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bladgik
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3,5
Publiée le 12 novembre 2019
Un bon film de Nicolas Bedos. Il apporte un rythme soutenu, avec un scénario et des dialogues efficaces , servi par de bons acteurs . Les décors sont également très soigné. J'ai passé un bon moment
Un film médiocre malgré le talent d'Auteuil. Scénario répétitif, invraisemblable, caricatural, avec des longueurs. Dialogues parfois assez drôles mais atteignant souvent des sommets de vulgarité qui donnent la nausée, et globalement indigents. Dommage.
J’ai eu un coup de coeur pour le dernier film de Nicolas Bedos que j’ai trouvé foisonnant d’idées, original et plein de fantaisie, écrit comme sous cocaïne, disons avec effervescence !
Il a de plus le mérite d’aborder avec sensibilité et réflexion plusieurs thèmes comme l’usure et le vieillissement des individus et des couples ; la nostalgie ; la reconnaissance ; la modernité versus l’ancrage dans les traditions passées ; la mémoire, sa dimension subjective ou sa véracité et le détail dans les souvenirs ; le désir ; la fonction cathartique de la fiction…
J’ai apprécié les côtés parfois très ludiques de l’histoire et je me suis prise au jeu presqu’autant que Daniel Auteuil.
Oui, certaines lourdeurs peuvent faire tiquer, mais elles se font vite oublier dans le tourbillon du scénario.
Les acteurs sont excellents, mention spéciale à Fanny Ardant. Les dialogues défilent et sont parfois mordants, souvent fins.
C’est un film étonnant et atypique que je conseille. Mon blog : larroseurarrose.com
"La belle époque" est à l'image de son auteur : quelquefois séduisant, le plus souvent agaçant. Le film est aussi à l'image des interventions télévisées de Nicolas Bedos : formidablement bien écrit et débordant de culture jusqu'à ce que le nombrilisme et la fatuité de l'auteur ne prennent le dessus et ne transforment le tout en un incroyable foutoir, verbeux, hystérique, foutraque, maladroit, amateur, inutilement vulgaire. Mais ce qui surprend le plus, c'est que ce film débordant, à l'image de son auteur, de cynisme, de sarcasme, de fiel, de philanthropie finisse de façon aussi conventionnelle et petitement bourgeoise. Finalement, même très médiocre, Bedos arrive encore à surprendre !
J'ai adoré ce film, subtil, émouvant, drôle et très maîtrisé. J'ai pleuré, j'ai ri. Quel bonheur de retrouver les parfums, les couleurs, mais aussi les excès et les ridicules des années 70, celles de ma jeunesse. D'excellents dialogues, deux histoires d'amour qui s'entremelent et se renvoient l'une à l'autre en miroir. Des acteurs (tous!) au meilleur d'eux mêmes, et en particulier bien sûr Daniel Auteuil, si drôle, si fin et Fanny Ardant, sublime, l'actrice, la femme absolue. La nostalgie traitée avec grâce, empathie et humour. Bravo Nicolas Bedos. J'attends le prochain avec impatience.
Ça ressemble à un film d'Alexandre Jardin. Idée très originale. Aurait plus être plus accentué sur l'histoire d'amour. Fanny Ardent toujours extraordinaire.
La belle époque propose la bonne idée de pouvoir revivre son époque préférée par le biais d'une société qui recréé décors et personnages tel un film. Une belle histoire originale qui mélange parfaitement comédie et drame avec un casting au top. Et le film nous surprend avec la scène finale !
