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Un visiteur
3,0
Publiée le 1 février 2021
« Les plus belles années d’une vie » pourrait concerner que le nombril de Claude Lelouch. Un entre soi avec ses acteurs d’« Un homme et une femme », « Un homme et une femme : vingt ans déjà ». « Les plus belles années d’une vie » relate « Un homme et une femme » 53 ans après ! Si j’étais médisant, je dirais que ce film hommage est aussi une copie paresseuse ; le réalisateur y insert des images sources d’« Un homme et une femme » additionnées du célèbre court métrage où le réalisateur traverse Paris à vive allure sans s’arrêter, brûlant feux rouges sur feux rouges. Mais à bien y regarder, ces images d’archives viennent compenser une mise en scène un tantinet statique. Jean-Louis Trintignant est pratiquement assis la plupart du temps. Ces images de souvenirs plutôt donnent du mouvement à ce film. Je pense avoir toujours été honnête envers Lelouch : j’aime ce réalisateur même si son oeuvre est inégale, répétitive depuis « Les uns et les autres », flirtant entre mièvrerie et paresse, mais je dois lui reconnaître son envie première : célébrer la vie sous toutes ses formes drame et comédie. Et puis surtout, son regard envers ses acteurs : indéniablement, Claude Lelouch aime ses acteurs, tous ses acteurs. Enfin, voir Jean-Louis Trintignant est un plaisir. Sa voix caressante, particulière ne me lasse jamais. Un grand monsieur qui manquera car je m’apprête à appréhender l’inéluctable et tant qu’il est encore de ce monde, qu’il sache combien je l’apprécie.
Il nous avait convié, en 1986, au vingtième anniversaire de leur rencontre; Claude Lelouch nous invite à partager quelques uns de leurs vieux jours. Anne Gauthier rend visite à Jean-Louis Duroc dans son EHPAD. Elle est encore alerte et coquette; lui est un vieillard très diminué dont la mémoire vacille, perdu dans ses pensées et, précisément, dans le souvenir confus de son amour de jadis, éphémère, avec Anne. Il y a des instants d'émotion dans ce film d'octogénaires, mais il y a surtout une forme d'impudeur dans la façon de filmer la dégénérescence pendant 1h30. Surtout que Lelouch radote son "Un homme et une femme"" en glissant au besoin dans ce film des extraits de son oeuvre la plus célèbre. En définitive, je fais comme Anouk Aimée: j'observe mois Jean-Louis Duroc que Jean-Louis Trintignant au bout de sa vie. Et l'acteur renvoie à mes souvenirs cinématographiques bien plus sûrement qu'au personnage que l'acteur incarne ici. Surtout que le scénario tient à peu de choses, à rien en fait. Lelouch n'est pas très intéressant, ni dans ces retrouvailles de cinéma, ni dans l'évocation de la vieillesse ennemie et du temps qui a passé. Il glisse dans la conversation entre Trintignant et Anouk Aimée des mots, des formules qui sont plus d'esprit que de sensibilité. Et le cinéaste finit par ennuyer.
C. Lelouch réalise ici une belle performance. J'ai été impressionné par son petit coup de maître d'intégrer les images d'Un Homme et Une Femme. C'est très subtil et cela se marie très bien avec le contenu actuel. Le début du film, très lent, qui se concentre d'abord sur le portrait d'un vieil homme, J. L. Trintignant, se plongeant dans ses souvenirs, puis ensuite le portrait de cet homme et de son amour de jeunesse, A. Aimée, est très beau, très lent. C'est très émouvant. Le seul problème, c'est qu'au bout d'un moment, l'histoire va décoller, qu'on va être plonger dans l'énergie de ces vieilles années. Mais non, le film se concentre uniquement sur le portrait de ces deux anciens amants. Cela reste beau et bien exécuté mais c'est un peu lent. Dommage. A voir tout de même.
Voir et revoir, voir et au revoir... Magnifique de douceur de mélancolie de légèreté.... tout en nuances nostalgiques, si touchantes... ils sont elle et lui si beaux, si vieux.... Drôles, doux, émouvants.... A la fin de l’envoi....Lelouch!!!!
Comment refourguer du vieux et l'injecter dans un film actuel qui n'a rien d'autre à montrer que la déchéance physique ! Quel sacripan, ce Lelouch. Il a plus investi dans les boîtes de mouchoirs à vendre à l'entrée de la salle que dans un scénar digne de ce nom. La nostalgie n'est plus ce qu'elle était, comme écrivait Signoret, ici, on en ingurgite jusqu'à la lie ! Heureusement, après ce truc indigeste, on peut se consoler en revoyant un vrai film du même réalisateur : L'aventure, c'est l'aventure..
La retraite paisible est romantique dans ce scénario écrit, reprenant une jeune histoire amoureuse laissée poursuivie vers cette maison de repos du troisième âge, tendre Monsieur Trintignant dans ses pensées soufflées par une subite tragédie familiale, respectueusement sincère condoléance.
Tant de tristesse reflète amèrement douce dans ce film, de la nostalgie comme état d'âme d'un vieux poète qui ravira la flamme avec son ex vielle amie, une mise en scène désuète avec ces flash-back, c'est déroutant tout ces grillages de feu dans un tout automobile à Paris centre en noir et blanc.
