Délicieux
Note moyenne
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332 critiques spectateurs

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75 critiques
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120 critiques
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bruno
bruno

35 abonnés 182 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 décembre 2023
Quand le cinéma français nous offre une telle gourmandise, on ne peut que déguster ravi ce spectacle.
De somptueuses tables garnies de riches victuailles nous mettent l’eau à la bouche, tandis que nos mirettes sont titillées par de magnifiques scénographies rappelant les fameux tableaux des peintres flamands. La musique n’est pas de reste et sait nous plonger dans des ambiances évoquant le romantisme du 18eme.

A noter que cette œuvre, malgré ses airs de biopic, n’est qu’une pure fiction.
Le film nous narre comment le maître queux du Duc de Chamfort, après avoir été humilié lors d’un banquet au château, se résout à ouvrir sa propre auberge laquelle se muera en véritable précurseur du restaurant tel que nous le connaissons aujourd’hui.

L’histoire réussit à nous toucher par son humanité et les sentiments qu’elle suscite ; on n’est jamais très loin de la fable. La qualité de l’interprétation est remarquable. Mentionnons Guillaume de Tonquédec qui interprète Hyacinthe, l’intendant du Duc, dont la qualité du jeu, du phrasé et des intonations justes nous rappelle l’excellence des grands acteurs d’antan (loin des chuchotements inarticulés et sans souffle de certains acteurs/actrices actuels).
Citons aussi Grégory Gadebois excellent dans le rôle du cuisinier du Duc, à la fois autoritaire et empathique (rôle qui aurait fort bien convenu au regretté Philippe Noiret.)
Le reste de la distribution ne démérite pas non plus.

Donc nous avons là une petite pépite du cinéma français, qui sait encore nous enchanter et nous émouvoir !
Metronhomme
Metronhomme

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2021
Vu en avant-première. Un film sublime, des paysages qui laissent sans voix, un hymne à la nature. Les acteurs sont rayonnants. Une puissance émotionnelle trop rare. C'est remarquable de maîtrise. Un merveilleux voyage. À voir et à revoir.
DRI75
DRI75

18 abonnés 169 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2021
Je me suis ennuyé, je n’ai pas cru à cette histoire. Les clichés visuels, de mots se succèdent … Les rallonges de scènes ridicules pour faire des minutes… Je me demande ce que de si bons acteurs sont venus y faire.
Pour rester dans le thème, c’est vraiment fade. (2 étoiles pour la Nature qui a tenu son rôle).
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2022
Les débuts de la gastronomie à la Française au plus près des gens, réservé jusque-là à l'aristocratie et ses nombreuses dérives, film réussi du début à la fin, trois étoiles et demie.
cineccita
cineccita

63 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2021
Ce film porte bien son nom, c'est délicieux.
On remonte le temps au pays des premiers restaurants, les acteurs sont exquis.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2021
Il y a plus de vingt ans sortait « Vatel » qui racontait l’histoire de l’intendant éponyme d’un noble cherchant à regagner les faveurs du Roi par le biais d’une somptueuse réception culinaire pour éblouir la Cour. Malmené par la critique et boudé par le public, il peut néanmoins se voir comme un préambule à « Délicieux » qui, un siècle plus tard, montre la naissance de l’art de la cuisine et des plaisirs de la bouche pour tous. Bien plus réussi que le boursouflé film de Roland Joffé, celui d’Éric Besnard charme nos papilles et nous met l’eau à la bouche avec sa description de la cuisine d’antan. Plus minimaliste et humble par la force des choses (le budget de « Vatel » était astronomique pour l’époque et le four d’autant plus cuisant), ce long-métrage n’en demeure pas moins de très belle facture visuelle. La reconstitution est appliquée même si elle se circonscrit la plupart du temps dans le cadre de cette auberge de campagne, satellite aux fastes du château non loin. Même si on se croirait parfois dans une imagerie digne d’une pub Herta, vantant les saveurs du passé et capitalisant sur la nostalgie d’une France définitivement révolue depuis des lustres à l’aube de la Révolution, l’œil est ravi. Les décors semblent en tous points fidèles à l’époque, tout comme la manière dont était faite la cuisine au XVIIIème siècle sans verser dans le simili documentaire. On aurait peut-être aimé être davantage mis en appétit avec plus de plans sur les mets cuisinés mais « Délicieux » tient la rampe et nous fait sporadiquement saliver. Les films sur la cuisine, contemporains comme se déroulant dans un passé plus ou moins proche, sont assez rares et peu se sont révélés marquants. Tout juste retiendra-t-on le joli « Chocolat » si l’on n’est pas allergique aux bons sentiments. Mais la moindre des choses pour ce genre de film est qu’il mette en appétit et l’histoire de ce cuisinier qui va inventer la restauration y parvient plutôt bien.