La Belle Epoque est d'abord un ton. Un ton décalé et en même temps enjôleur qui vous happe pour ne plus vous lâcher. La tension au sein de ce couple vous explose au visage, sans que jamais cela ne prenne un ton dramatique. Non, Nicolas Bedos reste léger pour évoquer le désamour, la perte d'envie de vivre et le refus d'évoluer dans une époque qui bouge vite. Les échanges sont vifs et enlevés, le personnage d'Auteuil est faible, il se laisse bouffer par sa propre vie, alors que celui de Fanny Ardant est une battante qui veut continuer à avoir le contrôle. Comment ne pas ressentir le vécu dans cette opposition de style ? Comment ne pas y voir les différences de comportement par rapport à l'âge et au temps qui passe ? Nicolas Bedos est étonnamment juste dans le constat. Pour sortir de l'impasse, autrement que par la voie facile de la séparation, il imagine ce que la technologie d'aujourd'hui peut offrir : un retour aux sources. Revivre le passé pour retrouver l'esprit des origines, retrouver le lien avec l'être aimé et se retrouver soi-même. D'une certaine façon, Bedos est un moraliste. C'est inattendu et bluffant. Surtout qu'il est subtil, dans le rire, l'humour et la charge contre notre société égocentrique. J'ai été totalement séduit par ce film. Il est vrai que le sujet me parle car il est en phase avec mes interrogations métaphysiques, là ou d'autres n'aiment guère se retourner sur le passé. Je crois qu'il ne faut pas trouver ailleurs l'adoration ou la détestation qu'il suscite auprès des spectateurs. "La Belle époque" est une merveille par son interprétation, Fanny Ardant en particulier, stupéfiante dans un rôle à double face. Elle est d'un naturel confondant, tant dans un rôle de sorcière conjugale que de femme amoureuse. Daniel Auteuil est impérial dans son détachement affecté qui se lézarde au fil du temps devant la scène de sa propre vie. Il retransmet ses émotions avec une telle intensité que certaines scènes pourraient être prises comme modèles dans des cours de théâtre. Mais c'est aussi la jeune Doria Tillier qui phagocyte l'écran avec un abattage sans limite. Elle y apparaît tellement émouvante qu'on peut suspecter de la part de Bedos d'avoir voulu magnifier celle qui partage sa vie. Quand on y pense, ce film est finalement un film sur l'amour. L'amour ancien dont il faut entretenir la flamme, sans céder à la désespérance des méfaits de l'âge, et l'amour naissant qu'il ne faut pas laisser échapper, comme l'excellent Guillaume Canet le découvre dans le film. Bravo pour cet enchantement général...
Malgré un début un peu surjoué, peu lisible et peu convaincant, la comédie prend son rythme pour devenir tendre, drôle et agréable. Un vaudeville savoureux au scénario orignal. Une réussite.
Une originalité et une inventivité qui font plaisir à voir dans le cinéma français. Au scénario et à la réalisation, Nicolas Bedos jongle habilement entre comédie aux répliques drôles et mordantes, développement romanesque et fibre sentimentale, en revisitant le thème du voyage dans le temps par le biais de la création audiovisuelle (envisagée à la fois comme un enchantement magique et comme un délire mégalo). Le résultat oscille ainsi entre hommage au 7e art et ironie caustique, quelque part entre After Life de Hirokazu Kore-eda et The Truman Show de Peter Weir, tout cela à la sauce française. Les mises en abyme sont intelligemment gérées par la mise en scène, enlevée, et par le montage, alerte. Les textes sont bien écrits, servis par un bon quatuor d'acteurs (Auteuil, Ardant, Canet et Tillier). On peut juste regretter que toutes ces qualités soient parfois poussées à l'excès : le début du film est "trop écrit", un peu artificiel et caricatural dans son opposition "tradition/modernité" ; sur la fin, on frise le trop-plein en termes romanesques et romantiques ; on frise aussi l'hystérie concernant l'histoire d'amour entre les personnages de Guillaume Canet et Doria Tillier. Bref, il y a ici et là un peu de zèle gentiment agaçant, mais l'ensemble demeure réjouissant.
