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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un bon film bien interprété, j'ai tout de suite accroché à l'atmosphère...A voir, mais peut être à déconseiller aux amateurs de blockbusters bourrés d'effets spéciaux...
Parce que le thème traité l'est généralement avec pudeur, il m'aurait plu d'être touchée par ce film, mais je suis restée de glace devant une histoire sans queue ni tête, sans profondeur, et avec un personnage qui respire l'antipathie. Rendre le spectateur insensible, un comble pour un film qui traite de la mort ! Je le déconseille fortement. Un film dans la lignée de "Swimmingpool", "8 femmes", ou celle des films d'une médiocrité sans nom.
Un drame plutôt sensible et pudique,avec des accents fantastiques par le réputé(exagérément?)François Ozon. "Sous le sable"(2001) parle de la manière impossible de faire son deuil lorsqu'il n'y a pas de corps,ni de réponses aux questions. C'est ce qui arrive à une femme dont le mari de 60 ans disparaît,alors qu'elle se prélasse sur une plage des Landes. Suicide? Enlèvement? Fuite? On ne le saura jamais,Ozon préférant laisser le mystère intact et se concentrer sur les états d'âmes morbides et hallucinatoires et de son héroïne. Charlotte Rampling,de tous les plans,garde son flegme tout du long,mais tout autant sa tristesse et une certaine forme de sécheresse. Comme souvent chez Ozon,l'argument est succinct,le film se développe sous forme d'anecdotes révélatrices d'un comportement. À dire vrai,le fil est ténu entre l'ennui et le génie. Ozon fait des choix de mise en scène quasi fantasmatiques. Le quotidien même,semble ne pas exister. Ce qui nous laisse distant et songeur,tout en offrant son meilleur rôle à Miss Rampling.
Un film techniquement parfait, mais d'un ennui profond et d'une lenteur exaspérante. La mise en scène de François Ozon se révèle impeccable, la BO excellente et la photographie très esthétique. Dégageant une immense sincérité, la prestation d'actrice de Charlotte Rampling, est véritablement fantastique. D'une noirceur mélancolique comme la chanson de Barbara, le scénario de François Ozon, est tellement hermétique et inconsistant que ce film paraît long, alors qu'il ne dure que 1H30.
Pas le meilleur Ozon , cinéaste aux sujets toujours forts et à la caméra très introspective pour les acteurs. Il leur demande beaucoup.. Mais le scénario est ici un peu poussif avec cette jeune femme qui ne veut pas faire le deuil de son mari disparu. c'est parfois très long , des plans qui n'en finissent pas et pas toujours bien argumenté. La nouvelle relation amoureuse nouée n'est pas convaincante..Le film repose entièrement sur la grâce , la puissance , le jeu exceptionnel de Charlotte Rampling qui prouve une fois encore qu'elle est une des toutes meilleures. Il y a un mystère en elle , une sensualité ( comme on a pu le revoir récemment dans le très fort " On ne meurt que deux fois" de Deray où elle est absolument sublime ) . Elle est belle , elle irradie l'écran.
Un drame assez pesant, terne et ambigu sur la vie d'une femme qui n'arrive pas à faire le deuil de son mari. Ozon aime filmer de façon monotone des couples dans leur quotidien et ne nous épargne pas les longueurs. Heureusement la britannique Charlotte Rampling porte le film à elle seule, dans la retenu et la sensibilité, et embarque le spectateur dans sa folie et ses doutes. (Moyen)
Un beau film sur la difficulté du deuil, porté en tous points par une Charlotte Rampling admirable. Avec peu de mots, peu d'effets, peu de musique, Ozon parvient ici à rendre palpable le trouble qui s'est emparé de la vie de cette femme au point de tout envahir et déformer autour d'elle. Il n'y a pas à proprement parler d'originalité dans les scènes ou dans le déroulé de l'histoire, mais le langage de l'image, des mots et des silences entremêlés est impeccablement maîtrisé. Subtil et plaisant.
