Noter une telle oeuvre n'a pas grand sens, tant c'est une expérience qui sera perçue très différemment par chacun. Par exemple, si vous avez la mauvaise idée de montrer ce film à votre pote non cinéphile habitué aux blockbusters américains, vous risquez d'en entendre parler jusqu'à la fin de vos jours. Tant "Der Himmel über Berlin" cumule les clichés du cinéma d'auteur intellectuel. Un film de Wim Wenders, réalisateur primé à Cannes. Un rythme très lent (d'aucuns diront soporifique), sur l'histoire de deux anges qui naviguent dans Berlin en écoutant les pensées des habitants. Des images principalement en noir et blanc. Des dialogues très littéraires. Une intrigue minimaliste, voire inexistante... sur fond d'histoire d'amour. Bref, votre pote aurait (un peu) raison de vous en vouloir. J'avoue moi-même que l'ennui est arrivé à plusieurs reprises. Pourtant, il y a du très bon, que je ne peux nier. Déjà, la mise en scène, à la plastique incroyable. Une visite du Berlin-Ouest quelques années avant la chute du Mur. Avec une photographie dingue, surtout pour les scènes en noir & blanc. Et des mouvements de caméra tellement fluides et amples qu'ils paraissent irréels, à l'image des anges qu'ils accompagnent. Et puis la prestation de Bruno Ganz, en ange tombant petit à petit amoureux d'une trapéziste. Ou de celle inattendue de Peter Falk , qui joue à priori son propre rôle... et réserve toutefois une amusante surprise. Tandis que le fond est évidemment bien chargé de significations. Fable sur l'existentialisme, la mort, l'amour, la vie, le genre humain, l'innocence (des enfants notamment), et j'en passe. Certes, c'est très bavard, notamment il est peu crédible d'entendre des gens penser de manière aussi structurée et poétique... mais on va dire que cela représente les expressions pures telles que les anges les perçoivent ? "Der Himmel über Berlin" reste ainsi une oeuvre particulière, le portrait d'une ville à ne pas mettre entre toutes les mains... et à ne pas regarder quand on est bien fatigué !
Oeuvre emblématique de Wim Wenders, "Les ailes du désir" est assurément un film marquant. Formellement magnifique avec son incroyable mise en scène et sa splendide photographie. Un esthétisme qui appuie joliment une ambiance poétique et des réflexions philosophiques. C'est beau et intelligemment écrit. J'ai bien eu un peu de mal à rentrer dedans au début. Le style Wenders et la lenteur du rythme a mis quelques minutes à me séduire. Mais une fois embarqué, je n'ai pas regretté le voyage. "Les ailes du désir" fait assurément partie de ces films marquants mais pas forcément accessible à tous.
Une fable poétique et métaphysique empreint de mélancolie d'une grande beauté plastique, avec une superbe photo en NB. Après ça manque un peu d'émotion.
Le film s'appuie sur la croyance moyenâgeuse qu'il existe une race spéciale d'anges, appelés « anges terrestres » pouvant s'incarner. Le projet est donc d'illustrer pourquoi un ange a le désir de devenir un humain. Seulement, le réalisateur Wim Wenders lasse une partie de son public tant il abuse avec la longueur de son film pour ce qu'il montre à l'écran. C'est mon seul reproche. La première heure en noir et blanc est soporifique. Elle aurait pu être réduite à dix minutes que cela n'aurait rien changé à son projet. La seconde partie avec l'incarnation et la couleur est plus intéressante. Sinon, il y a beaucoup d'imagination et de poésie autour des sentiments humains.
Bien moins fort et émouvant que le sublime "Paris, Texas", Wim Wenders nous livre encore une fois une œuvre d'une beauté formelle remarquable (avec l'alternance d'un très beau noir et blanc, d'images d'archives de la guerre et de la couleur), poétique et philosophique, ponctuée de moments de grâce. Mais malheureusement une multitude de scènes s'étirent au-delà de l'utile (entre autre la répétition des pensées des humains devient lassante) et on se dit que le film est bien trop long pour ce qu'il a à nous dire.
Sur un postulat intéressant, le réalisateur tisse un film trop bavard et fort lent qui nous perd par ses réflexions réitérées voire redondantes sur la souffrance du quotidien et le désespoir des êtres privés d'espoir ou de perspective d'avenir. Malgré un casting irréprochable et un travail de mise en scène symboliquement réussi, ce long-métrage émet un parfum trop désuet à mon goût. Je préfère largement la Cité des Anges!
"Les ailes du désir" de Wim Wenders est une oeuvre d'art cinématographique, ce film se contemple tel un tableau et s'écoute telle une poésie. Il ne plaira pas à tout le monde car il est assez difficile d'accès. Wim Wenders nous livre son amour pour la ville de Berlin et pour la culture ( concert de Nick Cave, passage dans une immense bibliothèque). Une scène me restera en mémoire c'est celle du numéro d'acrobate de Solveig Dommartin regardé par un ange sur le point de devenir amoureux et mortel. Du cinéma vraiment élitiste et intellectuel.
Le thème est attirant et Peter Falk aussi mais malgré toutes les belles critiques positives de ce film je n ai pas du tout accriché. Une musique assomante des monologues longuets et parfois dénués de sens. J avoue j ai accéléré ce film pour le finir. c est pas mon style.
