En première intention, je n’avais pas retenu ce film à mon programme. Mais la note moyenne des spectateurs, 4 quand même et que je vais également confirmer, m’a fait penser que je ratais quelque chose. Mon désintérêt initial venait de ce que je ne voyais pas trop ce que pouvait venir faire la production d’une pièce de théâtre dans un pays en guerre civile. Ce projet avec des acteurs de différentes confessions (puisque la guerre civile les oppose entre eux par le jeu des alliances et des interventions extérieures davantage peut-être que par une haine intrinsèque) sera le fil conducteur menant à la présentation succinte du conflit. Un conflit dont le rôle principal (Laurent Lafitte en metteur en scène) annonce qu’il n’y comprend rien. Nous non plus et malheureusement ce récit de fiction ne comblera pas ce manque. Au gré des dialogues : « Qui est-ce qui tire là ? C’est le Liban qui tire sur le Liban ! ». Et alors que le guide accompagnateur invite le Français homme de théâtre à continuer seul à pied sur une centaine de mètres : « Mais pourquoi, ils sont prévenus, nous sommes attendus. On ne risque rien ? Toi non, moi si ! ». Certaines scènes seront violentes. Des restrictions pour les jeunes spectateurs ou les plus sensibles ont déjà été édictées pour moins que ça. Est-ce que cela n’est pas le signe que nous avons banalisé et accepté ce conflit qui dure ? Le récit se situe en 1982, puisque sera évoqué le massacre de Chabra et Chatila et l’assassinat du Président Gemayel.
Voilà un scénario dont le résumé que j'ai pu lire à plusieurs reprises, ne rend pas compte ( selon moi ) du véritable sujet de ce film exposé dans ses dix dernières minutes.
Au travers d'un voyage au pays du cèdre pendant la guerre inter confessionnelle de 1982, un metteur en scène de théâtre, homme de paix, se retrouve confronté à un conflit entre ses valeurs morales et la tragédie de l'Histoire.
Porté par son sujet, les décors naturels et son interprétation, mais réalisé de façon peut-être un peu trop conventionnelle, " le quatrième mur" est aussi de façon indirecte, un regard sur les sociétés multi confessionnelles.
Le spectateur intéressé par le sujet verra où reverra "Le faussaire" de Volker Schlondorff ou " Valse avec Bachir" dont l'action se situe dans le même contexte historique que celui dans lequel se déroule " le quatrième mur".
J ai lu le roman il y a longtemps. J ignore sible film est donc fidèle. Mais mis à part cette considération, il est très bien et nous permet de mieux comprendre la situation du Liban
Pas facile de résumer le film de David Oelhoffen sur la volonté de Gorges de monter la pièce "Antigone" sur la ligne de "front" au Liban en 1982. C'est rien de dire que nous accompagnons Georges dans son périple, qui découvre les différents protagonistes : miliciens phalangistes, palestiniens et d'autres ...qui ont le doigt sur la gâchette de leurs AK 47.
Georges, conduit par Marwan ( l'excellent Simon Abkarian), lui permet de franchir les checks points et de faire adopter son point de vue auprès des différentes communautés ( druze, maronite, grecs orthodoxes etc..). Car Georges est dépassé par tout ce qui l'entoure et nous avec. Ce film donne une vision du conflit Libanais de 1982 ( Il y en a eu d'autres après)...mais sans donner les clefs pour le comprendre. La preuve, un certain nombre de dialogues en arabe ne sont pas sous titrés ! C'est Marwan qui illustre bien le sujet, à la Xe interrogation sur des coups de feu de Georges il répond " Ce sont des Libanais qui tirent sur des Libanais"...
La belle histoire de l'utopie théâtrale, thème essentiel, pâtit de l'abus des images de guerre, parfois inutilement choquantes. Belle prestation des acteurs et film intéressant néanmoins.
