Les Ailes du désir
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150 critiques spectateurs

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Bernard M
Bernard M

28 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2026
...et si les anges immortels revenaient parmi nous pour voir ce qui se passe après leur mort? Sur ce thème, Wim Wenders nous ramène au Berlin de l'immédiate après-guerre avec une certaine poésie sui n'exclut pas une vérité dans les décors, un usage du noir et blanc et de la couleur en fonction de la situation, un film assez attachant mais pourtant assez vite oublié aussi ,peut-être à cause finalement d'un manque de consistance dans le scénario.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2026
Avec Les Ailes du désir, Wim Wenders signe une méditation poétique d’une grande beauté sur la solitude, le désir et la condition humaine. À travers le regard des anges qui observent Berlin sans pouvoir pleinement participer à la vie des hommes, le film interroge avec une infinie délicatesse ce qui donne sens à l’existence : l’amour, la souffrance, le temps et l’expérience sensible du monde. La photographie en noir et blanc, progressivement confrontée à la couleur, traduit magnifiquement le passage de l’abstraction à l’incarnation. Bruno Ganz apporte au personnage de Damiel une douceur mélancolique qui rend profondément émouvant son désir d’abandonner l’éternité pour la fragilité humaine. Malgré une dimension contemplative et philosophique qui peut sembler parfois éthérée, Les Ailes du désir demeure une œuvre d’une grâce et d’une profondeur remarquables.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2026
Oeuvre emblématique de Wim Wenders, "Les ailes du désir" est assurément un film marquant.
Formellement magnifique avec son incroyable mise en scène et sa splendide photographie. Un esthétisme qui appuie joliment une ambiance poétique et des réflexions philosophiques. C'est beau et intelligemment écrit.
J'ai bien eu un peu de mal à rentrer dedans au début. Le style Wenders et la lenteur du rythme a mis quelques minutes à me séduire. Mais une fois embarqué, je n'ai pas regretté le voyage.
"Les ailes du désir" fait assurément partie de ces films marquants mais pas forcément accessible à tous.
Thomasmichaelchoquet
Thomasmichaelchoquet

8 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2026
«Dans l'espace plus vide ressemblant à l'air, l'archange balance ses ailes déployées, pour contempler de loin et à loisir le ciel empyrée: si grande en est l'étendue qu'il ne peut déterminer si elle est carrée ou ronde. Il découvre les tours d'opale, les créneaux ornés d'un vivant saphir, jadis sa demeure natale» (John Milton, Le Paradis perdu)


Un des anges gardiens veillant sur l'existence des Berlinois est irrésistiblement attiré par leur incarnation, leur finitude et décide de se faire homme. C’est ce sujet si commun depuis l’Antiquité des immortels enviant les mortels qui est repris par Wim Wenders dans Der Himmel über Berlin. Si nous n'étions ces «êtres vers la mort» dont parle Heidegger, si nous n’avions la certitude que tout aura un jour une fin, comment pourrions nous tant jouir de ces choses terriblement simples qui nous emplissent d’une infinie félicité : la joie d’entendre une aventure passionnante, le plaisir de découvrir combien nous sommes doués dans une activité insoupçonnée, la chaleur dont nous emplit une gorgée de café par une matinée glaciale d’hiver ? 


Comme beaucoup d’autres films de Wim Wenders (Perfect Days en particulier), celui-ci est une ode sublime à la simplicité. Car nous humains avons cette chance immense, bien trop souvent oubliée, d’être à la fois esprit et corps (et pas seulement cette substance pensante déconnectée de toute réalité physique à laquelle nous a réduit Descartes). Et en effet il n'existe point de joie supérieure à celle de sentir à quel point nous sommes vivants. C’est donc en redevenant pleinement êtres de chair dans toute leur fragilité et leur imperfection que nous accédons à un bonheur que dieux et anges ne pourrons jamais connaître. Les hommes à qui l'immortalité fut proposée ne l’ont-ils d’ailleurs pas refusée ou ont regretté leur choix dans le cas contraire ? Wim Wenders, philosophe de la simplicité, nous rappelle donc combien nous sommes chanceux d’être capables d’éprouver la joie, la tristesse, la colère, le remords, l’amour, de pouvoir goûter à la chaude caresse des rayons du soleil, à la brûlante morsure du froid, à l'incandescente moiteur des lèvres qui nous embrassent, même à la saveur salée de notre sang encore tiède qui s'écoule d’une plaie, bref tous ces instants qui nous font penser à cette phrase qui seule finalement compte : nous sommes vivants.


