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Jipéhel
46 abonnés
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3,5
Publiée le 10 septembre 2021
Un film qui porte bien son titre
Dans le « prendre ou à laisser », Eric Besnard est un orfèvre. Hélas, c’est surtout le « à laisser « qui domine dans sa filmographie, même si, en 2017, il nous avait enchantés avec Le goût des merveilles. Cette fois ces 113 minutes font pencher la balance du bon côté. A l’aube de la Révolution Française, Pierre Manceron, cuisinier audacieux mais orgueilleux, est limogé par son maître le duc de Chamfort. La rencontre d’une femme étonnante, qui souhaite apprendre l’art culinaire à ses côtés, lui redonne confiance en lui et le pousse à s’émanciper de sa condition de domestique pour entreprendre sa propre révolution. Ensemble, ils vont inventer un lieu de plaisir et de partage ouvert à tous : le premier restaurant. Une idée qui leur vaudra clients… et ennemis. On passe un excellent moment avec cette aventure culinaire à la fois roborative et raffinée. Applaudissements pour le chef ! En réalité, la naissance de l'établissement du film s’étale sur une quinzaine d’années et le premier restaurant date de 1782. C’est vous dire si le scénario prend des libertés avec la réalité historique. En déplaçant l’intrigue en province profonde, le réalisateur s’est simplifié le travail : un lieu de tournage quasiment unique, seulement 7 semaines de tournage… tout le reste n’est qu’artifices. Formule qui a permis de boucler cette petite perle pour moins de 5 millions d’euros. Et c’est pourtant sacrément réussi. Le meilleur se trouve incontestablement dans l’image et les lumières – rappelant la peinture de genre du 18ème siècle -, les costumes, la musique de Christophe Julien et l’interprétation qui touche à la perfection. Côté scénario, on sent quelques imprécisions et un manque de rythme patent qui diminue parfois l’intérêt. Mais l’ensemble est tellement beau, que ce film figure parmi les vrais bons moments qu’on peut passer actuellement au cinéma. Pour gourmet ! La distribution est fantastique. Alors, au menu, nous avons que du succulent : le savoureux Grégory Gadebois, la pétillante Isabelle Carré, le truculent Guillaume de Tonquédec, le délectable Benjamin Lavernhe, et une nouveauté à se mettre sous la dent avec le jeune Lorenzo Lefebvre. Bref, un film 3*. A mettre à la carte de vos sorties ciné et à déguster sans attendre !
Un régal pour les yeux et les papilles. Les scènes d'intérieur et d'extérieur sont absolument sublimes. Seul petit bémol, l'histoire est peu crédible et la noblesse exagérément caricaturée.
"DELICIEUX" est TOP TOP TOP, mais alors mangez avant d'y aller car le film donne trop faim, surtout pour un gourmand et gourmet comme moi...C'est l'histoire de la création du 1er restau...On a envie de rentrer dans le film rien que pour gouter ce qui est cuisiné...ET EN DESERT les pâtes de fruits (mon pêcher mignon)...J'AI SOUFFERT 藍 藍 藍 Les acteurs sont TOPPissimes il y a le Héros, l'Héroïne, le fils (super), le méchant qu'est très méchant, et celui qui change de camp ( trop malin )! Donc allez y les yeux fermés et la bouche ouverte
Un film d'époque bien interprété qui sait parler de nourriture et de dégustation mais manque d'enjeu et de réalisme. La critique complète sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com
Vu au ciné "DÉLICIEUX" de Éric Besnard, chronique historique et culinaire: à l'aube de la Révolution un cuisinier chassé par son employeur, le Duc de Chamfort, notamment pour avoir innové en cuisinant un plat à base de pomme de terre et de truffe (les produits venant de dessous la terre étant mal considérés à l'époque) se retire dans un relais-poste pour y exercer son métier, aidé par son fils et une apprentie impromptue un peu mystérieuse, ensemble ils vont créer ce qui deviendra le premier restaurant, appelés d'abord "chambre à manger", rassemblant ainsi personnes issues de milieu différents, augurant alors des profonds bouleversements qui s'annoncent au sein de la société française. Si le film démarre lentement et si le scénario n'est que très peu original et sans surprises, cette savoureuse chronique vaut surtout par sa mise en scène léchée et la delicieuse interprétation des comédiens: les superbes décors du Cantal filmés comme de véritables tableaux se mêlent harmonieusement dans une nature gourmande et bucolique aux mets appétissants qui donnent l'appétit. Des superbes comédiens nous servent sur mesure leur partition: Guillaume de Tonquedec en collecteur d'impôts, le jeune et prometteur Lorenzo Lefebvre, mais surtout trois comédiens magnifiques qu'on ne présente plus:Benjamin Lavernhe qui semble se délecter dans la peau de cet aristo assez détestable, son talent faisant le reste, Isabelle Carré en assistante qui a des comptes à rendre, apportant sa belle sensibilité et sa douceur, et surtout Gregory Gadebois qui est une nouvelle fois impeccable en cuistot un peu bourru mais à l'oeil qui frise, sa stature imposante et son charisme particulier siend à merveille à ce personnage fort en caractère, alors même si c'est parfois un peu fade au niveau scénario l'ensemble dégage suffisamment de qualités pour nous faire passer un bon moment.