On reprochera peut-être au scénario d’être un peu trop lâche et de manquer de liant. On assiste ici aux atermoiements d’un homme touché dans son orgueil et d’une femme désireuse de se venger. Un beau duo romantique que l’on aurait aimé plus approfondi, tout comme le personnage du duc et sa relation avec notre cuisinier, qui s’avère un peu trop elliptique. Mais Grégory Gadebois, la trop rare ces temps-ci Isabelle Carré et Benjamin Lavernhe représentent un casting de choix dont le jeu tout en finesse permet de rendre plus consistant le script. On peut également ajouter Guillaume De Tonquédec très à l’aise en intendant coincé et à qui l’on doit les scènes les plus drôles. Car si « Délicieux » n’est pas à proprement parler une comédie, il y a pas mal de bons jeux de mots et de séquences caustiques qui font rire ou sourire. En prime, quelques anecdotes croustillantes viennent pimenter un film un tantinet trop long (l’histoire de la frite est plutôt amusante). La mise en scène est chaleureuse et Besnard devrait caresser dans le sens du poil les adeptes de la France d’antan, option campagne bucolique. On y parle aussi politique et société de manière habile et on pourrait y trouver quelques parallèles intéressants avec l’époque dans laquelle on vit (on est à l’aube du soulèvement du peuple). Le personnage du fils permet donc d’élever le propos au sein d’une œuvre savoureuse, belle à regarder et plutôt réussie. Délicieux, peut-être pas autant que prévu, mais en tout cas fort agréable en bouche.