“All the wonders of the world

For a little second more

I can’t speak but can’t you see 

It’s your touch I'm crying for”
Touka Speed
Touka Speed

24 abonnés 240 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 janvier 2026
Le thème est attirant et Peter Falk aussi mais malgré toutes les belles critiques positives de ce film je n ai pas du tout accriché. Une musique assomante des monologues longuets et parfois dénués de sens. J avoue j ai accéléré ce film pour le finir. c est pas mon style.
Arkab Prior
Arkab Prior

3 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2026
Un film magique par ses thèmes (le temps et la mémoire, l'amour, le sens de la vie etc.), ses personnages (2 vrais anges qui sont là depuis toujours et une artiste de cirque), son éclairage, son lieu (Berlin à l'époque du mur), sa musique (notamment Nick Cave). Les Ailes du désir me font planer, comme dans un rêve. J'aime aussi beaucoup le personnage du vieux conteur qui est comme la mémoire de la ville. Il faut regarder ce film en VO car même si on ne comprend pas l'allemand, on apprécie d'entendre notamment le poème du début : Lorsque l'enfant était enfant, de Peter Handke.
Jean Pierre Villaume
Jean Pierre Villaume

32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 novembre 2025
Je crois qu'on peut prendre ce film comme on veut: optimiste? pessimiste? même désespérant ? Pour moi réaliste : la vie est un mélange d'horreurs et de bonheurs. Rien ne vaut la vie, source d'amour. Les 2 "anges" souffrent de ne pas pouvoir communiquer avec les humains : ils les perçoivent mais restent dans une sorte de bulle qui les isole. Le choix s'impose pour l'un d'eux: devenir mortel, mais pouvoir aimer et être aimé.
La Poule au Pot
La Poule au Pot

4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 octobre 2025
Amoureux des films Paris, Texas et Perfect Days, je me suis plongé dans les Ailes du Désir pour suivre mon chemin Wendersien. Le film nous emporte par sa poésie mais nous laisse las de certains plans ou conversations bien trop longues.
Le duo d’Anges tombes du ciel (Bruno Ganz/Otto Sander) fonctionne à merveille et la présence de ce cher inspecteur Colombo ajoute quelques notes d’humour bienvenues. La performance de Nick Cave est particulièrement réussie et le film retrace avec vérité l’ambiance de ce Berlin des années 80. Un film qu’il faut avoir vu.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2025
Noter une telle oeuvre n'a pas grand sens, tant c'est une expérience qui sera perçue très différemment par chacun. Par exemple, si vous avez la mauvaise idée de montrer ce film à votre pote non cinéphile habitué aux blockbusters américains, vous risquez d'en entendre parler jusqu'à la fin de vos jours. Tant "Der Himmel über Berlin" cumule les clichés du cinéma d'auteur intellectuel.
Un film de Wim Wenders, réalisateur primé à Cannes. Un rythme très lent (d'aucuns diront soporifique), sur l'histoire de deux anges qui naviguent dans Berlin en écoutant les pensées des habitants. Des images principalement en noir et blanc. Des dialogues très littéraires. Une intrigue minimaliste, voire inexistante... sur fond d'histoire d'amour.
Bref, votre pote aurait (un peu) raison de vous en vouloir. J'avoue moi-même que l'ennui est arrivé à plusieurs reprises. Pourtant, il y a du très bon, que je ne peux nier.
Déjà, la mise en scène, à la plastique incroyable. Une visite du Berlin-Ouest quelques années avant la chute du Mur. Avec une photographie dingue, surtout pour les scènes en noir & blanc. Et des mouvements de caméra tellement fluides et amples qu'ils paraissent irréels, à l'image des anges qu'ils accompagnent.
Et puis la prestation de Bruno Ganz, en ange tombant petit à petit amoureux d'une trapéziste. Ou de celle inattendue de Peter Falk , qui joue à priori son propre rôle... et réserve toutefois une amusante surprise.
Tandis que le fond est évidemment bien chargé de significations. Fable sur l'existentialisme, la mort, l'amour, la vie, le genre humain, l'innocence (des enfants notamment), et j'en passe. Certes, c'est très bavard, notamment il est peu crédible d'entendre des gens penser de manière aussi structurée et poétique... mais on va dire que cela représente les expressions pures telles que les anges les perçoivent ?
"Der Himmel über Berlin" reste ainsi une oeuvre particulière, le portrait d'une ville à ne pas mettre entre toutes les mains... et à ne pas regarder quand on est bien fatigué !
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 septembre 2025
Le film s'appuie sur la croyance moyenâgeuse qu'il existe une race spéciale d'anges, appelés « anges terrestres » pouvant s'incarner. Le projet est donc d'illustrer pourquoi un ange a le désir de devenir un humain. Seulement, le réalisateur Wim Wenders lasse une partie de son public tant il abuse avec la longueur de son film pour ce qu'il montre à l'écran. C'est mon seul reproche. La première heure en noir et blanc est soporifique. Elle aurait pu être réduite à dix minutes que cela n'aurait rien changé à son projet. La seconde partie avec l'incarnation et la couleur est plus intéressante. Sinon, il y a beaucoup d'imagination et de poésie autour des sentiments humains.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :

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Un ange, ça regarde. Ça écoute. Ça veille. Mais ça ne touche pas. Les Ailes du désir n’est pas seulement un film, c’est un vertige. Une caméra suspendue au-dessus du monde, qui enregistre le souffle des vivants. Wim Wenders filme Berlin comme un palimpseste : gris, fragmenté, hanté par ses cicatrices.