Ce classique du cinéma allemand, et même du cinéma tout court d'ailleurs, réalisé par Wim Wenders et sorti en 1987, ne m'a pas autant emballé que la plupart des spectateurs. J'avais pourtant beaucoup d'attentes, étant donné sa très bonne réputation, mais également le fait que le sujet m'intéressait beaucoup, tout simplement. Nous suivons ici, en gros, l'histoire d'un ange qui a envie de devenir humain, de goûter les plaisirs de la vie, et surtout de pouvoir profiter de l'amour qu'il ressent envers une âme humaine. C'est donc une histoire très belle, d'emblée un peu naïve mais pas mièvre pour autant, donc on ne s'étonnera pas d'une vision du monde un peu "rose bonbon", même si le réalisateur nous montre tout de même quelques âmes torturées. Mais en réalité, l'histoire entre l'ange et l'humaine n'occupe qu'une partie de l'histoire et je dirai même qu'elle s'efface au milieu du film pour laisser place à un tout autre arc narratif, celui de Peter Falk. Présence pourtant presque anecdotique au début du film, l'ange le suit sur un nouveau tournage, il rencontre des passants qui pensent reconnaitre Columbo et puis l'acteur prend finalement de plus en plus de place pour même apporter un petit twist à son arc narratif qui lui est propre, qui devient alors beaucoup plus intéressant que la romance. Romance qui est pourtant censée occuper l'espace principal du film mais qui est petit à petit mise en retrait donc, pour revenir en force à la fin ; retour que je trouve d'ailleurs plutôt maladroit, comme si le réalisateur avait oublié cette partie de son film et qu'il s'empressait d'y mettre un terme. Le film comporte également de nombreuses longueurs, et je ne parle pas de tous les passages dans lesquels les anges lisent dans les pensées des gens (surtout au début du film) car ce sont des scènes très bien mises en scène mais également très bien écrites. Non, ce sont surtout les scènes par exemple de trapèze ou de concert qui durent une éternité et dont la longueur n'apporte pas grand-chose à l'ensemble. Et puis je me suis également, petit à petit, lassé de ces voix off, plutôt apathiques. Néanmoins, la mise en scène est plus que maitrisée, le réalisateur nous offrant des plans sublimes mais il y a également ce jeu entre le noir et blanc et la couleur qui n'est pas juste là pour faire joli mais qui apporte réellement du fond à l'intrigue, mais surtout aux personnages. "Les Ailes du désir" est donc un film qui reste très bon et très novateur sur certains points mais comporte tout de même des côtés très ennuyeux.
Un film vraiment difficile, beaucoup trop de lenteurs de discours abscons dans la 1ere moitié. Le film s'anime un peu avec l'activation de Peter Falk et le passage à la couleur de l'ange.Mais cela reste très théorique. Cependant il y a un grand plaisir dans le côté historique : le mur de Berlin , beaucoup de plans sublimes , et le concert de Nick cage , un grand moment . Deux vrais documents historiques. Mais cela reste un film très daté. La mise en scène est très belle , très élégante, mais cela ne suffit pas à faire un chef d'oeuvre.
Excellent film , très poétique , de Wim Wenders que ce conte allégorique narrant l'incarnation d'un ange , Bruno Ganz , qui renonce au Ciel par amour pour une femme ! L'un des personnages principaux n’est autre que la ville de Berlin alors encore séparée en deux par le mur que le réalisateur film à travers beaucoup de travellings aériens pour exprimer l'omniscience . L'Oeuvre recevra le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1987 .
J'ai bien saisi les références bibliques à l'ange déchu. J'ai bien saisi les effets noir et blanc - couleur. Mais au final ; quel ennui ! la première heure et demie n'est que bavardage sans intérêt. Seule la dernière demie-heure relève le niveau, mais pas très haut !
Un film esthétiquement réussi par Wim Wenders, mais globalement décevant. Ne cherchez pas d'humour ni d'action dans cette réalisation du cinéaste germanique. Si son scénario, très noir, se révèle hermétique, avec beaucoup de réflexions philosophiques ardues, le plus dérangeant est l'absence de dialogues. Sur des scènes en noir et blanc, deux anges échangent des réflexions sur la tristesse de l'humanité, dans un Berlin démoli d'après guerre ; un monde ou les gens sont des "figurants" ne parlant pratiquement pas. Après ces longues 80 Minutes de noirceur difficilement supportables, l'ange Damiel devient humain et nous retrouvons la couleur et les dialogues. Une seconde partie du film avec des longueurs mais spoiler: une lueur d'espoir dans une belle scène romantique .
Difficile de décrire cette oeuvre fantastique à la fois remarquable visuellement, un noir et blanc éblouissant et une maîtrise de tous les instants, indubitablement profonde et poétique, mais également quelque peu indigeste de par son rythme lancinant. Au travers d'anges capables d'entendre les moindres pensées des êtres humains, c'est la vie berlinoise de la fin des 80's qui palpite. Les Ailes du désir bénéficie d'un excellent casting, et constitue un spectacle très intellectuel et contemplatif qui le réserve à un public averti.