Un film saisissant de justesse et d'intimisme, porté par une Charlotte Rampling épatante. De très belles scènes, et une réflexion très intéressante sur le deuil et l'impossibilité d'accepter la disparition de quelqu'un lorsque l'on ne sait pas ce qui s'est passé. Sans être exceptionnel, ce film est, dans la collection d'Ozon, un très bon cru.
Très beau film de François Ozon qui film merveilleusement bien le couple cremer-rampling dans une histoire palpitante! malheureusement, cette magie se gatte lors des scènes d'extérieurs ou il est beaucoup moins a l'aise comme si la lumière venait briser son oeuvre! De plus, la médiocrité des petits rôles vient aussi trancher avec le jeu des acteurs principaux! dommage! cela aurait put être un chef d'oeuvre!
Charlotte Rampling est parfaite dans ce rôle de femme anéantie par la mort de son mari. De bonnes scènes, de belles couleurs, des plans magnifiques, des silences éloquents, le bruit de la mer qui hante cette pauvre femme... Ce film n'est certes pas un grand film, mais je le perçois comme un moyen pour chaque spectateur de se tisser son propre scénario, sa propre idée.
Fuite ou noyade ? La vraie et tragique question pour la famille d’un disparu n’est pas seulement de savoir comment il est mort mais plutôt de savoir s’il l’est vraiment. L’impossibilité de faire son deuil entrainera Marie, alias Charlotte Rampling jusqu’aux limites de la raison. Et pourtant, on aurait pu la croire plus forte au vu de son environnement et de son niveau intellectuel. Est-ce la fragilité des couples sans enfants, qui vivent d’un amour égoïste et sans histoires, et qui perdent leur équilibre comme un unijambiste soudain sans béquille ? Dans cette histoire, l’hypothèse de la fuite n’est pas crédible, surtout après la découverte du corps, et pourtant le désarroi de Marie est tel, qu’elle en vient à refuser l’évidence. François Ozon nous sert de longues scènes pour explorer la banalité de la vie de ces personnages, dans un film pourtant réduit au format de 1 h 30. La pause café sur l’autoroute, la dégustation de frites au Quick, même les scènes d’amour ont l’air décortiquées. S’agit- il d’un simple remplissage ou la volonté de craqueler le vernis délicat de la personnalité de son personnage. On aurait aimé qu’il nous fasse découvrir plus de choses sous le sable.
haque été, Jean et Marie, un couple sans histoire, partent en vacances dans les Landes. Mais cette année, alors que Marie s'est assoupie sur la plage, Jean disparaît. S'est-il noyé, s'est-il enfui ? Marie se retrouve seule face à l'énigme de la disparition de l'homme de sa vie. Un travail de deuil commence.
Film portant sur l'absence d'un être cher et sur la façon d'essayer de surmonter cette absence, en se nourrissant au besoin de fantasmes et de dénis. En cela, ce film touche, et l'interprétation exceptionnelle de Charlotte Rampling y est pour beaucoup. Néanmoins, on peut s'interroger sur l'intérêt de faire un film sur un tel sujet.
Le deuil, le temps qui passe, l'absence, sont les thèmes périlleux auxquels s'attaque avec succès François Ozon dans ce film où Charlotte Rampling interprète un de ses plus beaux rôles.
François Ozon n'est pas un réalisateur révolutionnaire bien qu'il essaye de s'en donner des petits airs. Les sujets qu'il aborde ont déjà été évoqués de très nombreuses fois mais il essaye de le cacher en changeant légèrement la manière de les raconter. C'est incontestable que ça peut donner un petit intérêt à la chose mais on ne peut pas parler d'immense talent. Mais ce qu'on ne peut pas lui enlever par contre c'est que c'est un très bon directeur d'actrices. Et dans ce sens, c'est plus un film avec Charlotte Rampling que l'oeuvre d'un grand cinéaste. Il faut dire que l'actrice joue avec beaucoup de sensibilité, beaucoup de justesse, et arrive à porter remarquablement le film sur ses épaules. Pour les fans de cette dernière, c'est incontestablement un indispensable.