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RaboteurDeParquet
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3,5
Publiée le 12 avril 2025
Un très bon film qui, même si il est lent pour certains, nous embarque dans une poésie merveilleuse comme une barque le long d'un cour d'eau. Le charme du film est à la fois dans le texte que dans le jeu de couleur et d'image ce qui en fait une oeuvre très équilibrée. Dommage que je ne comprennes pas l'allemand car je pense qu'on perd beaucoup de symbolique et de poésie à lire les sous-titres.
Pour celles et ceux qui n'ont pas compris le film, ou qui pensent que c'est un film mauvais, essayez de trouver un film semblable dans le cinéma français des années 80-2000. Il y a certes eu de très belles réalisations dans le cinéma français, mais pas de film ressemblant à ce petit bijou dont la production fut franco-allemande. La première impression que j'ai eue en allant voir " Les ailes du désir ", c'est son côté esthétique, nostalgique, sa poésie et l'ambiance calme qui y règne. Ensuite, je pense que le propos est métaphysique, une réflexion sur la bienveillance humaine, sur la paix, sur Dieu, sur le Berlin de l'après-guerre et une société quelque peu hypocrite voulant cacher son passé, ses crimes. C'est en même temps un hommage au cinéma expressionniste allemand, en particulier l'époque du cinéma muet (Carl Froelich, Murnau, G. W. Pabst, Fritz Lang,...). Les artistes allemands ont souvent été avant-gardistes (théâtre, cinéma, peinture, architecture, musique classique, musique électronique avec des groupes comme Kraftwerk, Tangerine Dream,...) et certains artistes (photographes, décorateurs, scénaristes, réalisateurs,...) sont également à l'origine de chefs-d'oeuvre du cinéma américain, l'âge d'or d'Hollywood...
peinture du berlin des années 80 et à travers elle, peinture de l'humanité, dans ce qui ressemble à une poésie ontologique. De nombres thèmes "essentiels" sont ici abordés et le sens et les significations peuvent être interprétés de diverses manières. tout le charme du film réside dans l'interprétation des choses. Wenders, poète, nous offre une vision de l'homme qui dans sa quête du bonheur, oscille entre deux aspects qui font sa propre nature. Le premier, est l'homme rationnel, doté donc de raison, représenté par les anges, ceux qui savent tout, ceux pour qui le monde est "un", sans mystère ni saveur, l'homme qui à travers ses pensées reformule son monde et son malheur, seul. La vie en noir est blanc. Le second est l'univers des sensations, celui des couleurs et des odeurs, celui par qui l'homme de raison, est obligé de passer pour trouver des bribes de bonheur et de sentiments, celui grâce à qui le monde est moins fade, plus passionnant et tellement plus beau. si wenders a certainement lancé d'autres pistes de réflexion, il me semble que c'est cet aspect qui est sous-jascent durant tout le film. Le passage de l'ombre à la lumière, de la grisaille de la réflexion collective, à la douce beauté des sensations, semble être pour l'auteur un possible remède pour une allemagne qui apparait comme malade. Un petit bémol simplement, concernant la première partie du film qui est un peu longue parfois. la voix off y est quasi permanente, et même si elle est completement justifiée, on tombe parfois dans un didactisme dérangeant (mais obligé puisque les personnages expliquent leurs pensées). Pour résumer, ce film, très personnel et très réfléchi est, au delà du discours et des idées, un grand moment d'émotions. Une réussite, puisque le film lui même est le parfait exemple de ce qu'il raconte, la beauté de la vie.
C'est la deuxième fois que je visionne un film de Wim Wenders, la première fois c'était avec le sublime Paris, Texas. Honnêtement, je m'attendais à une œuvre d'une même gabarit, tout aussi efficace, mais loin de là finalement. Je ne suis pas dans l'idée de vouloir le démonter, car l'originalité du scénario sur fond d'une jolie photographie est un avantage, ça m'a bien plu, mais le point culminant qui est une histoire d'amour a malheureusement démarré beaucoup trop tard, presque vers la fin du film. Peut-être que le réalisateur a voulu nous faire passer certains messages, surtout dans la première grosse partie du film, mais cela a fait énormément d'ombre sur l'essence même de l'histoire. Cela aurait pu être un chef-d'œuvre.
C'est beau! C'est poétique! C'est romantique! C'est coloré, voire exotique! Ca peut paraître maladroit parfois, surtout dans le jeu des acteurs, mais il me semble que c'est voulu au final. C'est aussi triste et nostalgique, mélancolique plutôt. Jusqu'à ce que nos deux anges se rencontrent et là...c'est la plus belle déclaration d'amour que j'ai entendu au cinéma. Touché! A voir sans hésiter - un grand classique.
Amoureux des films Paris, Texas et Perfect Days, je me suis plongé dans les Ailes du Désir pour suivre mon chemin Wendersien. Le film nous emporte par sa poésie mais nous laisse las de certains plans ou conversations bien trop longues. Le duo d’Anges tombes du ciel (Bruno Ganz/Otto Sander) fonctionne à merveille et la présence de ce cher inspecteur Colombo ajoute quelques notes d’humour bienvenues. La performance de Nick Cave est particulièrement réussie et le film retrace avec vérité l’ambiance de ce Berlin des années 80. Un film qu’il faut avoir vu.
Un décor pertinent ainsi qu’une réflexion philosophique et cinématographique intéressante. Malgré des actions lentes et un cadrage approximatif au début, nous avons pris du plaisir en regardant ce film à l’esthétique travaillé. Une belle réflexion dans sa globalité !
J'ai failli partir au bout de cinq minutes. Je suis resté pour deux raisons Peter Falk et le prix de la mise en scène décernée par canne, dans les deux cas je n'ai compris leur choix. A part quelques images et scènes , il reste un film sans intérêt...
...et si les anges immortels revenaient parmi nous pour voir ce qui se passe après leur mort? Sur ce thème, Wim Wenders nous ramène au Berlin de l'immédiate après-guerre avec une certaine poésie sui n'exclut pas une vérité dans les décors, un usage du noir et blanc et de la couleur en fonction de la situation, un film assez attachant mais pourtant assez vite oublié aussi ,peut-être à cause finalement d'un manque de consistance dans le scénario.
Avec Les Ailes du désir, Wim Wenders signe une méditation poétique d’une grande beauté sur la solitude, le désir et la condition humaine. À travers le regard des anges qui observent Berlin sans pouvoir pleinement participer à la vie des hommes, le film interroge avec une infinie délicatesse ce qui donne sens à l’existence : l’amour, la souffrance, le temps et l’expérience sensible du monde. La photographie en noir et blanc, progressivement confrontée à la couleur, traduit magnifiquement le passage de l’abstraction à l’incarnation. Bruno Ganz apporte au personnage de Damiel une douceur mélancolique qui rend profondément émouvant son désir d’abandonner l’éternité pour la fragilité humaine. Malgré une dimension contemplative et philosophique qui peut sembler parfois éthérée, Les Ailes du désir demeure une œuvre d’une grâce et d’une profondeur remarquables.