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Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Je n'ai pas accroché ce film mais à mon avis c'est un film quand même très intelligent, je le réserve donc aux personnes se posant des questions philosophiques sur l'humanité.
On se laisse transporter par une intrigue lente et poétique, aux plans somptueux et à la photographie magnifique. Malheureusement le film est entrecoupé de conversations futiles et pseudo-philosophiques qui méritent parfois le juste de titre de masturbation intellectuelle, une spécialité du film dit "d'auteur". En bref, on parle trop et pour ne rien dire, c'est dommage...
J'avoue que j'ai eu du mal à le noté... Je ne sais pas ce qui m'a dérangé, mais cela reste un superbe film... L'histoire est à en tomber par terre, magnifique, quoi ! Tous comme la musique ! Je n'ai rien à redire sur les acteurs. Et le fait de tourner en noir et blanc quand les anges sont présent dans la scène, cela donne un petit côté... je ne sais pas... magique, peut-être. Ou alors cela fait ressortir l'existence humaine, de sorte que l'on s'attache beaucoup au à eux...! Enfin, un film à voir... (Très beau)!!! La seule chose énervante, par rapport au côté technique, c'est le doublage français... Il était, encore une fois, nul (et oui, "nul" c'est le mot parfait!) Un chef d'œuvre !!!
Ce film franco-allemand de Wim Wenders est à la fois poétique et philosophique. Il montre le monde à travers la vision des anges, qui voient en noir et blanc. Ce choix des couleur permet de cerner par qui nous voyons Berlin, en couleurs pour les êtres humains et en noir et blanc pour les anges. Cette différence de perception du monde marque aussi le fait que les anges sont incapable d'éprouver les sensations que procurent les couleurs. Leurs vies sont fades, ils savent tout et ne peuvent deviner, ils survolent la terre sans jamais vivre de vrais moments. Lorsque Damiel (Bruno Ganz) tombe amoureux d'une trapéziste (Solveig Dommartin), il devient peu à peu humain. Sa vie d'immortel se transforme, à la même vitesse que la confirmation de ses sentiments. Ce rythme fait que ce film est très lent et qu'il plaira peut être moins aux impatients. Malgré qu'elle soit une ville chargée en histoires, le réalisateur arrive a montrer la poésie de Berlin, au moyen de l'histoire d'amour ainsi que de magnifiques plans de la ville. Ce film nous transmet encore d'autres messages. D'abord, que l'amour est plus puissant que que le pouvoir divin. Ensuite, que chaque personne est importante, comme une personne âgée abandonnée, nous suivons un ange qui écoute son discours intérieur, voyant qu'elle possède la connaissance. Puis, il nous montre la pureté d'âme de l'enfant, car lui seul peut voir les anges. Le 18ème film où Wim Wenders est à la réalisation nous donne un leçon sur l'humanité dont personne ne peut rester indifférent. En effet, toute une partie du film est dédiée à la population. Elle montre les pensées que chaque personne peut avoir, du petit enfant au vieillard, en passant par l'adolescent.
En clair, "Les ailes du désir" est un film lent, audacieux pour son époque, mais dont le rythme est nécessaire pour la poésie de l'auteur.
"Et les fils des dieux virent que les filles des hommes étaient belles." (Genèse 6:2). Triste sort que celui de cet ange, bien peinard dans son ciel, qui "tombe" amoureux d'une trapéziste spoiler: et finit auprès d'elle, à lui tenir servilement la corde pendant qu'elle fait ses exercices. Les femmes s'extasieront devant cet amour si absolu, les hommes grimaceront d'y retrouver leur propre "chute". Cela dit, la vie en noir et blanc sans pouvoir goûter au café brûlant n'est peut-être pas plus enviable ? Très grand film, un chef-d'oeuvre. Et Nick Cave à la fin du film est envoûtant.
Cette histoire nous plonge directement dans l'Histoire de Berlin, chaque humain doute, a peur, commencent à craquer et n'en peuvent plus de leur vie ce qui amène certains même à se suicider. Mais Il y a les anges, invisibles sauf pour les enfants, qui peuvent aider ces humains (les encourager et non les sauver) et nous découvrons avec un ange (Bruno Ganz) une trapéziste qui doute ,entrevoit de changer de vie et d'en trouver une meilleure mais elle est perdu dans ce monde, l'ange tombe sous le charme de la trapéziste jusqu'à vouloir devenir humain ,mortel ,vivant . Wim Wenders nous livre ici un très bon film, la mise en scène est parfaite tout comme la performance de Ganz . J'aime beaucoup les scènes où les anges décrient les petits moments de vies des humains c'est là qu'on voit que ces anges nous envient réellement . La photographie est aussi très belle, les images sont magnifiques sur Berlin où la peur et l'horreur existe encore. La présence de Peter Falk apporte une petite touche de comédie qui ne nuit pas du tout au film ,bien au contraire . Le hic est les voix-off, certes ils apportent de la poésie au film mais ceux des humains sont "trop travaillé" et on y croit pas trop . La relation entre l'ange et la trapéziste aurait pu être magnifique mais je suis un peu déçu par la fin où on reste sur notre faim, mais cela n'empêche pas qu'elle soit très belle. En tout cas ,un très bon film qui mérité le prix de la mise en scène à Cannes .
c'est sur c'est un chef d'oeuvre!mais j'ai eu beaucoup de mal avec la première heure car c'est très déroutant...Peter Falk est excellentissime il joue son propre rôle mais finalement(surprise)tellement plus!on ne peut être que touché par ces images très dures de génocide et de Berlin et touché aussi par ces dialogues d'anges et ces chuchotements d'humains.
Un film magique par ses thèmes (le temps et la mémoire, l'amour, le sens de la vie etc.), ses personnages (2 vrais anges qui sont là depuis toujours et une artiste de cirque), son éclairage, son lieu (Berlin à l'époque du mur), sa musique (notamment Nick Cave). Les Ailes du désir me font planer, comme dans un rêve. J'aime aussi beaucoup le personnage du vieux conteur qui est comme la mémoire de la ville. Il faut regarder ce film en VO car même si on ne comprend pas l'allemand, on apprécie d'entendre notamment le poème du début : Lorsque l'enfant était enfant, de Peter Handke.
Il est bien rare que la collaboration entre un cinéaste (Wim Wenders) et un écrivain (Peter Handke) se soldent par un échec. "Der Himmel über Berlin" (titre ô combien plus évocateur que "Les ailes du désir") est un superbe film sur la condition d'homme. Wenders va à l'opposé de l'idée de la vie rêvée des anges, leur réservant le noir et blanc, qui traduit l'impossibilité de sentir, alors que les humains se voient réservées les couleurs. En bref, il s'agit là d'un éloge de l'humanité, qui a la chance de pouvoir percevoir des sensations, même si elle peut être malheureuse. Tout cela s'appuie notamment sur l'impeccable interprétation de Bruno Ganz, parfait, comme toujours. C'est sans parler de ce magnifique poème de Peter Handke, "Als das Kind Kind war", que Bruno Ganz lit avec une profondeur insoupçonnée. S'il fallait résumer, je dirais que "Der Himmel über Berlin" est un classique parmi les classiques, que tout cinéphile se doit de voir et d'apprécier !!
C'est un film poétique, beau et intelligent. Son histoire est touchante et originale, les deux heures sont différentes mais aussi maîtrisées l'une que l'autre.