Les Ailes du désir
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152 critiques spectateurs

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monique h.
monique h.

55 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 novembre 2014
personnellement , je n' ai pas pu accrocher , des anges qui se parlent poétiquement , je n' avais pas saisi , le cinéma au 5ème degré!!!!
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

147 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 novembre 2014
Réalisé un an avant la chute du mur de Berlin, Les Ailes du désir se révèle ambitieux et empreint d'une très grande poésie. Dans l'univers de Wim Wenders, les villes sont peuplées d'anges qui réconfortent les humains. Mais, condamnés à errer pour l'éternité, privés des plaisirs offerts par les cinq sens, ils se questionnent sur leur statut d'esprit. Tombé amoureux d'une trapéziste, l'un d'entre eux va choisir de passer du côté des humains pour vivre son idylle. Un film remarquable par bien des aspects : la mise en scène, l'image, la photo – qui oscille du noir & blanc à la couleur – sont absolument époustouflants. Le cinéaste rend d'abord et avant-tout un extraordinaire hommage à la ville de Berlin, que l'on observe à la fois meurtrie – la ville est toujours coupée en deux, les stigmates de la guerre sont encore très présents – et déjà bouillonnante culturellement. Les prises de vues du concert de Nick Cave & The Bad Seeds illustrent ainsi la vitalité de scène berlinoise de ces années. Mais au-delà de cet aspect, c'est l'âme même d'une ville que le cinéaste ambitionne de filmer à travers son passé, ses blessures, ses habitants, sa musique, ses bâtiments, son art de rue, son si terrible mur... Tel est l'autre grand propos du film : Wenders veut croire que le cinéma est capable de sonder l'essence même des gens et des lieux. Son long-métrage se mue en une réflexion sur le pouvoir des images, couplée à une magnifique déclaration d'amour au cinéma. Seuls l'art et le cinéma peuvent traduire l'âme d'un peuple, et peuvent unifier les corps et les esprits. Et seuls l'art et le cinéma peuvent aider à apaiser des blessures de l'histoire encore saignantes. Hélas, le film pêche par excès d'intellectualisme. La faute à des dialogues trop longs et trop abscons, au style très marqué par les années 80 qui affaiblissent un peu l'œuvre. En bref, une œuvre aux mille chemins, très intéressante à commenter, que l'on a envie d'adorer... mais un peu longue à regarder.
Shékiinä .
Shékiinä .

74 abonnés 678 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2014
Je n'ai jamais vu un film pareil, et je pense que je n'en verrais jamais plus de pareil que ce soit dans la forme ou dans le fond... Grand film ! mystérieux, atypique, introspectif. Le genre de film qui te fait voir la vie autrement, donc une oeuvre essentielle de l'histoire du cinéma. Elle concerne tout le monde par son caractère universel et son approche métaphysique : quête existentielle, recherche du bonheur (qu'est-ce donc le bonheur ? et comment le trouver ?)... Les deux acteurs qui incarnent les anges sont énigmatiques, vraiment fascinants et beaux, ils n'ont pas besoin de parler, ils font tout passer à travers l'expression de leur visage, de leur corps, de leur regard.
Grouchy
Grouchy

145 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 avril 2014
Les Anges descendent du ciel pour se recueillir discrètement auprès des humains pour partager leurs pensées, et se rendre compte que deux parmi eux ont découvert leur présence. Cette histoire originale de Wenders donne occasion au film d'être une jolie expression artistique de l'univers du cinéaste. Son expérience de photographe allié au talent de Alekan à la lumière permet non seulement de mettre en valeur la ville, mais aussi de souligner la séparation des Anges des humains : le noir et blanc signifie la transparence, puisque les anges ne peuvent cotoyer le monde réel. Le passage à la couleur est ainsi le passage vers ce monde par les anges, exprimé par une image digne du Technicolor et comme référence au peintre Hopper. L'image et le scénario restent intéressants, mais le reste du film sombre dans la confusion entre rythme pesant et voix-off multiples qui poussent à la lassitude. Wenders passe trop de temps à déverler sa bande-son de monologues intérieurs dans la première partie, si bien que la partie colorée semble sauver le spectateur de l'ennui plutôt que de le tenir en haleine, en plus des longueurs permanentes. L'évènement capital, la rencontre réelle entre Ganz et Dommartin, n'arrive que beaucoup trop tard ! Le film, poétique s'il est, est à la limite de tomber dans l'expérimental, au lieu de poursuivre une linéarité narrative correcte.
Benjamin A

