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Rouelibre76
2 critiques
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5,0
Publiée le 28 août 2021
Ce film est délicieux . Une histoire pleine de tendresse sur les prémisses des restaurants et les débuts de la révolution française qui gronde. De superbes jeux d'acteurs mais que dire des images ou chaques plans ressemblent à un tableau. Mon dieu que ce film est d'une beauté rare. Et pour couronner le tout une excellente bande son. Si vous deviez aller voir un film actuellement, Délicieux est de celui-là
Vu en avant-première, ce film avait tout pour mettre l'eau à la bouche. Gregory Gadebois y incarne un cuisinier mis à la porte du gratin aristocratique de la Cour de Louis XVI. Il va s'expatrier chez son père puis, avec l'aide de Louise (Isabelle Carré), va germer en lui une idée saugrenue pour l'époque : ouvrir le premier restaurant de France. Malgré un casting assez attrayant avec également Guillaume de Tonquédec ou Benjamin Lavernhe (toujours aussi excellent), la mayonnaise a du mal à prendre. Pas déplaisant pour autant, cette oeuvre se contente de respecter le cahier des charges tout en nous laissant un peu sur notre faim.
Ca manque de sel et de piquant. Pas très crédible comme histoire, la comtesse devenant servante/serveuse ... Benjamin Lavernhe ne fait qu'une microscopique apparition et c'est dommage. On ne s'ennuie pas, mais rien de plus
Tout d’abord, ce très joli film reste une fiction et il ne faut accorder à cette œuvre qu’un crédit historique très limité, car autant géographiquement que chronologiquement les choses ne se sont pas passées tout à fait comme cela. Au moment où se déroule l’action, des « restaurants » qui ne sont déjà plus des auberges, existent déjà dans Paris, sans parler du rôle des femmes à la cuisine qui étaient reléguées à la plonge et au nettoyage. Ceci étant dit le film est très agréable à suivre, la photo est magnifique, le casting est excellent et le scénario intéressant. Les personnages attachants nous proposent de passer un succulent moment. Un film à voir sans hésiter.
C’est dommage parce que j’adore manger et la révolution française.
On ne croit à rien. Tout du long on voit des comédiens en costume et jamais un film Historique. La mise en scène est bien trop voyante (pour pas grand chose en plus), on voit les projecteurs. Le pire c’est pendant les scènes d’orage en intérieur, entre le projecteur blanc qui clignote pour faire les éclairs et la lumière du soleil derrière les goutes d’eau sur la vitre.
C’est mal écrit : grossier, évident, sans profondeur, voire ridicule.
Après ça ouvre quand même l’appétit et ça aborde rapidement quelques sujets intéressant autour de la justice ou de la place de la femme. Et les acteurs sont franchement bons.
Le cinéma aime passer à table et on ne compte plus les films consacrés aux délices de la gastronomie, du Danemark à Taïwan, en passant par le Brésil et évidemment la France. L'histoire de ce prétendu premier restaurant sur notre territoire ne respecte pas franchement la vérité historique mais l'on s'en fiche un peu, avec quelques anachronismes amusants à la clé. L'ensemble est cependant dépourvu d'épices, avec une mise en scène assez plate et un certain manque de poésie dans la confection des recettes (Eric Besnard est plus inspiré par les paysages du Cantal que par les scènes de préparations culinaires). Mais l'approche de cette révolution du palais se veut aussi un tableau d'époque, peu de temps avant la prise de la Bastille, avec une montée des mécontentements dans le peuple (qui est hélas quasi absent du film) et une aristocratie assise et confite dans ses privilèges, chose assez scolairement montrée, il faut bien l'avouer. Là où le bât blesse davantage, c'est dans la sous-intrigue qui implique le personnage d'Isabelle Carré et qui, à défaut de pimenter le récit, l'alourdirait plutôt. Malgré ses nombreuses lacunes, Délicieux reste presque constamment divertissant, porté par ses deux appétissants personnages principaux, Grégory Gadebois en tête, d'une grande suavité et subtilité, avec quelques similitudes avec le François Hollande qu'il incarnait récemment. Lui offrir un rôle d'épicurien revêche, aux grands cœur et estomac, est tout sauf une faute de goût, car lui, son jeu est toujours délectable.
