1233 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
87 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
22 critiques
3
26 critiques
2
23 critiques
1
1 critique
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Max Rss
258 abonnés
2 330 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 24 avril 2019
J'ignore si on peut parler de nadir, mais ce qui est certain me concernant, c'est qu'il s'agit là du sixième film de François Ozon que je vois et il est pour moi le plus mauvais. Pourtant, l'idée ne manquait pas de sel. Cette femme qui vit dans le déni de la disparition de son mari, ça me plaisait bien. Mais à l'écran, c'est juste imbuvable. Déjà, j'ai commencé à froncer les sourcils dès le début. Le mari disparaît. Sa femme va chez les flics. Bon, rien d'anormal jusque là. Mais c'est après qu'il y a un truc qui me chiffonne : un mec dit qu'un hélico va être réquisitionné. Et l'hélico arrive de suite sans aucune transition. A croire que les mecs sont devins. En temps normal, on ferme les yeux sur ce genre de choses, mais pour un film qui se veut aussi sérieux, c'est se tirer une balle dans le pied. A partir de ce moment, je prends le film en grippe. Je le soupçonne de prendre son spectateur pour un crétin. Après ça, c'est comme qui dirait du n'importe quoi. La femme a des visions, d'accord, mais que c'est mal fait. La folie est retranscrite avec une maladresse incroyable. Même un cinéaste débutant n'aurait pas failli à ce point. C'est mou. On s'ennuie. Les dialogues sont d'une pauvreté affligeante. Tout le long, Ozon, conscient que son film est vide, cherche à combler cette carence. Moi, tout ce que j'ai vu dans ce "Sous le sable", c'est l'oeuvre d'un cinéaste se croyant génial et qui se regarde le nombril pendant une heure et demi. Je me demande encore comment l'ami François s'y est pris pour convaincre Charlotte Rampling et Bruno Crémer pour leur faire admettre qu'ils avaient quelques chose à jouer.
3 ans avant swimming pool, F. Ozon filme C. Rampling et évoque le déni, le deuil et la reconstruction impossibles. on retrouve déjà son goût pour la projection du subconscient dans la réalité. malheureusement, le traitement de ce drame aurait pu aller plus loin et manque de relief, faute à un scénario plutôt faible.
Beau film de Francois Ozon, comme toujours, des sujets tres grave mais trè bien traité, un scenario sur le deuil, l'absence, le refus d'une autre vie... A moins gout, FRANCOIS OZON meilleur réalisateur du monde, avec des films faisant réfléchir sur le sens de la vie....
Magnifique mélodrame intimiste et mystérieux. Le film devient un hymne à l'amour quand cette femme vit en rêve avec son mari disparu. C'est superbe. Quel beau film.
Il y a toujours chez François Ozon une manière de filmer ses personnages, de les aimer, de les comprendre, qui nous touche sincèrement et durablement. « Sous le sable » ne fait pas exception à la règle, cette étrange histoire d'obsession et d'auto-persuasion dégageant quelque chose de fort, voire d'assez dérangeant. C'est d'ailleurs pour cela qu'on s'identifie un minimum à cette femme très particulière, subtil équilibre entre abnégation totale et profonde fragilité. Alors c'est sûr : certains seront plus sensibles que d'autres à ces élucubrations parfois vraiment particulières, si bien qu'on se dit parfois que c'est un peu trop. De plus, ce côté « on idéalise à 500% un homme qui n'a pourtant pas l'air si exceptionnel que cela » a parfois ses limites, même si l'héroïne n'est évidemment pas la première à faire cela. Reste que l'on y croit la plupart du temps, le mérite en revenant aussi à Charlotte Rampling, impérial dans un rôle compliqué et légèrement ambigu. Jolie utilisation enfin des personnages secondaires, présents sans non plus encombrer le récit d'une femme par définition seule... Bref, pas le meilleur Ozon, mais comme toujours chez le cinéaste un regard profond et subtil, faisant de « Sous le sable » une œuvre digne d'intérêt.
Marie et Jean mènent une vie heureuse et sans accroche depuis 25 ans. Pendant leurs vacances d’été dans les Landes, Marie s’endort sur la plage avec son livre. A son réveil, son mari a disparu. Est-il parti ? Est-il mort ? Face à cette énigme et sans corps retrouvé, Marie organise sa vie dans le déni et masque sa désorientation émotionnelle. Alors que ses trois précédentes œuvres nous emmenaient sur des terrains brûlants, c’est “Sous le sable” chaud qu’Ozon garde ses personnages le plus dans la retenue. Le personnage de Charlotte Rampling est renfermé et ne dit rien sur ses états, il faut percer derrière sa carapace pour comprendre sa souffrance. Oeuvre psychologique sur le deuil sans fin, “Sous le sable” nous touche autant qu’elle nous interroge. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Alors certes c'est lent, certes il ne se passe pas grand chose dans un premier temps mais bon sang quand on parvient à entrer dans l'histoire et dans le monde du personnage principal, c'est fascinant, dérangeant et captivant. Charlotte Rampling est fabuleuse (encore une fois dirais-je) dans ce rôle de femme qui perd pied avec la réalité et moi j'ai vraiment beaucoup aimé ! Un très bon François Ozon (encore une fois dirais-je encore).
