Les Ailes du désir
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150 critiques spectateurs

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Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2012
Premier Wenders que je découvre, « Les Ailes du désir » s'est avéré être une source d'émotions et de plaisir quasiment insoupçonné, à mille lieues de l'ennui que je pouvais craindre de la part de son auteur. Et même si j'ai bien conscience que celui-ci étant réputé pour être son meilleur je risque de quelque peu déchanter par la suite, je ne pourrais être qu'éternellement reconnaissant à Wenders d'avoir offert un spectacle aussi beau, élégant, intelligent, filmé avec une grâce aérienne (aha!) et parlant avec grand talent de nombre de sujets. Il n'était pourtant pas gagné d'avance d'apporter un regard neuf et inspiré sur des sujets aussi rabattus que la vie, la mort, la mort, l'ennui, l'éternité, le devoir de mémoire... Le réalisateur allemand le fait admirablement, le jeu brillant sur l'alternance de la couleur et du noir et blanc n'étant qu'une idée superbe parmi d'autres... Bref, une oeuvre inoubliable, à l'image d'un Bruno Ganz dans son plus grand rôle (avec celui d'Hitler dans « La Chute ») et d'une Solveig Dommartin incroyablement belle et émouvante... C'est ce que l'on appelle un chef d'oeuvre, non?
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2023
J’ai lancé ce film avec la certitude que je n’irais pas jusqu’au bout. Or je suis allé jusqu’au bout, parce même si je n’ai pas été emballé, le film possédé des qualités, sa photo, un certain sens de l’insolite et puis il y a les merveilleux passages avec la très belle Solveig Dommartin. A contrario on doit se taper du texte gavant (dialogues et voix off). La bande son est un mélange de tout et de n’importe quoi dont une musique concrète abominable et un concert de rock d’une laideur acoustique et visuelle épouvantable. Quant au récit, on me souffle que c’est une métaphore, ce qui me fait une belle jambe ! En fait un film très snob !
cinono1

365 abonnés 2 275 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2013
Oeuvre poétique qui le dispute parfois à la balourdise. Le film de Wenders rappelle les richesses de la vie humaine au travers d'un ange révant de gouter au plancher des vaches. Wenders en profite pour filmer la ville de Berlin avec tout son sens du cinéma et apporte métaphores philosophiques à son récit. Par moment, j'ai eu l'impression que l'ange, une fois humain expérimenter le mauvais gout (un costume improbable oun un concert de rock assez laborieux, Nick Cave ou pas). Le film accuse parfois lenteurs et lieux communs (les forains francais...)Assez fort quand même. Le film a connu une suite assez décriée, Si Loin, Si Proche mais qui m'a laissé un lontain et bon souvenir.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 août 2017
Une pure merveille, de la première à la dernière seconde. A la fois très poétique, bourré d'humanité et proche de l'avant-gardisme (nombreuses sont les expérimentations sonores et visuelles), « Les Ailes du Désir » constitue le sommet de l’œuvre de Wim Wenders. Toute son équipe était alors en état de grâce. La photographie d'Henri Alekan est au-dessus de tout éloge, sa participation au long métrage étant essentielle. On peut dire qu'il est véritablement l'âme du film tant il sublime la réalité : sa maîtrise est ahurissante, que ce soit pour les séquences en noir et blanc ou en couleurs. Bruno Ganz est lui aussi tout à fait remarquable. Malgré ou plutôt grâce à un jeu d'acteur très épuré, il lui suffit d'un regard, d'un sourire pour donner vie à l'émotion la plus franche. Je suis d'ailleurs longtemps resté marqué par son sourire, tant il incarne à merveille la bienveillance, d'une façon totalement désarmante. Les autres acteurs, de Peter Falk à Solveig Dommartin, sont tout autant dignes de louanges. Et puis Wim Wenders. Sa caméra virtuose est absolument incomparable. Sans compter tout ce qu'il a apporté au film, étant à l'origine du projet. Parler de Berlin, du mur, de l'Allemagne, de son histoire... mais aussi parler de lui, de son enfance,... et même de la vie, de l'humanité... Rien que ça. Pourtant tout se tient, ça marche, son film est d'une richesse, visuelle comme thématique, peu commune! Et ce sans jamais se départir de son humilité et de sa simplicité exemplaires, malgré l'audace de l'ensemble. On peut aussi évoquer la musique magnifique de Jürgen Knieper, le travail époustouflant sur la bande sonore, ou encore le génie des textes de Peter Handke et Rainer Maria Rilke (grande influence de Wenders). « Paris, Texas » était déjà un film exceptionnel, avec « Les Ailes du Désir » Wim Wenders a réussi à faire encore (et largement) mieux. Ça semblait impossible, et pourtant... Inutile de préciser combien il serait triste de passer à côté d'une telle splendeur. Un des plus grands chefs-d’œuvre des années 80. Et du 7ème art.
