Soyons clair,il est hors de question de ne pas mettre 4* tellement c'est bien filmé.Max Ophuls compose de la poésie classique avec sa caméra,c'est si beau en permanence qu'il est impossible de ressortir une séquence particulière.Max Ophuls est unique dans son genre et qu'il filme en Allemagne,en France,en Italie,au Japon ou aux Etats-Unis il est vite identifiable.Donc:à genoux devant l'artiste, d'autant plus qu'il à réalisé le plus beau film que je n'ai jamais vu "la Maison Tellier".Tout cela étant,est-il possible de ne pas aimer?.La forme non,d'autant plus que c'est son choix.Le fond oui.La nouvelle de Stefan Zweig est hautement critiquable,du moins celle qui transparait à l'écran (je ne l'ai pas encore lue).Le romantisme est une trop belle chose pour que l'on puisse se permettre de l'imaginaire voire de l'invraisemblance.. Héloïse et Abélard (enterrés au Père Lachaise) ont montré jusqu'où la réalité pouvait aller.Ici,il ne s'agit pas du contexte mais de Stefan Brand ,absolument pas crédible.Il est vrai que Louis Jourdan n'est pas un super comédien et s'il s'en sort correctement dans la première partie du film,bien que sa futilité n'apparaisse pas, il brise le charme de la seconde.De plus, la façon schématique dont est traité l'épisode du typhus est impardonnable.Il ne s'agit pas de faire pleurer sur la mort mais de la rendre crédible.La scène de l'accouchement impromptu ayant été sauvée par l'inimaginable beauté de 2 plans successifs:le premier sur le dos du manteau noir de Elsa et le second,9 mois plus tard, sur la sortie de l'ombre de la sœur sage-femme.Un film d'école donc, mais il n'est pas interdit de préférer Madame de.devant laquelle la moindre critique me semble incongrue.
Adapté d'une nouvelle du grand Stefan Zweig, ce mélodrame viennois que je viens de revoir à l'instant en vo sur ciné classic est un vrai chef-d'oeuvre. Max Ophuls est un véritable artisan qui à parfaitement réussi son film. L'interprétation de Joan Fontaine est à signaler. En fait, tout dans cette réalisation est au top : le scénario, les décors, la musique, le jeu des acteurs et Vienne où se déroule l'intrigue. Un must.
lettre d une inconnue, relate l' histoire d' une jeune femme éperdument amoureuse d 'un homme qui perdure depuis son enfance,or cet homme ne se rappelle plus de lisa. Alors lisa pour lui rappeler son histoire,décide de lui écrire une lettre pour l aider à se remémorer le fil de leur relation. Mais son ancien amant est un artiste égoïste qui pense qu 'à assouvir ses propres plaisir, au détriment des sentiments des autres personnes. malheureusement pour la pauvre lisa, ce n’est qu’une femme parmi d’autres pour lui, or pour elle, il est tout.
Cette lettre lui permettra t il de se souvenir d’elle ? Cette oeuvre analyse les psychologies féminine et masculine en amour. Entre amour et oubli, plaisir physique et profondeur spirituelle, cette histoire d’obsession amoureuse nous interroge sur le véritable amour et l 'écart des sentiments qui peut exister entre deux êtres .
J'avoue que pendant un moment, je me suis réellement demandé si cet amour fou était à sens unique. Avant de trouver réponse à ma question lorsque Lisa et Stefan se retrouvent dans les couloirs de l'Opéra. Je vais vous dire un truc les mecs : j'admets bien volontiers que, lorsqu'on les oppose aux canons actuels, ces grands mélodrames des années 40 paraissent niais, guimauves, mielleux et j'en passe, mais quand même, pour les meilleurs d'entre eux, quelle classe ils avaient, par tous les Diables ! Dans cette "Lettre d'une inconnue", la classe s'appelle Joan Fontaine. Filmée amoureusement, mais sans complaisance par un Max Ophüls plus délicat que jamais.
Je n'avais pas vu beaucoup de films du cinéaste Max Ophuls mais dans ce que j'ai vu, Américain ou Français, il y a du grand cinéma comme ici avec "Lettre d'une inconnue" ou l'on suit une jeune femme discrète, timide et mystérieuse qui a une passion d'amour folle pour un charmant pianiste habitant pas loin de chez elle. La jeune femme le suit , le rencontre , vit une belle histoire d'amour puis disparaît, je ne comprenais pas bien pourquoi sur le moment mais les effets peuvent être trompeurs. Max Ophuls nous montre l'univers d'une romance féerique, on le voit sublimement à l'écran puis on bascule vers autre chose, le titre du film veut dire quelque chose. J'ai été très enchanté par ce long métrage avec de splendides décors de studios, puis qui doit beaucoup au duo de vedettes principaux , Joan Fontaine qui a un jeu intéressant faisant évoluer petit à petit son personnage avec talent et Louis Jourdan tout en élégance. J'ai aimé la scène où ils sont dans un train forain fabriqué de plusieurs paysages qui défilent selon le choix, c'est la première fois que je vois ça mais c'est original.
Vu au Champo le vendredi 30 novembre 2024 à 19h05... Je me suis rendu compte au cours de la projection que je l'avais déjà vu ! Jean Fontaine, une ingénu magnifique, Louis Jourdan, une stature... Tous les caractères sont finement ciselés, jusqu'au commerçant marchand de pseudo voyages... société viennoise du début du 20ème siècle...Un film enchanteur et cruel en même temps...
Un vieux film qui en remontrerait à beaucoup de plus récents. Il est vrai que la restauration numérique fait des miracles et rend la vision agréable. Joan Fontaine, en jeune fille follement éprise d’un pianiste plutôt coureur, est particulièrement lumineuse, et Louis Jourdan donne à son personnage beaucoup d’épaisseur. Le récit, tiré d’une nouvelle de Stephan Zweig, est très triste, mais la réalisation est irréprochable. Un beau face à face à voir.
