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Jmmb969
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2,0
Publiée le 17 février 2025
Dommage, l'idée de base pouvait être intéressante .... Un film qui se veut traiter avec neutralité l'horreur de la guerre sur un fond pseudo-intello sauf que le sujet est abordé tout aussi naïvement et superficiellement qu'un film à "l'américaine", avec les bons et les méchants ... A part, deux scènes plutôt bien réalisées, scénario, dialogues et jeu d'acteurs absolument pas convaincants. Je n'ai pas lu le livre mais ce film ne m'en donne pas l'envie. Le tableau que l'on nous dresse est celui d'un Liban où les méchants/tortionnaires sont les chrétiens et les gentils/attachants/victimes, tous les autres. Ah bon ? C'est ça la guerre du Liban ? Si l'on veut traiter un sujet aussi délicat, il faut le faire avec la délicatesse requise en exposant le(s) conflit(s) avec neutralité et en profondeur (que très peu de gens et de cinéphiles connaissent vraiment). Malheureusement, dans ce film/livre(?) on montre un épisode de la guerre qui donne satisfaction au français moyen en le positionnant en "bon élève moralisateur" qui regarde les problèmes des autres à travers le prisme de ses propres problèmes et de ceux de la société dans laquelle il vit.
Film intéressant sur le Liban en 1982, souffre de longueurs dans la première partie qui manque d’intensité et manque de vraisemblance dans la dernière partie (le retour au Liban). Construction un peu intellectuelle.
Bravo pour ce film, le courage de le faire, les interprètes sont fantastiques, on plonge dans le Liban des années 1980. Mais ont ne peut pas penser au conflit en cour, aux populations maltraitées. Merci d’avoir fait un film politique en 2025, je pense aux films de Costa Gravas, pour réveiller les consciences sur les guerres, les souffrances, l’oppressé du jour est aussi l’oppresseur du lendemain, mais c’est la population qui souffre, qui meurt, quelque soit la Religion. Ce film ne sera pas au palmarès du box office, et pourtant il faut le voir au cinéma. Bravo Laurent L. pour son rôle moteur dans le film.
"Le Quatrième mur" est un film que j'ai bien apprécié. Un long-métrage très touchant, l'émotion est assez bien présente et l'histoire est prenante. Les acteurs sont top et les personnages sont attachants.
Un film écrit et réalisé par le cinéaste David Oelhoffen prenant et instructif en même temps se passant au Liban dans les années 80 ou un metteur en scène de théâtre Français, sur les conseils d'un mourant, part au Liban pour diriger une pièce de théâtre avec des personnes de là-bas qui rêvent de devenir comédien et amener du soleil artistique en pleine guerre. L'idée et le synopsis de ce long métrage m'ont interpellé, je voulais voir ce que cela allait donné. Si je mets cette note inhabituelle 1/2, c'est que j'ai mis une demi-heure à rentrer dans ce film que je trouvais au départ passif mais la suite avec les répétitions de la pièce de théâtre prennent formes. Après, la réalité de la guerre dépasse tout mais j'ai bien aimé les descriptions des personnages comme quoi la culture et les rencontres n'ont pas de frontières. Bonnes interprétations de Laurent Lafitte, de Simon Abkarian et du reste du casting . Une mise en scène réaliste qui a du être tourné dans un pays demoli non en guerre présente. Pas mal.
Bien aimé la première partie qui montre la difficulté de l'entreprise de monter la pièce Antigone de Anouilh au Liban en guerre en faisant participer les différentes communautés religieuses. Cette première partie est vivante, et instructive quant à la société Libanaise multicultuelle. Pas aimé la deuxième partie qui tombe dans une romance improbable entre le réalisateur Français (Laurent Laffitte excellent ) et son actrice principale Palestinienne au milieu d'une guerre dont on n'arrive pas à comprendre les tenants et les aboutissants. De plus les scènes du massacre de Sabra et Chatila et leur cruauté exposée est contraire au principe du théâtre qui est le thème central du film où les faits sont suggérés plutôt qu'assénés.
Film très poignant qui plonge les spectateurs dans la guerre civile au Liban où un homme français tente de mettre en scène Antigone, avec des acteurs venant tous d’un camp politique et religieux différents. Se retrouvant tous face à face, ils oublient leurs camps, et on retrouve de l’humanité, de l’espoir.
Très belle interprétation et scénario bien équilibré avec émotion et sérieux. Laurent Lafitte (que ne n'affectionne pas particulièrement) joue très bien cette ici. Le jeu d'acteur est très bon et on a envie de croire à l'histoire. Cela met une grande claque à nos yeux d'occidentaux "qui comprennent tout". Là on se rend bien compte que l'histoire et le passif est lourd à supporter et est plus fort que la raison, même pour les plus modérés dans des cœurs orientaux qui n'ont pas les mêmes repères que les nôtres.
Le 4e mur est sans doute le plus beau roman de Sorj Chalendon, récit inspiré des souvenirs de l'époque où, reporter de guerre, ses pieds avaient marché dans le sang. Difficile donc d'adapter cette histoire libanaise à l'écran. Mais David Oelhoffen réussit la gageure. Car il ne cherche pas à raconter le Liban. Il le porte à l'écran à hauteur d'homme, il le découvre avec les yeux naïfs de Laurent Laffite, avec ses espoirs, ses sentiments et ses désillusions. David Oelhoffen est un poète de l'image qui sait filmer les silences. Les non-dits du Liban sont partout. L'amitié et la haine sont filmées dans toutes leurs exubérance. La scène dans Chatilla est d'une force brute, saisissante, avec un travail efficace sur le son. Un grand film. Une adaptation très réussie.
Je n’ai pas lu le livre mais j'ai entendu qu'il respectait bien l'histoire. Ça m’a donné envie de le lire. Malgré le contexte actuel qui fait hélas encore echo, j'ai beaucoup aimé le fait que l’art, et le théâtre ici en particulier puisse représenter une parenthese dans cet enfer. Même si penser qu’une pièce de théâtre puisse ramener un cessez le feu entre ses peuples relève de l’utopie, on veut y croire jusqu'au bout... Aznavour disait que les artistes sont les pharmaciens de l'âme. Ici, en presque 2h, ils ont réussi à nous prouver que Même dans les sombres périodes, l’espoir était encore permis. Laurent Laffite et Simon Abkarian sont d'une justesse de jeu incroyable
Je ne me souviens pas en détail du roman lu à sa sortie sinon que je ne l'avais pas plus apprécié que cela, et je ne pourrai donc rien dire sur l'adaptation mais j'ai adoré le film en tout cas, et surtout l'interprétation qui est remarquable. Bien sûr avec Laurent Lafitte dans le rôle de ce metteur en scène jeté dans cette folie par amitié, mais surtout Simon Abkarian, son guide dans un Liban qui quarante ans plus tard semble n'avoir hélas pas changé... Certaines scènes sont magnifiques, et d'autres terribles. A voir.
Désolé mais je n'y ai pas cru à cette histoire bourrée de tous les bons sentiments qu'on pouvait y mettre. L'art comme remède à la haine, l'amour salvateur,....on voit tout arriver longtemps à l'avance et justement le film n'avance pas, et l'on va de citation profonde en citation profonde d'Anouilh avec regard appuyé tout aussi profond. Et c'est long.........