Éric Besnard signe une jolie fresque historique qui plaira aux plus gourmands ! Vendu comme étant l'autre révolution de 1789, "Délicieux" est le récit d'un cuisinier audacieux, qui, après s'être fait congédier de son poste auprès de la noblesse, se retire des fourneaux. Mais une femme étonnante, désireuse d'apprendre l'art culinaire, lui redonne l'envie de cuisiner et de voir les choses en grand, et ce, jusqu'à inventer un lieu nouveau et convivial : le premier restaurant ! Outre le plaisir du film d'époque, le contexte de l'histoire donne à voir un monde en train de changer, à l'aube de la prise de la Bastille. En effet, le peuple est prêt à se rebeller contre les privilèges de la noblesse, et c'est par le biais de la cuisine que la révolution s'amorce... À la fois alléchant et intéressant, le thème de la démocratisation de la gastronomie française est ici traité de façon classique, sans être trop subtil dans son approche ni rocambolesque, mais ça reste néanmoins efficace et divertissant. On salive devant la ribambelle de plats mijotés et on suit avec intérêt la métamorphose de cet artiste culinaire passionné, très bien campé par Grégory Gadebois. Malgré un scénario surfant trop sur la vague manichéenne des méchants nobles et des gentils pauvres, l'interprétation impeccable des acteurs ainsi que les dialogues ciselés et truffés de gourmandise musclent cet ensemble un brin trop prévisible. Par contre, la mise en scène, en plus de peaufiner la naissance de la première "chambre à manger" sur quatre saisons, est ponctuée par quelques natures mortes, à la composition et au clairs-obscurs très construits. L'approche visuelle et sonore de "Délicieux" est donc de toute beauté ! Nos cinq sens sont en éveil, et avec le sourire aux lèvres, on est transporté ailleurs... On a l'impression de contempler quelque chose de nouveau, que ce soit par ce point de vue historique inédit ou par la façon dont est filmé cet art subtil de la gastronomie.
La création du 1er restaurant français, à une époque où seule la noblesse a accès à la grande cuisine tandis que le peuple meurt de faim. Un "Saveurs du palais" se déroulant dans l'ère pré-Bastille. Une histoire de goûts, de transmission et de partage. Un épisode historique et gastronomique assez plaisant et appétissant, et accompagné d'une très belle photographie. 6,5/10.
Film rafraîchissant en cette période difficile. Il nous replonge dans le passé avec une petite histoire dans l'histoire. C'est fort sympa et bien joué. J'ai passé un bon moment.
Un bon conseil : prenez-vous un petit quelque chose à grignoter pour voir ce Délicieux, sinon vous saliverez devant ces appétissants petits plats autant que devant une finale du Meilleur Pâtissier sur M6 (miam miam). Il faut dire que le designer culinaire s'est vraiment donné du mal : chaque table dressée ressemble à un tableau de maître, chaque plat à une composition des plus grands restaurants gastronomiques. Mais en plus de donner l'eau à la bouche, ce Délicieux se pare d'un beau casting, qui met en vedette l'habitué au rôle de bouche : Grégory Gadebois. Après ses rôles de boucher dans Normandie Nue et le court-métrage Pile Poil (si vous ne le connaissez pas : foncez, il est extra), le voici à présent restaurateur avant l'heure, ex-cuisinier de Duc en reconversion dans le service de repas luxueux pour le petit peuple (à l'époque, seuls les "relais de poste" existaient, bien loin de nos restaurants actuels). Évidemment, le message du "bien manger pour tous" nous touche, la courte apparition de Benjamin Lavernhe nous remplit de joie (en Duc odieux, il brille comme à son habitude), les costumes sont soignés, et Isabelle Carré reste toujours aussi charmante dans le rôle de la cuisinière apprentie (qui n'est pas sans nous rappeler sa chocolatière timide des Émotifs Anonymes). Mais on bute un peu plus sur les quelques longueurs en milieu de film, sur le scénario très attendu (enfonce les portes ouvertes), et sur quelques anachronismes qui ne sont pas passés inaperçus (comment ne pas sourire face à la découverte de l'apprentie qui trouve que "le sucré gagne à être mis en fin de repas", alors que cette pratique a été établie cent ans auparavant...). On a quand même passé un vrai moment gourmand, agréable et bien interprété par Gadebois.