819 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2014
Conte poétique signé Wim Wenders, "Les Ailes du désir" nous raconte l'histoire d'un ange qui tombe amoureux d'une mortelle et qui devra faire le choix entre le monde des humains et celui de leurs anges gardiens invisibles. Ce film au rythme lent (parfois trop, certaines scènes sont étirées inutilement sans qu'une émotion ne s'en dégage) a reçu le prix de la mise en scène à Cannes. Il y a beaucoup de très bonnes idées et la plupart sont bien exploitées, à l'image de la vision des anges sur terre en noir et blanc, car ils ne peuvent pas ressentir les émotions humaines comme le décrit si bien Peter Falk, alors que la vision des humains est en couleur. La vision de Berlin juste avant la chute du mur est magnifique, et cette œuvre poétique est une belle ode à la beauté de la vie. Les interprétations sont excellentes. C'est tout simplement un beau film, simple et complexe car cette œuvre nous fait réfléchir et poser pleins de questions. Un beau film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 septembre 2014
Difficile de décrire cette oeuvre fantastique à la fois remarquable visuellement, un noir et blanc éblouissant et une maîtrise de tous les instants, indubitablement profonde et poétique, mais également quelque peu indigeste de par son rythme lancinant. Au travers d'anges capables d'entendre les moindres pensées des êtres humains, c'est la vie berlinoise de la fin des 80's qui palpite. Les Ailes du désir bénéficie d'un excellent casting, et constitue un spectacle très intellectuel et contemplatif qui le réserve à un public averti.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 novembre 2013
Je viens de le voir en Dvd à l'instant,c'est un tres bon film.
DavY Croquette
DavY Croquette

75 abonnés 1 618 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 septembre 2013
plonger dans letre humain, une oeuvre vraiment surprenante, d'une tres grande originalite qui malheureusement est plutot long.
cylon86

2 847 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 avril 2013
C'est rempli de belles idées (les anges qui errent sur Terre, qui perçoivent la vie en noir et blanc, l'un d'eux qui tombe amoureux) mais Wim Wenders les utilise à sa manière et malheureusement la sauce ne prend pas. Il faut dire qu'il faut s'accrocher : la mise en scène a beau être précise, elle est incroyablement ennuyeuse et le rythme du film est bien trop lent pour que cette histoire d'ange puisse nous intéresser plus que ça. Le scénario a beau offrir un regard assez unique sur la ville de Berlin à la fin des années 80 avant la chute du Mur et comporter de très belles scènes (notamment celles avec Peter Falk), il souffre de nombreuses lenteurs que Wenders ne parvient ni à sublimer ni à rendre passionnantes malgré ses efforts. Il en résulte un film tantôt pénible, tantôt troublant mais qui ne trouve jamais sa voie. Et pourtant, Bruno Ganz est vraiment parfait.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 31 octobre 2012
Non, "Les ailes du désir" n'est pas une poésie humaniste. Il est un film terriblement lent et surtout incompréhensible à souhait. Trop de longueurs, un scénario mal ficelés, des acteurs qui manquent terriblement de charisme. Personnellement, je ne peux pas me forcer d'apprécier un film devant lequel je me suis ennuyé à mourir, même s'il est parfait sur le plan technique et esthétique, et c'est bien ce qui le sauve.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

195 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 août 2017
Une pure merveille, de la première à la dernière seconde. A la fois très poétique, bourré d'humanité et proche de l'avant-gardisme (nombreuses sont les expérimentations sonores et visuelles), « Les Ailes du Désir » constitue le sommet de l’œuvre de Wim Wenders. Toute son équipe était alors en état de grâce. La photographie d'Henri Alekan est au-dessus de tout éloge, sa participation au long métrage étant essentielle. On peut dire qu'il est véritablement l'âme du film tant il sublime la réalité : sa maîtrise est ahurissante, que ce soit pour les séquences en noir et blanc ou en couleurs. Bruno Ganz est lui aussi tout à fait remarquable. Malgré ou plutôt grâce à un jeu d'acteur très épuré, il lui suffit d'un regard, d'un sourire pour donner vie à l'émotion la plus franche. Je suis d'ailleurs longtemps resté marqué par son sourire, tant il incarne à merveille la bienveillance, d'une façon totalement désarmante. Les autres acteurs, de Peter Falk à Solveig Dommartin, sont tout autant dignes de louanges. Et puis Wim Wenders. Sa caméra virtuose est absolument incomparable. Sans compter tout ce qu'il a apporté au film, étant à l'origine du projet. Parler de Berlin, du mur, de l'Allemagne, de son histoire... mais aussi parler de lui, de son enfance,... et même de la vie, de l'humanité... Rien que ça. Pourtant tout se tient, ça marche, son film est d'une richesse, visuelle comme thématique, peu commune! Et ce sans jamais se départir de son humilité et de sa simplicité exemplaires, malgré l'audace de l'ensemble. On peut aussi évoquer la musique magnifique de Jürgen Knieper, le travail époustouflant sur la bande sonore, ou encore le génie des textes de Peter Handke et Rainer Maria Rilke (grande influence de Wenders). « Paris, Texas » était déjà un film exceptionnel, avec « Les Ailes du Désir » Wim Wenders a réussi à faire encore (et largement) mieux. Ça semblait impossible, et pourtant... Inutile de préciser combien il serait triste de passer à côté d'une telle splendeur. Un des plus grands chefs-d’œuvre des années 80. Et du 7ème art.
Caine78