Superbe!! Quelle belle leçon de vie et d’optImisme....magnifique jl Trintignant,superbe et émouvante Anouk Aimée. Et enfin un véritable bonheur de retrouver toujours aussi belle la merveilleuse voix de Nicole Croisille !!
Il est difficile de rentrer dans ce film contemplatif mais au final cette longue réflexion sur la vieillesse avec un Trintignant qui n a rien perdu de sa verve et de son talent vous emporte avec émotion. Un film d introspection ou chacun pourra voir dans cette histoire un morceau de sa propre vie...
Si un mot me venait en tête pour décrire ce que j’ai ressenti devant ce film, ça serait ennui. Je ne pense cependant pas du tout être le public ciblé. Cette comédie dramatique est une véritable ode au souvenir, plus de cinquante ans après la sortie de son ainé. N’ayant vu aucun des films précédents, et n’étant pas spécialement attaché à ces acteurs que ma génération n’a pas connus, cela ne m’a pas du tout parlé. Je regardais comme si j’étais extérieur à tout ce qui se passait. Je n’arrivais pas à me sentir concerner. J’avais même du mal à tenir ma concentration active avec un rythme extrêmement lent. Les dialogues tournent vite en rond à cause de la maladie de Jean-Louis. Les scènes passent et se répètent. Elles sont entrecoupées par des images des anciens films. Celles-ci illustrent bien l’histoire en donnant un peu de vie, mais ne sont à mon goût pas assez présentes. C’était les seuls moments que j’appréciais. Ayant eu au bout d’une heure l’impression d’avoir fait le tour du film, je suis même parti avant la fin, chose très rare. Honnêtement, je suis mal placé pour donner un avis objectif sur ce film. Je donne juste le point de vue de quelqu’un ne connaissant pas l’antériorité.
Je ne sais pas ce que pourraient en penser des jeunes qui n'auraient pas vu "Un homme et une femme", dont cette suite intègre quelques séquences - peut-être suffisantes pour eux - mais c'est plein de délicatesse et de tendresse. Un film largement constitué de gros plans sur les visages de Trintignant, personnage principal, atteint d'Alzheimer mais aussi, nous dit-on, un peu tricheur, dans lequel Lelouch se projette manifestement et d'Anouk Aimée, complice attentive et émue. Tous deux magnifiques. C'est en tout cas extrêmement émouvant quand on est de leur génération. Et les rares personnages de second plan sont également excellents. La seule chose qui m'ait un peu gênée est l'attaque un peu trop vigoureuse de la chanson du film (signée Calogéro et Barbelivien, puisque Pierre Barouh et Francis Lai sont morts) par Nicole Croisille, évidemment, puisqu'elle est encore en vie.- Car c'est clairement un film de survivants. - Et c'est dommage, car c'est tellement plus joli quand elle attaque en douceur le second couplet. La voix est encore belle, mais depuis qu'elle n'est évidemment plus ce qu'elle a été, la chanteuse a cette tendance à la pousser parfois, comme pour se rassurer. Ce que ne font jamais, dans leur jeu d'acteurs, Trintignant et Anouk Aimée. Un beau film en tout cas. Lelouch a eu bien raison de le faire, et Anouk Aimée et Trintignant d'accepter d'y reprendre leurs personnages cinquante trois ans plus tard.
De magnifiques acteurs , des dialogues très bons ...un très grand film de Claude Lelouch . Bravo !! J ai adore Anouk Aimé..À 87 ans c est une femme magnifique.
Grandes retrouvailles, une magie pure, MERCI à Claude Lellouch pour ce bain de souvenirs, combien sommes-nous d'habitants de ce pays à avoir engrammé à jamais la musique enveloppante du couple mythique ? Un demi-siècle plus tard, on s'aperçoit que ce film était de la poésie pure et que les acteurs étaient habités par la densité humaine qui caractérise les grands. Inutile d'évoquer la beauté d'Anouk, intacte, même douceur même élégance, même féminité absolues. Trintignant est l'un des plus grands acteurs de France de tous les temps, quelle intelligence, quelle composition ! Quant à la ballade dans Paris à toute allure, une jubilation pure. Lellouch est le cinéaste français le plus épris de bonheur, le romanesque incorrigible le plus assumé des réalisateurs ! Un film au rythme irréprochable tout en finesse, en connivences, admirablement écrit. Lellouch ou la jeunesse éternelle ?
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1,5
Publiée le 16 août 2020
J'avoue que je n'ai jamais été un grand fan de Claude Lelouch. Un homme et une femme ne m'a pas marqué il y a plus d'un demi-siècle lorsque je l'ai vu pour la première fois. J'ai alors senti que Lelouch met trop l'accent sur la musique et l'esthétique de l'image au détriment des émotions et de la sincérité de l'histoire qui se déroule à l'écran. Je maintiens cette opinion. Je suis sorti de son nouveau film Les plus belles années d'une vie qui ramène les personnages principaux avec des sensations similaires. Presque toute une vie s'est écoulée entre les acteurs, le réalisateur et une partie du public. Les acteurs ont magnifiquement vieilli et ils représentent la partie lumineuse de ce film. Le réalisateur semble être resté fidèle à ses vues. Moi en tant que spectateur sur les miennes et je ne suis toujours pas plus impressionné maintenant...