Très déçu. Histoire peu crédible, je n’ai pas du tout été pris par ce film. Laffitte n’est pas au top de sa forme. Petite histoire d’amourette qui n’apporte rien. Film avec une touche poétique qui ne fonctionne pas du tout.Je me suis ennuyé.
Georges est au chevet d'un ami de longue date et dont les jours sont manifestement comptés. Il lui demande de continuer son œuvre : mettre en scène la célèbre pièce Antigone au cœur d'une zone extrêmement dangereuse. En 1982, le Liban est en proie à des conflits communautaires et ce projet culturel commun aurait pour objectif de créer un pont entre les peuples. En salle le 15 janvier.
spoiler: "le quatrième mur" me pose problème. Je comprends la volonté du film d'ériger la culture comme trésor commun. La première partie du film est assez classique dans son scénario avec son personnage naïf qui découvre les tensions et dangers qui rythment la vie des libanais et autres. Puis arrive la guerre. On s'écarte brutalement de la trame initiale. La pièce de théâtre devient secondaire au profit d'une histoire d'amour peu intéressante et qui n'est qu'un prétexte pour que Georges s'aventure dans les camps. Tout le film n'existe que pour nous montrer cette scène glaçante, terrifiante, oppressante, sanglante de lendemain de massacre.
Dans un Liban en guerre un metteur en scène français tente de monter Antigone avec une troupe d’acteurs représentant les différentes communautés du pays. Très belle adaptation du roman de Sorj Chalandon sur la tragédie libanaise et son millefeuille de factions qui se font la guerre entre elles, le Liban qui se bat contre le Liban comme le dit l’un des personnages. Le quatrième mur est aussi un film sur l’Art, ses possibilités et ses limites.
Excellent film qui fait écho aux événements actuels.Lidee d une trêve ne serait ce que 2h à travers l évasion le temps d une pièce de théâtre jouée dans un théâtre en ruines et surtout avec des acteurs de toute confession nous transporte vers le champs du possible...
Une tragédie qui commence sur un projet pacifique et humain. Un Laurent Laffitte saisissant et crédible du début jusqu'à la fin. Les autres acteurs sont aussi admirable de sincérité et de crédibilité. Ça prend au triple Ça questionne sur le soutien ou l'appartenance à un clan et les guerres de religion. Mémorable
«Cette pièce, c'est la seule illusion qu'il me reste.»
Tenter de faire exister une tragédie scénique au cœur d'une tragédie bien réelle.
Un cocon théâtral (fragile) composé d'artistes de différentes confessions à l'intérieur d'un Liban fracturé par la guerre civile.
Un drame réussi et immersif dépeignant l'art au cœur de la guerre, ou comment tenter de rassembler dans un pays déchiré. Un film emprunt d'une certaine pudeur, mettant en scène les espoirs et les croyances face aux réalités brutales du front.
Très fort. Très dur. Très bien réalisé et joué. Ça résonne longtemps. C'est toute l'humanité et les drames incessants des enjeux politiques et religieux qui se retrouvent dans ce film. Et l'art, et l'amour qui essaient de surnager entre tout ça. À voir
J'ai ressenti un profond ennui lors de cette projection. Un film sans profondeur. Tout est traité en surface même le côté dramatique. On y croit pas. Bref c'est mauvais.
Enfin un film français avec de l’ambition ! Le Quatrième Mur est un électron libre dans un contexte électrique. Les identités des combattants sont dépeintes avec nuance dans un temps restreint. Évidemment que le fond mérite d’être approfondi a fortiori dans le cadre du Liban, pays de terre brûlée. La performance de Laurent Laffite est excellente, pertinente. Du côté de la photographie, les plans sont sophistiqués et témoignent d’un Liban fracturé. Les religions s’entremêlent dans un chaos que même le théâtrene permet pas d’apaiser. Un film nécessaire face aux enjeux d’actualité. 3.5/5.
Film qui mise sur le drame du Liban pour sauver une histoire d'un très faible interet en tous cas tel que ça a été relaté. Sans les coups de feu et les éclats des bombes on pourrait s'endormir.