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Dx M.
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3,0
Publiée le 1 septembre 2022
Pas mal... Film huit clos clautro à petit budget qui commence très bien mais qui vers la fin s essouffle... Autant dire que je n'ai pas aimé les 20 dernières minutes du film... Je les ai trouvé mal inspiré et de plus l action est illisible... Mais bon dans l ensemble le film est original... Manque quelque chose en plus pour en faire un très bon film...
Cutterhead est un grand film sur le lien social entre les individus européens. Par son dispositif, il rassemble deux mondes qui normalement ne se rencontrent jamais : les ouvriers étrangers contraints de travailler dans des conditions dangereuses pour subvenir aux besoins de leur famille, la journaliste danoise soucieuse de mener à terme son interview pour faire les gros titres dans la presse. Et cette rencontre se place sous le signe du souterrain et de la cruauté : la menace ne vient pas des deux hommes à l’égard de la femme – présupposé que nous pouvons avoir au début – mais de la femme qui ne se préoccupe que de sa survie, de son confort. Elle vide les bouteilles d’eau, s’approprie le masque, tente d’enfermer les deux ouvriers dans leur petit espace confiné ; son comportement, fidèle à l’instinct de survie mené au détriment des autres, symbolise également une attitude européenne politique vis-à-vis des immigrés, soit la propension à exploiter leur ressources, à profiter de leur détresse pour vivre quoi qu’il puisse arriver. L’affrontement dernier prend aussitôt des allures abstraites : deux corps se disputent l’oxygène, deux corps également sales et étouffés, deux corps raccordés à un même besoin. C’est dire que l’horreur de la situation sert une harmonie recouvrée que la clausule laisse en suspens, fragile, incertaine. Les fameux « critères de Copenhague » ont été ébranlés, l’humain a triomphé. Mais qu’adviendra-t-il, après ? Un point d’interrogation. La mise en scène de Rasmus Kloster Bro sait construire un climat oppressant et réussit à investir un espace confiné de petite taille pour y rejouer un destin européen plus grand. Voilà donc un long métrage qui aborde le cinéma de genre sous un angle social, qui se saisit de l’infiniment étroit et modeste pour parler de l’Europe contemporaine, de la même façon que Gravity (Alfonso Cuarón, 2013) partait d’une station spatiale internationale pour arriver à une renaissance humaine.
Un film Danois qui réussit son tir. On étouffe dans ce huis clos où l'ambiance sonore est un des éléments principaux du film. Claustrophobes ( comme moi) s'abstenir...Ce film risque d'être une épreuve pour vous.
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1,0
Publiée le 10 décembre 2020
L'histoire est celle d'une femme photographe piégée dans un accident lors de la construction d'un métro souterrain et qui tente de survivre jusqu'au dernier moment à l'obscurité et au manque d'oxygène. Le début est bon mais le milieu et la fin sont ennuyeux. Il n'y a pas de point culminant remarquable dans le film. La sélection de l'actrice principale est également totalement erronée. Dans l'ensemble il semble être un documentaire plutôt qu'un thriller bien que ce soit une expérience différente et réelle elle n'est pas très recommandée car elle ne présente pas assez de points intéressants alors qu'on se sent la plupart du temps ennuyé par l'histoire. Si vous avez une heure et demie de libre regardez le sinon allez simplement revoir un bon film et vous serez beaucoup plus heureux qu'avec Exit...
Une journaliste et deux ouvriers se retrouvent coincés dans un sas de décompression suite à un accident dans le chantier de construction du métro. Ensemble ils doivent lutter pour survivre. Cela pourrait être un ene film catastrophe, et pourtant il n’en est rien. Les effets spéciaux sont réduits au minimum pour ne pas dire inexistant. Par choix, ou contraintes liées au petit budget, les explosions, incendies et autres, sont suggérés au lieu d’être surexploité. Il en ressort plus un thriller psychologique / film de huit clot qu’un film catastrophe superproduction Hollywoodienne.
"Exit", réalisé par Rasmus Kloster Bro en 2019, est une exploration cinématographique qui se fraie un chemin dans les méandres du genre thriller, tout en essayant de s'ancrer dans un réalisme tangible. À travers les performances de Christine Sonderris, Samson Semere, et Kresimir Mikic, le film tisse une trame narrative où les enjeux humains et les dynamiques de survie se croisent dans un huis clos oppressant.
La mise en scène de Bro est à la fois audacieuse et retenue, parvenant à capturer l'urgence et la claustrophobie des environnements confinés avec une efficacité variable. Là réside une partie de la dualité du film : une immersion profonde dans ses thématiques, parfois au détriment de la fluidité narrative. Cette dichotomie se reflète dans la direction artistique et la photographie, qui oscillent entre l'ingéniosité et un certain manque de cohérence visuelle.
Les performances, notamment celle de Christine Sonderris, sont nuancées, apportant une humanité essentielle à un récit qui risque autrement de se perdre dans les méandres de son propre concept. Samson Semere et Kresimir Mikic offrent des contrepoints intéressants, enrichissant le tissu relationnel du film et soulignant ses thèmes sous-jacents de connexion et d'isolement.
Le scénario, bien qu'ambitieux, souffre par moments d'une certaine prévisibilité et d'un manque d'originalité dans le traitement de ses rebondissements. Cependant, il y a des moments de brillance narrative, où le film parvient à surprendre et à engager, faisant écho à des thèmes universels de survie, de sacrifice et de résilience humaine.
La bande sonore et le design sonore complètent efficacement l'atmosphère oppressante, bien que par moments, ils semblent trop appuyés, presque en décalage avec la subtilité que le film tente par ailleurs de maintenir.
En conclusion, "Exit" est un effort louable qui se démarque par son ambition et son engagement à explorer des thèmes complexes dans un cadre restreint. Bien qu'il ne réussisse pas toujours à équilibrer ses éléments avec la finesse souhaitée, il offre une expérience cinématographique qui stimule la réflexion et invite à la discussion. Une œuvre imparfaite, certes, mais qui mérite d'être explorée pour ses aspirations et les questions qu'elle soulève.
"Exit" ... c'est le petit panneau écrit en blanc sur fond vert que j'ai regardé à plusieurs reprises durant le film. Il y a un monde de différences entre la bande-annonce très nerveuse et le film ponctué de nombreuses scènes où il ne se passe rien. Je n'ai pas trop aimé le discours moralisateur qui accompagne le film du début à la fin qui voudrait que la femme doit nécessairement resté à la maison avec ses gosses. Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé ce film même s'il a quelques qualités, raison pour laquelle je lui mets tout de même une deuxième étoile.
C'est très original, et on est oppressé au possible dans beaucoup de scènes. On n'aimerait pas du tout être à la place des personnages. Claustrophobes s'abstenir ! La fin est assez spéciale, on a du mal à croire que l'humain puisse aller jusque là.
Exit se vit comme une expérience déstabilisante qui enferme son spectateur dans des situations anxiogènes donnant un film en huis-clos sous constante pression (sans mauvais jeu de mots)