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Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2021
Quelques mois avant la prise de la Bastille (1789), un cuisinier de haut niveau se fait renvoyer du château d'un duc de province de façon totalement injuste.
Devant repartir de zéro dans la vieille bicoque familiale, il pourra compter sur l'aide bienveillante de son fils, d'un ami et d'une femme surprenante voulant apprendre le métier de l'art culinaire.
Le duo Grégory Gadebois-Isabelle Carré peut surprendre au départ sur le papier, un peu comme le mariage étrange de la pomme de terre et de la truffe (nommé "Délicieux" dans le film), mais il faut reconnaître que cette association fonctionne superbement à l'écran et apporte beaucoup de plaisir et de subtilités !
Benjamin Lavernhe est quant à lui savoureux en noble totalement "has been" dans cette époque charnière de notre histoire de France.
Une comédie historique qui ouvre l'appétit de façon très plaisante ! A déguster sans modération !
Site CINEMADOURG.free.fr
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2021
Un film charmant et savoureux, je dirais même délicieux, porté par deux comédiens manifestement heureux d’être là. A la fin du XVIIIe siècle, le cuisinier du Duc de Chamfort, personnage frivole sinon débauché, renvoie son cuisinier Pierre Manceron qui a osé proposer aux convives du Duc, des petits pâtés de pomme de terre à la truffe….Pensez donc, la pomme de terre, un aliment pour les pauvres et les cochons…Humilié, il retourne dans son village retrouver l’ancien relais de poste de son père, sur lequel son vieil ami Jacob a veillé…l’arrivée d’une jeune femme, au passé assez mystérieux , désireuse d’apprendre la cuisine lui redonnera non sans hésitations et résistance, l’envie de se remettre aux fourneaux et il finira par créer le premier restaurant… Éric Besnard prend des libertés avec l’histoire. Le premier restaurant est bien né dans cette période prérévolutionnaire, quand les nobles, sentant le vent mauvais, ont filé à l’étranger, congédiant leurs cuisiniers qui n’eurent alors comme ressource que de se mettre à leur compte. Non pas à la campagne, comme dans le film, mais sous les arcades du Palais-Royal, dans une ambiance bien plus licencieuse que sur l’écran. Qu’importe, l’essentiel n’est pas là, Éric Bernard rend hommage à la création d’un lieu de partage démocratique, à l’aube de la révolution française… c’est une histoire plaisante, certes un peu cousue de fil blanc qui rappelle « Ridicule » de Patrice Leconte dans son portrait cruel de l’aristocratie, ou le Vatel de Laurent Joffé pour la figure du cuisinier inspiré… La belle réussite de ce film tient entre autres à l’interprétation impeccable des acteurs (notamment Benjamin Lavernhe, en noble cynique, et Guillaume de Tonquédec, en intendant zélé). Avec sa rondeur mutique et la subtilité de son jeu, économe de ses effets, mais terriblement expressif, Grégory Gadebois rayonne en Pierre Manceron, fier et meurtri, rugueux et attentif. Il se déploie quand cette femme jouée par Isabelle Carré, femme complexe, aux multiples facettes, qui a beaucoup vécu et ne se déleste que peu à peu de ses secrets, parvient à le décadenasser et à lui faire entrevoir la richesse de son talent.
Mais c’est surtout pour la qualité de la photo, au soin apporté à la lumière et aux cadrages que ce film est séduisant…Délicieux a été réalisé dans un décor quasiment unique et qui a pour particularité de se transformer au fur et à mesure du film, comme l'explique Éric Bernard : "C’est d’abord une ruine, puis le lieu s’habille, il devient hédoniste et finit par procurer une impression de richesse. J’ai mis énormément de temps à dénicher cette grange du XVIIIème siècle au fin fond du Cantal. J’avais en tête les relais du poney express des westerns de John Ford et aussi la maison de L’Homme tranquille, auquel je rends hommage avec ces petits murets qui entourent le jardin. Cette grange était entièrement à moi : il n’y a pas une allumette, pas une plante, pas un brin d’herbe qui n’aient été créés de toutes pièces. » Éric Bernard retrouve son directeur de la photographie Jean-Marie Dreujou avec lequel il a travaillé de précédents films et les deux hommes ont cherché à réaliser un film de lumière rappelant la peinture de genre du 18ème siècle. Le metteur en scène se souvient : "Chardin nous a beaucoup influencés. Pour la peinture de genre, les personnages du peuple dans les décors de leurs fonctions, mais aussi pour la composition des natures mortes qui apparaissent en interludes et auxquelles je tenais symboliquement beaucoup ; d’abord parce que j’éprouve une véritable passion pour elles, et ensuite, parce que tout, dans leur assemblage, a un sens."…quant aux paysages et ces échappées sur les bois et les monts du Cantal, ils sont somptueux… Délicieux est une œuvre esthétique forte, un éloge de la cuisine, cet art subtil de la transformation et en installant son film, immergé dans la nature, sur quatre saisons, Éric Besnard travaille les clairs-obscurs d’une histoire magnifique, sensuelle et romanesque, sur fond de conflit de classes. Au seuil d’un basculement général.
Agnès F.
Agnès F.

