lui-même le scénario avec René Barjavel après que Michel Audiard, sans doute initialement imposé par Jean Gabin qui joue le rôle de Jean Valjean, soit exclu pour mésentente avec Le Chanois. Le film scindé en deux époques pour une durée totale de 180 minutes bouscule l’ordre narratif du roman tout en conservant ses thématiques principales et ses moments forts alors enseignés dans toutes les écoles de France. À revoir le film on peut comprendre ce que les jeunes Turcs de la Nouvelle Vague, dénonçaient comme « la qualité française » dont « Les Misérables » est sans doute l’une des meilleures ou des pires illustrations, c’est selon. Mais les sympathies politiques de Godard et de Truffaut ont fait que Jean-Paul Le Chanois a été relativement épargné par leur ire souvent féroce et parfois injuste au contraire d’un Claude Autant-Lara ou d’un Jean Delannoy. Le film est une super production dont on a parfois du mal à percevoir l’ampleur, notamment dans la deuxième époque qui traitant des mouvements révolutionnaires ayant scandé le XIXème siècle, s’avère plutôt décevante tant les scènes épiques semblent désincarnées avec des acteurs à contre-courant, notamment Giani Esposito qui tient son fusil comme il tiendrait un pinceau, sans parler de Gabin qui pour l’une des rares fois dans sa carrière depuis « Golgotha » de Julien Duvivier en 1935 paraît un peu perdu, n’étant pas du tout dans son élément, le film en costumes n’ayant jamais été sa tasse de thé. Seule Silvia Monfort interprétant avec une sincérité touchante une des filles Thénardier occupe l’espace avec charme et allégresse. Il faut donc prendre son plaisir en visionnant la première époque plus dense et poignante qui enchaîne certes les moments forts célèbres sans réelle continuité mais qui bénéficie de la performance de ses acteurs avec un Bernard Blier comme toujours impeccable en Javert brutal mais droit comme un i, un Jean Gabin parfaitement en ligne quand Valjean est devenu un notable, un Fernand Ledoux en évêque chaleureux et modeste qui redonnerait la foi aux plus rétifs et enfin un Bourvil absolument génial en Thénardier aussi onctueux qu’il peut-être vénal et cruel. Les clichés nombreux et les sentiments un peu trop appuyés ne donnent pas une dimension humaine palpable à cette adaptation cinématographique qui parmi de nombreuses autres, ne démérite certes pas tout en restant à quelques longues coudées de la version de Raymond Bernard de 1934 en trois époques avec Harry Baur dans le rôle de Jean Valjean.
Une oeuvre adapté du célèbre roman de Victor Hugo bien dans la forme mais un peu long par le cinéaste Jean-Paul Le Chanois en 1957 !! Il y en a eu des adaptations "Les misérables" au cinéma Français et Américain et il y en aura encore car le livre est puissant et intemporel . Dans la peau de Jean Valjean le grand Jean Gabin qui livre une interprétation remarquable avec à ses cotés, Bernard Blier en Javert qui persécute le héros, Bourvil en Thénardier, la petite Cosette dont j'ai oublié le nom de l'actrice, il y a aussi Serge Reggiani, Danièle Delorme, un excellent casting en gros. La mise en scène de Jean-Paul Le Chanois vieillit bien au visionnage de nos jours, il y a les moyens artistiques et financiers en costumes, décors, figurants, scènes de bataille bien reconstitués, une narration bien raconté. J'ai bien aimé la première partie ou "Première époque" ,car le long métrage a deux films, mais moins le deuxième volet qui traine de pas mal de longueurs. Bref, ça avait l'ambition mais c'est moyen pour moi.
Du cinéma "qualité française " comme Truffaut l’épinglait dans son légendaire papier dans les Cahiers en 1956. Transposition en image ou le degré zéro de l'adaptation . film découpé en tableaux attendus, avec les numéros d'acteurs qui vont avec. L'impression d’être au musée Grévin et pas une seule idée de Cinéma.E t puis on va au bout quand même , au bout d'un ennui attendri, peut être le charme désarmant et désuet d'un monde englouti et lointain.
Le roman de Victor Hugo fut adapté à de nombreuses reprises au cinéma et à la télévision de la version Boleslawski (1935) à Tom Hooper (2012). Cela dit, comme Jean-Paul Le Chanois en témoignait, son "chef d'oeuvre" de 1958 avec pléthore de célébrités comme Jean Gabin, Bernard Blier ou l'étonnant Bourvil dans le rôle du Thernardier apparaît comme une des versions la plus fidèle. Pourtant, sa post-production et sa durée pouvait apparaître comme un réel handicap dont le film surmonte avec facilité et audace. Or, le metteur en scène souhaitait proposer une oeuvre monumentale de 5 heures. Fort heureusement, avec intervention des producteurs, le tout fut raboter à 3h08. Néanmoins, certaines coupes au moment du montage peut créer un sentiment de déconvenue qui s'apparente à une perte de repère pour le spectateur. Forcément, cela conduit à une indisposition désagréable alors que l'adaptation est d'une fluidité exemplaire. Le casting est excellent notamment Jean Gabin - en proie à la culpabilité et à la sagesse. La mise en scène s'avère classique mais portés par des décors somptueux (même si la plupart des scènes sont tournés en studio - et cela se voit). Étonnamment, le film n'a guère vieillit et la restauration des couleurs est totalement convaincante. Une oeuvre française majeure du cinéma qui ravira les littéraires, les cinéphiles, les néophytes, petits et grands. Un film familial à grand spectacle (pour l'époque !) que je conseille vivement. Au moins pour sa culture personnelle !
