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Evelyne75
18 abonnés
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2,0
Publiée le 27 octobre 2019
Dieu que c'est long ... Oui un paysan devenu autodidacte, qui assume un poste d'employé et qui prend des décisions, qui ne sont pas de sa responsabilité pour sauver une boite qui fonctionne mal ! C'est beau le dévouement ! Une famille de 5 gosses puants à faire vivre dans le luxe Dès le préambule du film il y a trois possibilités : Le bateau conteneur fait demi tour et débarque son passager clandestin Le bateau poursuit sa route avec son passager clandestin jusqu'à son but Le bateau fait demi tour, pas jusqu'au lieu de départ à mi parcours, le paysan donne l'ordre de retourner vers son but et jette le clandestin "malade" à l'eau Mauvaise pioche c'est la troisième solution qui est prise par cet employé Bancal ce film et puis c'est long long chiant ... La fin du film bah c'est comme le reste à toi de faire ta chute
Voilà un film dans l'air du temps, crise social, capitalisme, mondialisation. Assez vite on pense aux frères Dardenne (et un peu au Couperet de Costa-Gavras). Olivier Gourmet, l'un de leurs acteurs fétiches, tient le rôle principal ici. Comme toujours, il est impeccable. Le genre de partition qui lui sied à merveille. Il n'est jamais aussi bon que quand il a peu de chose à dire, quand tout se passe sur son visage et dans ses yeux. Si le récit, qui ne juge jamais, n'a rien de nouveau ni d'original, assez lent et peu bavard, il est cependant prenant. On se demande comment tout cela va se terminer. La mise en scène d'Antoine Russbach est précise, soignée et très maitrisée. Le personnage est minutieusement dessiné, on ressent son mal-être et on s'attache à lui très facilement. Voilà donc un drame social et familial, froid, dur mais sensible, décrivant avec un cruel réalisme le monde du travail aujourd'hui. Une jolie surprise pour un premier film réussi. Et un metteur en scène à suivre car Ceux qui travaillent semble être le premier volet d'une trilogie...
Un drame social qui jette un constat glaçant sur le monde cynique du travail, à la mise en scène maîtrisée et porté par l’interprétation géniale d'Olivier Gourmet.
"Ceux qui travaillent" est un film social qui parle, comme son titre l'indique, de conditions de travail, mais aussi et surtout des actions immorales des entreprises qui n'obéissent qu'à la quête du profit maximum. Sur ce plan le film est bon, mais plusieurs choses me gênent, en premier lieu le personnage principal interprété par Olivier Gourmet. Autant j'apprécie son jeu beaucoup plus nuancé dans le très bon "L'exercice de l'état", autant je trouve ici qu'il rend son personnage tellement antipathique qu'il en devient caricatural. L'autre problème est que la première partie est bonne, mais la deuxième s'enferre dans une forme de langueur que quelques 'péripéties' didactiques sur le monde du transport de marchandises et une coïncidence largement improbable n'arrivent pas à rompre. Intéressant pour ce qu'il dénonce, mais pas totalement abouti.
L'interprétation d'Olivier Gourmet représente le gros point fort du film, il apporte une ambiguïté et un vécu intéressants à son personnage. Le sujet intrigue, mais la mise en scène reste néanmoins assez plate.