10 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2021
A défaut de pouvoir attribuer des étoiles à ce cuisinier « bardé » de talents et d’illusions, je les accorderais à ce film bien nommé : Délicieux.
Le décor : sur un fond de nature morte qui aurait pu inspirer Vermeer un siècle avant, la sauce se lie et prend bien. Ce chef répudié par le Duc de Chamfort, se retrouve dans sa chaumière loin de la cour et des honneurs. Il marine dans son coin jusqu’à l’arrivée d’une improbable apprentie cuisinière qui mijote quelque plat qui pourrait se manger froid.
Un joli conte qui annonce les prémices de déjeuners en paix, de dîners assurément parfaits, de ces endroits où il fait bon vivre et déguster mets raffinés et crus classés (et modérés…), les restaurants. Il y a du bruit en cuisine et dehors, le peuple est aussi en ébullition, c’est la veille de la Révolution.
Les acteurs sont rentrés dans le moule et nous réservent ce délicat moment qu’il faut partager sans modération.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2021
Un vrai délice, ce film « délicieux ». Dès l'introduction, superbe, on salive. Plein de parfums et de couleurs, qu’on ingère avec toutes les lenteurs nécessaires à la bonne digestion. C’est un cours de cuisine et de bon goût au passage, forcément (ce cuisinier-là veut ainsi glorifier le goût d’origine du produit et non le maquiller avec des herbes et épices exotiques). La base du film est très solide puisqu’il s’agit de changement de façon de faire (succession des plats par exemple), et surtout de démocratisation —démocratisation de la cuisine justement au temps de la démocratisation politique (ça se déroule en 1789). On y voit aussi, à travers le sujet, le lente prise de conscience des gens sur l’esclavagisme dont ils étaient victimes sans le savoir vraiment. Leurs nobles ‘bourreaux’ ne sont pas épargnés non plus, empêtrés dans leurs règles, comme de croire que ce qui pousse sous terre n’est pas noble (pomme de terre, truffe, radis). Donc, il y a un parallèle constant entre maturation des idées et maturation des produits à cuisiner —mais qu'on ne s'y trompe pas : les coqs poudrés sont toujours là aujourd’hui ! Côté acteurs, très remarquable acteur ce Grégory Gadebois (de la Comédie Française) ; mais aussi Benjamin Lavernhe, qui joue le duc portant haut sa perruque poudrée. Donc film à voir, original, bien joué, émouvant, le mérite de l'ensemble revenant au réalisateur (Éric Besnard) évidemment. A.G.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2021
Un film parait il dédié a la cuisine qui manque quelque peu de saveur. Il ne suffit pas de de costumes d'époque, de cadrages qui veulent faire songer a des tableaux pour faire a minima un beau, un bon film.

Ça se laisse voir, mais c'est fade.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 septembre 2021
Difficile de croire a cette histoire dans ce film. C'est trop théâtral et caricatural. Maintenant , ce n'est pas mauvais , mais il manque quelque chose , c'est trop fade , manque de sel.
Véronique FRAUDIN
Véronique FRAUDIN

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2021
Quel beau et bon film ; la distribution et l'interprétation des acteurs, les jeux de lumière, les décors, l'histoire, la préparation des mets, les dialogues, les regards... cela fait plaisir à voir et provoque un tel ressenti ! Merci pour ce film qui m'a submergée et rappelé Vatel (dans un autre genre sur la gastronomie française !)
Satina
Satina

2 abonnés 29 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 octobre 2023
Je m'attendais à un film flamboyant sur la grande gastronomie d'antan (ici avant le baston de la Révolution Française), des plats fastueux à vous faire saliver des litres, non pas vraiment cela. Une histoire avec une belle scène d'ouverture, après ça se gâte, on tombe dans un univers sepia d'un relais-poste avec un grand chef au regard bovin, une marquise de... qui veut apprendre à faire la tambouille et, un vieux puant qui meurt écrasé sous un tonneau. Les dialogues sont plats comme les assiettes, ce n'est pas très bien joué (en particulier Grégory Gatebois) que je définirais comme un James Gandolfini antipathique, les nobles, idem, et Isabelle Carré qui tourne en rond (oui bon) et qui pleurniche. Bref c'est long, à part quelques savoureux plats, de belles volailles dodues et rôties avec énormément de matières grasses, Délicieux m'a déçu, dans le même registre, Le festin de Babette est un grand film sur l'art de la table.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 janvier 2024
"Délicieux" ? Vraiment ?... Pataud et bourratif, plutôt ! Entre anachronismes permanents : ou trop tard, comme l'invention du restaurant moderne (débuts près du Louvre sous Louis XV, et non "aux champs", en 1789), ou trop tôt (comme la mayonnaise, attestée en 1815 seulement), et fond de sauce cinématographique à "morale" (les aristos sont pédants, sans coeur et sans cervelle, et finalement indignes des bienfaits de la table - à l'image archétypale d'un "duc de Chamfort", joué à la truelle par un très peu inspiré Benjamin Lavernhe), on a l'embarras du choix, ou se gausser, ou bâiller ! Grégory Gadebois (le cuisinier) est le moins mauvais, Isabelle Carré (son "apprentie") la pire - côté casting. Récit creux, et boiteux, mise en scène alimentaire (Éric Besnard - nettement meilleur dans "Le Goût des Merveilles, avec déjà BL, voire dans "L'Esprit de famille", avec aussi Guillaume de Tonquédec) : BOF. On passe son chemin ici, sans aucun préjudice !
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