J'attendais avec grande impatience ce film. J'ai eu la chance de le voir en super avant-première sous-titrée... Quelle déception. Je me suis retrouvé face à un film de zombies tout ce qu'il y a de plus classique, sans relief ni aucune originalité. Je ne dis pas que le film est mauvais, mais quand on a déjà un background de dizaines et dizaines de films de zombies, ça ne marche plus, il en faut bien plus pour sortir du lot!
Vivant en Corée, ce 20 juillet 2020 et comme deux millions de coréens l'ayant fait depuis la sortie du film la semaine dernière, je suis allé avoir Peninsula. Et on peut dire que Yeon Sang-ho frappe encore très fort. Décidément, les coréens redorent l'image des films et séries de zombies, dont le concept a été rongé jusqu'à la moelle ces dernières décennies, avec brio (coucou Kingdom). Je tiens à préciser une chose avant tout, Peninsula est une suite de Dernier Train pour Busan sans en être une. Si l'on retourne bien à Séoul 4 ans après les événements du premier film (et de Seoul Station), aucun clin d'oeil ni aucune référence ne seront faites à ces deux la. Peninsula peut se voir seul et l'on ne sera pas perdu dans l'histoire. Également, contrairement au premier film qui est un horreur-action à huis-clos dans le KTX, ici nous avons plutôt le droit à un gros film d'action post-apo. Et jouissif, bien plus qu'un Mad Max a mon sens. On retrouve bien la patte du réalisateur. Certains éléments nous font penser à un Hunger Games, quand d'autres nous rappellent l'arc de la lutte entre les survivants et Negan dans The Walking Dead. Le scénario est classique, un peu en deçà du premier qui avait l'originalité de la propagation de l'infection dans le train, mais il nous tient en haleine, sans longueurs. Et bien que cela soit non prévu à l'origine, certains scènes du film raisonnent fortement en nous à cause de la crise du COVID actuelle : virus, pandémie, quarantaine sont des termes auxquels nous sommes habitués désormais. De même, spoiler: le racisme que subissent les coréens à Hong-Kong en étant accusés d'être porteurs et responsables du virus zombie rappelle toute la discrimination subie par les chinois et plus largement tous les asiatiques au début de la pandémie actuelle . Un petit point noir pour moi : la CGI pour les zombies. On sait que la quasi totalité de la population a été transformée et donc qu'ils sont plusieurs millions dans Séoul, mais lorsque les hordes apparaissent et que les plans se centrent sur les personnages principaux, on a cette impression de se retrouver dans un jeu vidéo ou les zombies sont juste partie du décor. Rien de rédhibitoire fort heureusement, mais je trouve cela dommage.
Je recommande donc fortement ce film, jouissif, d'une qualité visuelle au top, et dont les quasi 2h ne se ressentent absolument pas.
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0,5
Publiée le 21 juillet 2020
En fait ce Peninsula c'est Train to Busan 2 (titre a l'international) donc le topo est fait. Je peux écrire un livre sur les trous de l'intrigue, les incohérences et impossibilité pour les spectateurs de suspendre leur incrédulité pour prendre ce film au sérieux. Il existe des segments étendus de duo d'enfant en bas âge et c'est douloureux. Où ils échangent une doublure ??? et écrasent les infectés d'une manière "élégante". Pendant tout ce temps ils sautent sur d'autres voitures tout en dérivant et en se battant contre ces voitures ???. Tout ça sans aucune égratignure et même pas une goutte de sang. Mieux encore près d'un quart du film est composé de sections d'effet spéciaux mal faits et de poursuites en voiture (oui ?). Pour une raison quelconque ces scènes dominent la majorité du film. Tout cela est (magistralement ?) intégré à une quantité écrasante de plans aux ralentis tristes de situation dramatique sur des personnages sous-développés dont vous ne vous souciez pas, mourants ou presque mourants mais étant sauvés à la fin par le protagoniste principal invincible de style Rambo...