Un film très cérébral avec un anti-héros magistralement joué par Olivier Gourmet qui a aimé dans ce scénario ces longs silences qui en disent plus avec le regard des intervenant que de longs palabres.. .Jeune, il a été élevé dans une ferme comme le bétail : si on n'avance pas, on reçoit des coups de bâton ! C'est un autodidacte qui est devenul'un des membres dirigeant d'un armateur... La fonction créant l'organe, il est devenu tranchant, autoritaire, radical, au travail comme en famille... Un col blanc dont la maison est aussi impersonnelle que lui dont le cœur bat à l'unisson de l'Entreprise qui l'emploie... Monsieur roule en SUV Porsche, et quand on lui soumet un questionnaire, il répond : sentimental ? Non ! Empathique ? Non ! cordial ? Non... Tellement imbu de lui-même et de son importance dans sa société que le ciel lui tombe sur la tête lorsqu'il apprend son licenciement... A cause d'une mauvaise décision qu'il a prise seule et qui risque de tuer sa société dont l'équilibre financier est fragile... Mais la vraie raison est-elle cachée par cet alibi de faute ? Fallait-il traiter humainement un passager clandestin inquiétant ou privilégier la rentabilité du bateau et de sa cargaison ? On l'ignore souvent mais l'heure de coût de transport d'un bateau est énorme... Viré comme un malpropre, il va avoir le réflexe de beaucoup de licenciés : il va le cacher à sa famille et se construire une fausse vie. Redécouvrir son environnement, sa femme et ses trois enfants qui faisaient partie des meubles... Olivier Gourmet est impérial dans ce rôle, peut-être son meilleur... Froid, cassant, caustique... Un autre armateur va lui proposer une autre embauche pas très orthodoxe.... Va-t-il l'accepter ou conserver les charmes de la liberté et du plaisir de regarder la vie s'écouler ? Pour un premier long-métrage, Antoine Russbach nous esquisse une histoire socio-psychologique que j'ai trouvé très convaincante...Un patron n'est pas un élu du peuple. Il ne doit pas se laisser aller à la démagogie car il met en péril l'outil de travail, quitte à être haï de tous... Ce film n'a pas été récompensé commercialement à la hauteur des efforts de son tournage précis, huilé, malgré un J'ai beauc Que de hauts dirigeants se reconnaîtront dans cette estampe ! Surtout en Suisse dont s'est imprégné Russbach ! J'ai beaucoup aimé ! Pour un galop d'essai, Russbach ne s'est pas laissé aller à la facilité : un film authentique, bien construit.
Ce premier long métrage ne manque d'ambition ni de force quand il s'attaque à la déshumanisation du commerce mondial maritime. Le scénario montre quelques-unes de ses limites- spoiler: la rencontre finale avec le capitaine du bateau est à la fois téléphonée et inaboutie- et peine à tenir la tension de la première partie. Olivier Gourmet, que l'on croirait par moment filmé par les Dardenne, efface ces imperfections et mon mutisme est criant de vérité. Oui, on en a connu des fils de paysans maltraités dans leur jeunesse qui cherchent à tout prix dans la réussite sociale une reconnaissance personnelle jamais venue. Un metteur en scène à suivre. DVD - janvier 2021
Olivier Gourmet a t-il fait dans sa vie autres chose que des films sociaux, politiques et militants? J'espère que dans sa vie privée, il est moins austère qu'à l'écran, car dans ce cas, je plaindrais sa famille! Et ce n'est pas avec Ceux qui travaillent que cela va changer. Ce magnifique film du jeune (???) suisse (???) Antoine Russbach (dont apparemment personne ne sait rien...) est d'une noirceur si totale qu'on en sort mal à l'aise. Frank est parti de rien. Dernier d'une famille de paysans pauvres, rudoyé par tous, n'ayant fait aucune étude, il commence cariste dans une entreprise de transports maritimes (ah! la marine suisse...) pour en devenir directeur. (Il roule en Carrera quand même... sacré réussite!) Marié à Nadine (Delphine Bibet), fidèle (comme si on avait du temps à perdre avec la bagatelle...), père tendre et attentionné de cinq enfants dont la petite dernière, Mathilde (Adèle Bochatay) l'idolâtre, il n'a qu'un credo: le travail. Il est, le matin, devant son écran alors que les techniciens de surface sont encore en activité.... Travailler, être efficace, faire gagner de l'argent à cette compagnie dont il espère être bientôt l'associé. Mais la compagnie va plutôt mal. des containers sont détériorés.... Et puis, un appel du Cervantes Ils viennent de découvrir un clandestin à bord, un pauvre zig qui a embarqué à Lagos et ne sait même pas pour quelle direction. Et de plus: malade, avec une forte fièvre. Fièvre + Lagos =.... Ebola! Que