Roub E.

1 306 abonnés 5 370 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 avril 2022
Je ne vais pas pouvoir en dire grand chose, je suis passé complètement à côté. J’ai apprécié le très beau noir et blanc et cette photographie d’un Berlin alors coupé en deux avec le mur très souvent présent en toile de fond. Malheureusement sa poésie lymphatique m’a laissé totalement indifférent et ne m’a jamais touché. J’ai trouvé les personnages trop monolithiques et en totale contradiction avec le sujet du film qui voudrait célébrer la vie. Alors je me suis contenté d’observer ses aspects techniques, tout en m’ennuyant.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 octobre 2016
Tres reussi esthetiquement parlant et beneficiant d'une solide interpretation (Ganz et Falk),cette histoire d'amour originale entre un ange et une terrienne reste malgré tout tres tres hermetique a cause de trop nombreuses longueurs (par exemple les 2 sequences de concerts de rock) ainsi que de dialogues philosophiques souvent complexes.Reste un superbe noir et blanc ,hommage aux grandes heures du cinema expressionniste Allemand et une idee de depart des plus poetique , entendre les pensees des habitants de Berlin au travers des 2 anges est egalement tres bien vu .Dommage que " l'arrivee " de l'ange sur terre et sa rencontre avec la femme ne survienne qu'au bout d' 1h40 de film car c'est vraiment la que l'interet demarre.Pourquoi traiter de themes universels comme la vie ,la mort,les relations homme/femme ...en utilisant des dialogues parfois si complexes qu'ils finissent par nuir aux simples images.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 février 2017
Difficile d'être insensible à la poésie de ce film singulier et déroutant, à ces voix-off qui louent la beauté du monde et la chance d'être humain, de pouvoir ressentir le malheur et l'amour, d'être sans cesse traversé par des émotions, ce que les anges ne peuvent pas, simples esprits écoutant les peines des hommes auprès desquels ils restent invisibles. "Les Ailes du désir" est un film qui s'impose par sa douceur - omniprésente - inscrite dans une mise en scène moderne, à la gestion de l'espace antonionienne avec cette rigueur architecturale ébouriffante et aux mouvements de caméra aériens qui ne sont pas sans rappeler ceux de Malick. Il faudrait plusieurs visions pour analyser en détail ce pur objet de mise en scène, qui oublie pourtant de construire ses personnages, sans consistance et sans nuances. Il suffit de prendre le personnage de Damiel et à travers lui, le jeu de Bruno Ganz, monolithique et incapable de faire ressentir la puissance de son sentiment amoureux. Sans aucun doute un brillant esthète, Wim Wenders a oublié ce qu'il avait réussi dans le superbe "Paris, Texas", à savoir mettre sa mise en scène au service d'une trajectoire, celle de l'écriture et des personnages. Sans être de mauvaise foi, il faut admettre que certains plans sont techniquement impressionnants mais ils ne parviennent jamais à émouvoir. Même dans la dernière demie-heure, où Damiel devient humain, le film manque de chair et peine à faire exister ce désir de vivre et d'aimer. Frustrant !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 31 octobre 2012
Non, "Les ailes du désir" n'est pas une poésie humaniste. Il est un film terriblement lent et surtout incompréhensible à souhait. Trop de longueurs, un scénario mal ficelés, des acteurs qui manquent terriblement de charisme. Personnellement, je ne peux pas me forcer d'apprécier un film devant lequel je me suis ennuyé à mourir, même s'il est parfait sur le plan technique et esthétique, et c'est bien ce qui le sauve.
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2014
Je n'ai jamais vu un film pareil, et je pense que je n'en verrais jamais plus de pareil que ce soit dans la forme ou dans le fond... Grand film ! mystérieux, atypique, introspectif. Le genre de film qui te fait voir la vie autrement, donc une oeuvre essentielle de l'histoire du cinéma. Elle concerne tout le monde par son caractère universel et son approche métaphysique : quête existentielle, recherche du bonheur (qu'est-ce donc le bonheur ? et comment le trouver ?)... Les deux acteurs qui incarnent les anges sont énigmatiques, vraiment fascinants et beaux, ils n'ont pas besoin de parler, ils font tout passer à travers l'expression de leur visage, de leur corps, de leur regard.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 août 2010
Soit on aime, soit on aime pas du tout à mon avis. Les ailes du désir peut laisser difficilement indifférent. Je suis prêt à reconnaître les qualités de mise en scène, l'image soignée, et le scénario original de ce film, ce qui est déjà beaucoup. Wim Wenders maîtrise en effet parfaitement sa caméra, et c'était nécessaire pour un sujet comme celui-ci.