Avec ce quatrième long-métrage sorti en 2000, François Ozon propose un drame psychologique assez étouffant. L’histoire de cette femme qui a perdu son mari (Bruno Cremer) sans aucune trace du corps (accident, suicide ou fuite) est prétexte au thème du déni de la mort. La prestation remarquable de Charlotte Rampling reste le principal intérêt de ce film. Entre ses hallucinations, son obsession à chercher une réponse et sa douce folie, elle maintient une forme de tension dans un scénario qui tourne sacrément en rond. Bref, de l’ennui malgré d’indéniables qualités.
Ça y est j'ai vu tous les Ozon et ce film fais partit de ses meilleurs films. Un très beau film sur la mort et le deuil. Charlotte Rampling est très très bien dans le rôle de la femme qui perd son mari et qui va s'imaginer qu'il est toujours en vie ou en tout cas a ses côtés. Un très beau film très émouvant où l'on reconnait bien la caméra d'Ozon.
Quel serait nos réaction(s) à la disparition d'un être qui nous est le plus cher ? C'est sur cette question que François Ozon nous tisse une panoplie de personnages ambiguës dont, la vérité, ne pourrait être supportable qu'avec l'aide au fantasme. Charlotte Rampling est d'une justesse indiscutable.
sous le sable reste un tres bon film dramatique, ou on l'assiste tout simplement a la descente aux enfers d'une femme ( charlotte rampling) , qui perd son mari ( bruno cremer) a la suite d'un sejour au bord de la mer, si le film possede quelque longeurs, le jeux de charlotte est tout simplement excellent car a elle seule elle focalise tout le sujet sur ses epaules!!! neanmoins quelques scene de sex donc attention!!! sinon le point fort du film reste sans doute la mise en scene d'une realite parfaite et qu'au final le secret est bien garder car on cherche toujours la verité!! est il mort ou parti ?!!! telle est finalement la question!!
Le film est bien écrit, réalisé et Charlotte Rampling est excellente, mais bon, le film n'est pas passionnant et je me suis fréquemment ennuyé (la lenteur...).
Ozon, moi j’aime beaucoup au début (parce qu’il y a une patte) et puis je lâche toujours le fil au fur et à mesure que l’histoire s’égraine. Ce film ne fait pas exception. Personnellement, je ne comprends pas ce goût pour l’enlisement dans cette sorte de mélancolie et durant lequel le personnage principal tourne en rond… Sûrement est-ce un état d’esprit qu’aime Ozon, mais moi je ne vois pas pourquoi on devrait stopper toute progression juste pour ça. Je sais que c’est un choix, mais pour moi c’est une sorte de facilité, pour ne pas dire de la fainéantise.
Un film paradoxal, qui à la fois nous envoute, sans pour autant nous captiver. Si bien qu'on reste un peu sur le bord de la route (ou de la plage c'est selon).
Durant l’été un couple de quinqua tranquilles rejoint leur résidence secondaire au bord de l’océan. Sur la plage alors qu’elle est assoupie ; lui, part nager, et ne revient pas. Noyade, suicide, fugue ; elle hésite, mais la réalité est tellement plus pragmatique. Devant la dureté de la disparition, elle se réfugie dans le déni et repousse au maximum un deuil pourtant incontournable. Voilà un Ozon bien ancré dans la réalité. Dégraissé de toute provocation ou manipulation, son film brosse un portrait de femme livrée à toutes les étapes d’une reconstruction difficile. Mais refusant fermement cette mort, elle réinvente une vie à son mari ; la réalité la rattrape pourtant presque quotidiennement. Tellement heureuse d’avoir un mari, même virtuel, plutôt que mort. Mais le spectateur, lui, ne se fait jamais d’illusion sur la mort réel du mari ; mais pas non plus sur la santé mentale de la veuve. Ce film est donc intégralement porté par la performance d’actrice de Charlotte Rampling car le scénario ne laisse que peu de place aux surprises. En çà c’est très loin de nombreux films d’Ozon. Encore un François Ozon surfait… ne mérite pas le détour