faire? le garder jusqu'à Marseille, avec la certitude d'une quarantaine et une perte de fric inestimable? Alors plutôt, le ré-embarquer pour Lagos, le débarquer, ni vu ni connu. Le Cervantes fait demi tour. Mais Frank réfléchit. Cette solution, cela représente quand même quatre jours de retard. Nouvel ordre: on reprend la route vers Marseille, et on se débarrasse du clandestin. Le patron russe du porte-containers se récrie; une bonne prime le fera changer d'avis. Mais ces détours ont attiré l'attention des patrons de la compagnie. Frank est sommé de démissionner sur l'heure. A cause de l'ignominie de sa décision? Pas du tout! Pour ne pas les en avoir tenus informés, et parce que l'occasion est bonne de se débarrasser d'un salarié qui coûtait trop cher et prenait trop de surface. Frank a rejoint le monde de ceux qui ne travaillent pas... Il affiche sans états d'âme son profil insensible dans une boîte de placements; il passe par des phases de dépression; (un de ses fils à cette phrase terrible: on a accepté de ne pas avoir de père; on n'acceptera pas de renoncer à notre train de vie); il contacte tous ses anciens "amis", mais tout se sait dans le milieu; personne ne veut de lui, sauf à accepter un job où il saura constamment flirter avec la légalité.... dans ce monde là, un homme dépourvu de toute morale, de tout scrupule ça n'a pas de prix La fin du film est somptueuse: Frank emmène Mathilde dans un hyper marché, puis dans les docks, là où sont échangées ces milliards de marchandises dont notre civilisation veut disposer tout le temps, tout de suite. Alors, il n'y a qu'une seule règle: tout doit arriver à l'heure! Que compte la vie ou la survie d'un pauvre noir souffreteux devant les exigences de la mondialisation.... C'est un chef d'oeuvre, mais asphyxiant. Sans doute est ce pour cela qu'il est si mal distribué, si peu et si superficiellement critiqué. Mais c'est à voir absolument tant que c'est à l'affiche.
Un bon film de société très bien interprété par Mr Broussard. Suspense et réflexions au rendez-vous. A revoir ! ----Janvier 2023---- ----Février 2024----
Un vision très juste sur le monde du travail et nos relations intrafamiliales. Sobre, pertinent et servi par un casting parfait. Originalité : 8/10, Réalisation : 8/10 ; Acteurs : 8/10 . Photo : 5/10.
Pour son premier film Antoine Russbach met en lumière les désastres de la mondialisation et la déshumanisation des rapports sociaux. Ici, la vie d'un homme vaut moins que quelques containers de marchandises. Dans le rôle d'un fils de paysans parvenu à un poste de cadre supérieur par son travail acharné, Olivier Gourmet, véritable bloc de granit, est une fois de plus magistral.
Ceux qui travaillent - très bien joué par un Olivier Gourmet magistral. L’histoire est celle d’un homme qui ne vit que par son travail mais doit revoir ses valeurs après une mise à pied. On note surtout le jeu très juste 3,6/5
Aucun plan n’est à jeter. Il se passe toujours quelque chose à l’écran. La construction du scénario est remarquable, en pyramide. Olivier Gourmet est sublime de justesse. Un film fort et humain qui ne distraie pas mais qui dit la vérité sans concession.
Le titre “Ceux qui travaillent” est déjà politiquement fort. Cela signifie t-il que les autres ne font rien ? Olivier Gourmet est un cadre supérieur dans une compagnie de fret maritime. Alors qu’il consacre sa vie au travail, il va devoir prendre une décision dans l’urgence. Cette dernière va lui coûter son poste. Alors qu’il a tout donné à un système qui l’a trahi, le voici contraint de remettre toute sa vie en question. Antoine Russbach signe un film qui met en lumière les aberrations de notre système capitaliste et notre propre hypocrisie à faire collectif mais penser individuel. Le comédien est remarquable et trouve les bonnes émotions à offrir à son personnage déchu qui tente en vain de sauver les apparences. “Ceux qui travaillent” est le premier volet d’une trilogie d’un état de santé de notre société. Il sera suivi de “Ceux qui combattent” et “Ceux qui prient”. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Partagé ! Aussi bien le rouleur compresseur social du travail est traité sans excès, autant le après aussi mais la décision prise qui engendre le départ pèse, pour ma part, trop pour avoir de l'empathie. Très introspectif, le personnage est intrigant (de par son enfance, ses valeurs, sa personnalité, son parcours ...) et marque ce drame ... dans une famille bien triste. Beaucoup de non dits, de scènes écourtées, laissent le spectateur dans sa propre analyse sur beaucoup de sujets (trop ?). 3/5 !!!