Il m'aura fallu, avouons le ,2 visionnages pour appréciez à sa juste valeur ce classique du très grand Max Ophuls qui a la différence des ces collègues américains pur jus, ne laisse pas le cadre viennois de cette histoire et son lot de cartes postales , parasiter et vampiriser sa mise en scène toute en élégance gracile qui peut dans ses conditions se concentrer sur la relation entre les deux personnages toute en tension douloureuse . Joan Fontaine comme chez Hitchcock fait encore ici imploser le cadre lisse de son image pour mettre à jour les fêlures de son personnage et parvenir à composer au début du film et sans ostentation , une jeune fille de 16 ans alors qu'elle en a le double.
Un film magique et poignant mis en scène avec beaucoup de virtuosité. Max Ophüls fait d'une sublime nouvelle de Stephan Weig un film signature, une oeuvre mythique aux caractéristiques très particulières. Le cinéaste multiplie les travellings en suivant ses personnages avec grâce, en passant de l'un à l'autre, en les suivant avec finesse dans des mouvements d'une grande finesse et d'une grande sensibilité, aussi bien des moments intimes que mondains. Ce style très fluide donne au film une grande douceur, à l'image de son héroïne incarnée par une Joan Fontaine époustouflante. D'abord ingénue, naïve et d'une fraîcheur incroyable, l'actrice prend peu à peu l'ampleur d'une femme du monde, toujours rongée par son amour, mais de plus en plus forte et sure. En face d'elle, Louis Jourdan est un héros à la fois magnifique et détestable, une âme légère et inconstante à l'opposé de l'héroïne, et il joue cela avec une beaucoup de naturel et de conviction. L'histoire est splendide et déchirante, magnifiquement adaptée et prend peu à peu une dimension d'une grande puissance émotionnelle. Un moment de cinéma incroyable à voir absolument.
En soit le film est bon, il y a une mise en scène très soignée et une photographie vraiment belle et sympa. Après j'avoue que j'ai moins aimé le scénario. Il est pas mauvais hein, mais j'ai trouvé regrettable que très vite le film ne devienne plus qu'un film de flash back plutôt qu'un film qui serait vraiment "épistolaire" (difficile, vous me direz). Après l'intrigue est porteuse, le scénario se suit sans déplaisir et encore une fois la mise en scène est vraiment bonne. Mais j'ai été un peu déçu.
Il était enfin temps que je découvre celui dont les travellings ont été froidement copiées par Kubrick (comprenne qui pourra). J'aime de base les histoires d'amours contrariées, difficiles, impossibles. L'amour que cette jeune femme porte à celui qu'elle admire tant sans que celui-ci ne s'en rende compte a fait vibrer ma corde sensible. Il y a dans cette histoire quelque chose d'incroyablement tragique. Le fait de voir une vie entière détruite par un coup de foudre, ce sentiment assez superficiel dans le fond mais qui marque quelqu'un de façon indélébile. Sur le papier, j'aurais pourtant eu envie de baffer le personnage de Joan Fontaine. Mais c'est si bien écrit, si touchant. La définition-même du film porté par la grâce. J'ai adoré les instants de rencontre, cette tendresse, ces moments de vie brefs qui ne font qu'accentuer une passion déjà ardente. J'aime le fait que les lourdeurs typiques du mélodrame soient évitées. Je croyais totalement au film et à ses personnages. Il y a d'ailleurs beaucoup inattendu finalement dans ce film, ce qui le rend encore plus captivant.
En plus de proposer une histoire bouleversante, que dire de cette réalisation. Élégante, des plans somptueux dont la beauté est sublimée par cette photographie magnifique. La séquence dans la fête foraine est d'une beauté... Sans oublier le départ du pianiste à la gare, laissant cette femme seule dans des volutes de fumée. C'est là toute la beauté du cinéma, celle d'émouvoir par une simple image, une simple expression. Pourtant le film est bel et bien dramatique, et se déroule progressivement vers une issue que l'on devine fatale dès l'ouverture de la lettre de cette inconnue, porteuse du résumé d'une passion aussi puissante que destructrice. Un sommet du mélodrame, porté par des interprètes brillants et une mise en scène admirable.
Un film mou qui mets en scène deux personnages qui passent à côté de leur vie. Elle a peine jolie vide et très cruche est amoureuse d'un jeune homme riche beau et musicien mais séducteur impénitent . Il lui fait un enfant et les oublient rapudement
Un film délicat, élégant, superbement mis en scène avec Joan Fontaine et Louis Jourdan. Certes les ficelles sont parfois un peu grosses mais quelle importance ? On suit pas à pas la course amoureuse de l'héroïne acharnée à retrouver l'homme qu'elle a aimé puis perdu ( apparemment à son corps défendant). Ophuls sait capter le charme de Vienne, les restaurants, les brasseries, la fête foraine - admirable séquence des deux amoureux dans un train "fantôme" - l'opéra, les fêtes,les chanteurs de rue aussi. Les réalisateurs d'aujoud'hui pourraient s'inspirer de cette délicatesse de style au lieu de forcer le trait notamment sur les scènes sexuelles. Ce qui est suggéré a souvent plus de poids que la dissection clinique. On se promène délicieusement dans ce Vienne envoutant et finalement on sort de ce film comme d'une fête enchantée.
Un film à la forme et au fond classique qui arrive à insuffler une marque et une vie à ses personnages hors normes! Malgré un scénario bateau, les deux acteurs arrivent à captiver l'écran et le noir et blanc rend sublime cette idylle tragique!