Bruno Ganz — Damiel — ange fatigué d’éternité. Il erre, carnet invisible à la main, notant les pensées humaines comme on recueille des prières abandonnées. Son complice, Otto Sander, Cassiel, reste témoin. Toujours présent, jamais acteur. Deux silhouettes en manteaux sombres, invisibles mais brûlées par la proximité des hommes.

Puis vient Marion. Solveig Dommartin. Trapéziste fragile, suspendue au-dessus du vide, funambule entre ciel et terre. Elle incarne l’appel du corps, du poids, du désir. À travers elle, Damiel découvre la tentation : quitter l’immortalité pour sentir le froid du métal, le goût du café, la chaleur d’une peau.

Et là, soudain, Peter Falk. Lui-même. Acteur américain devenu guide inattendu. Figure étrange, presque burlesque, mais dépositaire d’un savoir secret : lui aussi fut un ange. Il rit, fume, improvise, et tout à coup, l’éternité devient accessible, humaine, imparfaite.

La mise en scène — sublime. Wenders choisit le noir et blanc pour la perspective céleste. Chaque pensée entendue, chaque solitude saisie, prend une densité spectrale. Puis, au moment du basculement, quand Damiel décide de tomber du ciel, la couleur surgit. Explosion douce. Comme si l’univers, enfin, retrouvait sa chair.

Ce n’est pas seulement une histoire d’amour. C’est une méditation sur la condition humaine. Sur ce qu’on perd, et ce qu’on gagne, à être mortel. L’éternité observe, mais ne vit pas. La finitude saigne, mais embrasse. La vraie grâce, nous dit Wenders, ce n’est pas l’ange : c’est l’homme, vulnérable, imparfait, traversé de désir.

Et puis il y a Berlin. Avant la chute du mur. Une ville divisée, un peuple partagé. Les anges se déplacent à travers les blocs, les terrains vagues, les cicatrices urbaines. La métaphore est évidente, mais jamais lourde : la frontière politique résonne avec les frontières intimes.

Peter Handke, co-scénariste, glisse ses incantations. « Quand l’enfant était enfant… » Une litanie qui revient, comme un poème à demi oublié. C’est la musique intérieure du film. Une prière laïque.

Deux heures dix de flottement. Pas de narration classique, mais une succession de gestes, de murmures, de visages. Une errance. Et soudain, une révélation : l’essentiel n’est pas au ciel. L’essentiel se joue au ras du sol. Dans un baiser, dans une tasse, dans une caresse.

Note : 16 sur 20. Parce qu’il n’y a pas de faille. Parce que Wenders, avec ses anges mélancoliques, a donné au cinéma une métaphore définitive. Parce qu’aucun spectateur n’en sort indemne : chacun, à la fin, se demande ce qu’il choisirait. L’éternité spectrale ? Ou la brûlure fragile de vivre ?
Two Pice
Two Pice

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2025
C'est un film poétique, beau et intelligent. Son histoire est touchante et originale, les deux heures sont différentes mais aussi maîtrisées l'une que l'autre.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 août 2025
Ça y est ! Wim Wenders a prix la grosse tête ! Résultat : j’ai arrêté au bout d’une heure, assommé par cette suite de saynètes à problèmes existentiels observées par deux anges gardiens et commentées par une vois off résignée suintant l’ennui. J’ai quand même retenu de ce film primé à Cannes pour sa mise en scène que « Nul n’a jamais pensé à écrire une épopée sur la paix ... ».
RaboteurDeParquet
RaboteurDeParquet

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2025
Un très bon film qui, même si il est lent pour certains, nous embarque dans une poésie merveilleuse comme une barque le long d'un cour d'eau. Le charme du film est à la fois dans le texte que dans le jeu de couleur et d'image ce qui en fait une oeuvre très équilibrée. Dommage que je ne comprennes pas l'allemand car je pense qu'on perd beaucoup de symbolique et de poésie à lire les sous-titres.
TrufosLover
TrufosLover

3 abonnés 116 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2025
Je mets la moyenne car la mise en scène est vraiment très belle (prix de la mise en scène à Cannes) les images de Alekan aussi mais je n'ai pas du tout compris ce que cela racontait. OK des anges observent les hommes et donc on a le droit à des scènes contemplatives très longues. Mais quel est le but de tout ça ? Un beau film sur la forme mais très lacunaire sur le fond voire experimental.
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