Merci, merci pour ce moment délicat qui enchante nos sens : yeux oreilles papilles ; tout est stimulé. Le spectateur ravi se délecte des regards oh combien expressifs de l'odieux comte (ou Duc, je ne sais plus) qui traduisent tour à tour le plaisir, la fatuité, la blessure, l'humiliation et la colère qui engendrent le mépris puis l'indifférence et l'oubli. Les autres protagonistes nous font rêver en inventant devant nous une cuisine riche de leur amour du travail bien fait, ouverte vers tout le monde. Un régal vous dis-je.
Ce film étant une histoire fictive, le réalisateur se permet quelques libertés qui apportent un peu de frivolité et de piment au déroulé. Meme si ce dernier se traine un peu a un ou deux moments, l' appréciation générale est unanime. Nous étions trois adultes à le voir et c est incontestablement un film à découvrir. Le casting est juste parfait!
Ce film surfe sur la mode gastronomique au point d'y mettre des clichés faciles. Heureusement que les acteurs jouent bien en particulier Benjamin Lavernhe car le scénario n'est pas travaillé. Il est fait de raccourcis et de solutions de facilité. Comment croire qu'un homme qui a tout perdu puisse ressusciter une vieille maison en ruines aussi facilement. Les décors sont jolis mais ne suffisent pas à s'attacher au film
Excellent film avec une superbe image calqué sur les tableaux classiques de nature morte ou du classicisme du 18ieme siècle. Certaine personne s'offusque de la fiction mais le compte rendu d'une époque (début de la Révolution) est bien retranscrit. De même, pas de cahier charge toxique à l'Américaine tout en proposant un rôle de femme forte et bien écrit. Comme quoi il y a encore de l'espoir pour le cinéma. Les personnages sont attachants et sans chichi. Une vrai bouffé d'oxygène.
Un film très original, bien réalisé, une reconstitution historique soignée grâce aux costumes et décors convaincants et une photo romantique magnifique aux lueurs des bougies et feu de bois (à la Barry Lyndon). Une histoire d'amour, d'êtres qui se séduisent à travers l'art culinaire, réuni pour le goût de l'altruisme et le goût du partage, d'où l'idée de créer une auberge gastronomique populaire. Cette belle histoire romanesque est aussi un intelligent pamphlet pour nous rappeler les prémisses d'une révolte du peuple contre le cruel égoïsme de la noblesse de cette époque. Chers épicuriens un délicieux moment de cinéma vous attend.
Une idée originale, des décors naturels et une lumière magnifiques nous laissent supposer et espérer une émotion qui est trop rarement présente. Un condensé de belles images et de raccourcis historiques. Acteur principal : le Cantal.
Un chef-d'oeuvre, j'étais réticent à voir se film, voir mitigée, mais je suis pas déçu. Par contre faut manger avant car le film donne fin. A revoir sans hésitation Des acteurs qui joue parfaitement bien, quelques passage rigolos. Un film qui mérite un Oscar !
Invitez-vous à cette table où les excellents Grégory Gadbois et Isabelle Carre vous serviront une belle idée de ce qui, à la veille de la révolution de 1789, deviendra la gastronomie française. Le film à la mise en scène précise mais sans esbrouffe pompeuse est aussi magnifié par une sublime image (je mise un jeton pour un César de la meilleure photo) et une élégante BO. Un film sans prétention de véracité historique ni message sous jacent et qui à ce rare mérite de faire du bien...simplement du bien.