Le problème, c'est que ça ne suffit pas à masquer une histoire poussive qui se traîne. Si la poésie ne prend pas, difficile de tomber sous le charme de l'œuvre de Wim Wenders.
WolfgangAmadeus
WolfgangAmadeus

14 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2007
Un chef-d'oeuvre...
Ce film est d'une beauté incroyable.
Comme un songe merveilleux ou la poésie reigne en maitre.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2014
Film expérimental très perturbant. C'est comme lire un livre de philosophie. Wenders livre sa psychanalyse. C'est fait d'images furtives, de rêves, de multiples réflexions sur tout. Dans le genre il y a Resnais, Godard ou Lynch
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 septembre 2023
Juste après avoir signé « Paris, Texas », le réalisateur allemand Wim Wenders revient en 1987 avec une fable totalement abstraite. Dans une ville de Berlin encore coupée en deux par le mur, des anges invisibles lisent dans les pensées des individus qui passent à côté d’eux. Une de ces créatures souhaite devenir un être humain pour ressentir les émotions que la vraie vie procure. Même si la mise en scène assortie d’une belle photographie reste d’une indéniable qualité, les élucubrations philosophiques, parfois dénuées de sens, ne procurent guère d’émois. Le concept de cette quête d'identité devient vite assommant en raison de son caractère linéaire et fade. Bref, si certains considèrent cette œuvre comme culte, elle n’en demeure pas moins terriblement ennuyeuse et pompeuse.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 mars 2010
Le réalisateur de Paris, Texas (1984) réalise ici une œuvre déroutante, car elle se situe du point de vue de deux anges qui observent en silence la vie des Berlinois.
Les Ailes du désir (1987) est un film d’une simplicité scénaristique effarante, à la mise en scène complètement amorphe, pour ne pas dire contemplative voire soporifique !
120 minutes d’errances partagées entre deux anges et un troisième redevenu humain (l’excellent Peter Falk, alias l’inspecteur Colombo), au final, on reste très perplexe face à cette œuvre poético/philosophique où l’ennui prédomine avant toute chose. A noter que le film fut (aussi bizarre que cela puisse paraître) récompensé par le Prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes en 1987 !
Et enfin, signalons aussi qu’il existe une suite, réalisée par le même réalisateur (Si loin, si proche - 1993), ainsi qu’un remake (La Cité des anges - 1998).
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Avec «Les ailes du désir» (Der Himmel über Berlin), Wenders a signé son film, à ce jour, le plus ambitieux, le plus riche et, pour tout dire, le plus réussi. Il y campe une Allemagne d'avant la réunification, symbolisée par la ville de Berlin, et que l'on découvre blessée par la guerre, marquée par la mauvaise conscience du passé nazi, mais aussi par la misère sociale, et tentée par le désespoir. Les anges, en particulier Damiel et Cassiel dont le réalisateur nous montre les pérégrinations, tentent d'y insuffler l'espoir et l'amour. Damiel, tombé amoureux d'une trapéziste, renoncera finalement à sa nature purement spirituelle pour assumer la condition charnelle des hommes et partager concrètement leur sort. Lointainement inspiré de l'oeuvre de Rilke, le film de Wenders est à la fois très complexe, profondément humain et intensément poétique. On peut y percevoir plusieurs niveaux de lecture. Au niveau le plus immédiat, on y verra une méditation sur le destin de l'Allemagne, voire un plaidoyer pour la réunification allemande. Mais, plus profondément, on y lira une fable philosophique en forme de méditation sur la condition humaine. Mêlant le noir et blanc (le monde vu part les anges) et la couleur (le monde vu par les humains), le réalisateur fait montre d'une grande audace formelle dans la construction, dans l'usage de textes poétiques et dans le recours à des musiques très diversifiées usant parfois d'un langage avant-gardiste... «Les ailes du désir» constitue donc un chef-d'oeuvre qu'aucun cinéphile ne peut ignorer. Il est fort dommage que Wenders, qui apparaissait comme l'un des réalisateurs les plus prometteurs des années 80, n'ait pas persévéré dans cette voie, pour adopter aujourd'hui un style plus conventionnel, plus populaire, voire démagogique!
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