Deuxième film en tant que réalisateur pour Nicolas Bedos qui nous livre avec La Belle Epoque un long-métrage original et franchement réussi. L'histoire nous met dans le bain dès la scène d'ouverture qui se veut assez choquante mais qui nous explique le principe du scénario. En effet une société propose à ses clients de revivre une certaine période de leur choix en faisant une reconstitution. C'est vraiment bien trouvé et ça va donné lieu à une histoire plaisante à suivre. Alors que beaucoup aimeraient revivre un moment historique, Victor lui va vouloir revivre sa première rencontre avec sa femme avec qui ça se passe plutôt mal dans sa vie actuel. J'ai vraiment apprécié le parallèle qui est fait entre l'histoire de Victor et Marianne et celle d'Antoine et Margot. Le montage habile est la grande force de ce film et met constamment en parallèle ce qu'ils vivent en entremêlant ça. C'est vraiment malin. D'ailleurs les personnages sont une vraie réussite et les acteurs qui les incarnes sont très bons. Daniel Auteuil est touchant dans ce rôle d'un sexagénaire dépassé par le monde dans lequel il vie avec toute cette technologie trop présente à son gout. Fanny Ardant, Guillaume Canet, Denis Podalydès et Pierre Arditi sont tout aussi convaincants. J'ai un peu plus de mal avec Doria Tillier mais sa prestation est convaincante. Les dialogues sont savoureux et les échanges entre les protagonistes sont tantôt drôle tantôt touchant sans en faire trop. Côté réalisation, la caméra bouge beaucoup et c'est un peu déstabilisant au début mais on s'y fait petit à petit. Les décors eux sont très sympa et offrent de jolies scènes et la b.o. colle parfaitement à l'ambiance. La fin pour sa part est satisfaisante. Au final La Belle Epoque est une jolie surprise, même si j'ai constaté un petit trou d'air au milieu du film, c'est plaisant à suivre car on ne sait pas à qu'on s'attendre. Je ne peut que conseiller ce très bon film français.
"La Belle époque" réalisé par Nicolas Bedos est un véritable vent de fraîcheur pour le cinéma français, proposant une œuvre originale mêlant comédie et drame. Victor, soixantenaire désenchanté par son époque, vit une traversée du désert lorsque son métier d'illustrateur prétendument désuet ne lui rapporte plus rien et que sa femme décide de le quitter. Nostalgique des années 70 et d'une rencontre amoureuse, son fils lui offre la possibilité de revivre cette rencontre grâce à une entreprise reconstituant le passé grâce à un véritable théâtre immersif. L'idée de l'intrigue, qui fait écho à "The Game" de Fincher, prend évidemment une direction différente, puisqu'il ne s'agit pas d'un thriller, mais plutôt d'une romance où le personnage incarné par un formidable Daniel Auteuil revit sa jeunesse et retrouve la joie. Le reste du casting est également très bon, avec Guillaume Canet, qui semble ici prendre le rôle de Nicolas Bedos à travers sa relation avec le personnage de Doria Tillier. Fanny Ardant est fidèle à elle-même. Alors, évidemment on pourra reprocher son côté très parisien à ce film, un peu à l'image de Bedos, mais indéniablement la mécanique fonctionne. Les répliques des acteurs sont ciselées, l'humour marche parfaitement, et le film nous bien fait ressentir les émotions de ses personnages et notamment la nostalgie. "La Belle époque" est donc une belle réussite pour le cinéma français, de quoi être optimiste pour le prochain "OSS 117" également réalisé par Bedos.
Une idée de scénario excellente, en effet qui n'a pas rêvé ou fantasmer revivre un moment de sa vie ou un moment de l'histoire? Daniel Auteuil est excellent ainsi que Doria Tillier. Quelques vulgarités gratuites qui n'ont pas forcément leur place dans ce film.. Sinon on ne voit pas le temps passer c'est un beau film.
Cette œuvre est à la fois drôle (les dialogues teintés d’ironie font souvent mouche) et mélancolique car elle traite de toute une série de thèmes propres à la vie de tout un chacun une fois la soixantaine passée : les regrets, les échecs, les réussites personnelles et professionnelles, mais sans pathos ni scène grandiloquente. Les comédiens sont, par ailleurs, tous excellents (mention spéciale toutefois à Daniel Auteuil) et voir notamment des répliques passant d’une temporalité à l’autre en mêlant les couples et les époques est vraiment très bien maîtrisé de la part de Nicolas Bedos dont le rôle donné à Guillaume Canet pourrait être perçu comme son double, véritable démiurge des coulisses dont l’équilibre ne tient finalement qu’à peu de choses. Une belle réussite à la française !