7 807 abonnés 7 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2012
Premier Wenders que je découvre, « Les Ailes du désir » s'est avéré être une source d'émotions et de plaisir quasiment insoupçonné, à mille lieues de l'ennui que je pouvais craindre de la part de son auteur. Et même si j'ai bien conscience que celui-ci étant réputé pour être son meilleur je risque de quelque peu déchanter par la suite, je ne pourrais être qu'éternellement reconnaissant à Wenders d'avoir offert un spectacle aussi beau, élégant, intelligent, filmé avec une grâce aérienne (aha!) et parlant avec grand talent de nombre de sujets. Il n'était pourtant pas gagné d'avance d'apporter un regard neuf et inspiré sur des sujets aussi rabattus que la vie, la mort, la mort, l'ennui, l'éternité, le devoir de mémoire... Le réalisateur allemand le fait admirablement, le jeu brillant sur l'alternance de la couleur et du noir et blanc n'étant qu'une idée superbe parmi d'autres... Bref, une oeuvre inoubliable, à l'image d'un Bruno Ganz dans son plus grand rôle (avec celui d'Hitler dans « La Chute ») et d'une Solveig Dommartin incroyablement belle et émouvante... C'est ce que l'on appelle un chef d'oeuvre, non?
Jipis
Jipis

45 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2012
Je suis las de mon existence d'esprit. Je veux être maintenant et non plus depuis toujours et à jamais.

Ne plus lire toutes les senteurs d'un monde impalpable et interdit.

Supprimer un voyeurisme total condamné au toucher virtuel dans une écoute intensive ou l'on ne peut s'impliquer.

Sortir d'exaltations privées de véritables larmes ou de sourires francs que seuls les enfants perçoivent sans en définir le sens.

Un ange ne fait toujours que passer.

Cesser dans un état inexistant de contempler la joie, la nostalgie ou la misère des autres dans une ville grise et poussiéreuse, accablée par le souvenir sombrant lentement dans ses interrogations et son mal de vivre.

Sortir du néant, briser cette solitude ou l'on appartient à rien ni à personne. Être illuminé par le mouvement. Se blottir concrètement au creux d'un épaule en devenir ou désespérée.

Conquérir une histoire dans l'espace et le temps.

Pour arriver à cela, il faut être mortel et s'intégrer dans le seul concept susceptible d'entretenir la vie sans en définir la véritable chose en soi.

La thématique des sens et ses diversités attire un esprit carbonisé par l'ennui dans l’impossibilité de ressentir le nomadisme de ses contemporains.

Les ailes du désir est un film remarquable sur la spasmophilie d'une ville persécutée par son histoire faisant de ses habitants des éléments perturbés par la présence permanente d'un traumatisme.

Une cité euphorique ou désemparée sur le bas coté cherchant à reconquérir une identité dans le doute et l'excès.
GodMonsters

1 389 abonnés 2 645 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2012
Des anges s'intéressent au monde des mortels, ils entendent tout et voient tout, même les secrets les plus intimes. Chose inouïe, l'un d'entre eux tombe amoureux. Aussitôt, il devient mortel. Alors là on peut dire que le concept est original, c'est vraiment pas commande comme projet (surtout au cinéma). De plus, le scénario est bien écrit et exploite bien ses personnages. Le visuel est très travaillé, personnellement j'adhère à l'esthétisme du film ; on dirait pas qu'il a été fait en 1987 ! L'ambiance du long-métrage (photographie, décors...) font qu'on a l'impression que ce film a été fait dans les années 30-40 alors qu'il est beaucoup plus récent que ça, et je pense que c'est volontaire (il y a qu'a regardé l'affiche, c'est flagrant) ! Bref, c'est un bon film, et il aurait été encore meilleur si le rythme aurait pas été aussi irrégulier ; je veux dire qu'il y a certaines scènes emblématiques qui accrocheront directement le spectateur, et d'autres qui seront pas à la hauteur de certains passages...
cinono1

382 abonnés 2 325 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2013
Oeuvre poétique qui le dispute parfois à la balourdise. Le film de Wenders rappelle les richesses de la vie humaine au travers d'un ange révant de gouter au plancher des vaches. Wenders en profite pour filmer la ville de Berlin avec tout son sens du cinéma et apporte métaphores philosophiques à son récit. Par moment, j'ai eu l'impression que l'ange, une fois humain expérimenter le mauvais gout (un costume improbable oun un concert de rock assez laborieux, Nick Cave ou pas). Le film accuse parfois lenteurs et lieux communs (les forains francais...)Assez fort quand même. Le film a connu une suite assez décriée, Si Loin, Si Proche mais qui m'a laissé un lontain et bon souvenir.
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