C’est sans aucun doute le chef d’œuvre de Jean-Paul Le Chanois (Dreyfus). Cette interprétation magnifie l'oeuvre de Victor Hugo comme aucune autre transposition à l'écran, et on lui cherche en vain des défauts. C’est aussi le film des superlatifs ! Sa réalisation aura été une des plus coûteuses du cinéma français, il a atteint les dix millions de spectateurs en France, Quant à son casting, il n’aura sans doute jamais été égalé tant au niveau du nombre des acteurs et figurants que de leur célébrité et de leur qualité. Il semble que le dernier survivant de la distribution soit Jimmy Urbain (Gavroche) qui a aujourd’hui (2016) 73 ans. La ravissante petite Cosette enfant, Martine Havet, est quant à elle décédée le 13.01.2015 à Corbeil-Essonnes à l’âge de 67 ans, sans avoir fait une grande carrière. On voit aussi dans le casting Silvia Monfort plutôt actrice de théâtre, qui partagea un temps la vie de Le Chanois, et qui fait ici une superbe interprétation d’Eponine.. Elle s’en sépara quatre ans plus tard et sa carrière cinématographique s’arrêtera avec ce film, au profit du théâtre. Toujours côté casting, Michel Audiard souvent crédité à tort dans le générique, n’a jamais apporté sa pierre à cette œuvre : ca se serait du reste remarqué. J’ai eu la chance, d’aller voir ce beau film lors de sa sortie, dans une des plus belles salles de France à écran Cinémascope : le Colisée à Roubaix (Nord) Il m’avait marqué car j’avais plutôt goûté jusqu’alors à cette œuvre de Victor Hugo par des livres ou bandes dessinées. L’écrivain inspirait alors beaucoup ! Je l’ai revu grâce à Chérie 25 sur écran large, et plateau sonore Bose pour apprécier toutes les finesses du son : un enchantement, et le rappel de ma jeunesse ! Un enchantement... willlycopresto
Quand Jean Gabin est là, l'émotion est là et tout ce qui suit n'est que du bon, Bourvil se surpasse... Blier aussi... Rien à redire à cette adaptation...
Un bon casting, bien choisi mais dont la direction n'est pas resplendissante. Je trouve en effet dommage que Michel Audiard n'ait pas davantage participé aux dialogues. La mise en scène est bonne, le récit est respecté dans beaucoup de détails mais semble totatalement copiée sur la version de 1933. Je déplore tout de même le vol des 40 sous au début qui devait être sous le pied de Jean Valjean spoiler: mais qu'il dérobe au vol ... Malvenue dirons-nous. Les acteurs jouent bien mais le film manque d'intensité et est s'appuie totalement sur la version de 1933, y compris dans les plans. Décevant, pour moi. Il ne vaut le coup d’œil que pour le casting (Et encore !) et pour le rôle rarissime de Bourvil en "méchant" Thénardier. Un film commercial, à l'époque. Je ne peux pas le voir autrement et suis très déçu. Reprendre l'oeuvre de Hugo est une chose, reprendre les dialogues, les plans, la mise en scène d'une version précédente sans ajouter de plus que la couleur et le changement d'acteur... Peu d'intérêt. Quoique raccourci...
Alors là, la meilleure de toutes les adaptations des misérables avec la version de Robert Hossein!!!! L'histoire est parfaitement respectée. Les acteurs sont impeccables ( mention spéciale pour Bourvil qui fait un excellent Thénardier). Le film date, mais je trouve qu'il a plutôt bien vieilli...Chapeau!!
Gabin est Jean Valjan ! Blier est Javert ! Bourvil est Thénardier ! De loin , la meilleure adaptation des Misérables de Victor Hugo . Poignante , bouleversante , haletante , épurée et très humaniste ! Une expérience marquante .
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3,0
Publiée le 3 février 2014
Sans ègaler la version de Henri Fescourt et surtout celle de Raymond Bernard, "Les misèrables" de Jean-Paul Le Chanois s'en sort tant bien que mal même si certains lui reprocheront un côtè mièvre et statique! Après avoir passè près de vingt piges au bagne, Jean Valjean cherche non sans mal, la rèdemption! Paru en 1862, le roman extraordinaire de Victor Hugo est une oeuvre historique, sociale et engagèe qui porte les principales prèoccupations de son auteur: la question de la dignitè, l'injustice, l'insupportable pauvretè! Cette adaptation de 1957, assez fidèle au roman, est aussi l'occasion d'entendre les dialogues d'Audiard servis par Bernard Blier en Javert, Fernand Ledoux en Mgr Myriel, Bourvil en Thenardier (crèdible mais très en dessous de Dullin), Danièle Delorme en Fantine, Serge Reggiani en Enjolras, Giani Esposito en Marius et surtout Jean Gabin, dans le rôle de Jean Valjean! Du sur mesure pour Gabin ? Oui, sans toutefois surpasser Gabriel Gabrio, Harry Baur (surtout) ou Gino Cervi mais on peut penser que Le Chanois, qui connait bien le bonhomme, a conçu le personnage en fonction de sa personnalitè! Classique absolu du cinèma français, cette adaptation se regarde sans ennui avec une distribution èclatante et un climat de l'èpoque bien reconstituè! Mais que nous sommes loin de la version monumentale de Raymond Bernard...