"Délicieux", comédie dramatique historique franco-belge réalisée par Éric Besnard, sortie en 2021. Un très beau film, magnifiquement réalisé, superbe reconstitution, très belle photo. Nominé aux Oscars pour les meilleurs décors et costumes. Une mise en scène soignées et des dialogues bien écrits. Un film généreux et inspirant. Un beau duo entre Grégory Gadebois et Isabelle Carré. Une histoire fictionnelle sur l'invention du restaurant à l'aube de la révolution française, écrite par Éric Besnard et Nicolas Boukhrief. Un film qui n'est pas sans rappeler l'excellent "Ridicule" de Patrice Leconte sorti en 1996. Bon et beau film.
Il y a deux dimensions dans ce film et la seconde hélas nuit à la première. La représentation de cet ancien régime finissant est très réussie, servie par des décors magnifiques, des costumes remarquables et des atmosphères soignées, entre Vaux le Vicomte et les vallons d'Auvergne. La photographie, très belle mais un peu trop appuyée parfois, oscille entre Chardin et les frères Le Nain. Les arts de la table sont portés au zénith et c'est une véritable délectation. Le film est bien nommé de ce point de vue. L'autre dimension, c'est le "message" que veut faire passer le réalisateur et scénariste du film, et là on accroche beaucoup moins. Entre le feu révolutionnaire qui couve sous les ortolans, la vengeance dune veuve éplorée et les outrances de l'aristocratie de province, on a droit à une leçon d'idéal révolutionnaire pesante et longuette. Reste là très belle dynamique du tandem Grégory Gadebois et Isabelle Carré, tous deux très justes et émouvants. Un moment charmant malgré ces défauts.
Un film qui manque de tout pour espérer susciter un réel intérêt. Les scènes s'enchainent sans rythme et s'éternisent trop souvent dans un verbiage inutile. L'intrigue vivote tout le long sans jamais réussir à prendre de corps ni à s'appuyer sur des enjeux suffisamment définis. La forme est au diapason : médiocre et sans inspiration.
Sorti en 2021, « Délicieux » d’Éric Besnard reste une belle surprise. A la veille de la Révolution française, un talentueux cuisiner (Grégory Gadebois), renvoyé de la maison aristocratique dans laquelle il œuvrait, décide de partager sa cuisine avec les gens du peuple. C’est la naissance de l’un des premiers restaurants. A la fois film d’époque et comédie, le récit constitue une ode à l’art culinaire. La photographie travaillée, exploitant au mieux les jeux de lumière et les couleurs, donne presque l’illusion de déguster les plats confectionnés. A ce titre, le film est une réussite. On peut simplement regretter une approche superficielle du contexte historique de l’époque ainsi qu’un dénouement très convenu. Bref, un divertissement savoureux.
Vous connaissez la publicité de « La laitière » (Lactalis Nestlé) ? Voilà pour la mise en images dominante, genre tableau de peinture époque flamboyante. Côté illustration musicale, vous connaissez le pseudo style classique du compositeur contemporain Saint-Preux. Vous y êtes. Et côté personnages (de fiction), vous imaginerez les ancêtres des grands maîtres actuels de la gastronomie française qui n’hésitent pas à casser les codes. Vous ne connaissez que ceux-là. Est-ce un récit historique ? Rien n’est moins sûr. « Tiens, j’ai eu une idée : un morceau de pomme de terre, trempé dans de l’huile ». « Oui, mais ça ne marchera jamais ! ». C’est pour donner une idée du style pré-formaté de ce qu’on nomme un film d’ambiance. Mais bon, qu’est ce que ça met l’eau à la bouche ! Au sens propre car au sens figuré et cinématographique ici, c’est moins évident.