Marilou Berry cherche à réitérer le même exploit qu'avec l'excellent "Vilaine" en surfant sur les mêmes codes du film à petit budget absurde et burlesque mais on ne s'y trompe pas. C'est un film d'entre-soi, entres copains... "Dîtes donc Gégé, Bérengère, Julien, Anne, Thomas et les autres, vous faîtes quoi la semaine prochaine j'ai un film à faire on va se marrer ensemble." Le plaisir égoïste des acteurs est là le seul point positif du film car le spectateur et le résultat final sont clairement oubliés. Un film pour les 6-8 ans mais la cible familiale est clairement ratée.
C'est un film plutôt destiné aux enfants , il faut donc adapter sa critique à la catégorie. En l'occurrence c'est plutôt sympa , des personnages amusants servis par des acteurs sympathiques.
Les 10 premières minutes sont prometteuses mais la suite n'est qu'une succession de scènes toutes plus absurdes les unes que les autres. Marilou Berry n'est déjà pas une comédienne talentueuse, et ce n'est rien de le dire, mais c'est presque pire lorsqu'elle écrit et qu'elle met en scène. La vulgarité et la grossièreté faite femme !!! Nul nul nul nul
Attention spoiler maman j ai raté l avion version histoire bidon déconseillé vivement d investir au cinéma de quartier même en vod loue plutôt cat s eyes tu en auras plus de ton argent
On ne saurait réaliser un conte, ni en épouser la structure, sans tisser en arrière-plan un propos un tant soit peu moral ou philosophique que le spectateur conserverait après visionnage. On pourra rétorquer que morale il y a ici, que la marginalisation du garçon équivaut à voir triompher l’adage bien connu « la vérité sort toujours de la bouche des enfants ». Ce qui reviendrait à perpétuer le propos développé depuis bon nombre d’années maintenant par les téléfilms des chaînes publiques diffusés l’après-midi. Voilà ce qu’est, au fond, Quand on crie au loup : une toute petite chose bouffie d’orgueil, une production pétrie d’intentions que l’on suppose louables, mais qui n’aboutissent qu’au vulgaire le plus nauséabond et gratuit. D’un canevas recopié sur Maman j’ai raté l’avion jusqu’à la composition musicale qui se joue de la pseudo-féérie, rien ne fonctionne ici. Bouillie hétérogène et malodorante, le film n’a aucune maîtrise du temps et de l’espace, se contente de coller ses scènes les unes aux autres dans l’espoir d’aboutir à une truculente farce d’acteurs dont la performance, voulue excessive, s’avère en réalité outrancière. La mise en scène tente de diversifier ses supports et investit le drone, les gros plans, la caméra amateur ; pas de chance, l’ensemble de ces procédés apparaissent tels des cache-misère bariolés de technologie. Car Marilou Berry n’a rien à raconter : ni regard sur la société contemporaine, ni regard sur l’enfance un tant soit peu neuf, ni vision burlesque audacieuse. Elle prend le soin de retarder l’apparition de son personnage, à la manière du Tartufe de Molière. Les conséquences sont en proportions inverses à ladite pièce de théâtre : tous les espoirs meurent aussitôt sa camionnette stationnée au milieu de la chaussée. Jamais drôle, jamais transgressif, encore moins poétique, Quand on crie au loup est aux antipodes de ce que Berry avait réussi à accomplir avec Joséphine S’arrondit. À oublier.
Un "maman j'ai râté l'avion" à la française. Alors si vous n'aimez pas le genre, laissez tomber! En tous cas Marilou fait une excellente méchante toonesque (pas étonnant après avoir été la meilleure Vilaine) et les clins d'oeil à la comédie américaines des 90' sont nombreux. Donc si vous avez aimé l'une, vous aimerez celle-ci : mignon, rocambolesque, drôle, simplet même mais assumé.
Quand les personnages (hormis Victor) sont mal brossés ou n’ont pas assez de background et quand certains sont trop caricaturaux ou cabotinent à mort, il faut alors un bon scénario. Sauf que là, ça ressemble étrangement à "Maman, j'ai raté l'avion" ! De fait, son manque d’originalité le dessert totalement et ce n’est pas certains « noms » au casting qui viendront sauver cette œuvre certes singulière dans le cinéma français, mais assez oubliable une fois visionnée. En revanche, reconnaissons au film l’avantage d’être calibré pour les moins de 12 ans, lesquels devraient trouver leur bonheur car certains gags visuels sont plutôt bien vus, mais c’est bien peu…
Je mettrai juste une étoile pour le nom du jeune garçon Bogomil qui me rappelle le nom du chef d'axel Foley dans le Flic de Beverly Hills. Seule originalité de ce film insipide ennuyeux au scénario rachitique